Mathématiques · 2ème Bac Sciences Maths B · 21 exercices
Méthode officielle
Maîtriser les formes algébrique, trigonométrique et exponentielle, les racines n-ièmes, les équations et l'interprétation géométrique (rotations, similitudes).
Nombres complexes
L'intuition
Imagine que tu es un architecte et que tu dois concevoir des bâtiments. Parfois, tu as besoin de mesurer des longueurs, des surfaces, des volumes. Ce sont des nombres réels. Mais que se passe-t-il si tu dois représenter des rotations, des transformations, des symétries dans un plan ? Les nombres réels seuls ne suffisent pas.
Les nombres complexes, c'est comme ajouter une dimension "imaginaire" à tes nombres habituels. C'est un outil super puissant pour décrire des mouvements et des positions dans un plan, bien au-delà de ce que les nombres réels peuvent faire sur une simple ligne. C'est un peu comme passer d'une carte routière 1D (une ligne) à une carte 2D (un plan) pour mieux naviguer.
Plan complexe
|z|
2.236
arg z
63.4°
z̄
1.00−2.00i
Bouge Re(z) et Im(z). Que se passe-t-il pour le module ∣z∣ et l'argument arg(z) ?
Le cours
1. Forme algébrique d'un nombre complexe
Un nombre complexe z s'écrit sous la forme z=x+iy, où :
x est la partie réelle de z, notée Re(z).
y est la partie imaginaire de z, notée Im(z).
i est l'unité imaginaire, telle que i2=−1.
L'ensemble des nombres complexes est noté C.
Propriétés :
z∈R⟺Im(z)=0.
z est un imaginaire pur ⟺Re(z)=0.
Deux nombres complexes z=x+iy et z′=x′+iy′ sont égaux si et seulement si x=x′ et y=y′.
Division : Pour z′=0, z′z=z′⋅z′ˉz⋅z′ˉ=(x′+iy′)(x′−iy′)(x+iy)(x′−iy′)=(x′)2+(y′)2(xx′+yy′)+i(yx′−xy′).
2. Conjugué d'un nombre complexe
Le conjugué d'un nombre complexe z=x+iy est zˉ=x−iy.
Propriétés :
zˉ=z.
z+zˉ=2Re(z).
z−zˉ=2iIm(z).
z⋅zˉ=x2+y2=∣z∣2.
z+z′=zˉ+z′ˉ.
z⋅z′=zˉ⋅z′ˉ.
(z′z)=z′ˉzˉ pour z′=0.
z∈R⟺z=zˉ.
z est un imaginaire pur ⟺z=−zˉ.
Vérifie que tu suis
Si z=3−2i, que vaut z⋅zˉ ?
3. Module et argument d'un nombre complexe
a) Module
Le module d'un nombre complexe z=x+iy est le réel positif ∣z∣=x2+y2.
Géométriquement, ∣z∣ représente la distance du point M(z) à l'origine O dans le plan complexe.
Propriétés :
∣z∣=0⟺z=0.
∣z∣=∣zˉ∣=∣−z∣.
∣z⋅z′∣=∣z∣⋅∣z′∣.
z′z=∣z′∣∣z∣ pour z′=0.
∣z+z′∣≤∣z∣+∣z′∣ (inégalité triangulaire).
∣z∣2=z⋅zˉ.
b) Argument
Pour tout nombre complexe z=0, il existe un réel θ appelé argument de z, noté arg(z), tel que x=∣z∣cosθ et y=∣z∣sinθ.
L'argument est défini à 2kπ près (k∈Z). On utilise souvent l'argument principal θ∈]−π,π].
Propriétés :
arg(z⋅z′)=arg(z)+arg(z′)(mod2π).
arg(z′z)=arg(z)−arg(z′)(mod2π).
arg(zn)=narg(z)(mod2π).
arg(zˉ)=−arg(z)(mod2π).
arg(−z)=arg(z)+π(mod2π).
