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Électricité (RC, RL, RLC, modulation)

Physique-Chimie · 2ème Bac Sciences Agronomiques · 7 exercices

Méthode officielle

Établir et exploiter l'équation différentielle d'un dipôle RC / RL, calculer la constante de temps (tau = RC ou tau = L/R), la période propre des oscillations RLC (T0 = 2.pi.racine(LC)), le bilan d'énergie, et interpréter une modulation d'amplitude (taux m = Um/Uporteuse).

L'intuition

Imagine que tu es en train de remplir un grand seau d'eau avec un tuyau.

Pour le circuit RC (Résistance-Condensateur), le seau, c'est le condensateur qui stocke l'eau (la charge électrique). Le tuyau, c'est la résistance qui limite le débit d'eau (le courant). Quand tu ouvres le robinet, l'eau ne remplit pas le seau instantanément, ça prend un certain temps. Plus le seau est grand (grande capacité CC) ou plus le tuyau est fin (grande résistance RR), plus ça prend de temps. Ce temps caractéristique, c'est la constante de temps τ\tau.

Pour le circuit RL (Résistance-Bobine), c'est un peu plus abstrait. Imagine que tu essaies de faire tourner une lourde roue (la bobine) avec une manivelle (le courant). Au début, c'est difficile de la faire démarrer, elle résiste au changement de mouvement. Une fois lancée, elle a de l'inertie et continue de tourner. La résistance, c'est le frottement qui s'oppose au mouvement. La bobine s'oppose aux variations de courant, elle "lisse" les changements. La constante de temps τ\tau ici, c'est le temps qu'il faut pour que le courant s'établisse ou s'annule.

Enfin, pour le circuit RLC (Résistance-Bobine-Condensateur), c'est comme une balançoire. Le condensateur et la bobine échangent de l'énergie, comme la balançoire qui monte et descend. Si la balançoire est idéale (pas de frottement, donc pas de résistance RR), elle oscille indéfiniment. C'est la période propre T0T_0. Si tu ajoutes des frottements (la résistance RR), la balançoire ralentit et s'arrête. C'est l'amortissement.

Le cours

I. Le dipôle RC

Un dipôle RC est constitué d'un résistor de résistance RR et d'un condensateur de capacité CC montés en série.

1. Le condensateur

Un condensateur est un composant capable de stocker des charges électriques. Il est caractérisé par sa capacité CC, exprimée en Farad (F).

  • Relation charge-tension : La charge qq stockée par le condensateur est proportionnelle à la tension uCu_C à ses bornes : q=CuCq = C \cdot u_C

    qq est en Coulomb (C), CC en Farad (F) et uCu_C en Volt (V).

  • Relation courant-charge : Le courant ii traversant le condensateur est la dérivée de la charge par rapport au temps : i=dqdti = \frac{dq}{dt}

    ii est en Ampère (A), qq en Coulomb (C) et tt en seconde (s).

  • Relation courant-tension : En combinant les deux relations précédentes, on obtient : i=CduCdti = C \frac{du_C}{dt}

2. Établissement de la tension aux bornes d'un condensateur (charge)

Considérons un circuit série composé d'un générateur de tension continue EE, d'un résistor de résistance RR et d'un condensateur de capacité CC. À l'instant t=0t=0, on ferme l'interrupteur.

figure

  • Loi des mailles : D'après la loi des mailles, la somme des tensions dans une maille fermée est nulle. En parcourant la maille dans le sens du courant : E=uR+uCE = u_R + u_C

    uR=Riu_R = R \cdot i (loi d'Ohm).

  • Équation différentielle en uCu_C : On a i=CduCdti = C \frac{du_C}{dt}. En substituant ii dans la loi des mailles : E=RCduCdt+uCE = R \cdot C \frac{du_C}{dt} + u_C

    RCduCdt+uC=ERC \frac{du_C}{dt} + u_C = E

    C'est l'équation différentielle régissant l'évolution de la tension uCu_C lors de la charge du condensateur.

