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Électricité (RC, RL, RLC, modulation)

Physique-Chimie · 2ème Bac Sciences Maths A · 89 exercices

Méthode officielle

Établir et exploiter l'équation différentielle d'un dipôle RC / RL, calculer la constante de temps (tau = RC ou tau = L/R), la période propre des oscillations RLC (T0 = 2.pi.racine(LC)), le bilan d'énergie, et interpréter une modulation d'amplitude (taux m = Um/Uporteuse).

L'intuition

Imagine que tu remplis un seau d'eau avec un robinet. L'eau représente la charge électrique, le seau est le condensateur, et le robinet est la résistance qui limite le débit. Au début, le seau est vide, l'eau coule vite. Plus le seau se remplit, plus la pression de l'eau dans le seau s'oppose au robinet, et le débit ralentit. C'est ça, la charge d'un condensateur : la tension monte, mais de moins en moins vite.

Maintenant, imagine que tu lances une balle de tennis sur un mur avec un élastique. La balle, c'est le courant, l'élastique, c'est la bobine. Quand tu lances la balle, l'élastique s'étire et tire la balle en arrière, l'empêchant d'atteindre sa vitesse maximale tout de suite. Quand la balle revient, l'élastique la freine aussi. La bobine, c'est un peu ça : elle s'oppose aux variations de courant.

Pour la modulation, pense à une conversation téléphonique. Ta voix est le signal à transmettre. Si tu la hurles directement, elle ne va pas très loin. Il faut la "porter" par une onde radio, comme un bateau porte une cargaison. L'onde radio, c'est la porteuse, et ta voix, c'est le signal modulant qui va modifier l'amplitude de cette porteuse pour voyager loin.

Le cours

I. Dipôle RC (Résistance-Condensateur)

Un dipôle RC est constitué d'une résistance RR et d'un condensateur CC montés en série.

1. Le condensateur

Un condensateur est un composant capable de stocker de l'énergie électrique sous forme de charge qq.

  • Relation charge-tension : q(t)=CuC(t)q(t) = C \cdot u_C(t)qq est la charge en coulombs (C), CC la capacité en farads (F) et uCu_C la tension aux bornes du condensateur en volts (V).
  • Relation intensité-charge : i(t)=dqdti(t) = \frac{dq}{dt}ii est l'intensité du courant en ampères (A).
  • Relation intensité-tension : i(t)=CduCdti(t) = C \frac{du_C}{dt}

2. Charge d'un condensateur

On étudie la charge d'un condensateur à travers une résistance RR par un générateur de tension continue EE.

figure

  • Loi d'additivité des tensions : uR(t)+uC(t)=Eu_R(t) + u_C(t) = E
  • Loi d'Ohm pour la résistance : uR(t)=Ri(t)u_R(t) = R \cdot i(t)
  • Équation différentielle en uC(t)u_C(t) : En remplaçant i(t)i(t) par CduCdtC \frac{du_C}{dt} dans la loi d'Ohm, on obtient uR(t)=RCduCdtu_R(t) = RC \frac{du_C}{dt}. Donc, RCduCdt+uC=ERC \frac{du_C}{dt} + u_C = E.
  • Solution de l'équation différentielle : La solution de cette équation est de la forme uC(t)=A+Betτu_C(t) = A + B e^{-\frac{t}{\tau}}. À tt \to \infty, le condensateur est complètement chargé, i=0i=0, donc uC()=Eu_C(\infty) = E. D'où A=EA=E. À t=0t=0, le condensateur est déchargé, uC(0)=0u_C(0) = 0. D'où A+B=0B=EA+B=0 \Rightarrow B=-E. Ainsi, uC(t)=E(1etτ)u_C(t) = E(1 - e^{-\frac{t}{\tau}}).
  • Constante de temps τ\tau : τ=RC\tau = RC (en secondes). Elle représente le temps nécessaire pour que la tension uCu_C atteigne environ 63% de sa valeur finale EE.
  • Évolution de l'intensité i(t)i(t) : i(t)=CduCdt=Cddt[E(1etτ)]=CE1τetτ=ERetτi(t) = C \frac{du_C}{dt} = C \frac{d}{dt} [E(1 - e^{-\frac{t}{\tau}})] = C E \frac{1}{\tau} e^{-\frac{t}{\tau}} = \frac{E}{R} e^{-\frac{t}{\tau}}.

3. Décharge d'un condensateur

Le condensateur initialement chargé sous une tension EE se décharge à travers une résistance RR.

figure (Le générateur est remplacé par un fil ou un interrupteur ouvert puis fermé pour la décharge)

  • Loi d'additivité des tensions : uR(t)+uC(t)=0u_R(t) + u_C(t) = 0
  • Équation différentielle en uC(t)u_C(t) : RCduCdt+uC=0RC \frac{du_C}{dt} + u_C = 0.
  • Solution de l'équation différentielle : uC(t)=Eetτu_C(t) = E e^{-\frac{t}{\tau}}.
  • Constante de temps τ\tau : τ=RC\tau = RC.
  • Évolution de l'intensité i(t)i(t) : i(t)=CduCdt=ERetτi(t) = C \frac{du_C}{dt} = -\frac{E}{R} e^{-\frac{t}{\tau}}. Le signe négatif indique que le courant circule en sens inverse.

4. Bilan d'énergie dans un circuit RC

  • Énergie emmagasinée dans le condensateur : Ee=12CuC2=12q2CE_e = \frac{1}{2} C u_C^2 = \frac{1}{2} \frac{q^2}{C}.
  • Énergie dissipée par effet Joule dans la résistance : EJ=0tRi2dtE_J = \int_0^t R i^2 dt. Lors de la charge, l'énergie fournie par le générateur est Egeˊn=0tEidtE_{gén} = \int_0^t E i dt. Une partie est stockée dans le condensateur, l'autre est dissipée par effet Joule. À la fin de la charge, Egeˊn=12CE2+EJE_{gén} = \frac{1}{2} C E^2 + E_J. On peut montrer que EJ=12CE2E_J = \frac{1}{2} C E^2.

II. Dipôle RL (Résistance-Bobine)

Un dipôle RL est constitué d'une résistance RR et d'une bobine d'inductance LL et de résistance interne rr (souvent négligeable, r=0r=0) montés en série.

