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Arithmétique dans Z

Mathématiques · 2ème Bac Sciences Maths B · 17 exercices

Méthode officielle

Divisibilité, division euclidienne, PGCD/PPCM, Euclide, Bézout et Gauss, nombres premiers et congruences.

L'intuition

L'arithmétique dans Z\mathbb{Z} est l'étude des propriétés des nombres entiers. Tu as déjà manipulé ces nombres depuis toujours, mais ce chapitre formalise les règles qui les régissent. C'est comme si tu avais toujours joué au football, et maintenant on te donne les règles officielles du jeu.

Imagine que tu as un certain nombre de dattes et que tu veux les partager équitablement. Si tu as 1010 dattes et 22 amis, chacun aura 55 dattes, et il ne restera rien. On dit que 1010 est divisible par 22. Si tu as 1010 dattes et 33 amis, chacun aura 33 dattes et il en restera 11. C'est la division euclidienne.

Le Plus Grand Commun Diviseur (PGCD), c'est le plus grand nombre de paniers identiques que tu peux faire avec deux quantités de dattes différentes. Le Plus Petit Commun Multiple (PPCM), c'est le plus petit nombre de dattes que tu devrais avoir pour pouvoir faire des paniers de deux tailles différentes sans qu'il n'en reste.

Les congruences, c'est comme l'horloge. Quand il est 1010h, dans 33h il sera 1313h, mais sur une horloge, il sera 11h. On travaille "modulo 1212". C'est l'idée derrière les congruences.

Le cours

I. Divisibilité dans Z\mathbb{Z}

Définition 1 : Soient aa et bb deux entiers relatifs. On dit que aa divise bb (ou bb est un multiple de aa, ou aa est un diviseur de bb) s'il existe un entier relatif kk tel que b=akb = ak. On note aba|b.

Propriétés :

  1. Pour tout aZa \in \mathbb{Z}, aaa|a et aaa|-a.
  2. Pour tout aZa \in \mathbb{Z}, 1a1|a et 1a-1|a.
  3. Pour tout aZa \in \mathbb{Z}, a0a|0.
  4. Si aba|b et bcb|c, alors aca|c (transitivité).
  5. Si aba|b et aca|c, alors a(xb+yc)a|(xb+yc) pour tous x,yZx,y \in \mathbb{Z}.
  6. Si aba|b et b0b \ne 0, alors ab|a| \le |b|.
  7. Si aba|b et bab|a, alors a=ba = b ou a=ba = -b (c'est-à-dire a=b|a|=|b|).

Vérifie que tu suis

Si aba|b et aca|c, est-ce que a(b×c)a|(b \times c) ?

II. Division euclidienne dans Z\mathbb{Z}

Théorème 1 (Division euclidienne) : Soient aZa \in \mathbb{Z} et bNb \in \mathbb{N}^*. Il existe un unique couple d'entiers (q,r)(q, r) tel que a=bq+ra = bq + r et 0r<b0 \le r < b. qq est le quotient et rr est le reste.

Exemple :

  • Division de 1717 par 55 : 17=5×3+217 = 5 \times 3 + 2. Ici a=17,b=5,q=3,r=2a=17, b=5, q=3, r=2.
  • Division de 17-17 par 55 : 17=5×(4)+3-17 = 5 \times (-4) + 3. Ici a=17,b=5,q=4,r=3a=-17, b=5, q=-4, r=3. Le reste doit toujours être positif ou nul.

Vérifie que tu suis

Quel est le reste de la division euclidienne de 20-20 par 77 ?

III. Plus Grand Commun Diviseur (PGCD) et Plus Petit Commun Multiple (PPCM)

Définition 2 : Soient a,bZa, b \in \mathbb{Z}^*.

  • Le PGCD de aa et bb, noté PGCD(a,b)\text{PGCD}(a, b) ou aba \wedge b, est le plus grand des diviseurs communs positifs de aa et bb.
  • Le PPCM de aa et bb, noté PPCM(a,b)\text{PPCM}(a, b) ou aba \vee b, est le plus petit des multiples communs positifs de aa et bb.

Propriétés :

  1. PGCD(a,b)=PGCD(a,b)\text{PGCD}(a, b) = \text{PGCD}(|a|, |b|). On peut donc travailler avec des nombres positifs.
  2. PGCD(a,0)=a\text{PGCD}(a, 0) = |a| pour a0a \ne 0.
  3. Si bab|a, alors PGCD(a,b)=b\text{PGCD}(a, b) = |b|.
  4. PGCD(a,b)=PGCD(b,abq)\text{PGCD}(a, b) = \text{PGCD}(b, a-bq) pour tout qZq \in \mathbb{Z}. C'est la base de l'algorithme d'Euclide.
  5. PGCD(a,b)×PPCM(a,b)=a×b\text{PGCD}(a, b) \times \text{PPCM}(a, b) = |a \times b|.

Algorithme d'Euclide : Pour calculer le PGCD de deux entiers aa et bb (a>b>0a > b > 0), on effectue une succession de divisions euclidiennes : a=bq1+r1a = bq_1 + r_1 b=r1q2+r2b = r_1q_2 + r_2 r1=r2q3+r3r_1 = r_2q_3 + r_3 ... Le PGCD est le dernier reste non nul.

Exemple : Calculons PGCD(195,143)\text{PGCD}(195, 143). 195=143×1+52195 = 143 \times 1 + 52 143=52×2+39143 = 52 \times 2 + 39 52=39×1+1352 = 39 \times 1 + 13 39=13×3+039 = 13 \times 3 + 0 Le dernier reste non nul est 1313. Donc PGCD(195,143)=13\text{PGCD}(195, 143) = 13.

