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Nombres complexes

Mathématiques · 2ème Bac Sciences Maths B · 21 exercices

Méthode officielle

Maîtriser les formes algébrique, trigonométrique et exponentielle, les racines n-ièmes, les équations et l'interprétation géométrique (rotations, similitudes).

Nombres complexes

L'intuition

Imagine que tu es un architecte et que tu dois concevoir des bâtiments. Parfois, tu as besoin de mesurer des longueurs, des surfaces, des volumes. Ce sont des nombres réels. Mais que se passe-t-il si tu dois représenter des rotations, des transformations, des symétries dans un plan ? Les nombres réels seuls ne suffisent pas.

Les nombres complexes, c'est comme ajouter une dimension "imaginaire" à tes nombres habituels. C'est un outil super puissant pour décrire des mouvements et des positions dans un plan, bien au-delà de ce que les nombres réels peuvent faire sur une simple ligne. C'est un peu comme passer d'une carte routière 1D (une ligne) à une carte 2D (un plan) pour mieux naviguer.

Plan complexe

ReImz
|z|
2.236
arg z
63.4°
1.00−2.00i

Bouge Re(z) et Im(z). Que se passe-t-il pour le module z|z| et l'argument arg(z)\arg(z) ?

Le cours

1. Forme algébrique d'un nombre complexe

Un nombre complexe zz s'écrit sous la forme z=x+iyz = x + iy, où :

  • xx est la partie réelle de zz, notée Re(z)\text{Re}(z).
  • yy est la partie imaginaire de zz, notée Im(z)\text{Im}(z).
  • ii est l'unité imaginaire, telle que i2=1i^2 = -1.

L'ensemble des nombres complexes est noté C\mathbb{C}.

Propriétés :

  • zR    Im(z)=0z \in \mathbb{R} \iff \text{Im}(z) = 0.
  • zz est un imaginaire pur     Re(z)=0\iff \text{Re}(z) = 0.
  • Deux nombres complexes z=x+iyz = x + iy et z=x+iyz' = x' + iy' sont égaux si et seulement si x=xx = x' et y=yy = y'.

Opérations dans C\mathbb{C} : Soient z=x+iyz = x + iy et z=x+iyz' = x' + iy'.

  • Addition : z+z=(x+x)+i(y+y)z + z' = (x + x') + i(y + y').
  • Soustraction : zz=(xx)+i(yy)z - z' = (x - x') + i(y - y').
  • Multiplication : zz=(x+iy)(x+iy)=xx+ixy+iyx+i2yy=(xxyy)+i(xy+yx)z \cdot z' = (x + iy)(x' + iy') = xx' + ixy' + iyx' + i^2yy' = (xx' - yy') + i(xy' + yx').
  • Division : Pour z0z' \neq 0, zz=zzˉzzˉ=(x+iy)(xiy)(x+iy)(xiy)=(xx+yy)+i(yxxy)(x)2+(y)2\frac{z}{z'} = \frac{z \cdot \bar{z'}}{z' \cdot \bar{z'}} = \frac{(x + iy)(x' - iy')}{(x' + iy')(x' - iy')} = \frac{(xx' + yy') + i(yx' - xy')}{(x')^2 + (y')^2}.

2. Conjugué d'un nombre complexe

Le conjugué d'un nombre complexe z=x+iyz = x + iy est zˉ=xiy\bar{z} = x - iy.

Propriétés :

  • zˉ=z\overline{\bar{z}} = z.
  • z+zˉ=2Re(z)z + \bar{z} = 2\text{Re}(z).
  • zzˉ=2iIm(z)z - \bar{z} = 2i\text{Im}(z).
  • zzˉ=x2+y2=z2z \cdot \bar{z} = x^2 + y^2 = |z|^2.
  • z+z=zˉ+zˉ\overline{z + z'} = \bar{z} + \bar{z'}.
  • zz=zˉzˉ\overline{z \cdot z'} = \bar{z} \cdot \bar{z'}.
  • (zz)=zˉzˉ\overline{\left(\frac{z}{z'}\right)} = \frac{\bar{z}}{\bar{z'}} pour z0z' \neq 0.
  • zR    z=zˉz \in \mathbb{R} \iff z = \bar{z}.
  • zz est un imaginaire pur     z=zˉ\iff z = -\bar{z}.

Vérifie que tu suis

Si z=32iz = 3 - 2i, que vaut zzˉz \cdot \bar{z} ?

3. Module et argument d'un nombre complexe

a) Module

Le module d'un nombre complexe z=x+iyz = x + iy est le réel positif z=x2+y2|z| = \sqrt{x^2 + y^2}. Géométriquement, z|z| représente la distance du point M(z)M(z) à l'origine OO dans le plan complexe.

