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Suites numériques

Mathématiques · 2ème Bac Sciences Agronomiques · 4 exercices

Méthode officielle

Étudier monotonie et bornes d'une suite, reconnaître ou établir un caractère arithmétique/géométrique, puis déterminer la limite (convergence par récurrence ou théorèmes).

Suites numériques

L'intuition

Imagine que tu as un compte d'épargne. Chaque mois, tu y déposes une certaine somme ou tu retires de l'argent, ou bien la banque te verse des intérêts. La somme d'argent que tu as sur ce compte à la fin de chaque mois, c'est une suite numérique. Le premier mois, tu as u0u_0 dirhams, le deuxième mois u1u_1 dirhams, et ainsi de suite. Chaque unu_n représente l'état de ton compte au nn-ième mois.

On va étudier comment ces sommes évoluent : est-ce que ton argent augmente toujours (suite croissante) ? Diminue toujours (suite décroissante) ? Est-ce qu'il y a une limite à ce que tu peux avoir sur ce compte (suite bornée) ? Est-ce que tu peux prévoir combien tu auras dans 10 ans ? C'est ça, l'idée derrière les suites numériques.

Le cours

Définition d'une suite numérique

Une suite numérique est une fonction définie sur N\mathbb{N} (ou une partie de N\mathbb{N} de la forme {nNnn0}\{n \in \mathbb{N} \mid n \geq n_0\}) à valeurs dans R\mathbb{R}. On la note (un)nN(u_n)_{n \in \mathbb{N}} ou (un)nn0(u_n)_{n \geq n_0}. unu_n est appelé le terme général de la suite.

Une suite peut être définie de deux manières principales :

  1. Par une formule explicite : un=f(n)u_n = f(n), où ff est une fonction. Par exemple, un=2n+1u_n = 2n+1.
  2. Par une relation de récurrence : un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n), avec le premier terme u0u_0 (ou un0u_{n_0}) donné. Par exemple, u0=1u_0 = 1 et un+1=un+2u_{n+1} = \sqrt{u_n + 2}.

Sens de variation d'une suite (Monotonie)

Pour étudier le sens de variation d'une suite (un)(u_n), on compare un+1u_{n+1} et unu_n.

  • Suite croissante : (un)(u_n) est croissante si pour tout nNn \in \mathbb{N}, un+1unu_{n+1} \geq u_n.
  • Suite strictement croissante : (un)(u_n) est strictement croissante si pour tout nNn \in \mathbb{N}, un+1>unu_{n+1} > u_n.
  • Suite décroissante : (un)(u_n) est décroissante si pour tout nNn \in \mathbb{N}, un+1unu_{n+1} \leq u_n.
  • Suite strictement décroissante : (un)(u_n) est strictement décroissante si pour tout nNn \in \mathbb{N}, un+1<unu_{n+1} < u_n.
  • Suite monotone : Une suite est monotone si elle est soit croissante, soit décroissante.

Pour étudier la monotonie, on peut :

  1. Calculer la différence un+1unu_{n+1} - u_n et étudier son signe.
  2. Si les termes sont strictement positifs, calculer le rapport un+1un\frac{u_{n+1}}{u_n} et le comparer à 1.
  3. Si un=f(n)u_n = f(n), étudier les variations de la fonction ff.

Vérifie que tu suis

Soit la suite (un)(u_n) définie par un=n22nu_n = n^2 - 2n. Pour étudier sa monotonie, quelle est la méthode la plus directe ?

Suites bornées

  • Suite majorée : Une suite (un)(u_n) est majorée s'il existe un nombre réel MM tel que pour tout nNn \in \mathbb{N}, unMu_n \leq M.
  • Suite minorée : Une suite (un)(u_n) est minorée s'il existe un nombre réel mm tel que pour tout nNn \in \mathbb{N}, unmu_n \geq m.
  • Suite bornée : Une suite est bornée si elle est à la fois majorée et minorée.

Pour montrer qu'une suite est bornée, on utilise souvent la démonstration par récurrence.

