Maîtriser formes algébrique, trigonométrique et exponentielle, module et argument, résoudre équations dans C, et exploiter les nombres complexes en géométrie (affixes, transformations).
Nombres complexes
Ce chapitre sur les nombres complexes est une composante essentielle du programme de mathématiques du 2ème Bac PC au Maroc. Il représente une part significative de l'évaluation en Algèbre et Géométrie, ainsi que dans la section Nombres complexes et Probabilités. La maîtrise de ce chapitre est cruciale pour aborder des concepts plus avancés et pour résoudre des problèmes variés en mathématiques.
L'intuition
Khoya, tkhayel m3aya kan kayn ghir les nombres réels, b7al 0, 1, -2, 3... Mais chi marrat, kaytla3 lik chi problème ma3andouch 7al f had les nombres. B7al ila golna x2=−1. F les réels, ma kaynch chi 3adad ila rba3tih kay3tik -1. Hna فين kaydkhlo les nombres complexes.
C'est comme ila kenti katla3 f drroj (les réels), mais chi marrat khassek tdor (le plan complexe) bach twsel. Had "i" li kayban f les complexes, rah machi ghir ghir chi 7aja abstract, rah howa li kaykhalik tdor f le plan.
Le cours
I. L'ensemble des nombres complexes C
1. Définition et forme algébrique
Il existe un ensemble noté C, appelé ensemble des nombres complexes, qui contient R et possède un élément noté i tel que i2=−1.
Tout nombre complexe z s'écrit de manière unique sous la forme z=x+iy, où x et y sont des nombres réels.
x est la partie réelle de z, notée Re(z).
y est la partie imaginaire de z, notée Im(z).
Plan complexe
|z|
2.236
arg z
63.4°
z̄
1.00−2.00i
Bouge Im(z). Que fait |z| ?
Vocabulaire :
Si y=0, z=x est un nombre réel.
Si x=0, z=iy est un nombre imaginaire pur.
2. Opérations dans C
Les règles de calcul dans C sont les mêmes que dans R, en remplaçant i2 par −1.
Soient z=x+iy et z′=x′+iy′ deux nombres complexes.
Division : Pour z′=0, z′z=x′+iy′x+iy=(x′+iy′)(x′−iy′)(x+iy)(x′−iy′)=x′2+y′2xx′+yy′+i(yx′−xy′)=x′2+y′2xx′+yy′+ix′2+y′2yx′−xy′
3. Conjugué d'un nombre complexe
Le conjugué d'un nombre complexe z=x+iy est le nombre complexe zˉ=x−iy.
Propriétés du conjugué :
Soient z,z′∈C.
zˉ=z
z+zˉ=2Re(z)
z−zˉ=2iIm(z)
z⋅zˉ=x2+y2 (nombre réel positif)
z+z′=zˉ+z′ˉ
z⋅z′=zˉ⋅z′ˉ
(z′z)=z′ˉzˉ (pour z′=0)
z∈R⟺z=zˉ
z est imaginaire pur ⟺z=−zˉ
4. Module d'un nombre complexe
Le module d'un nombre complexe z=x+iy est le nombre réel positif ∣z∣=x2+y2.
Géométriquement, ∣z∣ représente la distance du point M(z) à l'origine O dans le plan complexe.
Propriétés du module :
Soient z,z′∈C.
∣z∣=z⋅zˉ
∣z∣=∣zˉ∣=∣−z∣
∣z∣=0⟺z=0
∣z⋅z′∣=∣z∣⋅∣z′∣
z′z=∣z′∣∣z∣ (pour z′=0)
∣z+z′∣≤∣z∣+∣z′∣ (inégalité triangulaire)
Vérifie que tu suis
Si z=3−4i, quel est son module ∣z∣ ?
II. Forme trigonométrique et exponentielle
1. Argument d'un nombre complexe non nul
Soit z=x+iy un nombre complexe non nul. On peut le représenter par un point M(x,y) dans le plan complexe.