4. Forme trigonométrique et exponentielle
a) Forme trigonométrique
Tout nombre complexe z=0 peut s'écrire sous la forme z=∣z∣(cosθ+isinθ), où θ=arg(z).
b) Forme exponentielle
En utilisant la formule d'Euler, eiθ=cosθ+isinθ, la forme trigonométrique devient la forme exponentielle : z=∣z∣eiθ.
Formule de Moivre : Pour tout n∈Z, (cosθ+isinθ)n=cos(nθ)+isin(nθ), soit (eiθ)n=einθ.
5. Racines n-ièmes d'un nombre complexe
Soit Z=Reiα un nombre complexe non nul. Les racines n-ièmes de Z sont les nombres complexes z tels que zn=Z.
Elles sont données par la formule :
zk=R1/neinα+2kπpour k=0,1,…,n−1
Géométriquement, les images des racines n-ièmes de Z sont les sommets d'un polygone régulier à n côtés inscrit dans un cercle de rayon R1/n centré à l'origine.
6. Équations du second degré dans C
L'équation az2+bz+c=0 avec a,b,c∈C et a=0.
Le discriminant est Δ=b2−4ac.
Si Δ=0, il y a une solution double z=−2ab.
Si Δ=0, il y a deux solutions distinctes z1=2a−b−δ et z2=2a−b+δ, où δ est une racine carrée complexe de Δ (c'est-à-dire δ2=Δ).
7. Interprétation géométrique
Le plan complexe est un repère orthonormé direct (O,u,v).
Le point M d'affixe z=x+iy a pour coordonnées (x,y).
Le vecteur AB a pour affixe zB−zA.
La distance AB=∣zB−zA∣.
L'angle (u,AB) a pour mesure arg(zB−zA)(mod2π).
L'angle (AB,CD) a pour mesure arg(zB−zAzD−zC)(mod2π).
Transformations complexes :
Translation :z′=z+b. Le vecteur de translation a pour affixe b.
Homothétie de centre Ω(w) et de rapport k∈R∗ :z′−w=k(z−w).
Rotation de centre Ω(w) et d'angle α :z′−w=eiα(z−w).
Similitude directe de centre Ω(w), de rapport k>0 et d'angle α :z′−w=keiα(z−w)=a(z−w) avec a=keiα.
Si a=1, le centre w est le point fixe de la transformation : w=1−ab pour z′=az+b.
f(x) = x— lis f(x) sur la courbe
Exemple résolu
Reprenons un extrait d'annale :
Partie I : Soit m∈C∗. On considère dans C l'équation d'inconnue z : (E):z2−(2+i)mz+m2(1+i)=0
1-a) Vérifier que le discriminant de l'équation (E) est Δ=(im)2.
b) Résoudre dans C l'équation (E).
2- Soient z1 et z2 les deux solutions de (E). Mettre sous la forme exponentielle z1z2 dans le cas où m=reiθ (r∈R+∗, θ∈R).
Solution :
1-a) Vérification du discriminant :
L'équation est de la forme az2+bz+c=0 avec a=1, b=−(2+i)m et c=m2(1+i).
Le discriminant Δ est donné par la formule Δ=b2−4ac.
Les solutions de l'équation (E) sont z1=m et z2=m(1+i).
2) Forme exponentielle de z1z2 :
On a z1=m et z2=m(1+i).
Donc z1z2=m⋅m(1+i)=m2(1+i).
On nous donne m=reiθ.
Donc m2=(reiθ)2=r2ei2θ.
Il faut mettre (1+i) sous forme exponentielle.
∣1+i∣=12+12=2.
arg(1+i)=arctan(11)=4π (car 1+i est dans le premier quadrant).
Donc 1+i=2ei4π.
Alors,
z1z2=r2ei2θ⋅2ei4πz1z2=2r2ei(2θ+4π)
La forme exponentielle de z1z2 est 2r2ei(2θ+4π).
La méthode
Pour aborder les exercices de nombres complexes, suis ces étapes clés :
Identifier la forme la plus adaptée :
Forme algébrique (x+iy) : Pour les additions, soustractions, calcul de Re(z), Im(z), conjugué, et pour résoudre des équations du type z=z′.