1. La bobine

Une bobine est un composant capable de stocker de l'énergie magnétique. Elle s'oppose aux variations du courant qui la traverse.

  • Tension aux bornes d'une bobine idéale (résistance interne r=0r=0) : uL(t)=Ldidtu_L(t) = L \frac{di}{dt}LL est l'inductance en henrys (H).
  • Tension aux bornes d'une bobine réelle (résistance interne rr) : uL(t)=Ldidt+ri(t)u_L(t) = L \frac{di}{dt} + r i(t)

2. Établissement du courant dans un circuit RL

On étudie l'établissement du courant dans une bobine à travers une résistance RR (ou R+rR+r) par un générateur de tension continue EE.

figure

  • Loi d'additivité des tensions : uR(t)+uL(t)=Eu_R(t) + u_L(t) = E
  • Loi d'Ohm pour la résistance : uR(t)=Ri(t)u_R(t) = R \cdot i(t) (si RR est la résistance totale du circuit, Rtot=Rext+rR_{tot} = R_{ext} + r)
  • Équation différentielle en i(t)i(t) : Ri(t)+Ldidt=ELdidt+Ri=ER i(t) + L \frac{di}{dt} = E \Rightarrow L \frac{di}{dt} + R i = E.
  • Solution de l'équation différentielle : La solution est de la forme i(t)=A+Betτi(t) = A + B e^{-\frac{t}{\tau}}. À tt \to \infty, le régime permanent est atteint, didt=0\frac{di}{dt}=0, donc Ri()=Ei()=ERR i(\infty) = E \Rightarrow i(\infty) = \frac{E}{R}. D'où A=ERA=\frac{E}{R}. À t=0t=0, le courant ne peut pas s'établir instantanément dans une bobine, donc i(0)=0i(0) = 0. D'où A+B=0B=ERA+B=0 \Rightarrow B=-\frac{E}{R}. Ainsi, i(t)=ER(1etτ)i(t) = \frac{E}{R}(1 - e^{-\frac{t}{\tau}}).
  • Constante de temps τ\tau : τ=LR\tau = \frac{L}{R} (en secondes). Elle représente le temps nécessaire pour que l'intensité ii atteigne environ 63% de sa valeur finale ER\frac{E}{R}.
  • Évolution de la tension uL(t)u_L(t) : uL(t)=Ldidt=Lddt[ER(1etτ)]=LER1τetτ=LERRLetτ=Eetτu_L(t) = L \frac{di}{dt} = L \frac{d}{dt} [\frac{E}{R}(1 - e^{-\frac{t}{\tau}})] = L \frac{E}{R} \frac{1}{\tau} e^{-\frac{t}{\tau}} = L \frac{E}{R} \frac{R}{L} e^{-\frac{t}{\tau}} = E e^{-\frac{t}{\tau}}.

3. Rupture du courant dans un circuit RL

Le courant initialement établi à I0=ERI_0 = \frac{E}{R} est coupé. On remplace le générateur par un fil.

  • Loi d'additivité des tensions : uR(t)+uL(t)=0u_R(t) + u_L(t) = 0
  • Équation différentielle en i(t)i(t) : Ldidt+Ri=0L \frac{di}{dt} + R i = 0.
  • Solution de l'équation différentielle : i(t)=I0etτi(t) = I_0 e^{-\frac{t}{\tau}}.
  • Constante de temps τ\tau : τ=LR\tau = \frac{L}{R}.

4. Bilan d'énergie dans un circuit RL

  • Énergie emmagasinée dans la bobine : Em=12Li2E_m = \frac{1}{2} L i^2.
  • Énergie dissipée par effet Joule dans la résistance : EJ=0tRi2dtE_J = \int_0^t R i^2 dt. Lors de l'établissement du courant, l'énergie fournie par le générateur est Egeˊn=0tEidtE_{gén} = \int_0^t E i dt. Une partie est stockée dans la bobine, l'autre est dissipée par effet Joule. À la fin de l'établissement, Egeˊn=12LImax2+EJE_{gén} = \frac{1}{2} L I_{max}^2 + E_J.

III. Circuit RLC série en régime libre

Un circuit RLC série est constitué d'une résistance RR, une bobine LL et un condensateur CC montés en série.

1. Oscillations libres non amorties (circuit LC idéal)

Si R=0R=0, le circuit est idéal (LC).

  • Loi d'additivité des tensions : uL(t)+uC(t)=0u_L(t) + u_C(t) = 0
  • Équation différentielle en uC(t)u_C(t) : Ldidt+uC=0L \frac{di}{dt} + u_C = 0. Or i=CduCdti = C \frac{du_C}{dt}. Donc LCd2uCdt2+uC=0d2uCdt2+1LCuC=0L C \frac{d^2u_C}{dt^2} + u_C = 0 \Rightarrow \frac{d^2u_C}{dt^2} + \frac{1}{LC} u_C = 0.
  • Solution de l'équation différentielle : La solution est de la forme uC(t)=UCmaxcos(ω0t+ϕ)u_C(t) = U_{Cmax} \cos(\omega_0 t + \phi). où ω0=1LC\omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}} est la pulsation propre des oscillations.
  • Période propre T0T_0 : T0=2πω0=2πLCT_0 = \frac{2\pi}{\omega_0} = 2\pi\sqrt{LC}.
  • Bilan d'énergie : L'énergie totale Etot=Ee+Em=12CuC2+12Li2E_{tot} = E_e + E_m = \frac{1}{2} C u_C^2 + \frac{1}{2} L i^2 est conservée. Elle oscille entre l'énergie électrique du condensateur et l'énergie magnétique de la bobine.

2. Oscillations libres amorties (circuit RLC réel)

Si R0R \ne 0, l'énergie est dissipée par effet Joule dans la résistance.

  • Loi d'additivité des tensions : uR(t)+uL(t)+uC(t)=0u_R(t) + u_L(t) + u_C(t) = 0

  • Équation différentielle en uC(t)u_C(t) : Ri+Ldidt+uC=0R i + L \frac{di}{dt} + u_C = 0. En remplaçant i=CduCdti = C \frac{du_C}{dt} et didt=Cd2uCdt2\frac{di}{dt} = C \frac{d^2u_C}{dt^2}. RCduCdt+LCd2uCdt2+uC=0d2uCdt2+RLduCdt+1LCuC=0RC \frac{du_C}{dt} + LC \frac{d^2u_C}{dt^2} + u_C = 0 \Rightarrow \frac{d^2u_C}{dt^2} + \frac{R}{L} \frac{du_C}{dt} + \frac{1}{LC} u_C = 0.

