Mathématiques · 2ème Bac Sciences de la Vie et de la Terre · 31 exercices
Méthode officielle
Maîtriser formes algébrique, trigonométrique et exponentielle, module et argument, résoudre équations dans C, et exploiter les nombres complexes en géométrie (affixes, transformations).
Nombres complexes
L'intuition
Khoya, imagine que tu as une équation simple comme x2+1=0. F'R, ma kaynch chi 7al, 7it un carré est toujours positif. Mais les maths, machi gha l'réel. Les nombres complexes, c'est comme si on a inventé un nouveau type de nombre, i, li kay7e9e9 i2=−1. C'est un peu comme si tu avais une nouvelle dimension pour tes nombres, une dimension "imaginaire". Kaykhalik tchouf les choses d'une autre manière, surtout f'la géométrie. C'est un peu comme passer d'une ligne droite à un plan.
Plan complexe
|z|
2.236
arg z
63.4°
z̄
1.00−2.00i
Observe comment le module ∣z∣ varie quand Im(z) change, et comment cela se traduit géométriquement.
Le cours
Les nombres complexes étendent l'ensemble des nombres réels R à un ensemble plus vaste, noté C, où l'équation x2+1=0 admet des solutions.
1. Forme algébrique d'un nombre complexe
Définition: Tout nombre complexe z peut s'écrire de manière unique sous la forme z=x+iy, où x et y sont des nombres réels, et i est l'unité imaginaire telle que i2=−1.
x est appelé la partie réelle de z, notée Re(z).
y est appelé la partie imaginaire de z, notée Im(z).
Si y=0, z est un nombre réel.
Si x=0, z est un nombre imaginaire pur.
Propriétés:
Égalité:z1=z2⟺Re(z1)=Re(z2) et Im(z1)=Im(z2).
Division: Pour diviser z2z1, on multiplie le numérateur et le dénominateur par le conjugué du dénominateur z2.
Vérifie que tu suis
Soit z1=2+3i et z2=1−i. Que vaut z1×z2 ?
2. Conjugué d'un nombre complexe
Définition: Le conjugué d'un nombre complexe z=x+iy est zˉ=x−iy.
Propriétés:
zˉ=z
z1+z2=z1ˉ+z2ˉ
z1z2=z1ˉz2ˉ
(z2z1)=z2ˉz1ˉ (si z2=0)
z+zˉ=2Re(z)
z−zˉ=2iIm(z)
zzˉ=x2+y2=∣z∣2 (très utile pour la division)
3. Module d'un nombre complexe
Définition: Le module d'un nombre complexe z=x+iy est le nombre réel positif ∣z∣=x2+y2. Géométriquement, si M est le point d'affixe z dans le plan complexe, ∣z∣ est la distance OM.
Définition: Pour un nombre complexe z=x+iy non nul, l'argument de z, noté arg(z), est l'angle θ (en radians) tel que x=∣z∣cosθ et y=∣z∣sinθ. On écrit z=∣z∣(cosθ+isinθ), c'est la forme trigonométrique.
θ est défini à 2kπ près (k∈Z). On choisit souvent l'argument principal dans ]−π,π].
Géométriquement, si M est le point d'affixe z, arg(z) est une mesure de l'angle orienté (u,OM), où u est le vecteur unitaire de l'axe des réels.
Propriétés:
arg(zˉ)=−arg(z)(mod2π)
arg(z1z2)=arg(z1)+arg(z2)(mod2π)
arg(z2z1)=arg(z1)−arg(z2)(mod2π)
arg(zn)=narg(z)(mod2π)
Vérifie que tu suis
Soit z=1+i3. Quel est son module et son argument principal ?
5. Forme exponentielle
Définition: La forme exponentielle d'un nombre complexe z non nul est z=reiθ, où r=∣z∣ et θ=arg(z). C'est une notation compacte de la forme trigonométrique, basée sur la formule d'Euler: eiθ=cosθ+isinθ.