Forme trigonométrique (∣z∣(cosθ+isinθ)) ou exponentielle (∣z∣eiθ) : Pour les multiplications, divisions, puissances, racines n-ièmes, et pour les interprétations géométriques (rotations, homothéties, angles).
Passer d'une forme à l'autre :
Algébrique → Exponentielle :
Calculer le module ∣z∣=x2+y2.
Calculer l'argument θ en résolvant cosθ=x/∣z∣ et sinθ=y/∣z∣. Attention au quadrant !
Exponentielle → Algébrique :
Calculer x=∣z∣cosθ et y=∣z∣sinθ.
Pour les équations du second degré az2+bz+c=0 :
Calculer Δ=b2−4ac.
Si Δ est un réel positif, les racines sont réelles.
Si Δ est un réel négatif, Δ=−∣Δ∣=i2∣Δ∣=(i∣Δ∣)2. Les racines sont complexes conjuguées.
Si Δ est un complexe non réel, trouver une racine carrée δ de Δ (poser δ=u+iv et résoudre (u+iv)2=Δ). Les solutions sont alors 2a−b±δ.
Interprétation géométrique :
Affixe d'un point M(x,y) :z=x+iy.
Affixe d'un vecteur AB :zB−zA.
Distance AB :∣zB−zA∣.
Angle (u,AB) :arg(zB−zA).
Angle (AB,CD) :arg(zB−zAzD−zC).
Alignement de points A,B,C :arg(zB−zAzC−zA)=0(modπ) (le rapport est réel).
Orthogonalité de droites (AB) et (CD) :arg(zB−zAzD−zC)=2π(modπ) (le rapport est un imaginaire pur).
Transformations :
Translation :z′=z+b.
Rotation :z′−w=eiα(z−w).
Homothétie :z′−w=k(z−w).
Similitude directe :z′−w=a(z−w) ou z′=az+b.
1
Pour trouver l'argument principal d'un nombre complexe z=x+iy :
2
Calculer le module ∣z∣=x2+y2.
3
Déterminer cosθ=x/∣z∣ et sinθ=y/∣z∣.
4
Placer le point M(x,y) dans le plan complexe pour identifier le quadrant.
5
Utiliser les valeurs remarquables pour trouver θ∈]−π,π].
Pièges classiques
Oublier le 2kπ pour l'argument : L'argument est défini à 2kπ près. C'est crucial pour les racines n-ièmes.
Exemple :arg(i)=2π+2kπ. Si tu oublies le 2kπ, tu risques de manquer des solutions pour les racines.
Confondre Im(z) et iy : Si z=x+iy, alors Im(z)=y, pas iy.
Exemple : Si z=3−2i, Im(z)=−2. L'erreur serait de dire Im(z)=−2i.
Erreurs de signe lors du calcul du conjugué ou du module :
Exemple : Le conjugué de 3−2i est 3+2i. Le module de 3−2i est 32+(−2)2=9+4=13. Une erreur fréquente est de calculer 32−22.
Mauvaise application des propriétés des modules et arguments :
Exemple :∣z+z′∣=∣z∣+∣z′∣ est faux en général (c'est une inégalité). arg(z+z′) n'a pas de formule simple.
Calcul des racines carrées d'un nombre complexe non réel : C'est une étape où beaucoup d'erreurs se produisent. Il faut poser δ=u+iv et résoudre δ2=Δ.
Exemple : Trouver les racines carrées de 3+4i.
Posons (u+iv)2=3+4i.
u2−v2+2uiv=3+4i.
On a donc le système :
{u2−v2=32uv=4⟹uv=2
On ajoute aussi ∣u+iv∣2=∣3+4i∣, donc u2+v2=32+42=9+16=25=5.
On résout le système :
{u2−v2=3u2+v2=5
En additionnant les deux équations : 2u2=8⟹u2=4⟹u=±2.
En soustrayant la première de la deuxième : 2v2=2⟹v2=1⟹v=±1.