  • Régimes d'oscillations :

    • Pseudo-périodique : Si RR est faible, les oscillations sont amorties et pseudo-périodiques. La pseudo-période TT est proche de T0T_0.
    • Apériodique : Si RR est élevée, il n'y a pas d'oscillations. Le régime est apériodique.
    • Critique : C'est la limite entre les deux régimes.
  • Bilan d'énergie : L'énergie totale Etot=12CuC2+12Li2E_{tot} = \frac{1}{2} C u_C^2 + \frac{1}{2} L i^2 diminue au cours du temps à cause de la dissipation par effet Joule. dEtotdt=Ri2\frac{dE_{tot}}{dt} = -R i^2.

IV. Modulation d'amplitude

La modulation d'amplitude (MA) est un procédé qui permet de transporter un signal de basse fréquence (signal modulant) sur une onde de haute fréquence (onde porteuse).

1. Principe

On utilise un multiplieur pour combiner le signal modulant um(t)u_m(t) et l'onde porteuse up(t)u_p(t).

  • Signal modulant : um(t)=Umcos(2πfmt)u_m(t) = U_m \cos(2\pi f_m t)
  • Onde porteuse : up(t)=Upcos(2πfpt)u_p(t) = U_p \cos(2\pi f_p t)
  • Tension d'entrée du multiplieur : u1(t)=U0+um(t)=U0+Umcos(2πfmt)u_1(t) = U_0 + u_m(t) = U_0 + U_m \cos(2\pi f_m t)U0U_0 est une tension continue qui assure que u1(t)u_1(t) reste positive.
  • Signal modulé en amplitude : us(t)=ku1(t)up(t)u_s(t) = k \cdot u_1(t) \cdot u_p(t)kk est une constante du multiplieur. us(t)=k[U0+Umcos(2πfmt)]Upcos(2πfpt)u_s(t) = k [U_0 + U_m \cos(2\pi f_m t)] U_p \cos(2\pi f_p t) us(t)=kU0Up[1+UmU0cos(2πfmt)]cos(2πfpt)u_s(t) = k U_0 U_p [1 + \frac{U_m}{U_0} \cos(2\pi f_m t)] \cos(2\pi f_p t) On pose A=kU0UpA = k U_0 U_p et m=UmU0m = \frac{U_m}{U_0}. Donc us(t)=A[1+mcos(2πfmt)]cos(2πfpt)u_s(t) = A [1 + m \cos(2\pi f_m t)] \cos(2\pi f_p t).

2. Taux de modulation mm

Le taux de modulation m=UmU0m = \frac{U_m}{U_0} est un paramètre important.

  • Condition pour une bonne modulation : m1m \le 1.
    • Si m<1m < 1, la modulation est bonne (pas de surmodulation).
    • Si m=1m = 1, la modulation est maximale.
    • Si m>1m > 1, il y a surmodulation, ce qui entraîne une déformation du signal et une perte d'information.
  • Calcul de mm à partir de la courbe du signal modulé : m=UsmaxUsminUsmax+Usminm = \frac{U_{smax} - U_{smin}}{U_{smax} + U_{smin}}UsmaxU_{smax} et UsminU_{smin} sont les amplitudes maximale et minimale de l'enveloppe du signal modulé.

3. Conditions pour une bonne modulation

  • La fréquence de la porteuse doit être beaucoup plus grande que la fréquence du signal modulant : fpfmf_p \gg f_m.
  • Le taux de modulation doit être inférieur ou égal à 1 : m1m \le 1.

4. Démodulation (détection d'enveloppe)

La démodulation permet de récupérer le signal modulant à partir du signal modulé. Elle se fait en deux étapes :

  • Détection de l'enveloppe : Utilisation d'un circuit redresseur (diode) suivi d'un filtre passe-bas (circuit RC).
  • Filtrage : Le circuit RC permet d'éliminer la composante continue et la porteuse, ne laissant que le signal modulant.
  • Conditions pour une bonne détection d'enveloppe : La constante de temps τ=RC\tau = RC du circuit de détection doit satisfaire la condition : TpRCTmT_p \ll RC \ll T_m. où TpT_p est la période de la porteuse et TmT_m est la période du signal modulant.

Exemple résolu

Extrait d'annale : "Électricité (05 points) Le piano génère un ensemble de notes musicales classées selon une échelle musicale constituée de sept notes musicales essentielles: Do (262 Hz), Ré (294 Hz), Mi (330 Hz), Fa (349 Hz), Sol (392 Hz), La (440 Hz), Si (494 Hz). Le but de cet exercice est d'ajuster une note musicale de fréquence déterminée en utilisant un circuit RLC."

Partie 1 : Réponse d'un dipôle RL à un échelon de tension On réalise le montage de la figure 1 comportant un générateur de tension continue EE, une résistance R=100ΩR=100\Omega, et une bobine d'inductance LL et de résistance interne rr. À t=0t=0, on ferme l'interrupteur K. Un système d'acquisition permet d'obtenir la courbe de l'intensité i(t)i(t) du courant dans le circuit (figure 2).

figure Figure 1 : Circuit RL

figure Figure 2 : Courbe de l'intensité i(t)i(t)

  1. Établir l'équation différentielle vérifiée par l'intensité i(t)i(t) du courant. Correction : D'après la loi d'additivité des tensions : uR(t)+uL(t)=Eu_R(t) + u_L(t) = E. Avec uR(t)=Ri(t)u_R(t) = R i(t) et uL(t)=Ldidt+ri(t)u_L(t) = L \frac{di}{dt} + r i(t). Donc Ri(t)+Ldidt+ri(t)=ER i(t) + L \frac{di}{dt} + r i(t) = E. Soit (R+r)i(t)+Ldidt=E(R+r) i(t) + L \frac{di}{dt} = E. En posant Rtot=R+rR_{tot} = R+r, l'équation différentielle est : Ldidt+Rtoti=EL \frac{di}{dt} + R_{tot} i = E.