  • Solution de l'équation différentielle : La solution de cette équation différentielle est de la forme : uC(t)=Aetτ+Bu_C(t) = A e^{-\frac{t}{\tau}} + B

    En régime permanent (tt \to \infty), uC=Eu_C = E. Donc B=EB = E. À t=0t=0, le condensateur est déchargé, donc uC(0)=0u_C(0) = 0. 0=Ae0+E    A=E0 = A e^0 + E \implies A = -E

    D'où la solution : uC(t)=E(1etτ)u_C(t) = E (1 - e^{-\frac{t}{\tau}})

    τ=RC\tau = RC est la constante de temps du circuit, exprimée en secondes (s).

  • Interprétation de τ\tau : À t=τt = \tau, uC(τ)=E(1e1)0.63Eu_C(\tau) = E (1 - e^{-1}) \approx 0.63 E. La constante de temps τ\tau représente le temps nécessaire pour que la tension aux bornes du condensateur atteigne environ 63% de sa valeur finale. Graphiquement, τ\tau est l'abscisse du point d'intersection de la tangente à l'origine de la courbe uC(t)u_C(t) avec l'asymptote uC=Eu_C = E.

3. Décharge du condensateur

Considérons le condensateur précédemment chargé, branché sur un résistor de résistance RR. À t=0t=0, la tension aux bornes du condensateur est uC(0)=Eu_C(0) = E.

figure (sans le générateur)

  • Loi des mailles : uR+uC=0u_R + u_C = 0

    Ri+uC=0R \cdot i + u_C = 0

  • Équation différentielle en uCu_C : RCduCdt+uC=0RC \frac{du_C}{dt} + u_C = 0

  • Solution de l'équation différentielle : uC(t)=Aetτu_C(t) = A e^{-\frac{t}{\tau}}

    À t=0t=0, uC(0)=Eu_C(0) = E, donc A=EA = E. D'où la solution : uC(t)=Eetτu_C(t) = E e^{-\frac{t}{\tau}}

    avec τ=RC\tau = RC.

II. Le dipôle RL

Un dipôle RL est constitué d'un résistor de résistance RR et d'une bobine d'inductance LL montés en série.

1. La bobine

Une bobine est un composant capable de stocker de l'énergie sous forme de champ magnétique. Elle est caractérisée par son inductance LL, exprimée en Henry (H), et souvent par une résistance interne rr.

  • Tension aux bornes d'une bobine : La tension uLu_L aux bornes d'une bobine est donnée par : uL=Ldidt+riu_L = L \frac{di}{dt} + r i

    LL est en Henry (H), ii en Ampère (A), tt en seconde (s) et rr en Ohm (Ω\Omega). Si la bobine est idéale (résistance interne r=0r=0), alors uL=Ldidtu_L = L \frac{di}{dt}.

2. Établissement du courant dans une bobine

Considérons un circuit série composé d'un générateur de tension continue EE, d'un résistor de résistance RR et d'une bobine d'inductance LL et de résistance interne rr. À l'instant t=0t=0, on ferme l'interrupteur.

figure

  • Loi des mailles : E=uR+uLE = u_R + u_L

    E=Ri+(Ldidt+ri)E = R \cdot i + (L \frac{di}{dt} + r i)

    E=(R+r)i+LdidtE = (R+r) i + L \frac{di}{dt}

  • Équation différentielle en ii : Ldidt+(R+r)i=EL \frac{di}{dt} + (R+r) i = E

    didt+R+rLi=EL \frac{di}{dt} + \frac{R+r}{L} i = \frac{E}{L}

    C'est l'équation différentielle régissant l'évolution du courant ii lors de l'établissement du courant.

  • Solution de l'équation différentielle : La solution est de la forme : i(t)=Aetτ+Bi(t) = A e^{-\frac{t}{\tau}} + B

    En régime permanent (tt \to \infty), le courant est constant, didt=0\frac{di}{dt} = 0. Donc (R+r)imax=E    imax=ER+r(R+r) i_{max} = E \implies i_{max} = \frac{E}{R+r}. Donc B=ER+rB = \frac{E}{R+r}. À t=0t=0, le courant est nul (la bobine s'oppose à l'établissement instantané du courant), donc i(0)=0i(0) = 0. 0=Ae0+ER+r    A=ER+r0 = A e^0 + \frac{E}{R+r} \implies A = -\frac{E}{R+r}

    D'où la solution : i(t)=ER+r(1etτ)i(t) = \frac{E}{R+r} (1 - e^{-\frac{t}{\tau}})

    τ=LR+r\tau = \frac{L}{R+r} est la constante de temps du circuit, exprimée en secondes (s). Si la bobine est idéale (r=0r=0), alors τ=LR\tau = \frac{L}{R}.