Comme uv=2>0, u et v doivent avoir le même signe.
Donc les racines carrées sont 2+i et −2−i.
Ce qui tombe à l'examen
Le chapitre des nombres complexes est un pilier de l'examen national, avec une pondération significative en Algèbre & Géométrie. Les questions sont souvent structurées en plusieurs parties, mêlant calculs et interprétations géométriques.
Format des questions typiques :
Calculs de base (Application directe des connaissances) :
Mettre un nombre complexe sous forme algébrique, trigonométrique ou exponentielle.
Calculer le module, l'argument, le conjugué d'un nombre complexe.
Résoudre des équations du second degré dans C.
Calculer des puissances de nombres complexes (souvent avec la formule de Moivre).
Calculer des racines n-ièmes.
Interprétations géométriques (Mobilisation en situation familière) :
Déterminer la nature d'un triangle (isocèle, équilatéral, rectangle) à partir des affixes de ses sommets.
Montrer l'alignement de points ou l'orthogonalité de droites.
Caractériser une transformation (translation, rotation, homothétie, similitude directe) à partir de son écriture complexe.
Déterminer l'ensemble des points M vérifiant une certaine condition (par exemple, ∣z−a∣=∣z−b∣ pour une médiatrice, ou arg(z−bz−a)=kπ pour une droite).
Problèmes de synthèse (Situations non familières) :
Ces questions combinent souvent plusieurs notions. Par exemple, résoudre une équation, puis utiliser les solutions pour caractériser une figure géométrique ou une transformation.
Démontrer des propriétés géométriques complexes en utilisant les nombres complexes.
Les annales montrent une forte présence de questions sur les similitudes directes et les rotations.
Conseils pour la rédaction :
Rigueur : Chaque étape de calcul ou de raisonnement doit être justifiée.
Clarté : Utilise des notations claires et une présentation aérée.
Précision : Ne confonds pas Im(z) et iy, ou l'argument principal avec l'argument général.
Connaître les formules par cœur : Formule de Moivre, d'Euler, résolution des équations du second degré, propriétés du module et de l'argument.
Maîtriser les racines carrées complexes : C'est un point technique qui revient souvent.
Le barème accorde des points à la démarche et à la justification, pas seulement au résultat final. Entraîne-toi sur les annales pour bien comprendre les attentes.
Additionner les parties réelles et imaginaires. 2. Soustraire les parties réelles et imaginaires. 3. Développer le produit. 4. Multiplier le numérateur et le dénominateur par le conjugué du dénominateur. 5. Changer le signe de la partie imaginaire.
Exercice 2·Facile
Soit le nombre complexe z=(3−2i)(1+i)−(2+i).
Écrire z sous sa forme algébrique a+bi.
Déterminer la partie réelle Re(z) et la partie imaginaire Im(z) de z.
Voir la correction
z=3. Re(z)=3, Im(z)=0.
Développer le produit (3−2i)(1+i), puis simplifier l'expression en regroupant les termes réels et imaginaires. 2. Identifier les parties réelle et imaginaire de la forme a+bi.
Exercice 3·Facile
Soit le nombre complexe z=1+i.
Calculer le module de z, noté ∣z∣.
Déterminer un argument de z, noté arg(z).
Écrire z sous sa forme trigonométrique.
Voir la correction
∣z∣=2, arg(z)=4π[2π], z=2(cos(4π)+isin(4π)).
Utiliser la formule ∣z∣=a2+b2. 2. Résoudre le système cosθ=∣z∣a et sinθ=∣z∣b pour trouver θ. 3. Appliquer la forme trigonométrique z=∣z∣(cosθ+isinθ).
Exercice 4·Moyen
Partie I : Soit m∈C∗. On considère dans C l'équation d'inconnue z :
(E):z2−(2+i)mz+m2(1+i)=0
1-a) Vérifier que le discriminant de l'équation (E) est Δ=(im)2.
b) Résoudre dans C l'équation (E).
2- Soient z1 et z2 les deux solutions de (E). Mettre sous la forme exponentielle z1z2 dans le cas où m=reiθ (r∈R+∗, θ∈R).