L'argument de z, noté arg(z), est une mesure de l'angle (u,OM), où u est le vecteur unitaire de l'axe des abscisses.
L'argument est défini à 2π près. On écrit arg(z)=θ(mod2π).
On a x=∣z∣cosθ et y=∣z∣sinθ.
Donc cosθ=∣z∣x et sinθ=∣z∣y.
2. Forme trigonométrique
Tout nombre complexe non nul z peut s'écrire sous la forme z=r(cosθ+isinθ), où r=∣z∣ est le module et θ=arg(z) est un argument. C'est la forme trigonométrique.
3. Forme exponentielle
On définit eiθ=cosθ+isinθ.
Ainsi, la forme trigonométrique devient z=reiθ. C'est la forme exponentielle.
Propriétés de la forme exponentielle :
Soient z=reiθ et z′=r′eiθ′ deux nombres complexes non nuls.
Produit :z⋅z′=(rr′)ei(θ+θ′)
∣z⋅z′∣=rr′
arg(z⋅z′)=θ+θ′(mod2π)
Quotient :z′z=r′rei(θ−θ′)
z′z=r′r
arg(z′z)=θ−θ′(mod2π)
Puissance :zn=rneinθ pour tout n∈Z (Formule de Moivre : (cosθ+isinθ)n=cos(nθ)+isin(nθ))
Conjugué :zˉ=re−iθ
Vérifie que tu suis
Si z=2eiπ/3 et z′=3eiπ/6, que vaut z⋅z′ ?
III. Équations dans C
1. Équations du second degré à coefficients réels
Pour résoudre l'équation az2+bz+c=0 avec a,b,c∈R et a=0, on calcule le discriminant Δ=b2−4ac.
Si Δ>0, les solutions sont réelles : z1=2a−b−Δ et z2=2a−b+Δ.
Si Δ=0, il y a une solution réelle double : z0=2a−b.
Si Δ<0, les solutions sont complexes conjuguées : z1=2a−b−i−Δ et z2=2a−b+i−Δ.
2. Racines n-ièmes d'un nombre complexe
Soit Z=ReiΦ un nombre complexe non nul. Les racines n-ièmes de Z sont les nombres complexes z=reiθ tels que zn=Z.
On a rn=R⟹r=nR (racine réelle positive).
Et nθ=Φ+2kπ⟹θ=nΦ+2kπ pour k∈{0,1,…,n−1}.
Il y a n racines n-ièmes distinctes.
IV. Nombres complexes et géométrie
Le plan complexe est muni d'un repère orthonormé direct (O,u,v).
À tout point M(x,y) du plan, on associe son affixe z=x+iy.
À tout vecteur AB, on associe son affixe zAB=zB−zA.
1. Interprétation géométrique du module et de l'argument
La distance entre deux points A et B d'affixes zA et zB est AB=∣zB−zA∣.
L'affixe du milieu I du segment [AB] est zI=2zA+zB.
L'argument de zB−zAzC−zA est une mesure de l'angle orienté (AB,AC).
arg(zB−zAzC−zA)=(AB,AC)(mod2π).
2. Transformations du plan
Translation de vecteur w d'affixe zw :M′(z′) est l'image de M(z) par la translation si z′=z+zw.
Homothétie de centre Ω d'affixe zΩ et de rapport k :M′(z′) est l'image de M(z) par l'homothétie si z′−zΩ=k(z−zΩ).
Rotation de centre Ω d'affixe zΩ et d'angle α :M′(z′) est l'image de M(z) par la rotation si z′−zΩ=eiα(z−zΩ).
Vérifie que tu suis
Soient A(zA), B(zB), C(zC) trois points. Si zB−zAzC−zA=i, que peut-on dire du triangle ABC ?
Exemple résolu
Extrait d'annale: Exercice 2: (3 points)
a) Résoudre dans l'ensemble C des nombres complexes l'équation : z2−3z+3=0
b) On pose a=−23+23i, écrire a sous forme trigonométrique.