Propriétés: (déduites des propriétés de l'argument et du module)
eiθ1eiθ2=ei(θ1+θ2)
eiθ2eiθ1=ei(θ1−θ2)
(eiθ)n=einθ (Formule de Moivre: (cosθ+isinθ)n=cos(nθ)+isin(nθ))
6. Équations du second degré dans C
On considère l'équation az2+bz+c=0 avec a,b,c∈R et a=0.
Le discriminant est Δ=b2−4ac.
Si Δ>0, il y a deux solutions réelles: z1,2=2a−b±Δ.
Si Δ=0, il y a une solution réelle double: z=2a−b.
Si Δ<0, il y a deux solutions complexes conjuguées: z1,2=2a−b±i−Δ.
f(x) = a*x^2 + b*x + c
Fais varier c. Que se passe-t-il quand c devient suffisamment grand pour que le discriminant soit négatif ? (Les racines ne sont plus visibles sur l'axe réel).
7. Nombres complexes et géométrie
Le plan complexe est un plan muni d'un repère orthonormé direct (O;u;v).
À tout nombre complexe z=x+iy, on associe un point M(x,y) appelé image de z, et z est l'affixe du point M.
L'affixe du vecteur AB est zAB=zB−zA.
La distance AB=∣zB−zA∣.
L'angle (u,AB) a pour mesure arg(zB−zA)(mod2π).
L'angle (AB,CD) a pour mesure arg(zB−zAzD−zC)(mod2π).
Transformations géométriques:
Translation de vecteur w d'affixe zw:z′=z+zw.
Homothétie de centre Ω d'affixe ω et de rapport k:z′−ω=k(z−ω).
Rotation de centre Ω d'affixe ω et d'angle α:z′−ω=eiα(z−ω).
Vérifie que tu suis
Dans le plan complexe, si zA=1+i et zB=3+3i, quelle est l'affixe du milieu I du segment [AB] ?
Exemple résolu
Extrait d'annale: Dans l'ensemble C des nombres complexes, on considère l'équation : (E):z2−2(2+6)z+16=0
a) Vérifier que le discriminant de l'équation (E) est Δ=(83−8)2.
b) En déduire les solutions de l'équation (E).
Soient les nombres complexes a=(6+2)+i(6−2), b=1+i3 et bˉ=1−i3.
a) Vérifier que bbˉ=a, puis en déduire que abˉ=4b.
b) Écrire les nombres b et a sous forme trigonométrique.
Solution:
a) L'équation est de la forme az2+bz+c=0 avec a=1, b=−2(2+6) et c=16.
Calculons le discriminant Δ=b2−4ac.
b2=(−2(2+6))2=4(2+6)2=4(2+212+6)=4(8+43)=32+163.
4ac=4×1×16=64.
Δ=(32+163)−64=163−32.
On nous demande de vérifier que Δ=(83−8)2.
Calculons (83−8)2=(83)2−2×83×8+82=64×3−1283+64=192−1283+64=256−1283.
Il y a une erreur dans l'énoncé de l'annale ou dans le Δ fourni. Reprenons le calcul de Δ et supposons que l'énoncé attend un Δ positif pour des solutions réelles.
Si Δ=(83−8)2, alors Δ=256−1283.
Notre calcul de Δ est 163−32. Ces deux valeurs ne sont pas égales.
Correction de l'énoncé pour que la question soit valide:
Supposons que l'énoncé voulait Δ=(8−83)2 ou que le coefficient b était différent.
Pour cet exemple, nous allons utiliser le Δ fourni par l'énoncé original, en reconnaissant qu'il y a une incohérence.
Si l'énoncé est correct, alors Δ=(83−8)2=256−1283.
Le discriminant est positif.
b) Les solutions de l'équation (E) sont z1,2=2a−b±Δ.
z1,2=2×12(2+6)±(83−8)2z1,2=22(2+6)±∣83−8∣
Puisque 83=64×3=192 et 8=64, on a 83−8>0.
Donc ∣83−8∣=83−8.
z1=22(2+6)+(83−8)=2+6+43−4z2=22(2+6)−(83−8)=2+6−43+4
a) Vérifions que bbˉ=a.
b=1+i3 et bˉ=1−i3.
bbˉ=(1+i3)(1−i3)=12−(i3)2=1−(−3)=1+3=4.
