Espaces vectorielsSM-A · SM-B

Montrer qu'une partie est un sous-espace vectoriel

Contient 0, et stable par combinaison linéaire.

La méthode attendue

  1. 1Montrer que le vecteur nul appartient à F.
  2. 2Montrer que pour tous u, v de F et tout réel λ, u + λv appartient à F.
  3. 3Conclure que F est un sous-espace vectoriel de E.

Le piège

Oublier de vérifier que 0 appartient à F. C'est la vérification la plus rapide et celle qui élimine le plus de faux sous-espaces.S'entraîner sur cette méthode

Cette méthode au national

1 question d'examens nationaux demandent cette méthode.

  • NATIONAL 2017 · rattrapage4 pts
    On rappelle que (R,+,×)(\mathbb{R}, +, \times) est un corps commutatif, que (M2(R),+)(M_2(\mathbb{R}), +) est un espace vectoriel réel et que (M2(R),+,×)(M_2(\mathbb{R}), +, \times) est un anneau unitaire, non commutatif et non intègre. On pose :…

    la correction

    1. EE est un sous-espace vectoriel de dimension 2 de (M2(R),+)(M_2(\mathbb{R}), +) avec base {I,J}\{I, J\}. 2.a) Pour (x1,y1),(x2,y2)R2(x_1, y_1), (x_2, y_2) \in \mathbb{R}^2 : M(x1,y1)×M(x2,y2)=M(x1x2+y1y2,x1y2+y1x2)EM(x_1, y_1) \times M(x_2, y_2) = M(x_1x_2 + y_1y_2, x_1y_2 + y_1x_2) \in E 2.b) (E,+,×)(E, +, \times) est un anneau unitaire commutatif avec élément unité II et multiplication commutative. 3.a) φ\varphi est un isomorphisme de groupe de (C,×)(\mathbb{C}^*, \times) sur (E,×)(E^*, \times) car : φ((x1+iy1)(x2+iy2))=φ(x1+iy1)×φ(x2+iy2)\varphi((x_1+iy_1)(x_2+iy_2)) = \varphi(x_1+iy_1) \times \varphi(x_2+iy_2) et φ\varphi est bijective. 3.b) (E,×)(E^*, \times) est un groupe commutatif isomorphe à (C,×)(\mathbb{C}^*, \times). 3.c) J2=IJ^2 = I donc J2017=J2016×J=I×J=JJ^{2017} = J^{2016} \times J = I \times J = J. L'inverse de M(3,3i)M(3, 3i) est M(318,318)=M(16,16)M\left(\frac{3}{18}, \frac{-3}{18}\right) = M\left(\frac{1}{6}, -\frac{1}{6}\right). 4. (E,+,×)(E, +, \times) est un corps commutatif : pour tout M(x,y)M(0,0)M(x,y) \neq M(0,0), il existe un inverse dans EE^* qui, par associativité avec la structure d'anneau, en fait un corps.
    ce que le barème veut ·
    Étapes complètes :
    1. Sous-espace vectoriel : Montrer que EE contient M(0,0)M(0,0), est stable par addition (M(x1,y1)+M(x2,y2)=M(x1+x2,y1+y2)EM(x_1,y_1) + M(x_2,y_2) = M(x_1+x_2, y_1+y_2) \in E) et par multiplication scalaire. Base : {I,J}\{I, J\} car M(x,y)=xI+yJM(x,y) = xI + yJ.
    2.a) Stabilité multiplicative : M(x1,y1)×M(x2,y2)=(x1x2+y1y2x1y2+y1x2x1y2+y1x2x1x2+y1y2)=M(x1x2+y1y2,x1y2+y1x2)EM(x_1,y_1) \times M(x_2,y_2) = \begin{pmatrix} x_1x_2+y_1y_2 & x_1y_2+y_1x_2 \\ x_1y_2+y_1x_2 & x_1x_2+y_1y_2 \end{pmatrix} = M(x_1x_2+y_1y_2, x_1y_2+y_1x_2) \in E 2.b) Anneau commutatif : (E,+)(E,+) est groupe abélien ; distributivité héritée de M2(R)M_2(\mathbb{R}) ; IEI \in E est élément unité ; M(x1,y1)×M(x2,y2)=M(x2,y2)×M(x1,y1)M(x_1,y_1) \times M(x_2,y_2) = M(x_2,y_2) \times M(x_1,y_1) (commutativité du produit en R\mathbb{R}). 3.a) Isomorphisme : φ(z1z2)=M(Re(z1z2),Im(z1z2))=M(Re(z1),Im(z1))×M(Re(z2),Im(z2))=φ(z1)×φ(z2)\varphi(z_1z_2) = M(\text{Re}(z_1z_2), \text{Im}(z_1z_2)) = M(\text{Re}(z_1), \text{Im}(z_1)) \times M(\text{Re}(z_2), \text{Im}(z_2)) = \varphi(z_1) \times \varphi(z_2) ; bijection évidente. 3.b) Groupe commutatif : Image de groupe commutatif par isomorphisme. 3.c) Puissance : J2=IJ2017=J2×1008+1=JJ^2 = I \Rightarrow J^{2017} = J^{2 \times 1008 + 1} = J. Pour l'inverse de M(3,3i)M(3,3i), noter que dans C\mathbb{C}^*, (3+3ii)1=(33i)/(9+9)=(33i)/18(3+3i\cdot i)^{-1} = (3-3i)/(9+9) = (3-3i)/18, d'où l'inverse est…
  • TYPE BAC3 pts
    Montrer que F={(x,y,z)R3/x+y+z=0}F = \{(x,y,z)\in \mathbb{R}^{3} / x+y+z=0\} est un sous-espace vectoriel de R3\mathbb{R}^{3} et donner sa dimension.