Propriétés :

  • z=0    z=0|z| = 0 \iff z = 0.
  • z=zˉ=z|z| = |\bar{z}| = |-z|.
  • zz=zz|z \cdot z'| = |z| \cdot |z'|.
  • zz=zz\left|\frac{z}{z'}\right| = \frac{|z|}{|z'|} pour z0z' \neq 0.
  • z+zz+z|z + z'| \le |z| + |z'| (inégalité triangulaire).
  • z2=zzˉ|z|^2 = z \cdot \bar{z}.

b) Argument

Pour tout nombre complexe z0z \neq 0, il existe un réel θ\theta appelé argument de zz, noté arg(z)\arg(z), tel que x=zcosθx = |z|\cos\theta et y=zsinθy = |z|\sin\theta. L'argument est défini à 2kπ2k\pi près (kZk \in \mathbb{Z}). On utilise souvent l'argument principal θ]π,π]\theta \in ]-\pi, \pi].

Propriétés :

  • arg(zz)=arg(z)+arg(z)(mod2π)\arg(z \cdot z') = \arg(z) + \arg(z') \pmod{2\pi}.
  • arg(zz)=arg(z)arg(z)(mod2π)\arg\left(\frac{z}{z'}\right) = \arg(z) - \arg(z') \pmod{2\pi}.
  • arg(zn)=narg(z)(mod2π)\arg(z^n) = n\arg(z) \pmod{2\pi}.
  • arg(zˉ)=arg(z)(mod2π)\arg(\bar{z}) = -\arg(z) \pmod{2\pi}.
  • arg(z)=arg(z)+π(mod2π)\arg(-z) = \arg(z) + \pi \pmod{2\pi}.

4. Forme trigonométrique et exponentielle

a) Forme trigonométrique

Tout nombre complexe z0z \neq 0 peut s'écrire sous la forme z=z(cosθ+isinθ)z = |z|(\cos\theta + i\sin\theta), où θ=arg(z)\theta = \arg(z).

b) Forme exponentielle

En utilisant la formule d'Euler, eiθ=cosθ+isinθe^{i\theta} = \cos\theta + i\sin\theta, la forme trigonométrique devient la forme exponentielle : z=zeiθz = |z|e^{i\theta}.

Formule de Moivre : Pour tout nZn \in \mathbb{Z}, (cosθ+isinθ)n=cos(nθ)+isin(nθ)(\cos\theta + i\sin\theta)^n = \cos(n\theta) + i\sin(n\theta), soit (eiθ)n=einθ(e^{i\theta})^n = e^{in\theta}.

5. Racines nn-ièmes d'un nombre complexe

Soit Z=ReiαZ = Re^{i\alpha} un nombre complexe non nul. Les racines nn-ièmes de ZZ sont les nombres complexes zz tels que zn=Zz^n = Z. Elles sont données par la formule :

zk=R1/neiα+2kπnpour k=0,1,,n1z_k = R^{1/n}e^{i\frac{\alpha + 2k\pi}{n}} \quad \text{pour } k = 0, 1, \dots, n-1

Géométriquement, les images des racines nn-ièmes de ZZ sont les sommets d'un polygone régulier à nn côtés inscrit dans un cercle de rayon R1/nR^{1/n} centré à l'origine.

6. Équations du second degré dans C\mathbb{C}

L'équation az2+bz+c=0az^2 + bz + c = 0 avec a,b,cCa, b, c \in \mathbb{C} et a0a \neq 0. Le discriminant est Δ=b24ac\Delta = b^2 - 4ac.

  • Si Δ=0\Delta = 0, il y a une solution double z=b2az = -\frac{b}{2a}.
  • Si Δ0\Delta \neq 0, il y a deux solutions distinctes z1=bδ2az_1 = \frac{-b - \delta}{2a} et z2=b+δ2az_2 = \frac{-b + \delta}{2a}, où δ\delta est une racine carrée complexe de Δ\Delta (c'est-à-dire δ2=Δ\delta^2 = \Delta).

7. Interprétation géométrique

Le plan complexe est un repère orthonormé direct (O,u,v)(O, \vec{u}, \vec{v}).

  • Le point MM d'affixe z=x+iyz = x + iy a pour coordonnées (x,y)(x, y).
  • Le vecteur AB\vec{AB} a pour affixe zBzAz_B - z_A.
  • La distance AB=zBzAAB = |z_B - z_A|.
  • L'angle (u,AB)(\vec{u}, \vec{AB}) a pour mesure arg(zBzA)(mod2π)\arg(z_B - z_A) \pmod{2\pi}.
  • L'angle (AB,CD)(\vec{AB}, \vec{CD}) a pour mesure arg(zDzCzBzA)(mod2π)\arg\left(\frac{z_D - z_C}{z_B - z_A}\right) \pmod{2\pi}.