Suites arithmétiques

Une suite (un)(u_n) est arithmétique s'il existe un réel rr (appelé raison) tel que pour tout nNn \in \mathbb{N} :

un+1=un+ru_{n+1} = u_n + r

Propriétés :

  • Terme général : Si le premier terme est upu_p, alors un=up+(np)ru_n = u_p + (n-p)r. Si le premier terme est u0u_0, alors un=u0+nru_n = u_0 + nr.
  • Somme des premiers termes : La somme des NN premiers termes d'une suite arithmétique est donnée par : SN=up+up+1++un=(np+1)×up+un2S_N = u_p + u_{p+1} + \dots + u_n = (n-p+1) \times \frac{u_p + u_n}{2}. Si la somme commence à u0u_0 jusqu'à unu_n, alors Sn+1=u0+u1++un=(n+1)×u0+un2S_{n+1} = u_0 + u_1 + \dots + u_n = (n+1) \times \frac{u_0 + u_n}{2}.

Quand r>0r > 0, la suite est croissante. Quand r<0r < 0, la suite est décroissante. Quand r=0r = 0, la suite est constante.

Suites géométriques

Une suite (un)(u_n) est géométrique s'il existe un réel qq (appelé raison) tel que pour tout nNn \in \mathbb{N} :

un+1=q×unu_{n+1} = q \times u_n

Propriétés :

  • Terme général : Si le premier terme est upu_p, alors un=up×qnpu_n = u_p \times q^{n-p}. Si le premier terme est u0u_0, alors un=u0×qnu_n = u_0 \times q^n.
  • Somme des premiers termes : La somme des NN premiers termes d'une suite géométrique est donnée par : SN=up+up+1++un=up×1qnp+11qS_N = u_p + u_{p+1} + \dots + u_n = u_p \times \frac{1 - q^{n-p+1}}{1 - q} (si q1q \neq 1). Si la somme commence à u0u_0 jusqu'à unu_n, alors Sn+1=u0+u1++un=u0×1qn+11qS_{n+1} = u_0 + u_1 + \dots + u_n = u_0 \times \frac{1 - q^{n+1}}{1 - q} (si q1q \neq 1). Si q=1q=1, alors SN=(np+1)×upS_N = (n-p+1) \times u_p.

Si q>1q > 1 et u0>0u_0 > 0, la suite diverge vers ++\infty. Si 0<q<10 < q < 1 et u0>0u_0 > 0, la suite converge vers 0. Si q=1q = 1, la suite est constante. Si q=1q = -1, la suite alterne entre u0u_0 et u0-u_0. Si q<1q < -1, la suite diverge et alterne de signe.

Limite d'une suite

La limite d'une suite (un)(u_n) quand nn tend vers ++\infty est notée limn+un\lim_{n \to +\infty} u_n.

  • Suite convergente : Une suite (un)(u_n) est convergente si elle admet une limite finie LRL \in \mathbb{R}.
  • Suite divergente : Une suite (un)(u_n) est divergente si elle n'admet pas de limite finie (la limite est ++\infty, -\infty, ou la suite n'admet pas de limite).

Théorèmes de convergence importants :

  1. Théorème de la convergence monotone :
    • Toute suite croissante et majorée converge.
    • Toute suite décroissante et minorée converge.
    • (Attention : une suite croissante non majorée diverge vers ++\infty. Une suite décroissante non minorée diverge vers -\infty.)
  2. Théorème des gendarmes : Si pour tout nn assez grand, vnunwnv_n \leq u_n \leq w_n et si limn+vn=L\lim_{n \to +\infty} v_n = L et limn+wn=L\lim_{n \to +\infty} w_n = L, alors limn+un=L\lim_{n \to +\infty} u_n = L.
  3. Théorème de comparaison :
    • Si pour tout nn assez grand, unvnu_n \geq v_n et si limn+vn=+\lim_{n \to +\infty} v_n = +\infty, alors limn+un=+\lim_{n \to +\infty} u_n = +\infty.
    • Si pour tout nn assez grand, unvnu_n \leq v_n et si limn+vn=\lim_{n \to +\infty} v_n = -\infty, alors limn+un=\lim_{n \to +\infty} u_n = -\infty.