  1. 1

    Calculer PGCD(231, 105)

  2. 2

    1. Diviser le plus grand par le plus petit

  3. 3

    1. Diviser le diviseur par le reste

  4. 4

    1. Le dernier reste non nul est le PGCD

Définition 3 : Deux entiers aa et bb sont dits premiers entre eux si PGCD(a,b)=1\text{PGCD}(a, b) = 1.

IV. Théorèmes de Bézout et de Gauss

Théorème 2 (Bézout) : Soient a,bZa, b \in \mathbb{Z}^*. aa et bb sont premiers entre eux si et seulement s'il existe des entiers relatifs uu et vv tels que au+bv=1au + bv = 1. Plus généralement, l'équation ax+by=cax + by = c admet des solutions entières si et seulement si PGCD(a,b)\text{PGCD}(a, b) divise cc.

Démonstration (sens direct) : Soit d=PGCD(a,b)d = \text{PGCD}(a, b). L'ensemble E={ax+byx,yZ}E = \{ax + by \mid x, y \in \mathbb{Z}\} contient des entiers positifs. Soit d0d_0 le plus petit entier positif de EE. On montre que d0d_0 divise tous les éléments de EE. On montre que d0d_0 divise aa et bb. Puisque dd est le plus grand diviseur commun, d0dd_0 \le d. On sait que dd divise aa et bb, donc dd divise ax+byax+by pour tout x,yx,y. En particulier, dd divise d0d_0. Puisque dd et d0d_0 sont positifs, dd0d \le d_0. Donc d0=dd_0 = d. Ainsi, PGCD(a,b)\text{PGCD}(a, b) peut s'écrire sous la forme au+bvau+bv. Si PGCD(a,b)=1\text{PGCD}(a, b) = 1, alors au+bv=1au+bv=1.

Démonstration (sens réciproque) : Supposons qu'il existe u,vZu, v \in \mathbb{Z} tels que au+bv=1au + bv = 1. Soit d=PGCD(a,b)d = \text{PGCD}(a, b). Alors dad|a et dbd|b. Donc d(au+bv)d|(au+bv), ce qui signifie d1d|1. Puisque dd est un entier positif, d=1d=1. Donc aa et bb sont premiers entre eux.

Théorème 3 (Gauss) : Soient a,b,cZa, b, c \in \mathbb{Z}^*. Si abca | bc et PGCD(a,b)=1\text{PGCD}(a, b) = 1, alors aca | c.

Démonstration : Puisque PGCD(a,b)=1\text{PGCD}(a, b) = 1, d'après le théorème de Bézout, il existe u,vZu, v \in \mathbb{Z} tels que au+bv=1au + bv = 1. Multiplions cette égalité par cc : auc+bvc=cauc + bvc = c. On sait que abca | bc. Donc bc=akbc = ak pour un certain entier kk. En remplaçant bcbc dans l'équation : auc+(ak)v=cauc + (ak)v = c. a(uc+kv)=ca(uc + kv) = c. Puisque (uc+kv)(uc + kv) est un entier, cela signifie que aca | c.

V. Nombres premiers

Définition 4 : Un entier naturel p2p \ge 2 est dit premier s'il n'admet que deux diviseurs positifs : 11 et lui-même.

Propriétés :

  1. Tout entier naturel n2n \ge 2 admet au moins un diviseur premier.
  2. Tout entier naturel n2n \ge 2 est soit premier, soit il peut s'écrire comme un produit de nombres premiers (décomposition en facteurs premiers). Cette décomposition est unique à l'ordre des facteurs près.
  3. Il existe une infinité de nombres premiers.
n: 2..100 = 10 observe: Fais varier n. Les nombres premiers sont ceux qui ne sont divisibles que par 1 et eux-mêmes.

Théorème 4 (Petit Théorème de Fermat) : Si pp est un nombre premier et aa est un entier non divisible par pp, alors ap11(modp)a^{p-1} \equiv 1 \pmod{p}. Si pp est un nombre premier, alors pour tout entier aa, apa(modp)a^p \equiv a \pmod{p}.

VI. Congruences dans Z\mathbb{Z}

Définition 5 : Soient a,bZa, b \in \mathbb{Z} et nNn \in \mathbb{N}^*. On dit que aa est congru à bb modulo nn, noté ab(modn)a \equiv b \pmod{n}, si nn divise (ab)(a-b). Cela signifie que aa et bb ont le même reste dans la division euclidienne par nn.

Propriétés :

  1. aa(modn)a \equiv a \pmod{n} (réflexivité).
  2. Si ab(modn)a \equiv b \pmod{n}, alors ba(modn)b \equiv a \pmod{n} (symétrie).
  3. Si ab(modn)a \equiv b \pmod{n} et bc(modn)b \equiv c \pmod{n}, alors ac(modn)a \equiv c \pmod{n} (transitivité).
  4. Si ab(modn)a \equiv b \pmod{n} et cd(modn)c \equiv d \pmod{n}, alors :
    • a+cb+d(modn)a+c \equiv b+d \pmod{n}
    • acbd(modn)ac \equiv bd \pmod{n}
    • akbk(modn)a^k \equiv b^k \pmod{n} pour tout kNk \in \mathbb{N}^*.
  5. Si acbc(modn)ac \equiv bc \pmod{n} et PGCD(c,n)=1\text{PGCD}(c, n) = 1, alors ab(modn)a \equiv b \pmod{n}.
-4-2024-4-2024
(a-b)%n == 0 ? 1 : 0

Vérifie la congruence ab(modn)a \equiv b \pmod{n}. Le modèle affiche 1 si ab(modn)a \equiv b \pmod{n}, 0 sinon.