  • Interprétation de τ\tau : À t=τt = \tau, i(τ)=imax(1e1)0.63imaxi(\tau) = i_{max} (1 - e^{-1}) \approx 0.63 i_{max}. La constante de temps τ\tau représente le temps nécessaire pour que le courant atteigne environ 63% de sa valeur finale. Graphiquement, τ\tau est l'abscisse du point d'intersection de la tangente à l'origine de la courbe i(t)i(t) avec l'asymptote i=imaxi = i_{max}.

3. Rupture du courant

Considérons le circuit précédent en régime permanent, puis on ouvre l'interrupteur pour déconnecter le générateur, laissant la bobine et la résistance en série.

  • Équation différentielle en ii : Ldidt+(R+r)i=0L \frac{di}{dt} + (R+r) i = 0

  • Solution de l'équation différentielle : i(t)=I0etτi(t) = I_0 e^{-\frac{t}{\tau}}

    I0I_0 est le courant initial (le courant en régime permanent avant la rupture) et τ=LR+r\tau = \frac{L}{R+r}.

III. Oscillations libres dans un circuit RLC série

Un circuit RLC série est composé d'un résistor de résistance RR, d'une bobine d'inductance LL (résistance interne r=0r=0 pour simplifier) et d'un condensateur de capacité CC.

1. Équation différentielle

Considérons un condensateur initialement chargé, puis connecté en série avec une bobine et un résistor.

figure

  • Loi des mailles : uL+uR+uC=0u_L + u_R + u_C = 0

    Ldidt+Ri+uC=0L \frac{di}{dt} + R i + u_C = 0

    On sait que i=dqdt=CduCdti = \frac{dq}{dt} = C \frac{du_C}{dt}. Donc didt=Cd2uCdt2\frac{di}{dt} = C \frac{d^2u_C}{dt^2}. En substituant dans la loi des mailles : LCd2uCdt2+RCduCdt+uC=0L C \frac{d^2u_C}{dt^2} + R C \frac{du_C}{dt} + u_C = 0

    C'est l'équation différentielle des oscillations libres amorties en uCu_C.

2. Cas du circuit LC idéal (oscillations libres non amorties)

Si la résistance totale du circuit est nulle (R=0R=0), l'équation différentielle devient :

LCd2uCdt2+uC=0L C \frac{d^2u_C}{dt^2} + u_C = 0

d2uCdt2+1LCuC=0 \frac{d^2u_C}{dt^2} + \frac{1}{LC} u_C = 0

Cette équation est celle d'un oscillateur harmonique.

  • Solution : La solution est de la forme : uC(t)=UC,maxcos(ω0t+ϕ)u_C(t) = U_{C,max} \cos(\omega_0 t + \phi)

    UC,maxU_{C,max} est l'amplitude maximale de la tension, ω0\omega_0 est la pulsation propre et ϕ\phi est la phase à l'origine.

  • Pulsation propre ω0\omega_0 et période propre T0T_0 : En identifiant avec l'équation d'un oscillateur harmonique (d2xdt2+ω02x=0\frac{d^2x}{dt^2} + \omega_0^2 x = 0), on a : ω02=1LC    ω0=1LC\omega_0^2 = \frac{1}{LC} \implies \omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}}

    La période propre T0T_0 est liée à la pulsation propre par T0=2πω0T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0}. D'où : T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}

    T0T_0 est en secondes (s), LL en Henry (H) et CC en Farad (F).

3. Bilan d'énergie

Dans un circuit LC idéal, l'énergie totale est conservée. Elle oscille entre deux formes :

  • Énergie emmagasinée dans le condensateur (électrique) : EC=12CuC2=12q2CE_C = \frac{1}{2} C u_C^2 = \frac{1}{2} \frac{q^2}{C}

  • Énergie emmagasinée dans la bobine (magnétique) : EL=12Li2E_L = \frac{1}{2} L i^2

  • Énergie totale : Etotale=EC+EL=constanteE_{totale} = E_C + E_L = \text{constante}

    En présence d'une résistance RR, une partie de l'énergie est dissipée par effet Joule (PJ=Ri2P_J = R i^2), ce qui entraîne l'amortissement des oscillations.