Limites des suites de référence :

  • limn+nk=+\lim_{n \to +\infty} n^k = +\infty pour k>0k > 0.
  • limn+1nk=0\lim_{n \to +\infty} \frac{1}{n^k} = 0 pour k>0k > 0.
  • limn+qn\lim_{n \to +\infty} q^n :
    • Si q>1q > 1, limn+qn=+\lim_{n \to +\infty} q^n = +\infty.
    • Si q=1q = 1, limn+qn=1\lim_{n \to +\infty} q^n = 1.
    • Si 1<q<1-1 < q < 1, limn+qn=0\lim_{n \to +\infty} q^n = 0.
    • Si q1q \leq -1, la suite diverge (n'a pas de limite).
01234500.51
f(x) = (0.5)^x— lis f(x) sur la courbe

La courbe f(x)=(0.5)xf(x) = (0.5)^x converge vers 0. La courbe h(x)=(0.5)xh(x) = (-0.5)^x converge vers 0 en alternant autour de 0. La courbe i(x)=(1.5)xi(x) = (-1.5)^x diverge en alternant.

Convergence d'une suite définie par récurrence un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n)

Si une suite (un)(u_n) définie par un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n) est convergente vers une limite LL, et si la fonction ff est continue en LL, alors LL est solution de l'équation L=f(L)L = f(L).

Méthode pour étudier la convergence d'une suite récurrente :

  1. Montrer que la suite est bornée (souvent par récurrence).
  2. Montrer que la suite est monotone (en étudiant le signe de un+1unu_{n+1} - u_n).
  3. Conclure à la convergence grâce au théorème de la convergence monotone.
  4. Calculer la limite en résolvant l'équation L=f(L)L = f(L).

Exemple résolu

Soit (un)(u_n) définie par u0=1u_0 = 1 et un+1=un+2u_{n+1} = \sqrt{u_n + 2}.

  1. Montrer par récurrence que pour tout nNn \in \mathbb{N}, 1un21 \leq u_n \leq 2.

    • Initialisation : Pour n=0n=0, u0=1u_0 = 1. On a bien 1121 \leq 1 \leq 2. La propriété est vraie pour n=0n=0.
    • Hérédité : Supposons que pour un certain kNk \in \mathbb{N}, 1uk21 \leq u_k \leq 2. Montrons que 1uk+121 \leq u_{k+1} \leq 2. On a 1uk21 \leq u_k \leq 2. Ajoutons 2 à chaque membre : 1+2uk+22+21+2 \leq u_k+2 \leq 2+2, soit 3uk+243 \leq u_k+2 \leq 4. Appliquons la fonction racine carrée (qui est croissante sur R+\mathbb{R}^+) : 3uk+24\sqrt{3} \leq \sqrt{u_k+2} \leq \sqrt{4}. On sait que 31.732\sqrt{3} \approx 1.732, donc 131 \leq \sqrt{3}. Ainsi, 1uk+221 \leq \sqrt{u_k+2} \leq 2. Donc 1uk+121 \leq u_{k+1} \leq 2.
    • Conclusion : D'après le principe de récurrence, pour tout nNn \in \mathbb{N}, 1un21 \leq u_n \leq 2.
    • La suite (un)(u_n) est donc bornée (minorée par 1 et majorée par 2).
  2. Étudier la monotonie de la suite (un)(u_n). On va étudier le signe de un+1unu_{n+1} - u_n. un+1un=un+2unu_{n+1} - u_n = \sqrt{u_n + 2} - u_n. Pour simplifier l'expression, on peut multiplier par l'expression conjuguée : un+1un=(un+2un)(un+2+un)un+2+unu_{n+1} - u_n = \frac{(\sqrt{u_n + 2} - u_n)(\sqrt{u_n + 2} + u_n)}{\sqrt{u_n + 2} + u_n} un+1un=(un+2)un2un+2+un=un2+un+2un+2+unu_{n+1} - u_n = \frac{(u_n + 2) - u_n^2}{\sqrt{u_n + 2} + u_n} = \frac{-u_n^2 + u_n + 2}{\sqrt{u_n + 2} + u_n}. Le dénominateur un+2+un\sqrt{u_n + 2} + u_n est toujours positif car un1u_n \geq 1. Il faut étudier le signe du numérateur un2+un+2-u_n^2 + u_n + 2. Considérons le polynôme P(x)=x2+x+2P(x) = -x^2 + x + 2. Cherchons ses racines : Δ=b24ac=124(1)(2)=1+8=9\Delta = b^2 - 4ac = 1^2 - 4(-1)(2) = 1 + 8 = 9. x1=192(1)=132=42=2x_1 = \frac{-1 - \sqrt{9}}{2(-1)} = \frac{-1 - 3}{-2} = \frac{-4}{-2} = 2. x2=1+92(1)=1+32=22=1x_2 = \frac{-1 + \sqrt{9}}{2(-1)} = \frac{-1 + 3}{-2} = \frac{2}{-2} = -1. Le polynôme x2+x+2-x^2 + x + 2 est positif entre ses racines 1-1 et 22. Puisque 1un21 \leq u_n \leq 2, on a 1un2-1 \leq u_n \leq 2. Donc, pour un[1,2]u_n \in [1, 2], le numérateur un2+un+2-u_n^2 + u_n + 2 est positif ou nul. Plus précisément, si un=2u_n = 2, alors 22+2+2=4+4=0-2^2 + 2 + 2 = -4 + 4 = 0. Si un[1,2[u_n \in [1, 2[, alors un2+un+2>0-u_n^2 + u_n + 2 > 0. Donc un+1un0u_{n+1} - u_n \geq 0. La suite (un)(u_n) est croissante.