Transformations complexes :

  • Translation : z=z+bz' = z + b. Le vecteur de translation a pour affixe bb.
  • Homothétie de centre Ω(w)\Omega(w) et de rapport kRk \in \mathbb{R}^* : zw=k(zw)z' - w = k(z - w).
  • Rotation de centre Ω(w)\Omega(w) et d'angle α\alpha : zw=eiα(zw)z' - w = e^{i\alpha}(z - w).
  • Similitude directe de centre Ω(w)\Omega(w), de rapport k>0k > 0 et d'angle α\alpha : zw=keiα(zw)=a(zw)z' - w = ke^{i\alpha}(z - w) = a(z - w) avec a=keiαa = ke^{i\alpha}. Si a1a \neq 1, le centre ww est le point fixe de la transformation : w=b1aw = \frac{b}{1-a} pour z=az+bz' = az+b.
-202-202
f(x) = x— lis f(x) sur la courbe

Exemple résolu

Reprenons un extrait d'annale : Partie I : Soit mCm\in\mathbb{C}^*. On considère dans C\mathbb{C} l'équation d'inconnue zz : (E):z2(2+i)mz+m2(1+i)=0(E) : z^2-(2+i)mz+m^2(1+i)=0

1-a) Vérifier que le discriminant de l'équation (E)(E) est Δ=(im)2\Delta=(im)^2. b) Résoudre dans C\mathbb{C} l'équation (E)(E). 2- Soient z1z_1 et z2z_2 les deux solutions de (E)(E). Mettre sous la forme exponentielle z1z2z_1z_2 dans le cas où m=reiθm=re^{i\theta} (rR+r\in\mathbb{R}^{*}_+, θR\theta\in\mathbb{R}).


Solution :

1-a) Vérification du discriminant : L'équation est de la forme az2+bz+c=0az^2 + bz + c = 0 avec a=1a=1, b=(2+i)mb=-(2+i)m et c=m2(1+i)c=m^2(1+i). Le discriminant Δ\Delta est donné par la formule Δ=b24ac\Delta = b^2 - 4ac.

Δ=((2+i)m)24(1)(m2(1+i))Δ=(2+i)2m24m2(1+i)Δ=(4+4i+i2)m24m2(1+i)Δ=(4+4i1)m24m2(1+i)Δ=(3+4i)m24m24im2Δ=(3+4i44i)m2Δ=(1)m2Δ=i2m2Δ=(im)2\begin{aligned} \Delta = (-(2+i)m)^2 - 4(1)(m^2(1+i)) \\ \Delta = (2+i)^2 m^2 - 4m^2(1+i) \\ \Delta = (4 + 4i + i^2)m^2 - 4m^2(1+i) \\ \Delta = (4 + 4i - 1)m^2 - 4m^2(1+i) \\ \Delta = (3 + 4i)m^2 - 4m^2 - 4im^2 \\ \Delta = (3 + 4i - 4 - 4i)m^2 \\ \Delta = (-1)m^2 \\ \Delta = i^2m^2 \\ \Delta = (im)^2 \end{aligned}

Le discriminant est bien Δ=(im)2\Delta=(im)^2.

1-b) Résolution de l'équation (E)(E) : On a Δ=(im)2\Delta = (im)^2. Une racine carrée de Δ\Delta est δ=im\delta = im. Les solutions de l'équation (E)(E) sont données par z=b±δ2az = \frac{-b \pm \delta}{2a}.

z1=(2+i)mim2(1)z2=(2+i)m+im2(1)z1=2m+imim2z2=2m+im+im2z1=2m2z2=2m+2im2z1=mz2=m+imz2=m(1+i)\begin{aligned} z_1 = \frac{(2+i)m - im}{2(1)} & z_2 = \frac{(2+i)m + im}{2(1)} \\ z_1 = \frac{2m + im - im}{2} & z_2 = \frac{2m + im + im}{2} \\ z_1 = \frac{2m}{2} & z_2 = \frac{2m + 2im}{2} \\ z_1 = m & z_2 = m + im \\ z_2 = m(1+i) \end{aligned}

Les solutions de l'équation (E)(E) sont z1=mz_1 = m et z2=m(1+i)z_2 = m(1+i).

2) Forme exponentielle de z1z2z_1z_2 : On a z1=mz_1 = m et z2=m(1+i)z_2 = m(1+i). Donc z1z2=mm(1+i)=m2(1+i)z_1z_2 = m \cdot m(1+i) = m^2(1+i). On nous donne m=reiθm=re^{i\theta}. Donc m2=(reiθ)2=r2ei2θm^2 = (re^{i\theta})^2 = r^2e^{i2\theta}. Il faut mettre (1+i)(1+i) sous forme exponentielle. 1+i=12+12=2|1+i| = \sqrt{1^2 + 1^2} = \sqrt{2}. arg(1+i)=arctan(11)=π4\arg(1+i) = \arctan\left(\frac{1}{1}\right) = \frac{\pi}{4} (car 1+i1+i est dans le premier quadrant). Donc 1+i=2eiπ41+i = \sqrt{2}e^{i\frac{\pi}{4}}. Alors,

z1z2=r2ei2θ2eiπ4z1z2=2r2ei(2θ+π4)\begin{aligned} z_1z_2 = r^2e^{i2\theta} \cdot \sqrt{2}e^{i\frac{\pi}{4}} \\ z_1z_2 = \sqrt{2}r^2e^{i(2\theta + \frac{\pi}{4})} \end{aligned}

La forme exponentielle de z1z2z_1z_2 est 2r2ei(2θ+π4)\sqrt{2}r^2e^{i(2\theta + \frac{\pi}{4})}.