Inverse modulaire : Un entier aa admet un inverse modulo nn s'il existe un entier xx tel que ax1(modn)ax \equiv 1 \pmod{n}. Cet inverse existe si et seulement si PGCD(a,n)=1\text{PGCD}(a, n) = 1.

Exemple résolu

Reprenons un extrait d'annale : "1- En utilisant l'algorithme d'Euclide, déterminer l'entier u{12,22}u\in\{12,22\} tel que : 10u1 [23]10u\equiv1\ [23]. 2- Soient nn un entier naturel et qq et rr, respectivement, le quotient et le reste de la division euclidienne de nn par 10. a) Montrer que : n10(q+ur) [23]n\equiv 10(q+ur)\ [23]. b) Montrer que : 2323 divise nn si et seulement si 2323 divise (q+ur)(q+ur). 3- On considère dans N\mathbb{N} le système (S):{x1 [23]x2 [10](S) : \begin{cases} x\equiv1\ [23]\\ x\equiv2\ [10]\end{cases}. a) Montrer que si xx est une solution du système (S)(S) alors il existe gNg \in \mathbb{N} tel que x=10g+2x=10g+2 et 2323 divise (g+7)(g+7). b) Résoudre dans N\mathbb{N} le système (S)(S)."

Solution :

1. Déterminer u{12,22}u \in \{12, 22\} tel que 10u1(mod23)10u \equiv 1 \pmod{23}. On cherche l'inverse de 1010 modulo 2323. On utilise l'algorithme d'Euclide pour trouver PGCD(10,23)\text{PGCD}(10, 23). 23=2×10+323 = 2 \times 10 + 3 10=3×3+110 = 3 \times 3 + 1 3=3×1+03 = 3 \times 1 + 0 Le PGCD est 11. Donc 1010 et 2323 sont premiers entre eux, et 1010 admet un inverse modulo 2323. On remonte l'algorithme pour trouver uu et vv tels que 10u+23v=110u + 23v = 1. 1=103×31 = 10 - 3 \times 3 1=10(232×10)×31 = 10 - (23 - 2 \times 10) \times 3 1=103×23+6×101 = 10 - 3 \times 23 + 6 \times 10 1=7×103×231 = 7 \times 10 - 3 \times 23 Donc 7×101(mod23)7 \times 10 \equiv 1 \pmod{23}. L'entier u=7u=7 est un inverse de 1010 modulo 2323. On nous demande u{12,22}u \in \{12, 22\}. On sait que 77(mod23)7 \equiv 7 \pmod{23}. 7+23=30(mod23)7+23 = 30 \pmod{23}. 723=16(mod23)7-23 = -16 \pmod{23}. On cherche un uu dans l'intervalle donné. 10u1(mod23)10u \equiv 1 \pmod{23}. Si u=12u=12, 10×12=12010 \times 12 = 120. 120=5×23+5120 = 5 \times 23 + 5. Donc 1205(mod23)120 \equiv 5 \pmod{23}. Ce n'est pas 11. Si u=22u=22, 10×22=22010 \times 22 = 220. 220=9×23+13220 = 9 \times 23 + 13. Donc 22013(mod23)220 \equiv 13 \pmod{23}. Ce n'est pas 11. Il y a une erreur dans l'énoncé de l'annale ou dans ma compréhension de l'intervalle. L'inverse est 7(mod23)7 \pmod{23}. Si l'énoncé voulait dire u{12,22}u \in \{12, 22\} comme des valeurs possibles pour l'inverse, alors il n'y en a pas. Reprenons la question: "déterminer l'entier u{12,22}u\in\{12,22\} tel que : 10u1 [23]10u\equiv1\ [23]". L'inverse de 1010 modulo 2323 est 77. Tous les inverses sont de la forme 7+23k7 + 23k. Pour k=0k=0, u=7u=7. Pour k=1k=1, u=30u=30. Pour k=1k=-1, u=16u=-16. Aucun de ces uu n'est dans {12,22}\{12, 22\}. Il est possible que l'énoncé ait une faute de frappe et que l'intervalle soit par exemple {7,30}\{7, 30\} ou que uu soit un xx dans l'équation 10x1(mod23)10x \equiv 1 \pmod{23}. Si on suppose que l'énoncé attendait u=7u=7, alors on a trouvé. Si l'énoncé voulait dire trouver uu dans l'ensemble des restes modulo 2323, alors u=7u=7. Dans un examen, si tu rencontres ce genre de situation, tu dois indiquer que l'inverse est 77 et que les valeurs proposées ne conviennent pas, ou qu'il y a une erreur dans l'énoncé. Pour la suite de l'exercice, je vais utiliser u=7u=7.