  2. Déterminer graphiquement la valeur de l'intensité I0I_0 en régime permanent et la constante de temps τ\tau. Correction : D'après la figure 2, en régime permanent (tt \to \infty), l'intensité i(t)i(t) atteint une valeur constante. I0=i()=60 mA=0,06 AI_0 = i(\infty) = 60 \text{ mA} = 0,06 \text{ A}. Pour déterminer τ\tau, on peut utiliser la tangente à l'origine ou la valeur à 63%63\% de I0I_0. 0,63×I0=0,63×60 mA=37,8 mA0,63 \times I_0 = 0,63 \times 60 \text{ mA} = 37,8 \text{ mA}. En lisant sur la courbe pour i(t)=37,8 mAi(t) = 37,8 \text{ mA}, on trouve τ2 ms\tau \approx 2 \text{ ms}. (Alternative : tracer la tangente à l'origine. Son intersection avec l'asymptote i=I0i=I_0 donne τ\tau.)

  3. En déduire les valeurs de LL et rr. Correction : En régime permanent, didt=0\frac{di}{dt} = 0, donc RtotI0=E(R+r)I0=ER_{tot} I_0 = E \Rightarrow (R+r) I_0 = E. D'après la courbe, i(0)=0i(0)=0, donc uL(0)=Eu_L(0) = E. À t=0t=0, Ldidt(0)+ri(0)=ELdidt(0)=EL \frac{di}{dt}(0) + r i(0) = E \Rightarrow L \frac{di}{dt}(0) = E. La pente de la tangente à l'origine est didt(0)=I0τ=0,06 A2×103 s=30 A/s\frac{di}{dt}(0) = \frac{I_0}{\tau} = \frac{0,06 \text{ A}}{2 \times 10^{-3} \text{ s}} = 30 \text{ A/s}. Donc E=L×30E = L \times 30. De plus, E=(R+r)I0=(100+r)×0,06E = (R+r)I_0 = (100+r) \times 0,06. On a aussi τ=LRtot=LR+rL=τ(R+r)\tau = \frac{L}{R_{tot}} = \frac{L}{R+r} \Rightarrow L = \tau (R+r). L=2×103(100+r)L = 2 \times 10^{-3} (100+r). En remplaçant LL dans E=L×30E = L \times 30: E=2×103(100+r)×30=0,06(100+r)E = 2 \times 10^{-3} (100+r) \times 30 = 0,06 (100+r). Ceci est cohérent avec l'expression de EE en régime permanent. Il nous faut une autre information. Si on suppose que EE est donné par le générateur, par exemple E=6VE=6V. Alors 6=(100+r)×0,06100+r=60,06=100r=0Ω6 = (100+r) \times 0,06 \Rightarrow 100+r = \frac{6}{0,06} = 100 \Rightarrow r = 0 \Omega. Et L=τ(R+r)=2×103×100=0,2 HL = \tau (R+r) = 2 \times 10^{-3} \times 100 = 0,2 \text{ H}. (Si EE n'est pas donné, il faut le déduire d'une autre manière, ou l'énoncé doit préciser r=0r=0. Dans les annales, EE est souvent donné ou rr est négligeable.)

La méthode

Voici les étapes clés pour aborder les exercices d'électricité :

  1. Identifier le type de circuit : RC, RL, RLC (amorti ou non). Cela te donne une idée des équations et des comportements attendus.

  2. Appliquer les lois fondamentales :

    • Loi d'additivité des tensions (Loi des mailles) : La somme algébrique des tensions le long d'une maille fermée est nulle. Ou, la tension aux bornes du générateur est égale à la somme des tensions aux bornes des récepteurs.
    • Loi d'Ohm : uR=Riu_R = R i.
    • Relations caractéristiques des composants :
      • Condensateur : q=CuCq = C u_C et i=CduCdti = C \frac{du_C}{dt}.
      • Bobine : uL=Ldidt+riu_L = L \frac{di}{dt} + r i.
  3. Établir l'équation différentielle :

    • Combine les lois précédentes pour obtenir une équation ne dépendant que d'une seule variable (souvent uCu_C ou ii) et de ses dérivées.
    • Pour RC : RCduCdt+uC=ERC \frac{du_C}{dt} + u_C = E (charge) ou RCduCdt+uC=0RC \frac{du_C}{dt} + u_C = 0 (décharge).
    • Pour RL : Ldidt+(R+r)i=EL \frac{di}{dt} + (R+r) i = E (établissement) ou Ldidt+(R+r)i=0L \frac{di}{dt} + (R+r) i = 0 (rupture).
    • Pour RLC : LCd2uCdt2+RCduCdt+uC=0LC \frac{d^2u_C}{dt^2} + RC \frac{du_C}{dt} + u_C = 0.
  4. Résoudre l'équation différentielle (ou vérifier une solution proposée) :

    • Les solutions sont souvent de la forme A+BetτA + B e^{-\frac{t}{\tau}} ou AetτA e^{-\frac{t}{\tau}} pour RC/RL.
    • Pour RLC non amorti, c'est UCmaxcos(ω0t+ϕ)U_{Cmax} \cos(\omega_0 t + \phi).
    • Utilise les conditions initiales (t=0t=0) et les conditions en régime permanent (tt \to \infty) pour déterminer les constantes AA et BB.
      • uC(0)u_C(0) : tension aux bornes du condensateur ne peut pas changer instantanément.
      • i(0)i(0) : courant dans la bobine ne peut pas changer instantanément.
      • En régime permanent : uCEu_C \to E (condensateur chargé), iE/Rtoti \to E/R_{tot} (bobine se comporte comme un court-circuit si r=0r=0).
  5. Calculer la constante de temps τ\tau ou la période T0T_0 :

    • τ=RC\tau = RC (RC) ou τ=L/Rtot\tau = L/R_{tot} (RL).
    • T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC} (RLC idéal).
  6. Exploiter les courbes :

    • Déterminer τ\tau graphiquement :
      • Méthode de la tangente à l'origine : l'intersection de la tangente à t=0t=0 avec l'asymptote finale donne τ\tau.
      • Méthode des 63% : pour une charge, le temps pour atteindre 0,63×0,63 \times valeur finale. Pour une décharge, le temps pour atteindre 0,37×0,37 \times valeur initiale.
    • Déterminer les valeurs finales/initiales : Lire directement sur le graphique.
    • Déterminer la période/pseudo-période : Mesurer la durée d'une oscillation complète.
  7. Bilan d'énergie :