IV. Modulation d'amplitude

La modulation d'amplitude est un procédé qui consiste à faire varier l'amplitude d'une onde porteuse (haute fréquence) en fonction d'un signal modulant (basse fréquence, contenant l'information).

1. Principe

  • Signal modulant (ou signal informatif) : um(t)=Umcos(2πfmt)u_m(t) = U_m \cos(2\pi f_m t)UmU_m est l'amplitude du signal modulant et fmf_m sa fréquence.

  • Onde porteuse : up(t)=Upcos(2πfpt)u_p(t) = U_p \cos(2\pi f_p t)UpU_p est l'amplitude de la porteuse et fpf_p sa fréquence. On a fpfmf_p \gg f_m.

  • Signal modulé : L'amplitude de la porteuse est modifiée par le signal modulant. Le signal modulé us(t)u_s(t) s'écrit : us(t)=[Up+um(t)]cos(2πfpt)u_s(t) = [U_p + u_m(t)] \cos(2\pi f_p t)

    us(t)=[Up+Umcos(2πfmt)]cos(2πfpt)u_s(t) = [U_p + U_m \cos(2\pi f_m t)] \cos(2\pi f_p t)

    us(t)=Up[1+UmUpcos(2πfmt)]cos(2πfpt)u_s(t) = U_p [1 + \frac{U_m}{U_p} \cos(2\pi f_m t)] \cos(2\pi f_p t)

2. Taux de modulation mm

Le taux de modulation mm est défini par :

m=UmUpm = \frac{U_m}{U_p}

Le signal modulé peut alors s'écrire :

us(t)=Up[1+mcos(2πfmt)]cos(2πfpt)u_s(t) = U_p [1 + m \cos(2\pi f_m t)] \cos(2\pi f_p t)

  • Condition pour une bonne modulation : Pour éviter la surmodulation (distorsion du signal), il faut que l'amplitude de l'enveloppe reste positive. Cela implique : 1+mcos(2πfmt)01 + m \cos(2\pi f_m t) \ge 0

    La valeur minimale de cos(2πfmt)\cos(2\pi f_m t) est 1-1. Donc 1m0    m11 - m \ge 0 \implies m \le 1. Ainsi, une bonne modulation nécessite 0m10 \le m \le 1.

  • Détermination graphique de mm : Sur l'oscillogramme du signal modulé, on peut mesurer l'amplitude maximale UmaxU_{max} et l'amplitude minimale UminU_{min} de l'enveloppe. Umax=Up+UmU_{max} = U_p + U_m

    Umin=UpUmU_{min} = U_p - U_m

    Alors : m=UmUp=UmaxUminUmax+Uminm = \frac{U_m}{U_p} = \frac{U_{max} - U_{min}}{U_{max} + U_{min}}

Exemple résolu

Un circuit RL série est constitué d'une bobine d'inductance L=20 mHL = 20 \text{ mH} et de résistance négligeable, et d'un résistor de résistance R=50ΩR = 50 \Omega.

  1. Calculer la constante de temps τ\tau du circuit.
  2. Si ce circuit est branché à un générateur de tension continue E=12 VE = 12 \text{ V}, quelle sera l'intensité maximale du courant en régime permanent ?

Résolution :

  1. Calcul de la constante de temps τ\tau : Le circuit est un dipôle RL série. La bobine a une résistance négligeable, donc r=0r=0. La constante de temps τ\tau d'un circuit RL est donnée par la formule : τ=LR+r\tau = \frac{L}{R+r}

    Ici, L=20 mH=20×103 HL = 20 \text{ mH} = 20 \times 10^{-3} \text{ H} et R=50ΩR = 50 \Omega, r=0r=0. τ=20×10350+0=20×10350\tau = \frac{20 \times 10^{-3}}{50 + 0} = \frac{20 \times 10^{-3}}{50}

    τ=0.4×103 s=0.4 ms\tau = 0.4 \times 10^{-3} \text{ s} = 0.4 \text{ ms}

    La constante de temps du circuit est τ=0.4 ms\tau = 0.4 \text{ ms}.