2. Soient nn un entier naturel, qq et rr le quotient et le reste de la division euclidienne de nn par 1010. a) Montrer que n10(q+ur)(mod23)n \equiv 10(q+ur) \pmod{23}. On a n=10q+rn = 10q + r avec 0r<100 \le r < 10. On sait que 10u1(mod23)10u \equiv 1 \pmod{23}. Multiplions par rr : 10urr(mod23)10ur \equiv r \pmod{23}. Donc n=10q+r10q+10ur(mod23)n = 10q + r \equiv 10q + 10ur \pmod{23}. n10(q+ur)(mod23)n \equiv 10(q+ur) \pmod{23}.

b) Montrer que 2323 divise nn si et seulement si 2323 divise (q+ur)(q+ur). On a n10(q+ur)(mod23)n \equiv 10(q+ur) \pmod{23}. Si 2323 divise nn, alors n0(mod23)n \equiv 0 \pmod{23}. Donc 10(q+ur)0(mod23)10(q+ur) \equiv 0 \pmod{23}. Puisque PGCD(10,23)=1\text{PGCD}(10, 23) = 1 (on l'a montré en 1.), on peut simplifier par 1010. Donc q+ur0(mod23)q+ur \equiv 0 \pmod{23}, ce qui signifie que 2323 divise (q+ur)(q+ur). Réciproquement, si 2323 divise (q+ur)(q+ur), alors q+ur0(mod23)q+ur \equiv 0 \pmod{23}. Donc 10(q+ur)10×0(mod23)10(q+ur) \equiv 10 \times 0 \pmod{23}, soit 10(q+ur)0(mod23)10(q+ur) \equiv 0 \pmod{23}. Puisque n10(q+ur)(mod23)n \equiv 10(q+ur) \pmod{23}, on a n0(mod23)n \equiv 0 \pmod{23}, ce qui signifie que 2323 divise nn. D'où l'équivalence.

3. Résoudre dans N\mathbb{N} le système (S):{x1 [23]x2 [10](S) : \begin{cases} x\equiv1\ [23]\\ x\equiv2\ [10]\end{cases}. a) Montrer que si xx est une solution du système (S)(S) alors il existe gNg \in \mathbb{N} tel que x=10g+2x=10g+2 et 2323 divise (g+7)(g+7). La deuxième congruence x2(mod10)x \equiv 2 \pmod{10} signifie que xx s'écrit sous la forme 10g+210g+2 pour un certain entier gg. Puisque xNx \in \mathbb{N}, et x2(mod10)x \equiv 2 \pmod{10}, xx est au moins 22. Donc 10g+2010g+2 \ge 0, ce qui implique 10g210g \ge -2, donc g0.2g \ge -0.2. Puisque gg est un entier, g0g \ge 0. Donc gNg \in \mathbb{N}. Maintenant, utilisons la première congruence : x1(mod23)x \equiv 1 \pmod{23}. On remplace xx par 10g+210g+2 : 10g+21(mod23)10g+2 \equiv 1 \pmod{23} 10g12(mod23)10g \equiv 1-2 \pmod{23} 10g1(mod23)10g \equiv -1 \pmod{23} On sait que 10u1(mod23)10u \equiv 1 \pmod{23}, avec u=7u=7. Multiplions la congruence par 77 : 7×10g7×(1)(mod23)7 \times 10g \equiv 7 \times (-1) \pmod{23} 70g7(mod23)70g \equiv -7 \pmod{23} On sait que 70=3×23+170 = 3 \times 23 + 1, donc 701(mod23)70 \equiv 1 \pmod{23}. 1g7(mod23)1g \equiv -7 \pmod{23} g7(mod23)g \equiv -7 \pmod{23} g7+23(mod23)g \equiv -7+23 \pmod{23} g16(mod23)g \equiv 16 \pmod{23} Donc 2323 divise (g16)(g-16). L'énoncé demande de montrer que 2323 divise (g+7)(g+7). On a g7(mod23)g \equiv -7 \pmod{23}, ce qui est équivalent à g+70(mod23)g+7 \equiv 0 \pmod{23}. Donc 2323 divise (g+7)(g+7).

b) Résoudre dans N\mathbb{N} le système (S)(S). D'après la question précédente, g16(mod23)g \equiv 16 \pmod{23}. Donc g=23k+16g = 23k + 16 pour un certain entier kk. Puisque gNg \in \mathbb{N}, 23k+16023k+16 \ge 0, donc 23k1623k \ge -16, k16/23k \ge -16/23. Puisque kk est un entier, k0k \ge 0. On a x=10g+2x = 10g+2. x=10(23k+16)+2x = 10(23k+16)+2 x=230k+160+2x = 230k + 160 + 2 x=230k+162x = 230k + 162. L'ensemble des solutions dans N\mathbb{N} est S={230k+162kN}S = \{230k + 162 \mid k \in \mathbb{N}\}.

La méthode

Pour aborder les exercices d'arithmétique, suis ces étapes :

  1. Identifier les notions clés : Divisibilité, division euclidienne, PGCD, PPCM, Bézout, Gauss, nombres premiers, congruences. Chaque problème utilise une ou plusieurs de ces notions.
  2. Traduire l'énoncé en langage mathématique : Par exemple, "aa divise bb" devient b=akb=ak, "aa est congru à bb modulo nn" devient ab(modn)a \equiv b \pmod{n} ou n(ab)n|(a-b).
  3. Appliquer les définitions et théorèmes :
    • PGCD : Utilise l'algorithme d'Euclide pour le calculer.
    • Bézout : Si tu dois montrer que deux nombres sont premiers entre eux, cherche u,vu,v tels que au+bv=1au+bv=1. Si tu as une équation diophantienne ax+by=cax+by=c, vérifie si PGCD(a,b)\text{PGCD}(a,b) divise cc.
    • Gauss : Si tu as abca|bc et PGCD(a,b)=1\text{PGCD}(a,b)=1, tu peux en déduire aca|c. C'est très utile pour simplifier des congruences.
    • Congruences : Manipule-les comme des égalités (addition, multiplication, puissance) mais sois vigilant lors de la division (il faut que le nombre par lequel tu divises soit premier avec le module).
    • Nombres premiers : Utilise le petit théorème de Fermat ou la décomposition en facteurs premiers.
  4. Rédiger clairement chaque étape : Chaque déduction doit être justifiée par une définition, une propriété ou un théorème. C'est essentiel pour le barème.
  1. 1

    Résoudre l'équation 143x195y=52143x - 195y = 52 dans Z2\mathbb{Z}^2.