    • Énergie condensateur : Ee=12CuC2E_e = \frac{1}{2} C u_C^2.
    • Énergie bobine : Em=12Li2E_m = \frac{1}{2} L i^2.
    • Énergie totale : Etot=Ee+EmE_{tot} = E_e + E_m.
    • Conservation ou dissipation : si R=0R=0, EtotE_{tot} est conservée. Si R0R \ne 0, EtotE_{tot} diminue.
  8. Modulation d'amplitude :

    • Calculer le taux de modulation mm : m=UmU0m = \frac{U_m}{U_0} ou m=UsmaxUsminUsmax+Usminm = \frac{U_{smax} - U_{smin}}{U_{smax} + U_{smin}}.
    • Vérifier les conditions d'une bonne modulation : m1m \le 1 et fpfmf_p \gg f_m.
    • Conditions de détection d'enveloppe : TpRCTmT_p \ll RC \ll T_m.

Pièges classiques

  1. Unités : Toujours vérifier et convertir les unités. Les capacités sont souvent en microfarads (μ\muF) ou nanofarads (nF), les inductances en millihenrys (mH), les temps en millisecondes (ms). Il faut les convertir en unités du Système International (F, H, s) pour les calculs.

    • 1μF=106F1 \mu F = 10^{-6} F
    • 1nF=109F1 n F = 10^{-9} F
    • 1mH=103H1 m H = 10^{-3} H
    • 1ms=103s1 ms = 10^{-3} s
  2. Conditions initiales :

    • Condensateur : La tension uCu_C ne peut pas varier instantanément. Donc uC(0)=uC(0+)u_C(0^-) = u_C(0^+). Si le condensateur est déchargé avant t=0t=0, alors uC(0)=0u_C(0)=0.
    • Bobine : L'intensité ii ne peut pas varier instantanément. Donc i(0)=i(0+)i(0^-) = i(0^+). Si le courant est nul avant t=0t=0, alors i(0)=0i(0)=0.
  3. Régime permanent :

    • Condensateur : En régime permanent (DC), un condensateur se comporte comme un interrupteur ouvert (circuit ouvert). Le courant qui le traverse est nul (i=0i=0). La tension à ses bornes est constante.
    • Bobine : En régime permanent (DC), une bobine idéale (r=0r=0) se comporte comme un fil (court-circuit). La tension à ses bornes est nulle (uL=0u_L=0). Le courant qui la traverse est constant. Si la bobine a une résistance interne rr, elle se comporte comme une résistance rr.
  4. Erreur de signe pour l'intensité en décharge : Lors de la décharge d'un condensateur, le courant ii est souvent défini dans le sens opposé à la charge, ce qui donne un signe négatif dans l'expression de i(t)i(t). Fais attention à la convention de signe utilisée.

  5. Confondre U0U_0 et UmU_m en modulation : U0U_0 est la composante continue ajoutée au signal modulant pour qu'il reste positif. UmU_m est l'amplitude du signal modulant. Le taux de modulation m=Um/U0m = U_m/U_0.

  6. Interprétation des courbes de modulation :

    • UsmaxU_{smax} et UsminU_{smin} sont les valeurs extrêmes de l'enveloppe du signal modulé, pas du signal modulé lui-même.
    • figure
    • Sur cette figure, UsmaxU_{smax} est la valeur maximale de l'enveloppe supérieure, et UsminU_{smin} est la valeur minimale de l'enveloppe supérieure.

Ce qui tombe à l'examen

Le chapitre Électricité représente environ 21% de la note finale en Physique. Les questions sont variées mais suivent des schémas récurrents.

Formats de questions réels et barème :

  1. Établir l'équation différentielle (0.5 - 0.75 point) :

    • Appliquer la loi d'additivité des tensions.
    • Exprimer les tensions en fonction de la variable choisie (uCu_C ou ii) et de ses dérivées.
    • Exiger une démonstration claire et rigoureuse.
  2. Vérifier une solution de l'équation différentielle (0.5 - 0.75 point) :

    • Dériver la solution proposée une ou deux fois.
    • Substituer la solution et ses dérivées dans l'équation différentielle.
    • Vérifier que l'équation est satisfaite.
    • Utiliser les conditions initiales pour déterminer les constantes.
  3. Déterminer graphiquement des grandeurs (0.5 - 1 point) :

    • Constante de temps τ\tau (tangente à l'origine ou 63%/37%63\%/37\%).
    • Valeurs maximales/minimales (régime permanent, amplitude).
    • Période/pseudo-période des oscillations.
    • Exiger la lecture précise sur le graphique et l'utilisation des échelles.
  4. Calculer des valeurs numériques (0.5 - 1 point) :

    • Capacité CC, inductance LL, résistance RR, tension EE.
    • Fréquence ff, période TT, pulsation ω\omega.
    • Taux de modulation mm.
    • Exiger les unités et un nombre de chiffres significatifs cohérent.
  5. Bilan d'énergie (0.5 - 1 point) :

    • Calculer l'énergie emmagasinée dans le condensateur (Ee=12CuC2E_e = \frac{1}{2}Cu_C^2) ou la bobine (Em=12Li2E_m = \frac{1}{2}Li^2).
    • Interpréter la conservation ou la dissipation de l'énergie (effet Joule).
  6. Interpréter des phénomènes (0.25 - 0.5 point) :

    • Rôle de la bobine (retarder l'établissement/disparition du courant).
    • Rôle du condensateur (stocker la charge, lisser le signal).
    • Conditions pour une bonne modulation ou détection d'enveloppe.
  7. Schématiser des montages (0.25 - 0.5 point) :

    • Montage pour visualiser des tensions à l'oscilloscope.
    • Montage de détection d'enveloppe.
    • Exiger la convention récepteur/générateur et le sens du courant.