L'énoncé dit bbˉ=a. Donc a=4.
Mais a=(6+2)+i(6−2).
Il y a une autre incohérence dans l'énoncé.
Correction de l'énoncé pour que la question soit valide:
Supposons que a=4. Alors bbˉ=a est vérifié.
En déduire que abˉ=4b.
Si a=4, alors abˉ=4(1−i3).
Et 4b=4(1+i3).
Donc abˉ=4b.
Nouvelle correction de l'énoncé (basée sur une annale réelle similaire):
L'énoncé réel était: a=(6+2)+i(6−2), b=1+i3.
Vérifier que bbˉ=4. (Ce qui est vrai d'après notre calcul).
Puis vérifier que abˉ=4b.
abˉ=((6+2)+i(6−2))(1−i3)=(6+2)(1)+(6−2)3+i(−(6+2)3+(6−2)(1))=6+2+18−6+i(−18−6+6−2)=2+32+i(−32−2)=42−i42.
4b=4(1+i3)=4+i43.
Ces deux expressions ne sont pas égales.
Conclusion sur l'exemple d'annale: L'extrait d'annale fourni contient des incohérences qui rendent les questions impossibles à résoudre telles quelles. Pour un cours de référence, il est crucial d'utiliser un exemple cohérent. Nous allons donc utiliser un autre exemple d'annale pour la partie "Exemple résolu".
Nouvel exemple résolu (basé sur un extrait d'annale cohérent):
Résoudre dans C l'équation : z2−3z+1=0.
Soient les nombres complexes a=eiπ/3 et b=23+i21.
a) Écrire a sous forme algébrique.
b) Vérifier que ∣a∣=∣b∣.
Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v), on considère les points A, B et C d'affixes respectives a, b et a (conjugué de a).
Montrer que le point B est l'image du point A par une rotation dont on déterminera le centre et l'angle.
Solution:
Résolvons l'équation z2−3z+1=0.
C'est une équation du second degré de la forme az2+bz+c=0 avec a=1, b=−3 et c=1.
Calculons le discriminant Δ=b2−4ac.
Δ=(−3)2−4(1)(1)=3−4=−1.
Puisque Δ<0, il y a deux solutions complexes conjuguées: z1,2=2a−b±i−Δ.
z1,2=2(1)−(−3)±i−(−1)=23±i1=23±i.
Les solutions sont z1=23+i21 et z2=23−i21.
a) Écrivons a=eiπ/3 sous forme algébrique.
D'après la formule d'Euler, eiθ=cosθ+isinθ.
Donc a=cos(3π)+isin(3π).
On sait que cos(3π)=21 et sin(3π)=23.
Ainsi, a=21+i23.
b) Vérifions que ∣a∣=∣b∣.
On a a=21+i23. Son module est ∣a∣=(21)2+(23)2=41+43=44=1=1.
On a b=23+i21. Son module est ∣b∣=(23)2+(21)2=43+41=44=1=1.
Donc ∣a∣=∣b∣=1.
Montrons que le point B est l'image du point A par une rotation.
Une rotation de centre Ω d'affixe ω et d'angle α a pour expression complexe z′−ω=eiα(z−ω).
Si B est l'image de A par une rotation de centre O (donc ω=0), alors zB=eiαzA.
Calculons le rapport zAzB:
zA=21+i23=eiπ/3.
zB=23+i21.
Pour trouver la forme trigonométrique de zB:
∣zB∣=1 (calculé précédemment).
cosθ=23 et sinθ=21. Donc θ=6π.
Ainsi, zB=eiπ/6.
Maintenant, calculons zAzB=eiπ/3eiπ/6=ei(π/6−π/3)=ei(−π/6).
Donc zB=e−iπ/6zA.
Ceci correspond à l'expression d'une rotation de centre O (l'origine) et d'angle α=−6π.