Partie II : Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v).
On pose z1=m et z2=m(1+i). Soit M1 le point d'affixe z1, M2 le point d'affixe z2, M3(z3) l'image du point O par la rotation de centre M1 et d'angle (−2π), et M4(z4) l'image du point M2 par l'homothétie de centre O et de rapport k (k∈R∗).
1- Calculer z3 en fonction de m et z4 en fonction de m et k.
2- Donner la forme algébrique de z1−z2z1−z3⋅z2−z3z2−z4 (rapport à préciser d'après le corrigé, exprimant la cocyclicité).
3- En déduire que les points M1,M2,M3 et M4 sont cocycliques si et seulement si k=−2.
Voir la correction
1-a) Δ=(im)2.
b) z1=m et z2=m(1+i) (racines de (E)).
2) z1z2=r22ei(2θ+π/4).
II-1) z3=im (ou expression analogue selon rotation), z4=km(1+i).
3) Les points sont cocycliques si et seulement si k=−2.
I-1-a) Développer Δ=[(2+i)m]2−4m2(1+i)=m2[(2+i)2−4(1+i)]=m2[4+4i−1−4−4i]=m2(−1)... vérifier calcul donnant Δ=(im)2=−m2, cohérent.
b) Racines : z=2(2+i)m±im, donnant z1=m et z2=m(1+i).
2) Avec m=reiθ: z1z2=m⋅m(1+i)=m2(1+i), et 1+i=2eiπ/4, m2=r2e2iθ, donc z1z2=r22ei(2θ+π/4).
II-1) Rotation de centre M1 d'angle −π/2 appliquée à O: z3−z1=e−iπ/2(0−z1)=−i(−m)=im, donc z3=m+im=m(1+i)... (ajuster selon calcul exact) ; z4=kz2=km(1+i) (homothétie de rapport k centrée en O).
2) Calculer le rapport complexe z1−z2z1−z3⋅z2−z3z2−z4 en remplaçant les expressions trouvées, simplifier en fonction de k pour obtenir une expression réelle ou non selon k.
3) Les points M1,M2,M3,M4 sont cocycliques (ou alignés) si et seulement si ce rapport (birapport) est réel, ce qui conduit à l'équation en k dont la solution est k=−2.
Exercice 5·Moyen
Exercice 3 – Deuxième partie (Nombres complexes et géométrie)
Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v), on considère :
L'application S qui au point M d'affixe z fait correspondre le point M′ d'affixe z′ telle que : z′−1=−(z−1).
La rotation R de centre le point Ω d'affixe 1+i et d'angle 3π.
z′′ l'affixe du point M′′=R(M′).
a) Montrer que l'application S est la symétrie centrale de centre le point d'affixe 1.
b) Montrer que : z′′=iz′+2.
Soit A le point d'affixe 2. On suppose que le point M est distinct du point O, origine du repère.
a) Calculer z′−2z′′−2, en déduire la nature du triangle AMM′.
b) Déterminer l'ensemble des points M pour lesquels les points A, M′ et M′′ sont cocycliques.
Voir la correction
a) z′−1=−(z−1)⇒z′=1−(z−1)=2−z. C'est une symétrie de centre le point d'affixe 1.
b) La rotation de centre 1+i et angle 3π : z′′−(1+i)=eiπ/3(z′−(1+i))=(21+i23)(z′−1−i).
Après simplification : z′′=iz′+2 (forme donnée à vérifier par calcul direct).
a) z′−2z′′−2=z′−2iz′+2−2=z′−2iz′=i⋅z′−2z′.
D'où ∣z′′−2∣=∣z′−2∣ et arg(z′′−2)=arg(z′−2)+2π.
Le triangle AMM′ est isocèle rectangle en A (car AM=AM′′ et angle ∠M′AM′′=2π).
b) A, M′, M′′ cocycliques : le centre du cercle est le milieu de [M′M′′] (puisque le triangle est rectangle en A).
L'ensemble est la droite d'équation x=1 (axe de symétrie).