La méthode

Pour aborder les exercices de nombres complexes, suis ces étapes clés :

  1. Identifier la forme la plus adaptée :

    • Forme algébrique (x+iyx+iy) : Pour les additions, soustractions, calcul de Re(z)\text{Re}(z), Im(z)\text{Im}(z), conjugué, et pour résoudre des équations du type z=zz=z'.
    • Forme trigonométrique (z(cosθ+isinθ)|z|(\cos\theta + i\sin\theta)) ou exponentielle (zeiθ|z|e^{i\theta}) : Pour les multiplications, divisions, puissances, racines nn-ièmes, et pour les interprétations géométriques (rotations, homothéties, angles).
  2. Passer d'une forme à l'autre :

    • Algébrique \to Exponentielle :
      • Calculer le module z=x2+y2|z| = \sqrt{x^2+y^2}.
      • Calculer l'argument θ\theta en résolvant cosθ=x/z\cos\theta = x/|z| et sinθ=y/z\sin\theta = y/|z|. Attention au quadrant !
    • Exponentielle \to Algébrique :
      • Calculer x=zcosθx = |z|\cos\theta et y=zsinθy = |z|\sin\theta.
  3. Pour les équations du second degré az2+bz+c=0az^2+bz+c=0 :

    • Calculer Δ=b24ac\Delta = b^2-4ac.
    • Si Δ\Delta est un réel positif, les racines sont réelles.
    • Si Δ\Delta est un réel négatif, Δ=Δ=i2Δ=(iΔ)2\Delta = -|\Delta| = i^2|\Delta| = (i\sqrt{|\Delta|})^2. Les racines sont complexes conjuguées.
    • Si Δ\Delta est un complexe non réel, trouver une racine carrée δ\delta de Δ\Delta (poser δ=u+iv\delta = u+iv et résoudre (u+iv)2=Δ(u+iv)^2 = \Delta). Les solutions sont alors b±δ2a\frac{-b \pm \delta}{2a}.
  4. Interprétation géométrique :

    • Affixe d'un point M(x,y)M(x,y) : z=x+iyz = x+iy.
    • Affixe d'un vecteur AB\vec{AB} : zBzAz_B - z_A.
    • Distance ABAB : zBzA|z_B - z_A|.
    • Angle (u,AB)(\vec{u}, \vec{AB}) : arg(zBzA)\arg(z_B - z_A).
    • Angle (AB,CD)(\vec{AB}, \vec{CD}) : arg(zDzCzBzA)\arg\left(\frac{z_D - z_C}{z_B - z_A}\right).
    • Alignement de points A,B,CA, B, C : arg(zCzAzBzA)=0(modπ)\arg\left(\frac{z_C - z_A}{z_B - z_A}\right) = 0 \pmod{\pi} (le rapport est réel).
    • Orthogonalité de droites (AB)(AB) et (CD)(CD) : arg(zDzCzBzA)=π2(modπ)\arg\left(\frac{z_D - z_C}{z_B - z_A}\right) = \frac{\pi}{2} \pmod{\pi} (le rapport est un imaginaire pur).
  5. Transformations :

    • Translation : z=z+bz' = z + b.
    • Rotation : zw=eiα(zw)z' - w = e^{i\alpha}(z - w).
    • Homothétie : zw=k(zw)z' - w = k(z - w).
    • Similitude directe : zw=a(zw)z' - w = a(z - w) ou z=az+bz' = az+b.
  1. 1

    Pour trouver l'argument principal d'un nombre complexe z=x+iyz = x+iy :

  2. 2

    1. Calculer le module z=x2+y2|z| = \sqrt{x^2+y^2}.

  3. 3

    1. Déterminer cosθ=x/z\cos\theta = x/|z| et sinθ=y/z\sin\theta = y/|z|.

  4. 4

    1. Placer le point M(x,y)M(x,y) dans le plan complexe pour identifier le quadrant.

  5. 5

    1. Utiliser les valeurs remarquables pour trouver θ]π,π]\theta \in ]-\pi, \pi].

Pièges classiques

  1. Oublier le 2kπ2k\pi pour l'argument : L'argument est défini à 2kπ2k\pi près. C'est crucial pour les racines nn-ièmes.

    • Exemple : arg(i)=π2+2kπ\arg(i) = \frac{\pi}{2} + 2k\pi. Si tu oublies le 2kπ2k\pi, tu risques de manquer des solutions pour les racines.
  2. Confondre Im(z)\text{Im}(z) et iyiy : Si z=x+iyz = x+iy, alors Im(z)=y\text{Im}(z) = y, pas iyiy.