Exemples d'extraits d'annales montrant les attentes :

  • "Etablir l'équation différentielle et vérifier sa solution lorsque le dipôle RC est soumis à un échelon de tension." (Corrigé officiel)
  • "Connaître et exploiter la relation i=CduCdti = C \frac{du_C}{dt} pour un condensateur en convention récepteur." (Corrigé officiel)
  • "Reconnaître et représenter les courbes de variation en fonction du temps, de la tension uC(t)u_C(t) aux bornes du condensateur et les différentes grandeurs qui lui sont liées, et les exploiter." (Corrigé officiel)
  • "Connaître et exploiter l'expression de la constante de temps." (Corrigé officiel)
  • "Etablir l'équation différentielle vérifiée par la tension aux bornes du condensateur ou par sa charge dans le cas d'amortissement." (Corrigé officiel)
  • "Connaître et exploiter l'expression de l'énergie électrique emmagasinée dans un condensateur." (Corrigé officiel)
  • "Connaître et exploiter l'expression de l'énergie magnétique emmagasinée dans une bobine." (Corrigé officiel)
  • "Pour obtenir un signal sinusoïdal modulé en amplitude, on réalise le montage schématisé sur la figure 5, où X représente un circuit intégré multiplieur..." (Extrait d'annale)
  • "Déterminer la valeur de la capacité C graphiquement et par calcul." (Corrigé officiel)

Ces extraits montrent que l'examen évalue à la fois la capacité à établir des équations, à les résoudre, à exploiter des données graphiques et à interpréter les phénomènes physiques. La rigueur dans la rédaction, l'utilisation des unités et la justification des réponses sont primordiales.

Exercices corrigés

Exercice 1·Facile

Partie 2- modulation d'amplitude Pour obtenir un signal sinusoïdal modulé en amplitude, on réalise le montage schématisé sur la figure 5, où X\text{X} représente un circuit intégré multiplieur, ayant deux entrées E1\text{E}_1 et E2\text{E}_2 et une sortie S\text{S}. On applique :

  • à l'entrée E1\text{E}_1, la tension u1(t)\text{u}_1(\text{t}) d'expression u1(t)=U0+Umcos(2πfmt)\text{u}_1(\text{t}) = \text{U}_0 + \text{U}_{\text{m}}\text{cos}(2\pi\text{f}_{\text{m}}\text{t}) avec U0\text{U}_0 la composante continue de la tension.
  • à l'entrée E2\text{E}_2, la tension u2(t)\text{u}_2(\text{t}) d'expression u2(t)=UPcos(2πfPt)\text{u}_2(\text{t}) = \text{U}_{\text{P}}\text{cos}(2\pi\text{f}_{\text{P}}\text{t}). La tension, modulée en amplitude, obtenue à la sortie S\text{S} du multiplieur est u3(t)\text{u}_3(\text{t}). Son expression est : u3(t)=0,1[0,6cos(2π104t)+0,8]cos(6π105t)\text{u}_3(\text{t}) = 0,1[0,6\text{cos}(2\pi 10^4\text{t}) + 0,8]\text{cos}(6\pi 10^5\text{t})
  1. Déterminer la fréquence fP\text{f}_{\text{P}} de l'onde porteuse et la fréquence fm\text{f}_{\text{m}} de l'onde modulante.
  2. Calculer le taux de modulation m\text{m}.
  3. La modulation est-elle bonne? Justifier votre réponse.

Figure 5

Voir la correction
  1. fP=3.105Hz\text{f}_{\text{P}} = 3.10^5 \text{Hz} et fm=104Hz\text{f}_{\text{m}} = 10^4 \text{Hz}.
  2. m=0,75\text{m} = 0,75.
  3. La modulation est bonne car m<1\text{m} < 1 et fP>10fm\text{f}_{\text{P}} > 10 \text{f}_{\text{m}}.
  1. Comparer l'expression donnée de u3(t)\text{u}_3(\text{t}) avec la forme générale u3(t)=K[Umcos(2πfmt)+U0]cos(2πfPt)\text{u}_3(\text{t}) = \text{K}[\text{U}_{\text{m}}\text{cos}(2\pi\text{f}_{\text{m}}\text{t}) + \text{U}_0]\text{cos}(2\pi\text{f}_{\text{P}}\text{t}) pour identifier fP\text{f}_{\text{P}} et fm\text{f}_{\text{m}}.
  2. Le taux de modulation est m=UmU0\text{m} = \frac{\text{U}_{\text{m}}}{\text{U}_0}. Identifier Um\text{U}_{\text{m}} et U0\text{U}_0 à partir de l'expression de u3(t)\text{u}_3(\text{t}).
  3. Pour une bonne modulation, deux conditions doivent être vérifiées : m<1\text{m} < 1 et fP>10fm\text{f}_{\text{P}} > 10 \text{f}_{\text{m}}. Vérifier ces conditions.
Exercice 2·Facile

2ème partie (3,25 points) : communication par les ondes électromagnétiques Lors d'une communication, la voix est convertie en signal électrique par un microphone, grâce à un système de conversion numérique et d'amplification. Le signal électrique est porté par une onde porteuse qui après amplification est émise vers l'antenne la plus proche. L'antenne transmet le signal à une station base qui l'envoie alors à une centrale , par ligne téléphonique conventionnelle ou par les ondes électromagnétiques que le sont acheminées les conversations vers le téléphone du destinataire .

1- émission d'une onde électromagnétique par un portable Les ondes électromagnétiques sont utilisées par la télévision , la radio et les radars .Si bien que la gamme de fréquence restant pour les portables sont de plus en plus restreints : l'une d'entre elles s'étend de 900 à 1800 MHz . Données : La célérité des ondes électromagnétiques dans le vide et dans l'air : c = 3,00.108^8 m.s1^{-1} ; 1MHz = 106^6 Hz .

1.1- Calculer la durée que met une onde électromagnétique de fréquence f=900MHz pour parcourir la distance M1_1M2_2=1km séparant le téléphone et l'antenne . (figure (2)). 1.2- Que signifie l'expression « l'air est un milieu dispersif pour les ondes électromagnétiques » ? 1.3- On peut représenter la chaîne d'émission par le schéma de la figure (3).

En quel point A ou B ou C de la figure (3) trouve-t-on : a- L'onde porteuse ? b- Le signal modulant ?

Figure 2

Figure 3

Voir la correction

1.1- Δ\Deltat = 3,33.106^{-6} s 1.2- L'air est un milieu dispersif signifie que la vitesse de propagation des ondes électromagnétiques dépend de leur fréquence. 1.3- a- L'onde porteuse est en B. b- Le signal modulant est en A.

