Maîtriser formes algébrique, trigonométrique et exponentielle, module et argument, résoudre équations dans C, et exploiter les nombres complexes en géométrie (affixes, transformations).
Nombres complexes
Les nombres complexes étendent l'ensemble des nombres réels R pour résoudre des équations comme x2+1=0, qui n'ont pas de solutions dans R. Ils sont essentiels en mathématiques, physique et ingénierie.
L'intuition
Khoya, imagine que kayn chi wa7ed gal lik "achmen 3adad ila darro au carré kay3ti −1?" F R, ma kaynch. 7it ay 3adad au carré ghaykoun positif. Donc, les maths galo "yallah nkhaylo chi 3adad jdid, nsemmiwh 'i', li i2=−1". Men hna, bda kolchi. Had 'i' machi chi 7aja men l'espace, rah b7al chi dimension jdida f les nombres dyawlna. B7al ila kenti katmchi ghir f khat mustaqim (l'axe réel), daba wlliti katmchi f wa7ed lplan (le plan complexe).
Le cours
I. L'ensemble des nombres complexes C
1. Définition et forme algébrique
Un nombre complexe z est un nombre qui s'écrit sous la forme z=x+iy, où x et y sont des nombres réels, et i est un nombre imaginaire tel que i2=−1.
x est appelé la partie réelle de z, notée Re(z).
y est appelé la partie imaginaire de z, notée Im(z).
L'ensemble de tous les nombres complexes est noté C.
Si Re(z)=0, z=iy est un nombre imaginaire pur. Si Im(z)=0, z=x est un nombre réel.
Plan complexe
|z|
2.236
arg z
63.4°
z̄
1.00−2.00i
Bouge Im(z). Que fait ∣z∣ ? (La longueur du vecteur change)
2. Égalité de deux nombres complexes
Deux nombres complexes z=x+iy et z′=x′+iy′ sont égaux si et seulement si leurs parties réelles sont égales et leurs parties imaginaires sont égales :
z=z′⟺(x=x′ et y=y′)
3. Opérations sur les nombres complexes
Soient z=x+iy et z′=x′+iy′ deux nombres complexes.
Division : Pour z′=0, z′z=x′+iy′x+iy=(x′+iy′)(x′−iy′)(x+iy)(x′−iy′)=(x′)2+(y′)2(xx′+yy′)+i(yx′−xy′)
Vérifie que tu suis
Quelle est la valeur de i2025 ?
4. Conjugué d'un nombre complexe
Le conjugué d'un nombre complexe z=x+iy est le nombre complexe zˉ=x−iy.
Propriétés du conjugué :
z+z′=zˉ+z′ˉ
z⋅z′=zˉ⋅z′ˉ
(z′z)=z′ˉzˉ (pour z′=0)
z+zˉ=2Re(z)
z−zˉ=2iIm(z)
z⋅zˉ=x2+y2=∣z∣2
z est réel ⟺z=zˉ
z est imaginaire pur ⟺z=−zˉ
II. Module et argument d'un nombre complexe
1. Représentation géométrique (Affixe)
Dans le plan complexe muni d'un repère orthonormé direct (O,u,v), tout nombre complexe z=x+iy peut être associé :
Au point M(x,y), appelé image de z.
Au vecteur OM de coordonnées (x,y).
L'affixe du point M est zM=x+iy. L'affixe du vecteur AB est zB−zA.
f(x) = x— lis f(x) sur la courbe
2. Module d'un nombre complexe
Le module d'un nombre complexe z=x+iy est la distance OM, notée ∣z∣.
∣z∣=x2+y2=z⋅zˉ.
Propriétés du module :
∣z∣≥0
∣z∣=0⟺z=0
∣z⋅z′∣=∣z∣⋅∣z′∣
z′z=∣z′∣∣z∣ (pour z′=0)
∣zn∣=∣z∣n (pour n∈N)
∣z+z′∣≤∣z∣+∣z′∣ (inégalité triangulaire)
∣−z∣=∣zˉ∣=∣z∣
3. Argument d'un nombre complexe
Pour tout nombre complexe z=0, l'argument de z, noté arg(z), est la mesure de l'angle orienté (u,OM) en radians. Il est défini à 2kπ près (k∈Z).
Si z=x+iy et ∣z∣=r, alors x=rcosθ et y=rsinθ, où θ=arg(z).
On a cosθ=rx et sinθ=ry.
Propriétés de l'argument :
arg(z⋅z′)=arg(z)+arg(z′)(mod2π)
arg(z′z)=arg(z)−arg(z′)(mod2π)
arg(zn)=narg(z)(mod2π) (pour n∈N)
arg(zˉ)=−arg(z)(mod2π)
arg(−z)=arg(z)+π(mod2π)
4. Forme trigonométrique et exponentielle
Tout nombre complexe z=x+iy non nul peut s'écrire sous :
Forme trigonométrique :z=r(cosθ+isinθ), où r=∣z∣ et θ=arg(z).