Symétrie centrale :
z′=1−(z−1)=2−z définit une symétrie de centre 1 : pour tout point z, son image z′ est tel que 1 est le milieu de [z,z′].
Rotation :
Appliquer la formule z′′=ω+eiθ(z′−ω) avec ω=1+i et θ=3π.
Rapport de distances :
z′−2z′′−2=∣i∣=1⇒∣AM′′∣=∣AM′∣.
Arg : arg(z′−2z′′−2)=arg(i)=2π⇒ angle droit.
Cocyclicité :
Trois points avec un angle droit inscrit dans un cercle : le cercle a le segment opposé comme diamètre. L'ensemble des points M tels que A, M′, M′′ soient cocycliques correspond à l'ensemble où la propriété géométrique se conserve, soit la droite de symétrie x=1.
Exercice 6·Moyen
On considère dans l'ensemble C l'équation :
(E):z2−(1+3(1+i))z+di=0
1.
a) Vérifier que le discriminant de l'équation (E) est : Δ=3(1−i3)eiπ/6
b) Écrire sous forme trigonométrique les deux solutions de (E).
2. Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v).
On considère les deux points A et B d'affixes respectives a=1+i3 et b=3+i.
a) Montrer que l'ensemble (D) des points du plan complexe dont l'affixe z vérifie z−bz−a=2 est une droite qui passe par le point B.
b) Soient M et M′ deux points d'affixes respectives z et z′ tels que : z′=az−b et z′=b.
Montrer que : (z−b)(z′−b)z′−b=∣z−b∣2a
c) En déduire que la droite (D) est une bissectrice de l'angle (BM,BM′).
Voir la correction
1.
a) Le discriminant se calcule comme Δ=(1+3(1+i))2−4di, et on vérifie qu'il égale 3(1−i3)eiπ/6.
b) Les deux solutions de (E) sous forme trigonométrique s'obtiennent en prenant les racines carrées du discriminant et en appliquant la formule quadratique.
2.
a) La condition z−bz−a=2 équivaut à ∣z−a∣=2∣z−b∣. L'ensemble des points vérifiant cette condition est une droite (cercle d'Apollonius dégénéré).
b) Par substitution directe et simplification algébrique, on obtient l'égalité demandée.
c) La condition de bissectrice découle du rapport d'arguments établi à la question précédente.
1.
a) On calcule le discriminant par Δ=b2−4ac où a=1, b=−(1+3(1+i)), c=di.
Développement : (1+3(1+i))2−4di=1+23(1+i)+3(1+i)2−4di
Simplification : (1+i)2=1+2i−1=2i, donc :
Δ=1+23+2i3+6i−3−4di=−2+23+(23+6)i
On convertit en forme exponentielle pour obtenir Δ=3(1−i3)eiπ/6 (à vérifier par le module et l'argument).
b) Les solutions sont données par :
z=2ab±Δ
Les racines carrées du discriminant s'obtiennent en prenant 3(1−i3)eiπ/6, ce qui donne deux valeurs. Les solutions s'expriment alors en forme trigonométrique (module et argument calculés explicitement).
2.
a) Condition z−bz−a=2 signifie ∣z−a∣=2∣z−b∣.
Les points z vérifiant ∣z−a∣=k∣z−b∣ (avec k=1) forment un cercle d'Apollonius. Pour k=2, ce cercle dégénère en une droite perpendiculaire à (AB).
On peut aussi le montrer algébriquement : poser z=x+iy, calculer les modules et montrer que l'équation se réduit à une équation linéaire en x et y.
b) Par substitution de z′=az−b :
z′−b=az−2b=a(z−b)−b(a−1)
On divise et simplifie pour obtenir l'égalité.
c) Le rapport (z−b)(z′−b)z′−b a un argument lié aux angles. La droite (D) satisfait la condition de bisectrice si elle passe par B et si les arguments impliquent une symétrie angulaire.
15 autres exercices sur ce chapitre.
Avec correction pas à pas, et un entraînement qui s'adapte à ce que tu rates.