  2. 2

    1. Calculer PGCD(143,195)\text{PGCD}(143, 195) avec l'algorithme d'Euclide.

  3. 3

    1. Vérifier si l'équation admet des solutions.

  4. 4

    1. Simplifier l'équation en divisant par le PGCD.

  5. 5

    1. Trouver une solution particulière (x0,y0)(x_0, y_0) pour l'équation simplifiée.

  6. 6

    1. Écrire la solution générale.

  7. 7

    1. Donner l'ensemble des solutions.

Pièges classiques

  1. Le reste de la division euclidienne : Il doit toujours être positif ou nul. Pour a=bq+ra=bq+r, on a 0r<b0 \le r < |b|. Si bb est négatif, on prend b|b|. Exemple : Division de 20-20 par 77. Le reste n'est pas 6-6. On écrit 20=7×(3)+1-20 = 7 \times (-3) + 1, le reste est 11.
  2. Simplification dans les congruences : Tu ne peux diviser par un nombre cc dans acbc(modn)ac \equiv bc \pmod{n} que si PGCD(c,n)=1\text{PGCD}(c, n) = 1. Sinon, il faut diviser le module par PGCD(c,n)\text{PGCD}(c, n). Exemple : 2x2(mod4)2x \equiv 2 \pmod{4}. Si tu divises par 22, tu obtiens x1(mod4)x \equiv 1 \pmod{4}. Or, x=3x=3 est aussi une solution (2×3=62(mod4)2 \times 3 = 6 \equiv 2 \pmod{4}). La bonne simplification est x1(mod2)x \equiv 1 \pmod{2}.
  3. Théorème de Gauss : N'oublie pas la condition PGCD(a,b)=1\text{PGCD}(a, b) = 1. Sans cette condition, le théorème ne s'applique pas. Exemple : 6(4×3)6 | (4 \times 3). Ici a=6,b=4,c=3a=6, b=4, c=3. PGCD(6,4)=21\text{PGCD}(6, 4) = 2 \ne 1. Et 66 ne divise pas 33.
  4. Équations diophantiennes ax+by=cax+by=c : La condition d'existence de solutions est que PGCD(a,b)\text{PGCD}(a,b) divise cc. Si cette condition n'est pas remplie, il n'y a pas de solution.

Ce qui tombe à l'examen

L'arithmétique représente environ 7%7\% du poids total de l'examen, soit environ 33 points sur 2020. Les questions sont souvent intégrées dans un exercice plus large ou constituent un exercice indépendant de 33 à 44 points.

Formats de questions réels :

  • Calcul de PGCD et PPCM : Souvent via l'algorithme d'Euclide.
  • Équations diophantiennes : Résolution d'équations de type ax+by=cax+by=c dans Z2\mathbb{Z}^2. Cela implique souvent l'utilisation de Bézout et Gauss.
  • Congruences :
    • Calculs modulaires (trouver un reste, prouver une congruence).
    • Résolution d'équations de type axb(modn)ax \equiv b \pmod{n}.
    • Résolution de systèmes de congruences (Théorème des restes chinois, bien que non explicitement au programme, les méthodes de substitution sont suffisantes).
    • Application du Petit Théorème de Fermat.
  • Nombres premiers : Questions sur la divisibilité, la primarité, ou l'utilisation de la décomposition en facteurs premiers.
  • Démonstrations : Appliquer les théorèmes de Bézout et Gauss pour prouver des propriétés de divisibilité.

Attendus de correction :

  • Rigueur : Chaque étape de calcul ou de raisonnement doit être justifiée.
  • Clarté : La rédaction doit être logique et facile à suivre.
  • Maîtrise des définitions et théorèmes : Utilise les termes exacts et cite les théorèmes lorsque tu les appliques.
  • Calculs exacts : Une erreur de calcul peut entraîner la perte de points même si la méthode est bonne.

Vérifie que tu suis

Pour résoudre l'équation 6x9(mod15)6x \equiv 9 \pmod{15}, quelle est la première étape correcte ?

Exercices corrigés

Exercice 1·Facile

Soit aa et bb deux entiers tels que a4(mod5)a \equiv 4 \pmod 5 et b2(mod5)b \equiv 2 \pmod 5. Déterminer le reste de la division euclidienne de a+ba+b par 55.

Voir la correction

Le reste est 11.

  1. Utiliser la propriété de congruence pour l'addition: a+b(4+2)(mod5)a+b \equiv (4+2) \pmod 5. 2. Calculer la somme et réduire le résultat modulo 55.
Exercice 2·Facile

Déterminer le quotient qq et le reste rr de la division euclidienne de 157157 par 1212.

Voir la correction

q=13q=13 et r=1r=1

  1. Effectuer la division euclidienne de 157157 par 1212. 2. Identifier le quotient et le reste. 3. Vérifier la condition 0r<120 \le r < 12.
Exercice 3·Facile

Déterminer le plus petit entier naturel xx tel que x35(mod6)x \equiv 35 \pmod 6.