Forme exponentielle :z=reiθ, où eiθ=cosθ+isinθ (formule d'Euler).
Formule de Moivre : Pour tout θ∈R et n∈Z, (cosθ+isinθ)n=cos(nθ)+isin(nθ).
En forme exponentielle : (eiθ)n=einθ.
III. Équations du second degré dans C
Considérons l'équation az2+bz+c=0, où a,b,c∈R et a=0.
Le discriminant est Δ=b2−4ac.
Si Δ>0, les solutions sont réelles : z1=2a−b−Δ et z2=2a−b+Δ.
Si Δ=0, il y a une unique solution réelle : z=2a−b.
Si Δ<0, il y a deux solutions complexes conjuguées : z1=2a−b−i−Δ et z2=2a−b+i−Δ.
Tape pour voir pourquoi c'est faux — et la bonne version.
IV. Applications géométriques
1. Affixe d'un point et d'un vecteur
L'affixe du point A est zA.
L'affixe du vecteur AB est zB−zA.
La distance AB=∣zB−zA∣.
2. Alignement de points et orthogonalité de vecteurs
Les points A,B,C sont alignés si et seulement si zB−zAzC−zA est un nombre réel.
Les vecteurs AB et CD sont orthogonaux si et seulement si zB−zAzD−zC est un imaginaire pur.
3. Angle entre deux vecteurs
Une mesure de l'angle (AB,CD) est arg(zB−zAzD−zC)(mod2π).
4. Transformations dans le plan complexe
Translation de vecteur w d'affixe zw :z′=z+zw.
Homothétie de centre Ω d'affixe ω et de rapport k :z′−ω=k(z−ω).
Rotation de centre Ω d'affixe ω et d'angle θ :z′−ω=eiθ(z−ω).
Exemple résolu
Extrait d'annale :
Résoudre dans l'ensemble C des nombres complexes l'équation : z2−6z+13=0.
Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v), on considère les points A, B et C d'affixes respectives a=1+3i, b=3−2i et c=−1−2i.
a) Écrire b−ca−c sous forme trigonométrique.
b) En déduire la nature du triangle ABC.
Solution :
Résolution de l'équation z2−6z+13=0 :
Il s'agit d'une équation du second degré de la forme az2+bz+c=0 avec a=1, b=−6, c=13.
On calcule le discriminant Δ=b2−4ac.
Δ=(−6)2−4(1)(13)=36−52=−16.
Puisque Δ<0, l'équation admet deux solutions complexes conjuguées :
z1,2=2a−b±i−Δ=2(1)−(−6)±i−(−16)=26±i16=26±4i.
Donc, les solutions sont z1=26−4i=3−2i et z2=26+4i=3+2i.
L'ensemble des solutions est S={3−2i,3+2i}.
Analyse géométrique :
a) Écrire b−ca−c sous forme trigonométrique :
On calcule d'abord les numérateur et dénominateur :
a−c=(1+3i)−(−1−2i)=1+3i+1+2i=2+5i.
b−c=(3−2i)−(−1−2i)=3−2i+1+2i=4.
Maintenant, on calcule le rapport :
b−ca−c=42+5i=42+45i=21+45i.
Pour la forme trigonométrique, on calcule le module r et l'argument θ.
r=21+45i=(21)2+(45)2=41+1625=164+1625=1629=429.
Pour l'argument θ, on a cosθ=29/41/2=21⋅294=292 et sinθ=29/45/4=295.
Donc, b−ca−c=429(292+i295). L'argument θ est tel que cosθ=292 et sinθ=295. On peut écrire θ=arctan(1/25/4)=arctan(25).
La forme trigonométrique est 429(cosθ+isinθ) avec θ=arctan(25).
b) En déduire la nature du triangle ABC :
Le rapport b−ca−c représente zB−zCzA−zC.
Son module est b−ca−c=CBCA=429.
Son argument est arg(b−ca−c)=(CB,CA)=θ(mod2π).
Puisque b−ca−c=429=1, le triangle ABC n'est pas isocèle en C.
Puisque arg(b−ca−c)=θ=2π(modπ) (car cosθ=0 et sinθ=0), le triangle ABC n'est pas rectangle en C.
Le triangle ABC est un triangle quelconque.
La méthode
Calculer le discriminant Δ | Δ=b2−4ac
Déterminer les solutions de l'équation | z1,2=2a−b±i−Δ si Δ<0
Calculer le rapport des affixes | zB−zCzA−zC sous forme algébrique
Convertir le rapport en forme trigonométrique | Calculer le module et l'argument pour déduire la nature du triangle
Pièges classiques
Tape pour voir pourquoi c'est faux — et la bonne version.