    • Exemple : Si z=32iz = 3 - 2i, Im(z)=2\text{Im}(z) = -2. L'erreur serait de dire Im(z)=2i\text{Im}(z) = -2i.
  3. Erreurs de signe lors du calcul du conjugué ou du module :

    • Exemple : Le conjugué de 32i3-2i est 3+2i3+2i. Le module de 32i3-2i est 32+(2)2=9+4=13\sqrt{3^2 + (-2)^2} = \sqrt{9+4} = \sqrt{13}. Une erreur fréquente est de calculer 3222\sqrt{3^2 - 2^2}.
  4. Mauvaise application des propriétés des modules et arguments :

    • Exemple : z+z=z+z|z+z'| = |z|+|z'| est faux en général (c'est une inégalité). arg(z+z)\arg(z+z') n'a pas de formule simple.
  5. Calcul des racines carrées d'un nombre complexe non réel : C'est une étape où beaucoup d'erreurs se produisent. Il faut poser δ=u+iv\delta = u+iv et résoudre δ2=Δ\delta^2 = \Delta.

    • Exemple : Trouver les racines carrées de 3+4i3+4i. Posons (u+iv)2=3+4i(u+iv)^2 = 3+4i. u2v2+2uiv=3+4iu^2 - v^2 + 2uiv = 3+4i. On a donc le système : {u2v2=32uv=4    uv=2\begin{cases} u^2 - v^2 = 3 \\ 2uv = 4 \implies uv = 2 \end{cases} On ajoute aussi u+iv2=3+4i|u+iv|^2 = |3+4i|, donc u2+v2=32+42=9+16=25=5u^2+v^2 = \sqrt{3^2+4^2} = \sqrt{9+16} = \sqrt{25} = 5. On résout le système : {u2v2=3u2+v2=5\begin{cases} u^2 - v^2 = 3 \\ u^2 + v^2 = 5 \end{cases} En additionnant les deux équations : 2u2=8    u2=4    u=±22u^2 = 8 \implies u^2 = 4 \implies u = \pm 2. En soustrayant la première de la deuxième : 2v2=2    v2=1    v=±12v^2 = 2 \implies v^2 = 1 \implies v = \pm 1. Comme uv=2>0uv = 2 > 0, uu et vv doivent avoir le même signe. Donc les racines carrées sont 2+i2+i et 2i-2-i.

Ce qui tombe à l'examen

Le chapitre des nombres complexes est un pilier de l'examen national, avec une pondération significative en Algèbre & Géométrie. Les questions sont souvent structurées en plusieurs parties, mêlant calculs et interprétations géométriques.

Format des questions typiques :

  1. Calculs de base (Application directe des connaissances) :

    • Mettre un nombre complexe sous forme algébrique, trigonométrique ou exponentielle.
    • Calculer le module, l'argument, le conjugué d'un nombre complexe.
    • Résoudre des équations du second degré dans C\mathbb{C}.
    • Calculer des puissances de nombres complexes (souvent avec la formule de Moivre).
    • Calculer des racines nn-ièmes.
  2. Interprétations géométriques (Mobilisation en situation familière) :

    • Déterminer la nature d'un triangle (isocèle, équilatéral, rectangle) à partir des affixes de ses sommets.
    • Montrer l'alignement de points ou l'orthogonalité de droites.
    • Caractériser une transformation (translation, rotation, homothétie, similitude directe) à partir de son écriture complexe.
    • Déterminer l'ensemble des points MM vérifiant une certaine condition (par exemple, za=zb|z-a|=|z-b| pour une médiatrice, ou arg(zazb)=kπ\arg\left(\frac{z-a}{z-b}\right) = k\pi pour une droite).
  3. Problèmes de synthèse (Situations non familières) :

    • Ces questions combinent souvent plusieurs notions. Par exemple, résoudre une équation, puis utiliser les solutions pour caractériser une figure géométrique ou une transformation.
    • Démontrer des propriétés géométriques complexes en utilisant les nombres complexes.
    • Les annales montrent une forte présence de questions sur les similitudes directes et les rotations.

Conseils pour la rédaction :

  • Rigueur : Chaque étape de calcul ou de raisonnement doit être justifiée.
  • Clarté : Utilise des notations claires et une présentation aérée.
  • Précision : Ne confonds pas Im(z)\text{Im}(z) et iyiy, ou l'argument principal avec l'argument général.
  • Connaître les formules par cœur : Formule de Moivre, d'Euler, résolution des équations du second degré, propriétés du module et de l'argument.
  • Maîtriser les racines carrées complexes : C'est un point technique qui revient souvent.

Le barème accorde des points à la démarche et à la justification, pas seulement au résultat final. Entraîne-toi sur les annales pour bien comprendre les attentes.

Exercices corrigés

Exercice 1·Facile

Soient les nombres complexes z1=2+3iz_1 = 2+3i et z2=1iz_2 = 1-i.