La méthode
Identifier la forme la plus adaptée | Si l'exercice demande des additions/soustractions, privilégier la forme algébrique. Pour les multiplications/divisions/puissances, la forme exponentielle est la plus efficace. Pour les interprétations géométriques d'angles, la forme trigonométrique est clé.
Calculer avec rigueur | Appliquer les propriétés des opérations, du conjugué, du module et de l'argument. Ne pas oublier que i2=−1.
Interpréter géométriquement | Associer les nombres complexes à des points ou des vecteurs dans le plan complexe. Utiliser les modules pour les distances et les arguments pour les angles.
Vérifier la cohérence | Après chaque étape, s'assurer que le résultat est logique. Par exemple, un module doit toujours être un réel positif.
Pièges classiques
Tape pour voir pourquoi c'est faux — et la bonne version.
Khoya, un piège classique, c'est quand tu dois trouver l'argument principal dyal un nombre complexe. Machi gha t7seb arctan(y/x) w safi. Il faut regarder f'achmen quadrant kayn le point dyalek. Par exemple, si z=−1−i, arctan(−1/−1)=arctan(1)=π/4. Mais le point (−1,−1) kayn f'le troisième quadrant, donc l'argument principal ghaykoun −43π (ou 45π si tu prends l'intervalle [0,2π[). Fais attention à ça, 7it kayn li kayghlet f'les signes.
Ce qui tombe à l'examen
Les questions sur les nombres complexes à l'examen national suivent généralement un schéma prévisible, combinant calculs et interprétations géométriques.
Résolution d'équations du second degré dans C:
Calcul du discriminant Δ.
Application des formules des solutions z1,2.
Barème: 0.5 pts pour Δ, 0.5 pts pour les solutions.
Passage entre les formes (algébrique, trigonométrique, exponentielle):
Calcul du module et de l'argument d'un nombre complexe donné.
Écriture sous la forme demandée.
Barème: 0.5 pts pour le module, 0.5 pts pour l'argument, 0.5 pts pour la forme finale.
Calculs avec les nombres complexes:
Produits, quotients, puissances de nombres complexes.
Utilisation des propriétés du conjugué, module, argument.
Barème: 0.5 à 1 pt par calcul complexe, selon la difficulté.
Interprétation géométrique:
Calcul de distances (∣zB−zA∣).
Calcul d'angles orientés (arg(zB−zAzD−zC)).
Identification de transformations (translation, rotation, homothétie) ou de figures géométriques (triangle équilatéral, carré, alignement de points, etc.).
Barème: 0.5 à 1.5 pts par question géométrique, souvent décomposée en plusieurs sous-questions.
Ensembles de points:
Détermination de l'ensemble des points M(z) vérifiant une condition donnée (ex: ∣z−zA∣=R pour un cercle, ou Re(z)=k pour une droite).
Barème: 0.75 à 1 pt.
Il est fréquent qu'un exercice combine plusieurs de ces aspects, par exemple résoudre une équation, puis utiliser ses solutions pour des calculs et des interprétations géométriques. La rigueur de la rédaction et la justification de chaque étape sont essentielles pour obtenir tous les points.
Exercices corrigés
Exercice 1·Facile
Dans le plan rapporté à un repère orthonormé direct (O;e1;e2), on considère les deux points Q et A d'affixes respectives ω=2 et a=2+42+i2, ainsi que la rotation R de centre Q et d'angle 2π.
Montrer que l'affixe b du point B image du point A par la rotation R est b=2i.
Déterminer l'ensemble des points M d'affixes z tels que : ∣z−2i∣=2.
Voir la correction
b=2i
L'ensemble des points M est un cercle de centre B(0,2) et de rayon 2.
Question 1 : Image par rotation
La rotation R de centre Q d'affixe ω et d'angle 2π transforme le point A d'affixe a en point B d'affixe b selon la formule :
b−ω=eiπ/2(a−ω)
où eiπ/2=i.
Calcul de a−ω :
a−ω=2+42+i2−2=2+32+i2
Application de la rotation :
b−2=i(2+32+i2)
=2i+32i−2
=(−2)+(2+32)i
Donc :
b=2+(−2)+(2+32)i=2i
Question 2 : Ensemble des points M
La condition ∣z−2i∣=2 signifie que la distance du point M d'affixe z au point B d'affixe 2i est égale à 2.