  3. En déduire que la suite (un)(u_n) est convergente et déterminer sa limite. La suite (un)(u_n) est croissante et majorée par 2 (d'après la question 1). D'après le théorème de la convergence monotone, la suite (un)(u_n) est convergente. Soit LL sa limite. Puisque un+1=un+2u_{n+1} = \sqrt{u_n + 2} et que la fonction f(x)=x+2f(x) = \sqrt{x+2} est continue sur [1,2][1, 2] (intervalle où se trouvent les termes de la suite), la limite LL doit vérifier L=L+2L = \sqrt{L+2}. L2=L+2L^2 = L+2 (on sait que L1L \geq 1 car la suite est croissante et u0=1u_0=1, donc LL est positif). L2L2=0L^2 - L - 2 = 0. Cherchons les racines de ce polynôme : Δ=(1)24(1)(2)=1+8=9\Delta = (-1)^2 - 4(1)(-2) = 1 + 8 = 9. L1=192=132=1L_1 = \frac{1 - \sqrt{9}}{2} = \frac{1 - 3}{2} = -1. L2=1+92=1+32=2L_2 = \frac{1 + \sqrt{9}}{2} = \frac{1 + 3}{2} = 2. Puisque un1u_n \geq 1 pour tout nn, la limite LL doit être supérieure ou égale à 1. Donc L=2L = 2. La suite (un)(u_n) converge vers 2.

La méthode

Voici les étapes clés pour aborder les exercices sur les suites numériques, surtout celles définies par récurrence.

Étudier la monotonie d'une suite

  1. 1

    1. Calculer un+1unu_{n+1} - u_n

    un+1un=(n+1)2n2=2n+1u_{n+1} - u_n = (n+1)^2 - n^2 = 2n+1.

  2. 2

    1. Étudier le signe de la différence

  3. 3

    1. Conclure sur la monotonie

Si les termes sont positifs, tu peux aussi utiliser le rapport :

  1. 1

    1. Calculer un+1un\frac{u_{n+1}}{u_n}

    Pour un=2nu_n = 2^n, un+1un=2n+12n=2\frac{u_{n+1}}{u_n} = \frac{2^{n+1}}{2^n} = 2.

  2. 2

    1. Comparer le rapport à 1

  3. 3

    1. Conclure sur la monotonie

Montrer qu'une suite est bornée (souvent par récurrence)

  1. 1

    1. Initialisation

    Vérifier que la propriété est vraie pour le premier terme (n=0n=0 ou n=n0n=n_0).