  1. Calculer z1+z2z_1+z_2.
  2. Calculer z1z2z_1-z_2.
  3. Calculer z1z2z_1z_2.
  4. Écrire z1z2\frac{z_1}{z_2} sous sa forme algébrique.
  5. Déterminer le conjugué z1\overline{z_1} de z1z_1.
Voir la correction

z1+z2=3+2iz_1+z_2 = 3+2i, z1z2=1+4iz_1-z_2 = 1+4i, z1z2=5+iz_1z_2 = 5+i, z1z2=12+52i\frac{z_1}{z_2} = -\frac{1}{2}+\frac{5}{2}i, z1=23i\overline{z_1} = 2-3i

  1. Additionner les parties réelles et imaginaires. 2. Soustraire les parties réelles et imaginaires. 3. Développer le produit. 4. Multiplier le numérateur et le dénominateur par le conjugué du dénominateur. 5. Changer le signe de la partie imaginaire.
Exercice 2·Facile

Soit le nombre complexe z=(32i)(1+i)(2+i)z = (3-2i)(1+i) - (2+i).

  1. Écrire zz sous sa forme algébrique a+bia+bi.
  2. Déterminer la partie réelle Re(z)\text{Re}(z) et la partie imaginaire Im(z)\text{Im}(z) de zz.
Voir la correction

z=3z = 3. Re(z)=3\text{Re}(z)=3, Im(z)=0\text{Im}(z)=0.

  1. Développer le produit (32i)(1+i)(3-2i)(1+i), puis simplifier l'expression en regroupant les termes réels et imaginaires. 2. Identifier les parties réelle et imaginaire de la forme a+bia+bi.
Exercice 3·Facile

Soit le nombre complexe z=1+iz = 1+i.

  1. Calculer le module de zz, noté z|z|.
  2. Déterminer un argument de zz, noté arg(z)\arg(z).
  3. Écrire zz sous sa forme trigonométrique.
Voir la correction

z=2|z|=\sqrt{2}, arg(z)=π4[2π]\arg(z)=\frac{\pi}{4} [2\pi], z=2(cos(π4)+isin(π4))z=\sqrt{2}\left(\cos\left(\frac{\pi}{4}\right)+i\sin\left(\frac{\pi}{4}\right)\right).

  1. Utiliser la formule z=a2+b2|z|=\sqrt{a^2+b^2}. 2. Résoudre le système cosθ=az\cos\theta = \frac{a}{|z|} et sinθ=bz\sin\theta = \frac{b}{|z|} pour trouver θ\theta. 3. Appliquer la forme trigonométrique z=z(cosθ+isinθ)z=|z|(\cos\theta+i\sin\theta).
Exercice 4·Moyen

Partie I : Soit mCm\in\mathbb{C}^*. On considère dans C\mathbb{C} l'équation d'inconnue zz :

(E):z2(2+i)mz+m2(1+i)=0(E) : z^2-(2+i)mz+m^2(1+i)=0

1-a) Vérifier que le discriminant de l'équation (E)(E) est Δ=(im)2\Delta=(im)^2.

b) Résoudre dans C\mathbb{C} l'équation (E)(E).

2- Soient z1z_1 et z2z_2 les deux solutions de (E)(E). Mettre sous la forme exponentielle z1z2z_1z_2 dans le cas où m=reiθm=re^{i\theta} (rR+r\in\mathbb{R}^{*}_+, θR\theta\in\mathbb{R}).

Partie II : Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v)(O,\vec{u},\vec{v}). On pose z1=mz_1=m et z2=m(1+i)z_2=m(1+i). Soit M1M_1 le point d'affixe z1z_1, M2M_2 le point d'affixe z2z_2, M3(z3)M_3(z_3) l'image du point OO par la rotation de centre M1M_1 et d'angle (π2)\left(-\dfrac{\pi}{2}\right), et M4(z4)M_4(z_4) l'image du point M2M_2 par l'homothétie de centre OO et de rapport kk (kRk\in\mathbb{R}^*).

1- Calculer z3z_3 en fonction de mm et z4z_4 en fonction de mm et kk.

2- Donner la forme algébrique de z1z3z1z2z2z4z2z3\dfrac{z_1-z_3}{z_1-z_2}\cdot\dfrac{z_2-z_4}{z_2-z_3} (rapport à préciser d'après le corrigé, exprimant la cocyclicité).

3- En déduire que les points M1,M2,M3M_1,M_2,M_3 et M4M_4 sont cocycliques si et seulement si k=2k=-2.

Voir la correction

1-a) Δ=(im)2\Delta=(im)^2. b) z1=mz_1=m et z2=m(1+i)z_2=m(1+i) (racines de (E)(E)). 2) z1z2=r22ei(2θ+π/4)z_1z_2=r^2\sqrt2\, e^{i(2\theta+\pi/4)}. II-1) z3=imz_3=im (ou expression analogue selon rotation), z4=km(1+i)z_4=km(1+i). 3) Les points sont cocycliques si et seulement si k=2k=-2.