L'ensemble cherché est le cercle de centre B(0,2) et de rayon 2.
Exercice 2·Facile
Écrire le nombre complexe z=1+i3 sous forme trigonométrique.
Voir la correction
|z| = racine(1 + 3) = 2. On cherche theta tel que cos(theta) = 1/2 et sin(theta) = racine(3)/2, soit theta = pi/3. Donc z = 2(cos(pi/3) + i sin(pi/3)) = 2 e^(i pi/3).
Calculer le module |z| = racine(a2 + b2), puis un argument theta par cos(theta) = a/|z|, sin(theta) = b/|z|, et écrire z = |z|(cos theta + i sin theta).
Exercice 3·Moyen
Résoudre dans C l'équation z2−2z+5=0.
Voir la correction
delta = (-2)^2 - 415 = 4 - 20 = -16 = (4i)^2. Les racines sont z = (2 +/- 4i)/2 = 1 +/- 2i. L'ensemble solution est {1 + 2i, 1 - 2i}.
Calculer le discriminant delta ; s'il est négatif, écrire delta = (i racine(-delta))^2 et appliquer z = (-b +/- i racine(-delta))/(2a).
Exercice 4·Moyen
Dans le plan rapporté à un repère orthonormé
direct (O;u;v) on considère les points A et B
d'affixes respectives a=3+3ib=3−3i
a Ecrire a et b sous forme trigonométrique
b – Montrer que b' l'affixe du point B' image du point
B par la translation de vecteur OA est 6
c - Montrer que : a−b′b−b′=i puis en déduire que le
triangle AB'B est isocèle et rectangle en B'.
d - En déduire que le quadrilatère OAB'B est un carré
Résoudre dans C l'équation : Z2−6Z+18=0
Voir la correction
Résoudre dans C l'équation : Z2−6Z+18=0Δ=(−6)2−4(1)(18)=36−72=−36=(6i)2Z1=26−6i=3−3iZ2=26+6i=3+3i
Les solutions sont 3−3i et 3+3i.
a) Forme trigonométrique de a et b :
a=3+3i=32(22+i22)=32ei4πb=3−3i=32(22−i22)=32e−i4π
b) B′ est l'image de B par la translation de vecteur OA, donc b′=b+a=(3−3i)+(3+3i)=6.
c) a−b′b−b′=(3+3i)−6(3−3i)−6=−3+3i−3−3i=−3(1−i)−3(1+i)=1−i1+i=(1−i)(1+i)(1+i)2=1+11+2i−1=22i=i.
Comme a−b′b−b′=i, on a ∣a−b′b−b′∣=∣i∣=1, donc ∣b−b′∣=∣a−b′∣, ce qui signifie B′B=B′A. Le triangle AB′B est isocèle en B′.
De plus, arg(a−b′b−b′)=arg(i)=2π[2π], donc (B′A,B′B)=2π[2π]. Le triangle AB′B est rectangle en B′.
d) On a b′=6. Le vecteur OA a pour affixe a=3+3i. Le vecteur BB′ a pour affixe b′−b=6−(3−3i)=3+3i. Donc OA=BB′, ce qui signifie que OABB′ est un parallélogramme.
De plus, le triangle AB′B est isocèle et rectangle en B′.
Dans un parallélogramme, si deux côtés consécutifs sont égaux et perpendiculaires, alors c'est un carré. Ici, B′A=B′B et (B′A,B′B)=2π.
Donc OAB′B est un carré.
Résoudre l'équation quadratique dans C en utilisant le discriminant.
Convertir les nombres complexes a et b en forme trigonométrique.
Calculer l'affixe b′ de B′ en utilisant la propriété de translation.
Calculer le rapport a−b′b−b′ et interpréter ses propriétés pour déduire la nature du triangle AB′B et du quadrilatère OAB′B.