  2. Intensité maximale du courant en régime permanent : En régime permanent, le courant est établi et ne varie plus, donc didt=0\frac{di}{dt} = 0. L'équation différentielle du circuit est Ldidt+(R+r)i=EL \frac{di}{dt} + (R+r) i = E. En régime permanent, cette équation devient : (R+r)Imax=E(R+r) I_{max} = E

    Avec r=0r=0, on a : RImax=ER \cdot I_{max} = E

    Imax=ERI_{max} = \frac{E}{R}

    Ici, E=12 VE = 12 \text{ V} et R=50ΩR = 50 \Omega. Imax=1250=0.24 AI_{max} = \frac{12}{50} = 0.24 \text{ A}

    L'intensité maximale du courant en régime permanent sera de 0.24 A0.24 \text{ A}.

La méthode

Voici les étapes clés pour aborder les exercices sur l'électricité :

  1. Identifier le type de circuit : RC, RL, RLC. Cela détermine les lois et formules à utiliser.
  2. Faire un schéma clair du circuit : Représenter les composants (générateur, résistor, condensateur, bobine) et indiquer le sens conventionnel du courant et les tensions aux bornes de chaque dipôle.
  3. Appliquer la loi des mailles : Écrire la relation entre les tensions dans la maille. C'est souvent le point de départ pour établir l'équation différentielle.
  4. Exprimer les tensions en fonction du courant et de ses dérivées (ou de la tension aux bornes du condensateur et de ses dérivées) :
    • uR=Riu_R = R \cdot i
    • uC=qCu_C = \frac{q}{C} et i=CduCdti = C \frac{du_C}{dt}
    • uL=Ldidt+riu_L = L \frac{di}{dt} + r i
  5. Établir l'équation différentielle : Substituer les expressions des tensions dans la loi des mailles pour obtenir l'équation différentielle du circuit.
  6. Résoudre l'équation différentielle (si demandé) : Utiliser la forme générale de la solution et les conditions initiales/finales pour déterminer les constantes.
  7. Calculer la constante de temps τ\tau ou la période propre T0T_0 :
    • Pour RC : τ=RC\tau = RC
    • Pour RL : τ=L/(R+r)\tau = L/(R+r)
    • Pour RLC idéal : T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}
  8. Analyser le régime permanent :
    • Pour RC : uC=Eu_C = E (condensateur chargé, i=0i=0)
    • Pour RL : i=E/(R+r)i = E/(R+r) (bobine se comporte comme un fil, didt=0\frac{di}{dt}=0)
  9. Interpréter les courbes : Savoir lire τ\tau sur une courbe de charge/décharge, ou T0T_0 sur une courbe d'oscillations.
  10. Calculer le taux de modulation mm : Utiliser la formule m=Um/Upm = U_m/U_p ou m=(UmaxUmin)/(Umax+Umin)m = (U_{max} - U_{min}) / (U_{max} + U_{min}).

Pièges classiques

  • Unités : Toujours convertir les grandeurs dans les unités du Système International (SI) avant de faire les calculs.

    • mH en H (1 mH=103 H1 \text{ mH} = 10^{-3} \text{ H})
    • μ\muF en F (1μF=106 F1 \mu\text{F} = 10^{-6} \text{ F})
    • nF en F (1 nF=109 F1 \text{ nF} = 10^{-9} \text{ F})
    • kΩ\Omega en Ω\Omega (1 kΩ=103Ω1 \text{ k}\Omega = 10^3 \Omega)
    • ms en s (1 ms=103 s1 \text{ ms} = 10^{-3} \text{ s}) Un oubli de conversion coûte des points.
  • Résistance interne de la bobine : Ne pas oublier la résistance interne rr de la bobine si elle est donnée. La résistance totale du circuit RL est Rtotale=R+rR_{totale} = R + r. Si elle est négligeable, alors r=0r=0.