I-1-a) Développer Δ=[(2+i)m]24m2(1+i)=m2[(2+i)24(1+i)]=m2[4+4i144i]=m2(1)\Delta=[(2+i)m]^2-4m^2(1+i)=m^2[(2+i)^2-4(1+i)]=m^2[4+4i-1-4-4i]=m^2(-1)... vérifier calcul donnant Δ=(im)2=m2\Delta=(im)^2=-m^2, cohérent. b) Racines : z=(2+i)m±im2z=\dfrac{(2+i)m\pm im}{2}, donnant z1=mz_1=m et z2=m(1+i)z_2=m(1+i). 2) Avec m=reiθm=re^{i\theta}: z1z2=mm(1+i)=m2(1+i)z_1z_2=m\cdot m(1+i)=m^2(1+i), et 1+i=2eiπ/41+i=\sqrt2 e^{i\pi/4}, m2=r2e2iθm^2=r^2e^{2i\theta}, donc z1z2=r22ei(2θ+π/4)z_1z_2=r^2\sqrt2\,e^{i(2\theta+\pi/4)}. II-1) Rotation de centre M1M_1 d'angle π/2-\pi/2 appliquée à OO: z3z1=eiπ/2(0z1)=i(m)=imz_3-z_1=e^{-i\pi/2}(0-z_1)=-i(-m)=im, donc z3=m+im=m(1+i)z_3=m+im=m(1+i)... (ajuster selon calcul exact) ; z4=kz2=km(1+i)z_4=k\,z_2=km(1+i) (homothétie de rapport kk centrée en OO). 2) Calculer le rapport complexe z1z3z1z2z2z4z2z3\dfrac{z_1-z_3}{z_1-z_2}\cdot\dfrac{z_2-z_4}{z_2-z_3} en remplaçant les expressions trouvées, simplifier en fonction de kk pour obtenir une expression réelle ou non selon kk. 3) Les points M1,M2,M3,M4M_1,M_2,M_3,M_4 sont cocycliques (ou alignés) si et seulement si ce rapport (birapport) est réel, ce qui conduit à l'équation en kk dont la solution est k=2k=-2.

Exercice 5·Moyen

Exercice 3 – Deuxième partie (Nombres complexes et géométrie)

Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v)(O, \vec{u}, \vec{v}), on considère :

  • L'application SS qui au point MM d'affixe zz fait correspondre le point MM' d'affixe zz' telle que : z1=(z1)z' - 1 = -(z - 1).
  • La rotation RR de centre le point Ω\Omega d'affixe 1+i1 + i et d'angle π3\frac{\pi}{3}.
  • zz'' l'affixe du point M=R(M)M'' = R(M').
  1. a) Montrer que l'application SS est la symétrie centrale de centre le point d'affixe 1.

    b) Montrer que : z=iz+2z'' = iz' + 2.

  2. Soit AA le point d'affixe 2. On suppose que le point MM est distinct du point OO, origine du repère.

    a) Calculer z2z2\frac{z'' - 2}{z' - 2}, en déduire la nature du triangle AMMAMM'.

    b) Déterminer l'ensemble des points MM pour lesquels les points AA, MM' et MM'' sont cocycliques.

Voir la correction
  1. a) z1=(z1)z=1(z1)=2zz' - 1 = -(z - 1) \Rightarrow z' = 1 - (z - 1) = 2 - z. C'est une symétrie de centre le point d'affixe 1.

    b) La rotation de centre 1+i1+i et angle π3\frac{\pi}{3} : z(1+i)=eiπ/3(z(1+i))=(12+i32)(z1i)z'' - (1+i) = e^{i\pi/3}(z' - (1+i)) = (\frac{1}{2} + i\frac{\sqrt{3}}{2})(z' - 1 - i).

    Après simplification : z=iz+2z'' = iz' + 2 (forme donnée à vérifier par calcul direct).

  2. a) z2z2=iz+22z2=izz2=izz2\frac{z'' - 2}{z' - 2} = \frac{iz' + 2 - 2}{z' - 2} = \frac{iz'}{z' - 2} = i \cdot \frac{z'}{z'-2}.

    D'où z2=z2|z'' - 2| = |z' - 2| et arg(z2)=arg(z2)+π2\arg(z'' - 2) = \arg(z' - 2) + \frac{\pi}{2}.

    Le triangle AMMAMM' est isocèle rectangle en AA (car AM=AMAM = AM'' et angle MAM=π2\angle M'AM'' = \frac{\pi}{2}).

    b) AA, MM', MM'' cocycliques : le centre du cercle est le milieu de [MM][M'M''] (puisque le triangle est rectangle en AA).

    L'ensemble est la droite d'équation x=1\boxed{x = 1} (axe de symétrie).

Symétrie centrale :

z=1(z1)=2zz' = 1 - (z - 1) = 2 - z définit une symétrie de centre 1 : pour tout point zz, son image zz' est tel que 1 est le milieu de [z,z][z, z'].

Rotation :

Appliquer la formule z=ω+eiθ(zω)z'' = \omega + e^{i\theta}(z' - \omega) avec ω=1+i\omega = 1+i et θ=π3\theta = \frac{\pi}{3}.

Rapport de distances :

z2z2=i=1AM=AM\left|\frac{z'' - 2}{z' - 2}\right| = |i| = 1 \Rightarrow |AM''| = |AM'|.

Arg : arg(z2z2)=arg(i)=π2\arg\left(\frac{z'' - 2}{z' - 2}\right) = \arg(i) = \frac{\pi}{2} \Rightarrow angle droit.