Exercice 5·Moyen
On considère les nombres complexes a et b tels que a=3+i et b=3−1+(3+1)i
a) Vérifier que b=(1+i)a
b) En déduire que ∣b∣=22 et que argb≡125π[2π]
c) Déduire de ce qui précède que cos125π=46−2
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v)
On considère les points A et B d'affixes respectives a et b et le point C d'affixe c telle que c=−1+i3
a) Vérifier que c=ia et en déduire que OA=OC et que (OA,OC)≡2π[2π]
b) Montrer que le point B est l'image du point A par la translation de vecteur OC
c) En déduire que le quadrilatère OABC est un carré.
Voir la correction
a) On calcule (1+i)a=(1+i)(3+i)=3+i+i3+i2=3−1+i(1+3).
On constate que (1+i)a=b.
b) On a ∣a∣=∣3+i∣=(3)2+12=3+1=4=2.
L'argument de a est arg(a)=arctan(1/3)=π/6 (car Re(a)>0 et Im(a)>0).
On a ∣1+i∣=12+12=2.
L'argument de 1+i est arg(1+i)=π/4 (car Re(1+i)>0 and Im(1+i)>0).
De b=(1+i)a, on déduit:
∣b∣=∣1+i∣∣a∣=2×2=22.
arg(b)=arg(1+i)+arg(a)=π/4+π/6=3π/12+2π/12=5π/12(mod2π).
c) On a b=22(cos(5π/12)+isin(5π/12)).
D'autre part, b=(3−1)+i(3+1).
En identifiant les parties réelles, on a 22cos(5π/12)=3−1.
Donc cos(5π/12)=223−1=222(3−1)2=46−2.
a) On calcule ia=i(3+i)=i3+i2=−1+i3.
On constate que ia=c.
OA=∣a∣ et OC=∣c∣. Puisque c=ia, on a ∣c∣=∣i∣∣a∣=1×∣a∣=∣a∣. Donc OA=OC.
L'argument de i est arg(i)=π/2.
(OA,OC)=arg(c/a)=arg(ia/a)=arg(i)=π/2(mod2π).
b) Le point B est l'image du point A par la translation de vecteur OC si b=a+c.
On a a+c=(3+i)+(−1+i3)=(3−1)+i(1+3).
On constate que a+c=b. Donc B est l'image de A par la translation de vecteur OC.
c) D'après 2)a), OA=OC et (OA,OC)≡π/2[2π], ce qui signifie que le triangle OAC est un triangle rectangle isocèle en O.
De plus, b=a+c signifie que OB=OA+OC, ce qui est la relation vectorielle pour un parallélogramme OABC.
Puisque OABC est un parallélogramme et que OA=OC et (OA,OC)≡π/2[2π], cela signifie que OABC est un carré.
a) Substituer a dans (1+i)a et vérifier l'égalité avec b.
b) Calculer les modules et arguments de a et (1+i), puis utiliser les propriétés des modules et arguments des produits pour trouver ∣b∣ et arg(b).
c) Écrire b sous forme trigonométrique et algébrique, puis identifier les parties réelles pour trouver cos(5π/12).
a) Substituer a dans ia et vérifier l'égalité avec c. Utiliser les propriétés des modules et arguments pour déduire OA=OC et (OA,OC).
b) Vérifier si b=a+c pour confirmer la translation.
c) Utiliser les propriétés géométriques déduites (égalité des longueurs, angle droit, relation de translation) pour caractériser le quadrilatère OABC.
Exercice 6·Moyen
Calculer (1+i)8. Donner le résultat sous forme algébrique.
Voir la correction
1 + i = racine(2) e^(i pi/4). Donc (1+i)^8 = (racine(2))^8 e^(i 8 pi/4) = 16 e^(i 2 pi) = 16 (cos(2pi) + i sin(2pi)) = 16. Donc (1+i)^8 = 16.
Passer à la forme exponentielle z = r e^(i theta), appliquer la formule de Moivre zn = rn e^(i n theta), puis revenir à la forme algébrique.
25 autres exercices sur ce chapitre.
Avec correction pas à pas, et un entraînement qui s'adapte à ce que tu rates.