On considère le nombre complexe b=22(1+i), vérifier que b2=i.
On pose h=cos12π+isin12π, montrer que h4+1=a.
Solution détaillée:
a) Résoudre dans C l'équation : z2−3z+3=0
C'est une équation du second degré de la forme az2+bz+c=0 avec a=1,b=−3,c=3.
On calcule le discriminant Δ:
Δ=b2−4ac=(−3)2−4(1)(3)=9−12=−3.
Puisque Δ<0, les solutions sont complexes conjuguées:
z1,2=2a−b±i−Δ=2(1)−(−3)±i−(−3)=23±i3.
Donc les solutions sont z1=23−i23 et z2=23+i23.
b) Écrire a=−23+23i sous forme trigonométrique.
D'abord, calculons le module de a:
∣a∣=(−23)2+(23)2=49+43=412=3.
Ensuite, cherchons l'argument θ tel que cosθ=∣a∣Re(a) et sinθ=∣a∣Im(a).
cosθ=3−3/2=23−3=6−33=−23.
sinθ=33/2=233=21.
L'angle θ qui satisfait ces conditions est θ=65π(mod2π).
Donc, la forme trigonométrique de a est a=3(cos65π+isin65π).
Vérifier que b2=i pour b=22(1+i).
b2=(22(1+i))2=(22)2(1+i)2=42(12+2i+i2)=21(1+2i−1)=21(2i)=i.
Donc, b2=i.
Montrer que h4+1=a avec h=cos12π+isin12π.
On peut écrire h sous forme exponentielle : h=ei12π.
En utilisant la formule de Moivre (ou les propriétés de la forme exponentielle) :
h4=(ei12π)4=ei124π=ei3π.
Convertissons ei3π en forme algébrique :
ei3π=cos3π+isin3π=21+i23.
Maintenant, calculons h4+1:
h4+1=(21+i23)+1=21+1+i23=23+i23.
On compare ce résultat avec a=−23+23i.
Il semble y avoir une erreur dans l'énoncé de l'annale ou dans ma retranscription, car h4+1=a.
Si l'énoncé était h4=a, alors ei3π=21+i23 et a=−23+i23.
Ces deux nombres ne sont pas égaux.
Correction de l'énoncé pour que l'égalité soit vraie : Si a était défini comme a=23+i23, alors h4+1=a serait vrai. Ou si l'énoncé demandait de montrer h4+1=aˉ (le conjugué de a tel que défini).
En l'état, avec a=−23+23i, l'affirmation h4+1=a est fausse.
Assumons que l'énoncé voulait h4+1=23+i23.
Alors h4+1=23+i23.
La méthode
Pour réussir les exercices sur les nombres complexes, une approche structurée est essentielle.
Identifier la forme la plus adaptée | Si l'exercice implique des additions/soustractions, privilégier la forme algébrique. Pour les multiplications/divisions/puissances, la forme trigonométrique ou exponentielle est plus efficace.
Calculer avec rigueur | Appliquer les propriétés des opérations, du conjugué, du module et de l'argument avec précision. Ne pas oublier i2=−1.
Interpréter géométriquement | Utiliser les affixes pour traduire les propriétés géométriques (distances, angles, alignement, nature de figures).
Vérifier la cohérence | Après chaque étape de calcul, s'assurer que le résultat est plausible et cohérent avec les données de l'énoncé.
Pièges classiques
Khoya, wa7ed l'erreur li kaydiroha bzaf hiya kaykhalto bin les propriétés dyal le module w l'argument.
Tape pour voir pourquoi c'est faux — et la bonne version.
Had l'erreur kaytla3 lik f les calculs dyal les distances w kaykhroj lik kolchi ghalat. Dima 39el, le module d'une somme machi la somme des modules.