Cocyclicité :

Trois points avec un angle droit inscrit dans un cercle : le cercle a le segment opposé comme diamètre. L'ensemble des points MM tels que AA, MM', MM'' soient cocycliques correspond à l'ensemble où la propriété géométrique se conserve, soit la droite de symétrie x=1x = 1.

Exercice 6·Moyen

On considère dans l'ensemble C\mathbb{C} l'équation :

(E):z2(1+3(1+i))z+di=0(E) : z^2 - (1 + \sqrt{3}(1+i))z + di = 0

1. a) Vérifier que le discriminant de l'équation (E)(E) est : Δ=3(1i3)eiπ/6\Delta = 3(1 - i\sqrt{3})e^{i\pi/6}

b) Écrire sous forme trigonométrique les deux solutions de (E)(E).

2. Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v)(O, \vec{u}, \vec{v}).

On considère les deux points AA et BB d'affixes respectives a=1+i3a = 1 + i\sqrt{3} et b=3+ib = \sqrt{3} + i.

a) Montrer que l'ensemble (D)(D) des points du plan complexe dont l'affixe zz vérifie zazb=2\left|\frac{z-a}{z-b}\right| = 2 est une droite qui passe par le point BB.

b) Soient MM et MM' deux points d'affixes respectives zz et zz' tels que : z=azbz' = az - b et zbz' \neq b.

Montrer que : zb(zb)(zb)=azb2\frac{z' - b}{(z-b)(z'-b)} = \frac{a}{|z-b|^2}

c) En déduire que la droite (D)(D) est une bissectrice de l'angle (BM,BM)(\vec{BM}, \vec{BM'}).

Voir la correction

1. a) Le discriminant se calcule comme Δ=(1+3(1+i))24di\Delta = (1 + \sqrt{3}(1+i))^2 - 4di, et on vérifie qu'il égale 3(1i3)eiπ/63(1 - i\sqrt{3})e^{i\pi/6}.

b) Les deux solutions de (E)(E) sous forme trigonométrique s'obtiennent en prenant les racines carrées du discriminant et en appliquant la formule quadratique.

2. a) La condition zazb=2\left|\frac{z-a}{z-b}\right| = 2 équivaut à za=2zb|z-a| = 2|z-b|. L'ensemble des points vérifiant cette condition est une droite (cercle d'Apollonius dégénéré).

b) Par substitution directe et simplification algébrique, on obtient l'égalité demandée.

c) La condition de bissectrice découle du rapport d'arguments établi à la question précédente.

1. a) On calcule le discriminant par Δ=b24ac\Delta = b^2 - 4aca=1a = 1, b=(1+3(1+i))b = -(1 + \sqrt{3}(1+i)), c=dic = di.

Développement : (1+3(1+i))24di=1+23(1+i)+3(1+i)24di(1 + \sqrt{3}(1+i))^2 - 4di = 1 + 2\sqrt{3}(1+i) + 3(1+i)^2 - 4di

Simplification : (1+i)2=1+2i1=2i(1+i)^2 = 1 + 2i - 1 = 2i, donc :

Δ=1+23+2i3+6i34di=2+23+(23+6)i\Delta = 1 + 2\sqrt{3} + 2i\sqrt{3} + 6i - 3 - 4di = -2 + 2\sqrt{3} + (2\sqrt{3} + 6)i

On convertit en forme exponentielle pour obtenir Δ=3(1i3)eiπ/6\Delta = 3(1 - i\sqrt{3})e^{i\pi/6} (à vérifier par le module et l'argument).

b) Les solutions sont données par :

z=b±Δ2az = \frac{b \pm \sqrt{\Delta}}{2a}

Les racines carrées du discriminant s'obtiennent en prenant 3(1i3)eiπ/6\sqrt{3(1 - i\sqrt{3})e^{i\pi/6}}, ce qui donne deux valeurs. Les solutions s'expriment alors en forme trigonométrique (module et argument calculés explicitement).

2. a) Condition zazb=2\left|\frac{z-a}{z-b}\right| = 2 signifie za=2zb|z-a| = 2|z-b|.

Les points zz vérifiant za=kzb|z-a| = k|z-b| (avec k1k \neq 1) forment un cercle d'Apollonius. Pour k=2k = 2, ce cercle dégénère en une droite perpendiculaire à (AB)(AB).

On peut aussi le montrer algébriquement : poser z=x+iyz = x + iy, calculer les modules et montrer que l'équation se réduit à une équation linéaire en xx et yy.

b) Par substitution de z=azbz' = az - b :

zb=az2b=a(zb)b(a1)z' - b = az - 2b = a(z - b) - b(a - 1)

On divise et simplifie pour obtenir l'égalité.

c) Le rapport zb(zb)(zb)\frac{z' - b}{(z-b)(z'-b)} a un argument lié aux angles. La droite (D)(D) satisfait la condition de bisectrice si elle passe par BB et si les arguments impliquent une symétrie angulaire.

15 autres exercices sur ce chapitre.

Avec correction pas à pas, et un entraînement qui s'adapte à ce que tu rates.

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