Voir la correction

x=5x=5

  1. Calculer le reste de la division euclidienne de 3535 par 66. 2. Ce reste est le plus petit entier naturel xx satisfaisant la congruence.
Exercice 4·Moyen
  1. On considère dans Z2\mathbb{Z}^2 l'équation (E):143x195y=52(E) : 143x - 195y = 52.

    a) Déterminer le plus grand commun diviseur de 143 et 195, puis en déduire que l'équation (E)(E) admet des solutions dans Z2\mathbb{Z}^2.

    b) Sachant que (1,1)(-1, -1) est une solution particulière de l'équation (E)(E), résoudre dans Z2\mathbb{Z}^2 l'équation (E)(E) en précisant les étapes de la résolution.

  2. Soit nn un entier naturel non nul premier avec 5. Montrer que pour tout kk de N\mathbb{N} on a : n41(mod5)n^4 \equiv 1 \pmod{5}.

  3. Soient xx et yy deux entiers naturels non nuls tels que xy(mod4)x \equiv y \pmod{4}.

    a) Montrer que pour tout nn de N\mathbb{N} on a : 2x2y(mod5)2^x \equiv 2^y \pmod{5}.

    b) En déduire que pour tout nn de N\mathbb{N}^* on a : nxny(mod10)n^x \equiv n^y \pmod{10}.

  4. Soient xx et yy deux entiers naturels tels que (x,y)(x, y) est solution de l'équation (E)(E). Montrer que pour tout nn de N\mathbb{N}^*, les deux nombres nxn^x et nyn^y ont le même chiffre des unités dans l'écriture dans le système décimal.

Voir la correction
  1. a) gcd(143,195)=gcd(143,52)=gcd(39,52)=gcd(39,13)=13\gcd(143, 195) = \gcd(143, 52) = \gcd(39, 52) = \gcd(39, 13) = 13. Puisque 135213 \mid 52, l'équation admet des solutions.

    b) Résolution générale : (x,y)=(1+15k,1+11k)(x, y) = (-1 + 15k, -1 + 11k) pour kZk \in \mathbb{Z} (où gcd(143,195)=13\gcd(143, 195) = 13, et 14313=11\frac{143}{13} = 11, 19513=15\frac{195}{13} = 15).

  2. Par le petit théorème de Fermat, si gcd(n,5)=1\gcd(n, 5) = 1, alors n41(mod5)n^4 \equiv 1 \pmod{5} (l'ordre de nn divise ϕ(5)=4\phi(5) = 4).

  3. a) Si xy(mod4)x \equiv y \pmod{4} et gcd(2,5)=1\gcd(2, 5) = 1, alors 2x2y(mod5)2^x \equiv 2^y \pmod{5} (la relation de congruence dans l'exposant découle de 241(mod5)2^4 \equiv 1 \pmod{5}).

    b) Utiliser la congruence pour n0,1,2,3,4(mod5)n \equiv 0, 1, 2, 3, 4 \pmod{5} et n0,1(mod2)n \equiv 0, 1 \pmod{2} séparément par le théorème chinois : nxny(mod10)n^x \equiv n^y \pmod{10}.

  4. Si (x,y)(x, y) satisfait (E):143x195y=52(E) : 143x - 195y = 52, alors 143x195y+52(mod10)143x \equiv 195y + 52 \pmod{10}, soit 3x5y+2(mod10)3x \equiv 5y + 2 \pmod{10}. Montrer que xy(mod4)x \equiv y \pmod{4} modulo des calculs spécifiques, d'où nxny(mod10)n^x \equiv n^y \pmod{10}.

  1. a) Utiliser l'algorithme d'Euclide : gcd(195,143)=gcd(143,52)=gcd(52,39)=gcd(39,13)=gcd(13,0)=13\gcd(195, 143) = \gcd(143, 52) = \gcd(52, 39) = \gcd(39, 13) = \gcd(13, 0) = 13. Vérifier que 135213 \mid 52 (oui, 52=4×1352 = 4 \times 13).

    b) La solution générale d'une équation diophantienne ax+by=cax + by = c est : si (x0,y0)(x_0, y_0) est une solution particulière et gcd(a,b)=d\gcd(a, b) = d, alors (x,y)=(x0+bdt,y0+adt)(x, y) = (x_0 + \frac{b}{d}t, y_0 + \frac{a}{d}t) pour tZt \in \mathbb{Z}. Ici : (x,y)=(1+15k,1+11k)(x, y) = (-1 + 15k, -1 + 11k).

  2. Le petit théorème de Fermat stipule que si pp est premier et gcd(n,p)=1\gcd(n, p) = 1, alors np11(modp)n^{p-1} \equiv 1 \pmod{p}. Appliquer avec p=5p = 5 : n41(mod5)n^4 \equiv 1 \pmod{5}.

  3. a) Si xy(mod4)x \equiv y \pmod{4}, alors 2x2y(mod5)2^x \equiv 2^y \pmod{5} car 241(mod5)2^4 \equiv 1 \pmod{5} (l'exposant modulo 4 suffit).

    b) Utiliser le théorème des restes chinois : nxny(mod2)n^x \equiv n^y \pmod{2} (trivial pour nn pair/impair) et nxny(mod5)n^x \equiv n^y \pmod{5} (par 2a si gcd(n,5)=1\gcd(n,5)=1, ou trivial sinon). Donc nxny(mod10)n^x \equiv n^y \pmod{10}.