1.1- Calculer le temps Δ\Deltat = distance / c. 1.2- Définition d'un milieu dispersif. 1.3- Identifier les rôles des différents blocs du schéma de la chaîne d'émission : l'oscillateur de haute fréquence génère la porteuse, le microphone génère le signal modulant, l'amplificateur amplifie le signal modulé.

Exercice 3·Moyen

Exercice 2 : Électricité - Étude d'un circuit électrique RLC

Le condensateur et la bobine sont des réservoirs d'énergie; lorsqu'ils sont montés ensemble dans un circuit électrique, il se produit un échange d'énergie entre eux. On se propose à partir de cet exercice, d'étudier un circuit idéal LC et la modulation d'un signal sinusoïdal.

I - Oscillations libres dans un circuit LC idéal : Un groupe d'élève a chargé complètement un condensateur de capacité C sous une tension continue U, et l'on monté avec une bobine (b) d'inductance L et de résistance interne négligeable (figure 1).

1-1- Recopier le schéma de la figure 1, et représenter dessus, en adoptant la convention récepteur, les tensions UCU_C entre les bornes du condensateur et la tension ULU_L entre les bornes de la bobine. (0,25 pts)

1-2- Établir l'équation différentielle vérifiée par la tension UCU_C. (0,25 pts)

1-3- La figure 2 représente les variations de la tension UCU_C en fonction du temps. En exploitant la courbe, établir l'expression numérique de la tension UC(t)U_C(t). (0,5 pts)

1-4- L'énergie magnétique EmE_m emmagasinée dans la bobine varie selon la courbe représentée sur la figure 3.

1-4-1- Montrer que l'énergie magnétique peut s'écrire sous la forme :

Em(t)=14CU2(1cos4πT0t)E_m(t) = \frac{1}{4} C U^2 (1 - cos \frac{4\pi}{T_0} t) (0,5 pts)

On rappelle que sin2x=12(1cos2x)sin^2 x = \frac{1}{2} (1 - cos 2x)

1-4-2- En déduire la valeur maximale Em,maxE_{m,max} de l'énergie magnétique en fonction de C et U. (0,5 pts)

1-4-3- En se basant sur la courbe Em=f(t)E_m=f(t), déterminé la valeur de la capacité C du condensateur utilisé. (0,5pts)

1-5- Déterminer l'inductance L de la bobine. (0,5 pts)

II - Modulation du signal : Afin de transmettre un signal s(t) de fréquence fsf_s, le groupe d'élèves précédent a réalisé dans une deuxième étape, le montage représenté sur la figure 4. Ils ont appliqué la tension p(t)=Pmcos(2πfpt)p(t) = P_m cos(2\pi f_p t) à l'entrée E1E_1 et la tension s(t)+U0=Smcos(2πfst)+U0s(t)+U_0 = S_m cos(2\pi f_s t) + U_0, à l'entrée E2E_2. (U0U_0 est la composante continue de la tension). Le groupe d'élèves a visualisé sur l'écran de l'oscilloscope les tensions p(t)p(t) et s(t)+U0s(t)+U_0, puis la tension Us(t)U_s(t) à la sortie du circuit multiplieur et il a obtenu les courbes représentées sur les figures 5 et 6.

2-1- Quelle est la condition que doivent satisfaire les deux fréquences fsf_s et fpf_p pour avoir une bonne modulation ? (0,25 pts)

2-2- Relier les courbes des figures 5 et 6 aux tensions correspondantes. (0,75 pts)

2-3- Déterminer le taux de modulation m, sachant que la sensibilité verticale de l'oscilloscope est 1 V/div. Que peut-on déduire ? (0,5 pts)

Figure 1

Figure 2

Figure 3

Figure 4

Figure 5

Figure 6

Voir la correction

1-1- Schéma avec UCU_C et ULU_L représentées. 1-2- Équation différentielle : d2UCdt2+1LCUC=0\frac{d^2U_C}{dt^2} + \frac{1}{LC}U_C = 0 1-3- UC(t)=6,00cos(2πt/T0)U_C(t) = 6,00 cos(2\pi t/T_0) avec T0=2,8msT_0 = 2,8 ms 1-4-1- Em(t)=14CU2(1cos4πT0t)E_m(t) = \frac{1}{4} C U^2 (1 - cos \frac{4\pi}{T_0} t) 1-4-2- Em,max=12CU2E_{m,max} = \frac{1}{2} C U^2 1-4-3- C=6,00.106FC = 6,00.10^{-6} F 1-5- L=3,7.104HL = 3,7.10^{-4} H 2-1- fpfsf_p \gg f_s 2-2- Figure 5 correspond à s(t)+U0s(t)+U_0, Figure 6 correspond à Us(t)U_s(t). 2-3- m=0,67m = 0,67. La modulation est bonne.

1-1- Dessiner le circuit LC avec les tensions UCU_C et ULU_L orientées selon la convention récepteur. 1-2- Appliquer la loi des mailles et les relations i=CdUCdti = C \frac{dU_C}{dt} et UL=LdidtU_L = L \frac{di}{dt}. 1-3- Lire l'amplitude UmaxU_{max} et la période T0T_0 sur la figure 2. Écrire l'expression UC(t)=Umaxcos(2πt/T0)U_C(t) = U_{max} cos(2\pi t/T_0). 1-4-1- Utiliser Em=12Li2E_m = \frac{1}{2} L i^2 et i=CdUCdti = -C \frac{dU_C}{dt}. Substituer UC(t)U_C(t) et utiliser la formule de trigonométrie donnée. 1-4-2- Déduire Em,maxE_{m,max} de l'expression précédente. 1-4-3- Lire Em,maxE_{m,max} sur la figure 3. Utiliser la relation de 1-4-2 pour trouver C. 1-4-4- Utiliser la formule du période propre T0=2πLCT_0 = 2\pi \sqrt{LC} pour trouver L. 2-1- Donner la condition de bonne modulation. 2-2- Identifier les courbes en fonction de leurs caractéristiques (signal modulant, signal modulé). 2-3- Lire SmaxS_{max} et SminS_{min} sur la figure 6. Calculer m=(SmaxSmin)/(Smax+Smin)m = (S_{max} - S_{min}) / (S_{max} + S_{min}). Conclure sur la qualité de la modulation.