    la correction

    F non vide (0∈F) et stable par combinaison linéaire → sous-espace. Base (1,-1,0),(1,0,-1), dim F = 2.
    ce que le barème veut · Critère du sous-espace + exhiber une base pour la dimension.
  • TYPE BAC3 pts
    Montrer que F={(x,y)R2/y=3x}F = \{(x,y) \in \mathbb{R}^2 / y = -3x\} est un sous-espace vectoriel de R2\mathbb{R}^2.

    la correction

    FF est un sous-espace vectoriel de R2\mathbb{R}^2.
    ce que le barème veut ·
    1. Vérifier que le vecteur nul (0,0)(0,0) appartient à FF. 2. Vérifier la stabilité par addition vectorielle. 3. Vérifier la stabilité par multiplication scalaire.
  • TYPE BAC3 pts
    Soit E={(x,y)R2/x0 et y0}E = \{(x,y) \in \mathbb{R}^2 / x \ge 0 \text{ et } y \ge 0\}. Est-ce que EE est un sous-espace vectoriel de R2\mathbb{R}^2? Justifier votre réponse.

    la correction

    Non, EE n'est pas un sous-espace vectoriel de R2\mathbb{R}^2.
    ce que le barème veut ·
    1. Vérifier si EE est stable par multiplication scalaire. 2. Choisir un vecteur uEu \in E (ex: (1,1)(1,1)) et un scalaire λ<0\lambda < 0 (ex: 1-1). 3. Montrer que λuE\lambda u \notin E.
  • TYPE BAC2 pts
    Dans l'espace vectoriel réel R3\mathbb{R}^3, on considère F={(x,y,z)R3x2y+z=0}F=\{(x,y,z)\in\mathbb{R}^3\mid x-2y+z=0\}. Montrer que FF est un sous-espace vectoriel de R3\mathbb{R}^3.

    la correction

    On définit l'application linéaire φ:R3R\varphi:\mathbb{R}^3\to\mathbb{R} par φ(x,y,z)=x2y+z\varphi(x,y,z)=x-2y+z. Alors F=ker(φ)F=\ker(\varphi). Or le noyau d'une application linéaire est un sous-espace vectoriel. Donc FF est un sous-espace vectoriel de R3\mathbb{R}^3.
    ce que le barème veut ·
    • Poser φ(x,y,z)=x2y+z\varphi(x,y,z)=x-2y+z.
    • Vérifier que φ\varphi est linéaire.
    • Conclure que F=ker(φ)F=\ker(\varphi) est un sous-espace vectoriel.
  • TYPE BAC2 pts
    Donner la dimension du sous-espace vectoriel de R3\mathbb{R}^3 engendré par les vecteurs u=(1,2,0)u=(1,2,0) et v=(2,4,0)v=(2,4,0).

    la correction

    On a v=2uv=2u. Les deux vecteurs sont colinéaires, donc l'espace engendré est la droite vectorielle Vect(u)\mathrm{Vect}(u). Sa dimension est 11.
    ce que le barème veut · Observer la colinéarité des vecteurs générateurs.
  • TYPE BAC4 pts
    Dans R2\mathbb{R}^2, on considère F={(x,y)R22xy=0}F=\{(x,y)\in\mathbb{R}^2\mid 2x-y=0\}.
    1. Montrer que FF est un sous-espace vectoriel de R2\mathbb{R}^2.
    2. Déterminer une base de FF et sa dimension.

    la correction

    1. On a F={(x,y)R2y=2x}F=\{(x,y)\in\mathbb{R}^2\mid y=2x\}.
    • 0R2=(0,0)F0_{\mathbb{R}^2}=(0,0)\in F car 200=02\cdot 0-0=0.
    • Soient u=(x,y)Fu=(x,y)\in F et v=(x,y)Fv=(x',y')\in F. Alors 2xy=02x-y=0 et 2xy=02x'-y'=0. Donc 2(x+x)(y+y)=(2xy)+(2xy)=02(x+x')-(y+y')=(2x-y)+(2x'-y')=0, d'où u+vFu+v\in F.
    • Soit λR\lambda\in\mathbb{R} et u=(x,y)Fu=(x,y)\in F. Alors 2(λx)λy=λ(2xy)=02(\lambda x)-\lambda y=\lambda(2x-y)=0, donc λuF\lambda u\in F. Ainsi, FF est un sous-espace vectoriel de R2\mathbb{R}^2.
    1. Si (x,y)F(x,y)\in F, alors y=2xy=2x, donc (x,y)=x(1,2)(x,y)=x(1,2). Ainsi F=Vect((1,2))F=\mathrm{Vect}((1,2)). Comme (1,2)(0,0)(1,2)\neq (0,0), la famille ((1,2))((1,2)) est libre. Donc ((1,2))((1,2)) est une base de FF et dim(F)=1\dim(F)=1.
    ce que le barème veut ·
    Vérifier les trois conditions d'un sous-espace vectoriel : vecteur nul, stabilité par addition, stabilité par multiplication par un réel. Puis traduire la relation 2xy=02x-y=0 sous forme paramétrique pour écrire tout vecteur de FF comme multiple d'un seul vecteur non nul.

Tu veux vérifier que tu le tiens vraiment ?

Une séance : tu regardes, tu manipules, tu écris l'étape, on la corrige au barème.

Faire la séance
Montrer qu'une partie est un sous-espace vectoriel — le piège