  4. Vérifier que si (x,y)=(1+15k,1+11k)(x, y) = (-1 + 15k, -1 + 11k), alors xy=4(k1)0(mod4)x - y = 4(k-1) \equiv 0 \pmod{4}. Appliquer 3b : nxny(mod10)n^x \equiv n^y \pmod{10} pour tous nNn \in \mathbb{N}^*.

Exercice 5·Moyen

Exercice 2

Soit pp un nombre premier tel que p=3+4kp = 3 + 4kkNk \in \mathbb{N}^*.

1. Montrer que pour tout entier relatif xx, si x41(modp)x^4 \equiv 1 \pmod{p} alors xp51(modp)x^{p-5} \equiv 1 \pmod{p}.

2. Soit xx un entier relatif vérifiant x4k+21(modp)x^{4k+2} \equiv 1 \pmod{p}.

a) Montrer que xx et pp sont premiers entre eux.

b) Montrer que xp11(modp)x^{p-1} \equiv 1 \pmod{p}.

c) Vérifier que 2+(k1)(p1)=k(p5)2 + (k-1)(p-1) = k(p-5).

d) En déduire que x1(modp)x \equiv 1 \pmod{p}.

3. Résoudre dans Z\mathbb{Z} l'équation x661(mod67)x^{66} \equiv 1 \pmod{67}.

Voir la correction

1. On a p5=4k+35=4k2=2(2k1)p - 5 = 4k + 3 - 5 = 4k - 2 = 2(2k-1). Si x41(modp)x^4 \equiv 1 \pmod{p}, alors x4n1(modp)x^{4n} \equiv 1 \pmod{p} pour tout entier nn. En particulier, x2(2k1)=xp51(modp)x^{2(2k-1)} = x^{p-5} \equiv 1 \pmod{p}.

2.

a) Puisque x4k+21(modp)x^{4k+2} \equiv 1 \pmod{p}, il existe uZu \in \mathbb{Z} tel que x4k+2=1+upx^{4k+2} = 1 + up. Alors x4k+2up=1x^{4k+2} - up = 1, donc par le théorème de Bézout, gcd(x,p)=1\gcd(x,p) = 1.

b) Par le petit théorème de Fermat, puisque gcd(x,p)=1\gcd(x,p) = 1 et pp premier :

xp11(modp)x^{p-1} \equiv 1 \pmod{p}

c) Vérification :

2+(k1)(p1)=2+(k1)(4k+2)=2+4k2+2k4k2=4k22k=k(4k2)=k(p5)2 + (k-1)(p-1) = 2 + (k-1)(4k+2) = 2 + 4k^2 + 2k - 4k - 2 = 4k^2 - 2k = k(4k-2) = k(p-5)

d) De x4k+21(modp)x^{4k+2} \equiv 1 \pmod{p} et 2+(k1)(p1)=k(p5)2 + (k-1)(p-1) = k(p-5), on obtient :

x2+(k1)(p1)1(modp)x^{2 + (k-1)(p-1)} \equiv 1 \pmod{p}

xk(p5)1(modp)x^{k(p-5)} \equiv 1 \pmod{p}

Donc x2(xp1)k11(modp)x^2 \cdot (x^{p-1})^{k-1} \equiv 1 \pmod{p}. Avec xp11(modp)x^{p-1} \equiv 1 \pmod{p}, on a (xp1)k11(modp)(x^{p-1})^{k-1} \equiv 1 \pmod{p}, donc x21(modp)x^2 \equiv 1 \pmod{p}. Cela donne (x1)(x+1)0(modp)(x-1)(x+1) \equiv 0 \pmod{p}, soit x1(modp)x \equiv 1 \pmod{p} ou x1(modp)x \equiv -1 \pmod{p}.

En vérifiant les deux cas avec x4k+21(modp)x^{4k+2} \equiv 1 \pmod{p}, on conclut x1(modp)x \equiv 1 \pmod{p} ou x1(modp)x \equiv -1 \pmod{p}.

3. On a 67=3+4×1667 = 3 + 4 \times 16, donc 6767 est de la forme 3+4k3 + 4k avec k=16k = 16.

x661(mod67)    x4k+21(mod67)x^{66} \equiv 1 \pmod{67} \iff x^{4k+2} \equiv 1 \pmod{67}

4k+2=664k + 2 = 66.

De la question 2.d), on obtient x1(mod67)x \equiv 1 \pmod{67} ou x1(mod67)x \equiv -1 \pmod{67}.

S={1+67nnZ}{1+67nnZ}\boxed{S = \{1 + 67n \mid n \in \mathbb{Z}\} \cup \{-1 + 67n \mid n \in \mathbb{Z}\}}

ou de façon équivalente : S={xZx±1(mod67)}S = \{x \in \mathbb{Z} \mid x \equiv \pm 1 \pmod{67}\}

Étapes clés :

  1. Question 1 : Utiliser p=3+4kp = 3 + 4k pour calculer p5=4k2=2(2k1)p - 5 = 4k - 2 = 2(2k-1). Si x41(modp)x^4 \equiv 1 \pmod{p}, alors tout multiple pair de 4 ou de p5p-5 donne xp51(modp)x^{p-5} \equiv 1 \pmod{p}.

  2. Question 2.a : De x4k+21(modp)x^{4k+2} \equiv 1 \pmod{p}, exprimer x4k+21=upx^{4k+2} - 1 = up pour montrer que gcd(x,p)=1\gcd(x,p) = 1 par Bézout.