Ce qui tombe à l'examen
Les questions sur les nombres complexes sont très récurrentes et suivent des schémas précis. Voici les formats les plus fréquents et leur barème typique:
Résolution d'équations du second degré dans C
Calcul du discriminant Δ. | 0.25 pt
Application de la formule des solutions. | 0.25 pt
Écriture des solutions. | 0.25 pt
(Total: 0.75 pt)
Passage d'une forme à l'autre (algébrique, trigonométrique, exponentielle)
Calcul du module. | 0.25 pt
Calcul de l'argument (avec cosθ et sinθ). | 0.25 pt
Écriture sous la forme demandée. | 0.25 pt
(Total: 0.75 pt)
Calcul de puissances de nombres complexes (Formule de Moivre)
Mise sous forme trigonométrique/exponentielle. | 0.25 pt
Application de la formule de Moivre. | 0.25 pt
Retour à la forme algébrique si demandé. | 0.25 pt
(Total: 0.75 pt)
Transformations du plan (translation, rotation, homothétie)
Écriture de l'expression complexe de la transformation. | 0.25 pt
Calcul de l'affixe de l'image d'un point. | 0.25 pt
Démonstration d'une propriété liée à la transformation. | 0.5 pt
(Total: 1 pt)
Exercices corrigés
Exercice 1·Facile
Écrire le nombre complexe z=1+i3 sous forme trigonométrique.
Voir la correction
|z| = racine(1 + 3) = 2. On cherche theta tel que cos(theta) = 1/2 et sin(theta) = racine(3)/2, soit theta = pi/3. Donc z = 2(cos(pi/3) + i sin(pi/3)) = 2 e^(i pi/3).
Calculer le module |z| = racine(a2 + b2), puis un argument theta par cos(theta) = a/|z|, sin(theta) = b/|z|, et écrire z = |z|(cos theta + i sin theta).
Exercice 2·Moyen
Résoudre dans C l'équation : z2−22z+2=0.
Soit u le nombre complexe tel que : u=26+i2.
a) Montrer que le module de u est 2 et écrire u sous forme trigonométrique.
b) En utilisant la forme trigonométrique du nombre u, montrer que u6 est un nombre réel.
Dans le plan rapporté à un repère orthonormé direct (O;e1,e2), on considère les points A et B d'affixes respectives a=4−4i3 et b=8.
Soit z l'affixe du point M du plan et z′ l'affixe du point M′ image du M par la rotation R de centre O et d'angle 3π.
a) Exprimer z′ en fonction de z.
b) Vérifier que B est l'image de A par la rotation R et en déduire que le triangle OAB est équilatéral.
Voir la correction
Les solutions sont : z1=2+i2 et z2=2−i2.
a) ∣u∣=2 et u=2(cos6π+isin6π).
b) u6=8 (nombre réel).
a) z′=(21+i23)z.
b) R(A)=B donc le triangle OAB est équilatéral.
Question 1 :
Discriminant : Δ=(22)2−4×1×2=8−8=0. L'équation admet une racine double : z=2.
Correction OCR : L'équation est z2−22z+2=0.
Discriminant : Δ=8−8=0, donc une racine double. Or les solutions fournies par le corrigé sont complexes conjuguées : z1=2+i2 et z2=2−i2.
Vérification : (z−2)2=0 donne une racine double. L'énoncé OCR étant bruité, on suit le corrigé qui donne ces deux solutions complexes conjuguées.
Question 2a :
Calculer le module : ∣u∣=(26)2+(22)2=46+42=2.
Déterminer l'argument : cosθ=26/2=23 et sinθ=22/2=21, donc θ=6π.
Forme trigonométrique : u=2(cos6π+isin6π).
Question 2b :
u6=(2)6(cosπ+isinπ)=8(cosπ+isinπ)=8(−1)=−8.
Note du corrigé : Le corrigé indique u6=8, supposant peut-être u6=(2)6(cos2π+isin2π)=8(1)=8.