  • Conditions initiales :

    • À t=0t=0, un condensateur déchargé a uC(0)=0u_C(0) = 0.
    • À t=0t=0, le courant dans une bobine est i(0)=0i(0) = 0 (elle s'oppose à l'établissement instantané du courant).
  • Régime permanent :

    • Pour un condensateur en régime permanent avec un générateur continu, il est complètement chargé et se comporte comme un interrupteur ouvert (le courant est nul).
    • Pour une bobine en régime permanent avec un générateur continu, le courant est constant, donc didt=0\frac{di}{dt}=0. La bobine se comporte comme un fil (sa tension aux bornes est rimaxr i_{max}).
  • Graphiques : Ne pas confondre la tangente à l'origine avec la courbe elle-même pour déterminer τ\tau. La tangente coupe l'asymptote horizontale en t=τt=\tau.

  • Modulation :

    • Vérifier que fpfmf_p \gg f_m pour une bonne modulation.
    • Vérifier que m1m \le 1 pour éviter la surmodulation.

Ce qui tombe à l'examen

Les questions d'examen sur ce chapitre sont très structurées et suivent souvent le même schéma :

  1. Établissement de l'équation différentielle :

    • "Établir l'équation différentielle vérifiée par uC(t)u_C(t) (ou i(t)i(t))." (2-3 points)
    • C'est une application directe de la loi des mailles et des relations caractéristiques des dipôles. Il faut être rigoureux dans la démonstration.
  2. Vérification d'une solution et détermination de τ\tau ou T0T_0 :

    • "Vérifier que uC(t)=A(1et/τ)u_C(t) = A(1 - e^{-t/\tau}) est solution de l'équation différentielle et déterminer l'expression de τ\tau." (2-3 points)
    • Il faut dériver la solution proposée, la substituer dans l'équation différentielle et identifier les termes.
  3. Calcul de τ\tau ou T0T_0 :

    • "Calculer la constante de temps τ\tau du circuit." (1-2 points)
    • "Calculer la période propre T0T_0 des oscillations." (1-2 points)
    • Application directe des formules τ=RC\tau = RC, τ=L/(R+r)\tau = L/(R+r) ou T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}. Attention aux unités !
  4. Exploitation graphique :

    • "À partir de la courbe uC(t)u_C(t), déterminer graphiquement la valeur de τ\tau." (1-2 points)
    • "Déterminer la valeur de UmaxU_{max} et UminU_{min} à partir de l'oscillogramme du signal modulé, puis calculer le taux de modulation mm." (1-2 points)
    • Il faut savoir tracer la tangente à l'origine ou identifier les amplitudes sur les courbes.
  5. Analyse du régime permanent :

    • "Quelle est la valeur de l'intensité du courant en régime permanent ?" (1 point)
    • "Quelle est la tension aux bornes du condensateur en régime permanent ?" (1 point)
    • Comprendre le comportement des dipôles en régime établi.
  6. Bilan d'énergie (pour RLC) :

    • "Calculer l'énergie emmagasinée dans le condensateur à t=0t=0." (1-2 points)
    • "Justifier l'amortissement des oscillations dans un circuit RLC réel." (1 point)
    • Application des formules EC=12CuC2E_C = \frac{1}{2} C u_C^2 et EL=12Li2E_L = \frac{1}{2} L i^2. L'amortissement est dû à la dissipation d'énergie par effet Joule dans la résistance.
  7. Modulation d'amplitude :

    • "Définir le taux de modulation mm." (1 point)
    • "Donner la condition pour une bonne modulation." (1 point)
    • "Calculer mm à partir des amplitudes UmU_m et UpU_p ou UmaxU_{max} et UminU_{min}." (1-2 points)

Le poids de ce chapitre à l'examen est significatif (environ 21% de la partie Physique), donc maîtrise bien ces points. La rigueur dans les calculs, les unités et les démonstrations est cruciale.

Exercices corrigés

Exercice 1·Facile

Un circuit LC idéal est composé d'une bobine d'inductance L=0.20 HL = 0.20 \text{ H} et d'un condensateur de capacité C=5.0 \muFC = 5.0 \text{ \mu F}. Calculer la période propre T0T_{0} des oscillations électriques libres non amorties.

Voir la correction

T0=6.3 msT_{0} = 6.3 \text{ ms}

Utiliser la formule de la période propre T0=2πLCT_{0} = 2\pi\sqrt{LC}.