  2. 2

    1. Hérédité (Hypothèse de récurrence)

  3. 3

    1. Hérédité (Démonstration)

  4. 4

    1. Conclusion

Déterminer la limite d'une suite convergente

  1. 1

    1. Vérifier la convergence

    Montrer que la suite est monotone et bornée (théorème de convergence monotone) ou utiliser les théorèmes de comparaison/gendarmes.

  2. 2

    1. Poser l'équation de la limite

  3. 3

    1. Résoudre l'équation

  4. 4

    1. Choisir la bonne limite

Pièges classiques

  • Confondre unu_n et nn : unu_n est la valeur du terme à l'indice nn, nn est l'indice lui-même.

    Vérifie que tu suis

    Soit un=2n+1u_n = 2n+1. Quel est le 3ème terme de la suite (en commençant par u0u_0) ?

  • Oublier les conditions pour les suites géométriques : La formule de la somme n'est valable que si q1q \neq 1. Si q=1q=1, la somme est simplement (np+1)×up(n-p+1) \times u_p.
  • Erreur dans le nombre de termes d'une somme : Pour une somme de upu_p à unu_n, il y a np+1n-p+1 termes.

    Vérifie que tu suis

    Combien de termes y a-t-il dans la somme u5+u6++u15u_5 + u_6 + \dots + u_{15} ?

  • Oublier de vérifier la continuité de ff pour trouver la limite : Pour que L=f(L)L = f(L) soit valable, la fonction ff doit être continue en LL. Dans la plupart des cas au BAC, ff est continue sur l'intervalle où se trouve la suite.
  • Ne pas justifier le choix de la limite : Si l'équation L=f(L)L=f(L) donne plusieurs solutions, tu dois justifier laquelle est la bonne en utilisant les propriétés de la suite (monotonie, bornes, premier terme). Par exemple, si la suite est croissante et u0=1u_0=1, la limite ne peut pas être 1-1.

Ce qui tombe à l'examen

Le chapitre des suites numériques est fondamental et apparaît presque systématiquement dans la partie "Analyse" de l'examen national. Il représente environ 10% de la note totale de l'analyse, soit environ 5% de la note finale.

Les questions sont souvent structurées en plusieurs parties, comme dans l'exemple résolu :

  1. Calcul de termes spécifiques : u1,u2u_1, u_2, etc. (Application directe des connaissances).
    • Exemple : "La suite (un)(u_n) est arithmétique de premier terme u0=3u_0 = 3 et de raison r=2r = 2. Calculer u10u_{10} et la somme S=u0+u1++u10S = u_0 + u_1 + \dots + u_{10}."
    • Barème typique : 0.5 point pour u10u_{10}, 0.75 point pour la somme.
  2. Démonstration par récurrence : Montrer qu'une suite est bornée. (Mobilisation en situation familière).
    • Exemple : "Soit (un)(u_n) définie par u0=1u_0 = 1 et un+1=un+2u_{n+1} = \sqrt{u_n + 2}. Montrer par récurrence que pour tout nn, 1un21 \leq u_n \leq 2."
    • Barème typique : 1.5 à 2 points (0.5 pour l'initialisation, 0.75 pour l'hérédité, 0.25 pour la conclusion).
  3. Étude de la monotonie : En général, il faut étudier le signe de un+1unu_{n+1} - u_n. (Mobilisation en situation familière).
    • Exemple : "Étudier la monotonie de la suite (un)(u_n)."
    • Barème typique : 1 point.
  4. Convergence et calcul de la limite : Utiliser le théorème de convergence monotone, puis résoudre L=f(L)L=f(L). (Mobilisation en situation familière / Synthèse).
    • Exemple : "En déduire que la suite (un)(u_n) est convergente et déterminer sa limite."
    • Barème typique : 1.5 points (0.5 pour la convergence, 1 pour la limite).
  5. Suites auxiliaires : On te donne une suite (vn)(v_n) liée à (un)(u_n) et on te demande de montrer qu'elle est arithmétique ou géométrique, puis d'exprimer unu_n en fonction de nn et de trouver sa limite. (Synthèse).
    • Exemple : "Soit (un)(u_n) définie par u0=2u_0 = 2 et un+1=12un+1u_{n+1} = \frac{1}{2} u_n + 1. On pose vn=un2v_n = u_n - 2. Montrer que (vn)(v_n) est géométrique, exprimer unu_n en fonction de nn et donner sa limite."
    • Barème typique : 2 à 3 points (1 pour montrer géométrique, 1 pour unu_n, 0.5 pour la limite).