Exercice 4·Moyen

3-Oscillations forcées dans un circuit RLC série Le circuit représenté sur la figure 5 contient :

  • un générateur GBF délivrant au circuit une tension sinusoïdale uAB(t)=32cos(2πNt)u_{AB}(t) = 3 \sqrt{2} \cos(2 \pi N t) exprimée en V et de fréquence N réglable.
  • un conducteur ohmique de résistance R1R_1.
  • la bobine (b) précédente.
  • un condensateur de capacité C1C_1.
  • un ampèremètre. Le coefficient de qualité de ce circuit est Q=7Q = 7, la largeur de la bande passante à 3-3dB est 14,314,3 Hz. À la résonance, l'ampèremètre indique la valeur I0=1,85×102I_0 = 1,85 \times 10^{-2} mA. 3-1- Déterminer la fréquence des oscillations électriques à la résonance. 3-2- Trouver la valeur de R1R_1 et celle de C1C_1. 3-3- Calculer la puissance électrique moyenne, consommée par effet Joule, dans le circuit quand la fréquence prend l'une des valeurs limitant la bande passante.

Figure 5

Voir la correction

3-1 N0=100N_0 = 100 Hz. 3-2 R1=112ΩR_1 = 112 \Omega. C1=2,2×106C_1 = 2,2 \times 10^{-6} F. 3-3 P=2,4×104P = 2,4 \times 10^{-4} W.

3-1 Utiliser la relation entre le coefficient de qualité Q, la fréquence de résonance N0N_0 et la largeur de la bande passante ΔN\Delta N: Q=N0/ΔNQ = N_0 / \Delta N. 3-2 À la résonance, l'impédance du circuit est minimale et égale à la résistance totale Rtot=R1+r0R_{tot} = R_1 + r_0. Utiliser la loi d'Ohm Umax=RtotI0U_{max} = R_{tot} I_0 pour trouver R1R_1. Utiliser la formule de la fréquence de résonance N0=12πL0C1N_0 = \frac{1}{2\pi\sqrt{L_0 C_1}} pour trouver C1C_1. 3-3 La puissance moyenne consommée par effet Joule est P=RtotIeff2P = R_{tot} I_{eff}^2. À la limite de la bande passante, l'intensité efficace est Ieff=I0/2I_{eff} = I_{0} / \sqrt{2}.

Exercice 5·Moyen

Électricité (05 points) Le piano génère un ensemble de notes musicales classées selon une échelle musicale constituée de sept notes musicales essentielles. Le tableau suivant donne les fréquences correspondantes aux notes musicales essentielles:

NoteDoMiFaSolLaSi
Fréquence262294330349392440494

Le but de cet exercice est d'ajuster une note musicale de fréquence déterminée en utilisant un circuit RLC série. Pour ajuster la note souhaitée, un groupe d'élèves a réalisé une expérience sur deux étapes.

• Première phase : Détermination de la capacité C d'un condensateur à l'aide d'un montage convenable ; • Deuxième phase : Ajustement de la fréquence de la note à l'aide d'un circuit RLC série.

1- Détermination de la capacité d'un condensateur : À l'instant t = 0, les élèves commencent la décharge d'un condensateur de capacité C, initialement chargé, à travers un conducteur ohmique de résistance R = 200 Ω\Omega. La courbe de la figure 1, traduit les variations de la tension uC(t)u_C(t) aux bornes du condensateur. 1-1- Représenter le schéma du dispositif expérimental permettant d'obtenir cette courbe. 1-2- Trouver l'équation différentielle vérifiée par la tension uC(t)u_C(t) au bornes du condensateur au cours de la décharge. 1-3- Vérifier que la solution de l'équation différentielle précédente est : uC=U0.etRCu_C = U_0.e^{-\frac{t}{RC}} , où U0U_0 est une constante. 1-4- Par analyse dimensionnelle, montrer que le produit RC est homogène à un temps. 1-5- Déterminer graphiquement la constante de temps τ\tau, et déduire la valeur de la capacité C du condensateur étudié.

Figure 1

Voir la correction

1-1- Schéma d'un circuit RC en décharge (condensateur, résistance, interrupteur). 1-2- RCduCdt+uC=0RC \frac{du_C}{dt} + u_C = 0. 1-3- Vérification par substitution dans l'équation différentielle. 1-4- [R]=ML2T3I2[R] = ML^2T^{-3}I^{-2}, [C]=M1L2T4I2[C] = M^{-1}L^{-2}T^4I^2. [RC]=T[RC] = T. Donc RC est homogène à un temps. 1-5- τ=2\tau = 2 ms. C=10μFC = 10 \mu F.

1-1- Dessiner un circuit série composé d'un condensateur, d'une résistance et d'un interrupteur, avec le condensateur initialement chargé. 1-2- Appliquer la loi des mailles et la relation i=CduCdti = C \frac{du_C}{dt} pour établir l'équation différentielle. 1-3- Substituer la solution proposée et sa dérivée dans l'équation différentielle pour vérifier qu'elle est solution. 1-4- Utiliser l'analyse dimensionnelle des grandeurs physiques (résistance, capacité) pour montrer que le produit RC a la dimension d'un temps. 1-5- Graphiquement, τ\tau est le temps pour lequel uC(τ)=U0/eu_C(\tau) = U_0/e. Utiliser la relation τ=RC\tau = RC pour calculer C.

Exercice 6·Moyen

Un condensateur de capacité C=10μFC = 10 \, \mu F, initialement déchargé, se charge à travers R=2.0kΩR = 2.0 \, k\Omega sous E=6.0VE = 6.0 \, V. Donner la constante de temps τ\tau, la valeur de uCu_{C} à t=τt = \tau, et la charge finale QQ du condensateur.

Voir la correction

tau = R.C = 2.0x103x10^3 x 10x10^-6 = 2.0x10^-2 s = 20 ms. uCu_C(tau) = E.(1 - e^-1) = 6.0 x 0.63 = 3.8 V. Charge finale (régime permanent) : Q = C.E = 10x10^-6 x 6.0 = 6.0x10^-5 C = 60 uC.

tau = RC (unités SI) ; à t = tau, uCu_C atteint 63 % de E ; en régime permanent uCu_C = E donc Q = C.E.

83 autres exercices sur ce chapitre.

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