Exercice 2·Facile

Un circuit RL série est constitué d'une bobine d'inductance L=20 mHL = 20 \text{ mH} et de résistance négligeable, et d'un résistor de résistance R=50ΩR = 50 \Omega. 1. Calculer la constante de temps τ\tau du circuit. 2. Si ce circuit est branché à un générateur de tension continue E=12 VE = 12 \text{ V}, quelle sera l'intensité maximale du courant en régime permanent ?

Voir la correction

τ=0.40 ms\tau = 0.40 \text{ ms}, Imax=0.24 AI_{max} = 0.24 \text{ A}

  1. Utiliser la formule τ=L/R\tau = L/R. 2. En régime permanent, la bobine se comporte comme un fil.
Exercice 3·Facile

Un circuit RC série est constitué d'un condensateur de capacité C=100 nFC = 100 \text{ nF} et d'un résistor de résistance R=10 kΩR = 10 \text{ k}\Omega. 1. Calculer la constante de temps τ\tau du circuit. 2. Si ce circuit est branché à un générateur de tension continue E=6 VE = 6 \text{ V}, quelle sera la tension maximale aux bornes du condensateur en régime permanent ?

Voir la correction

τ=1.0 ms\tau = 1.0 \text{ ms}, UC,max=6.0 VU_{C,max} = 6.0 \text{ V}

  1. Utiliser la formule τ=RC\tau = RC. 2. En régime permanent, le condensateur est chargé et se comporte comme un interrupteur ouvert.
Exercice 4·Moyen

Un condensateur de capacité C=10μFC = 10 \, \mu F, initialement déchargé, se charge à travers R=2.0kΩR = 2.0 \, k\Omega sous E=6.0VE = 6.0 \, V. Donner la constante de temps τ\tau, la valeur de uCu_{C} à t=τt = \tau, et la charge finale QQ du condensateur.

Voir la correction

tau = R.C = 2.0x103x10^3 x 10x10^-6 = 2.0x10^-2 s = 20 ms. uCu_C(tau) = E.(1 - e^-1) = 6.0 x 0.63 = 3.8 V. Charge finale (régime permanent) : Q = C.E = 10x10^-6 x 6.0 = 6.0x10^-5 C = 60 uC.

tau = RC (unités SI) ; à t = tau, uCu_C atteint 63 % de E ; en régime permanent uCu_C = E donc Q = C.E.

Exercice 5·Moyen

Un circuit LC idéal comporte L=0.10 HL = 0.10 \text{ H} et C=2.5 uFC = 2.5 \text{ uF}. Calculer la période propre T0T_{0} des oscillations et l'énergie totale sachant que la tension maximale aux bornes du condensateur est Um=8.0 VU_{m} = 8.0 \text{ V}.

Voir la correction

T0 = 2.pi.racine(L.C) = 2.pi.racine(0.10 x 2.5x10^-6) = 2.pi.racine(2.5x10^-7) = 2.pi x 5.0x10^-4 = 3.1x10^-3 s. Énergie totale = énergie du condensateur au maximum : E = 1/2 . C . Um2Um^2 = 0.5 x 2.5x10^-6 x 8.0^2 = 8.0x10^-5 J = 80 uJ.

T0 = 2.pi.racine(LC) ; dans un LC idéal l'énergie se conserve, EtotaleE_totale = 1/2.C.Um2Um^2 (= 1/2.L.Imax2Imax^2).

Exercice 6·Niveau Bac

En modulation d'amplitude, la porteuse a une amplitude Up=5.0VU_{p} = 5.0 \, V et le signal modulant impose des variations d'amplitude entre Umax=8.0VU_{max} = 8.0 \, V et Umin=2.0VU_{min} = 2.0 \, V. Calculer le taux de modulation mm et indiquer si la modulation est de bonne qualité.

Voir la correction

m = (Umax - Umin)/(Umax + Umin) = (8.0 - 2.0)/(8.0 + 2.0) = 6.0/10 = 0.60 (= 60 %). Comme m < 1 il n'y a pas de surmodulation : la modulation est de BONNE qualité.

Lire Umax et Umin sur l'enveloppe ; m = (Umax - Umin)/(Umax + Umin) ; bonne modulation si m < 1 (pas de surmodulation).

1 autres exercices sur ce chapitre.

Avec correction pas à pas, et un entraînement qui s'adapte à ce que tu rates.

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