Khoya, kayn wa7ed l'erreur li kaydiroha bzaf. Kay7esbo tanθ=xy o safi, kaydiro θ=arctan(xy). Machi dima hadchi s7i7! 7it arctan kat3tik ghir des angles bin −2π o 2π. Ila kan x négatif, khasak tzid π (ou tnaqess π) bach tkon f l'argument s7i7. Dima chouf fin kayn le point dyalk f le plan complexe.
Ce qui tombe à l'examen
Les questions sur les nombres complexes à l'examen national se concentrent généralement sur ces points :
Résolution d'équations du second degré dans C : C'est presque systématique. Il faut maîtriser le calcul du discriminant et l'application des formules, surtout quand Δ<0.
Barème typique : Calcul de Δ (0.5 pt), application des formules (1 pt), solutions (0.5 pt).
Passage entre les formes algébrique, trigonométrique et exponentielle : Savoir convertir un nombre complexe d'une forme à l'autre est crucial. Cela inclut le calcul du module et de l'argument.
Barème typique : Calcul du module (0.5 pt), calcul de l'argument (0.5 pt), écriture sous la forme demandée (0.5 pt).
Calculs avec les nombres complexes (produits, quotients, puissances) : Souvent, ces calculs sont facilités par l'utilisation de la forme exponentielle ou trigonométrique, surtout pour les puissances (formule de Moivre).
Barème typique : Calcul du numérateur/dénominateur (0.5 pt), simplification (0.5 pt), résultat final (0.5 pt).
Interprétation géométrique : Utiliser les affixes pour déterminer la nature de triangles (rectangle, isocèle, équilatéral), l'alignement de points, ou l'orthogonalité de vecteurs. Les rotations et homothéties sont aussi des applications fréquentes.
Barème typique : Calcul du rapport des affixes (0.5 pt), module et argument du rapport (1 pt), déduction de la nature géométrique (0.5 pt).
Transformations dans le plan complexe : Appliquer les formules des translations, rotations et homothéties pour trouver l'image d'un point ou la nature d'une transformation.
Barème typique : Écriture de la formule de transformation (0.5 pt), application et calcul de l'affixe de l'image (1 pt).
Ces compétences sont souvent testées dans des exercices combinant plusieurs de ces aspects, comme dans l'exemple résolu. La rigueur dans la rédaction et la justification de chaque étape sont très importantes pour obtenir tous les points.
Exercices corrigés
Exercice 1·Facile
Résoudre dans C l'équation suivante :
z2−6z+18=0
Voir la correction
z1=3+3i et z2=3−3i
Utiliser la formule du discriminant pour une équation du second degré az2+bz+c=0.
Avec a=1, b=−6, c=18 :
Δ=b2−4ac=(−6)2−4(1)(18)=36−72=−36
Puisque Δ<0, il existe deux solutions complexes conjuguées :
z=2a−b±Δ=26±−36=26±6i=3±3i
D'où : z1=3+3i et z2=3−3i
Exercice 2·Facile
Écrire le nombre complexe z=1+i3 sous forme trigonométrique.
Voir la correction
|z| = racine(1 + 3) = 2. On cherche theta tel que cos(theta) = 1/2 et sin(theta) = racine(3)/2, soit theta = pi/3. Donc z = 2(cos(pi/3) + i sin(pi/3)) = 2 e^(i pi/3).
Calculer le module |z| = racine(a2 + b2), puis un argument theta par cos(theta) = a/|z|, sin(theta) = b/|z|, et écrire z = |z|(cos theta + i sin theta).
Exercice 3·Moyen
Résoudre dans C l'équation z2−2z+5=0.
Voir la correction
delta = (-2)^2 - 415 = 4 - 20 = -16 = (4i)^2. Les racines sont z = (2 +/- 4i)/2 = 1 +/- 2i. L'ensemble solution est {1 + 2i, 1 - 2i}.
Calculer le discriminant delta ; s'il est négatif, écrire delta = (i racine(-delta))^2 et appliquer z = (-b +/- i racine(-delta))/(2a).
Exercice 4·Moyen
Résoudre dans C l'équation : z2−22z+2=0.
Soit u le nombre complexe tel que : u=26+i2.
a) Montrer que le module de u est 2.
b) En utilisant la forme trigonométrique du nombre u, montrer que u6 est un nombre réel.
Dans le plan rapporté à un repère orthonormé direct (O;u;v), on considère les points A et B d'affixes respectives a=4−4i3 et b=8.
a) Soit z′ l'affixe du point M′ image du point M d'affixe z par la rotation R de centre O et d'angle 3π. Exprimer z′ en fonction de z.
b) Vérifier que B est l'image de A par la rotation R et en déduire que le triangle OAB est équilatéral.
Voir la correction
Les solutions sont z1=2+i6 et z2=2−i6.
a) ∣u∣=2
b) u6=8 (nombre réel)
a) z′=(21+i23)z=eiπ/3z
b) R(A)=B et le triangle OAB est équilatéral avec OA=OB=8 et (OA,OB)=3π.