La rédaction doit être rigoureuse, chaque étape justifiée. Ne saute pas d'étapes, même si elles te semblent évidentes. Le correcteur attribue des points pour chaque argument correct.

Exercices corrigés

Exercice 1·Facile

La suite (un)(u_{n}) est arithmétique de premier terme u0=3u_{0} = 3 et de raison r=2r = 2. Calculer u10u_{10} et la somme S=u0+u1+...+u10S = u_{0} + u_{1} + ... + u_{10}.

Voir la correction

u10u_10 = u0u_0 + 10 r = 3 + 20 = 23. S = (nombre de termes)(premier + dernier)/2 = 11 (u0u_0 + u10u_10)/2 = 11 (3 + 23)/2 = 11 * 13 = 143.

Utiliser unu_n = u0u_0 + n r pour le terme général, puis la somme d'une suite arithmétique S = (nb de termes)(premier + dernier)/2.

Exercice 2·Moyen

Soit (un)(u_{n}) définie par u0=1u_{0} = 1 et un+1=un+2u_{n+1} = \sqrt{u_{n} + 2}. Montrer par récurrence que pour tout nn, 1un21 \leq u_{n} \leq 2.

Voir la correction

Initialisation : u0u_0 = 1, donc 1 <= u0u_0 <= 2. Hérédité : supposons 1 <= unu_n <= 2. Alors 3 <= unu_n + 2 <= 4, donc racine(3) <= u_(n+1) <= 2. Comme racine(3) > 1, on a 1 <= u_(n+1) <= 2. Par récurrence, l'encadrement est vrai pour tout n.

Raisonnement par récurrence : vérifier au rang 0, puis, en supposant l'encadrement au rang n, appliquer la fonction (croissante) x -> racine(x+2) pour l'obtenir au rang n+1.

Exercice 3·Moyen

Soit (un)(u_{n}) définie par u0=2u_{0} = 2 et un+1=12un+1u_{n+1} = \frac{1}{2} u_{n} + 1. On pose vn=un2v_{n} = u_{n} - 2. Montrer que (vn)(v_{n}) est géométrique, exprimer unu_{n} en fonction de nn et donner sa limite.

Voir la correction

v_(n+1) = u_(n+1) - 2 = (1/2)unu_n + 1 - 2 = (1/2)unu_n - 1 = (1/2)(unu_n - 2) = (1/2) vnv_n. Donc (vnv_n) est géométrique de raison 1/2 et v0v_0 = u0u_0 - 2 = 0. Ainsi vnv_n = 0 pour tout n, donc unu_n = 2 pour tout n et lim unu_n = 2.

Exprimer v_(n+1) en fonction de vnv_n pour identifier la raison géométrique, écrire vnv_n = v0v_0 qnq^n, puis revenir à unu_n = vnv_n + 2 et passer à la limite.

Exercice 4·Niveau Bac

Soit (un)(u_n) définie par u0=3u_{0} = 3 et un+1=13un+4u_{n+1} = \frac{1}{3} u_{n} + 4. Montrer que (un)(u_n) converge et déterminer sa limite.

Voir la correction

On pose vnv_n = unu_n - 6 (6 est le point fixe : L = L/3 + 4 => L = 6). v_(n+1) = (1/3)unu_n + 4 - 6 = (1/3)(unu_n - 6) = (1/3)vnv_n, donc (vnv_n) est géométrique de raison 1/3, v0v_0 = -3. Ainsi vnv_n = -3 (1/3)^n -> 0 car |1/3| < 1. Donc unu_n = 6 + vnv_n -> 6. La suite converge vers 6.

Chercher le point fixe L = L/3 + 4, poser vnv_n = unu_n - L pour obtenir une suite géométrique de raison 1/3 (|q|<1 => convergence), puis conclure unu_n -> L.

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