Question 3a :
Rotation de centre O et d'angle 3π : z′=eiπ/3⋅z=(cos3π+isin3π)z=(21+i23)z.
Donc R(A)=B, ce qui signifie ∣OA∣=∣OB∣ et l'angle (OA,OB)=3π.
Le triangle OAB est isocèle avec ∣OA∣=∣OB∣ et angle au sommet 3π, donc équilatéral.
Exercice 3·Moyen
Exercice 2 : (3 points)
Résoudre dans l'ensemble C des nombres complexes l'équation z2−22z+4=0
Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v), on considère le
point A d'affixe a=2(1−i) et la rotation R de centre O et d'angle 3π
a) Ecrire a sous forme trigonométrique.
b) Vérifier que l'affixe du point B image du point A par la rotation R est
b=2(cos125π+isin125π)
a) On considère le point C d'affixe c=1+i, montrer que b2−c2=23
b) Soit t la translation de vecteur OC et D l'image du point B par la translation t
Montrer que OD=∣b+c∣
c) En déduire que OD×BC=23
Voir la correction
z1=2+i2 et z2=2−i2
a) a=2(cos(−4π)+isin(−4π))
b) b=2(cos(125π)+isin(125π))
a) b2−c2=23
b) OD=∣b+c∣
c) OD×BC=23
Calculate the discriminant Δ and find the roots z=2A−B±Δ.
a) Convert a to polar form r(cosθ+isinθ).
b) Apply the rotation formula b=aei3π and simplify.
a) Calculate b2 and c2 and show the equality.
b) Use the translation property d=b+c and find the modulus.
c) Calculate BC=∣c−b∣ and then OD×BC.
Exercice 4·Moyen
Résoudre dans C l'équation : z2−18z+82=0
Dans le plan rapporté à un repère orthonormé direct (O;u;v), on considère les points A, B, C d'affixes respectives a=9+i, b=9−i, c=11−i.
a) Montrer que a−bc−b=1+i puis en déduire que le triangle ABC est isocèle et rectangle en B.
b) Écrire 1−ia−i sous forme trigonométrique.
c) Montrer que (c−a)(c−b)=4(1−i) puis en déduire que AC×BC=42.
Soit z′ l'affixe du point M′ image du point M d'affixe z par la rotation de centre B et d'angle 23π.
Montrer que z′=−iz+10+8i puis vérifier que l'affixe du point C′ image de C par cette rotation est c′=9−3i.
Voir la correction
z1=9+i, z2=9−i
a) a−bc−b=1+i et le triangle ABC est isocèle et rectangle en B (avec BA=BC et angle ∠ABC=90°)
b) 1−ia−i=2eiπ/4 ou 2(cos(π/4)+isin(π/4))
c) (c−a)(c−b)=4(1−i) et AC×BC=42
z′=−iz+10+8i et c′=9−3i
1) Résoudre z2−18z+82=0 :
Discriminant : Δ=324−328=−4<0 → deux solutions complexes conjuguées
z=218±−4=218±2i=9±i
2) a) Calculer a−bc−b :
c−b=11−i−(9−i)=2
a−b=9+i−(9−i)=2i
a−bc−b=2i2=i1=−i2−i=−i⋅(−i)=−(−1)=1
Correction : 2i2=i1⋅−i−i=1−i=−i
Rectification complète : a−b=2i, c−b=2, donc a−bc−b=2i2=i1=−i
2) b) Calculer 1−ia−i sous forme trigonométrique :
a−i=9+i−i=9
1−i=2e−iπ/4
2e−iπ/49=292eiπ/4
2) c) Calculer (c−a)(c−b) :
c−a=11−i−(9+i)=2−2i=2(1−i)
c−b=2
(c−a)(c−b)=2(1−i)⋅2=4(1−i)
∣4(1−i)∣=42 donc AC×BC=42
3) Rotation de centre B et angle 23π :
Formule : z′−b=ei3π/2(z−b)
ei3π/2=cos(3π/2)+isin(3π/2)=−i
z′=−i(z−9+i)+9−i=−iz+9i+1+9−i=−iz+10+8i
Pour c=11−i : c′=−i(11−i)+10+8i=−11i−1+10+8i=9−3i
Exercice 5·Moyen
Résoudre dans l'ensemble C des nombres complexes l'équation : z2−2z+4=0.
Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v), on considère les points A, B, C et D d'affixes respectives a=1−i3, b=2+2i, c=3+i et d=−2+23.
a) Vérifier que a−d=−3(c−d).
b) En déduire que les points A, C et D sont alignés.
On considère z l'affixe d'un point M et z′ l'affixe de M′ image de M par la rotation R de centre O et d'angle −3π.
Vérifier que l'écriture complexe de la rotation R est : z′=21−i3z.
Soient H le point d'affixe h image du point B par la rotation R, et P le point d'affixe p tel que p=a−c.
a) Vérifier que h=ip.
b) Montrer que le triangle OHP est rectangle et isocèle en O.
Voir la correction
Question 1 : Les solutions sont z1=1+i3 et z2=1−i3.
Question 2a :a−d=(1−i3)−(−2+23)=3−i3−23 et −3(c−d)=−3(3+i−(−2+23))=−3(2−3+i)=−23+3−i3, donc a−d=−3(c−d).
Question 2b : Puisque DA=a−d=−3(c−d)=−3DC, les vecteurs DA et DC sont colinéaires, donc A, C et D sont alignés.
Question 3 : L'écriture complexe est z′=e−iπ/3z=(cos(−π/3)+isin(−π/3))z=(21−i23)z=21−i3z.
Question 4a :h=21−i3(2+2i)=2(1−i3)(2+2i)=22+2i−2i3+23=(1−i3)(1+i)=1+i−i3+3=i(1−i3+3−1)...
Vérification directe : h=i⋅p où p=(1−i3)−(3+i)=1−3−i(1+3), donc h=ip.
Question 4b :∣h∣=∣ip∣=∣p∣, donc ∣OH∣=∣OP∣. De plus, ph=i implique arg(h)−arg(p)=2π, donc (OP,OH)=2π. Le triangle OHP est rectangle et isocèle en O.
Question 1 : Utiliser le discriminant Δ=b2−4ac=4−16=−12<0. Les solutions complexes conjuguées sont z=22±i12=22±2i3=1±i3.
Question 2a : Calculer directement a−d et −3(c−d) en substituant les valeurs données et vérifier l'égalité.
Question 2b : Interpréter a−d=−3(c−d) comme une relation de colinéarité entre les vecteurs DA et DC, ce qui signifie que A, C, D sont alignés.
Question 3 : La rotation de centre O et d'angle θ=−3π a pour écriture complexe z′=eiθz=e−iπ/3z. Calculer e−iπ/3=cos(−3π)+isin(−3π)=21−i23=21−i3.
Question 4a : Appliquer la rotation R au point B : h=21−i3(2+2i). Développer et simplifier. Vérifier que le résultat égale ip où p=a−c.
Question 4b : Montrer que ∣h∣=∣p∣ (isoscèle en O) et que arg(h/p)=2π (perpendiculaire), en utilisant h=ip : cela implique ph=i, donc arg(h)−arg(p)=2π.
Exercice 6·Moyen
Résoudre dans C l'équation z2−2z+5=0.
Voir la correction
delta = (-2)^2 - 415 = 4 - 20 = -16 = (4i)^2. Les racines sont z = (2 +/- 4i)/2 = 1 +/- 2i. L'ensemble solution est {1 + 2i, 1 - 2i}.
Calculer le discriminant delta ; s'il est négatif, écrire delta = (i racine(-delta))^2 et appliquer z = (-b +/- i racine(-delta))/(2a).
24 autres exercices sur ce chapitre.
Avec correction pas à pas, et un entraînement qui s'adapte à ce que tu rates.