  3. Question 2.b : Appliquer le petit théorème de Fermat directement à xx premier avec pp premier.

  4. Question 2.c : Développer algébriquement (k1)(4k+2)=4k2+2k4k2=4k22k(k-1)(4k+2) = 4k^2 + 2k - 4k - 2 = 4k^2 - 2k.

  5. Question 2.d : Utiliser l'égalité 2+(k1)(p1)=k(p5)2 + (k-1)(p-1) = k(p-5) pour obtenir deux équations exponentielles congruentes, puis déduire x21(modp)x^2 \equiv 1 \pmod{p}.

  6. Question 3 : Reconnaître que 67=3+4(16)67 = 3 + 4(16). Appliquer directement le résultat de la question 2 avec 66=4(16)+266 = 4(16) + 2.

Exercice 6·Moyen

Soient pp et qq deux nombres premiers vérifiant : p<qp<q et 9p+q11(modpq)9^{p+q-1} \equiv 1 \pmod{pq} 1-a) Montrer que pp et qq sont premiers entre eux. b) En déduire que : 9p11(modp)9^{p-1} \equiv 1 \pmod{p} et que 9q11(modq)9^{q-1} \equiv 1 \pmod{q} 2-a) Montrer que p1p-1 et qq sont premiers entre eux. b) En utilisant le théorème de BEZOUT, montrer que : p=2p=2 3-a) En utilisant le théorème de FERMAT, montrer que : 9q11(modq)9^{q-1} \equiv 1 \pmod{q} b) En déduire que : q=5q=5

Voir la correction

1-a) pp et qq sont des nombres premiers distincts (p<qp<q), donc ils sont premiers entre eux. b) Puisque 9p+q11(modpq)9^{p+q-1} \equiv 1 \pmod{pq}, cela implique 9p+q11(modp)9^{p+q-1} \equiv 1 \pmod{p} et 9p+q11(modq)9^{p+q-1} \equiv 1 \pmod{q}. Par le petit théorème de Fermat, 9p11(modp)9^{p-1} \equiv 1 \pmod{p} (car pp est premier et p9p \nmid 9). De même, 9q11(modq)9^{q-1} \equiv 1 \pmod{q} (car qq est premier et q9q \nmid 9). 2-a) Si p1p-1 et qq ne sont pas premiers entre eux, alors leur PGCD est qq (car qq est premier). Donc qq divise p1p-1. Or p<qp<q, donc p1<qp-1 < q. Cela est impossible, donc p1p-1 et qq sont premiers entre eux. b) On a 9p11(modp)9^{p-1} \equiv 1 \pmod{p} et 9q11(modq)9^{q-1} \equiv 1 \pmod{q}. De 9p+q11(modp)9^{p+q-1} \equiv 1 \pmod{p}, on a 9p19q1(modp)9^{p-1} \cdot 9^q \equiv 1 \pmod{p}. Puisque 9p11(modp)9^{p-1} \equiv 1 \pmod{p}, on a 9q1(modp)9^q \equiv 1 \pmod{p}. De 9p+q11(modq)9^{p+q-1} \equiv 1 \pmod{q}, on a 9q19p1(modq)9^{q-1} \cdot 9^p \equiv 1 \pmod{q}. Puisque 9q11(modq)9^{q-1} \equiv 1 \pmod{q}, on a 9p1(modq)9^p \equiv 1 \pmod{q}. On a 9q1(modp)9^q \equiv 1 \pmod{p} et 9p11(modp)9^{p-1} \equiv 1 \pmod{p}. Donc ordp(9)\text{ord}_p(9) divise qq et p1p-1. Puisque qq est premier, ordp(9)\text{ord}_p(9) est soit 11 soit qq. Si ordp(9)=1\text{ord}_p(9)=1, alors 91(modp)9 \equiv 1 \pmod{p}, donc pp divise 88, ce qui implique p=2p=2. Si ordp(9)=q\text{ord}_p(9)=q, alors qq divise p1p-1, ce qui est impossible car p<qp<q. Donc p=2p=2. 3-a) Par le petit théorème de Fermat, 9q11(modq)9^{q-1} \equiv 1 \pmod{q} (car qq est premier et q9q \nmid 9). b) On a p=2p=2. L'énoncé initial est 9p+q11(modpq)9^{p+q-1} \equiv 1 \pmod{pq}, donc 92+q11(mod2q)9^{2+q-1} \equiv 1 \pmod{2q}, ce qui est 9q+11(mod2q)9^{q+1} \equiv 1 \pmod{2q}. Cela implique 9q+11(modq)9^{q+1} \equiv 1 \pmod{q}. Puisque 9q11(modq)9^{q-1} \equiv 1 \pmod{q}, on a 9q+1=929q192181(modq)9^{q+1} = 9^2 \cdot 9^{q-1} \equiv 9^2 \cdot 1 \equiv 81 \pmod{q}. Donc 811(modq)81 \equiv 1 \pmod{q}, ce qui signifie qq divise 8080. Les diviseurs premiers de 80=24580 = 2^4 \cdot 5 sont 22 et 55. Puisque p<qp<q, et p=2p=2, on doit avoir q>2q>2. Donc q=5q=5.

  1. Utiliser la définition de nombres premiers entre eux et les propriétés des congruences.
  2. Appliquer le petit théorème de Fermat et les propriétés de l'ordre d'un élément modulo pp. Utiliser le fait que p<qp<q.
  3. Utiliser le petit théorème de Fermat et les congruences pour déduire la valeur de qq.

11 autres exercices sur ce chapitre.

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