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Électricité (RC, RL, RLC, modulation)

Physique-Chimie · 2ème Bac Sciences et Technologies Électriques · 24 exercices

Méthode officielle

Établir et exploiter l'équation différentielle d'un dipôle RC / RL, calculer la constante de temps (tau = RC ou tau = L/R), la période propre des oscillations RLC (T0 = 2.pi.racine(LC)), le bilan d'énergie, et interpréter une modulation d'amplitude (taux m = Um/Uporteuse).

L'intuition

Imagine que tu remplis un verre d'eau avec un robinet. Le verre est le condensateur, l'eau est la charge électrique. Au début, le verre est vide, l'eau coule vite. Plus le verre se remplit, plus la pression de l'eau à l'intérieur s'oppose à l'arrivée d'eau, et le débit ralentit. C'est ce qui se passe avec un condensateur qui se charge : la tension à ses bornes augmente et s'oppose au courant. Le temps que ça prend pour que le verre se remplisse à une certaine proportion, c'est la constante de temps τ\tau.

Maintenant, imagine que tu lances un lourd volant d'inertie. Il ne démarre pas instantanément, il faut un effort pour le mettre en mouvement. Une fois lancé, il ne s'arrête pas non plus d'un coup. Une bobine, c'est l'inertie électrique : elle s'oppose aux variations de courant. Si tu essaies de faire passer un courant brutalement, elle résiste. Si tu essaies de couper le courant, elle essaie de le maintenir.

Enfin, si tu attaches une masse à un ressort et que tu la tires, elle oscille. Si tu la laisses osciller dans l'air, les frottements (la résistance de l'air) vont faire diminuer les oscillations jusqu'à l'arrêt. C'est un circuit RLC : le condensateur et la bobine échangent de l'énergie (comme le ressort et la masse), et la résistance (les frottements) dissipe cette énergie, amortissant les oscillations.

Le cours

Ce chapitre est essentiel pour comprendre le comportement des circuits électriques en régime transitoire (lorsque les grandeurs électriques varient) et en régime sinusoïdal forcé. Il se concentre sur les dipôles RC, RL et RLC.

I. Le dipôle RC

Un dipôle RC est constitué d'un conducteur ohmique de résistance RR (en Ohm, Ω\Omega) et d'un condensateur de capacité CC (en Farad, F).

1. Charge d'un condensateur

Considérons un circuit série composé d'un générateur de tension continue EE (en Volt, V), d'un conducteur ohmique de résistance RR et d'un condensateur de capacité CC. À l'instant t=0t=0, on ferme l'interrupteur.

figure

  • Loi des mailles : La somme des tensions aux bornes des dipôles récepteurs est égale à la tension du générateur. E=uR+uCE = u_R + u_C
  • Tension aux bornes du conducteur ohmique : uR=Riu_R = R \cdot i
  • Relation courant-tension pour le condensateur : Le courant ii est la dérivée de la charge qq par rapport au temps, et q=CuCq = C \cdot u_C. i=dqdt=CduCdti = \frac{dq}{dt} = C \frac{du_C}{dt}

En combinant ces relations, on établit l'équation différentielle de la tension uC(t)u_C(t) aux bornes du condensateur : E=R(CduCdt)+uCE = R \left( C \frac{du_C}{dt} \right) + u_C Soit : RCduCdt+uC=ERC \frac{du_C}{dt} + u_C = E

La solution de cette équation différentielle, avec la condition initiale uC(0)=0u_C(0) = 0 (condensateur initialement déchargé), est de la forme : uC(t)=E(1etτ)u_C(t) = E (1 - e^{-\frac{t}{\tau}})

La constante de temps τ\tau (en seconde, s) est donnée par : τ=RC\tau = RC. Elle caractérise la rapidité de la charge. Graphiquement, τ\tau est l'abscisse du point d'intersection de la tangente à l'origine de la courbe uC(t)u_C(t) avec l'asymptote uC=Eu_C = E. Elle représente aussi le temps nécessaire pour que la tension uCu_C atteigne environ 63% de sa valeur finale EE. L'intensité du courant est : i(t)=CduCdt=Cddt(E(1etτ))=CE(1τetτ)=ERetτi(t) = C \frac{du_C}{dt} = C \frac{d}{dt} \left( E (1 - e^{-\frac{t}{\tau}}) \right) = C E \left( \frac{1}{\tau} e^{-\frac{t}{\tau}} \right) = \frac{E}{R} e^{-\frac{t}{\tau}} L'intensité maximale à t=0t=0 est I0=E/RI_0 = E/R.

2. Décharge d'un condensateur

Considérons un condensateur initialement chargé sous une tension U0U_0, qui se décharge à travers un conducteur ohmique de résistance RR.

  • Loi des mailles : uR+uC=0u_R + u_C = 0
  • Équation différentielle : En remplaçant uRu_R et ii, on obtient : RCduCdt+uC=0RC \frac{du_C}{dt} + u_C = 0

La solution de cette équation, avec la condition initiale uC(0)=U0u_C(0) = U_0, est de la forme : uC(t)=U0etτu_C(t) = U_0 e^{-\frac{t}{\tau}} Avec τ=RC\tau = RC. Graphiquement, τ\tau est l'abscisse du point d'intersection de la tangente à l'origine de la courbe uC(t)u_C(t) avec l'axe des temps. Elle représente aussi le temps nécessaire pour que la tension uCu_C diminue de 63% de sa valeur initiale, soit atteindre 37% de U0U_0. L'intensité du courant est : i(t)=CduCdt=U0Retτi(t) = C \frac{du_C}{dt} = -\frac{U_0}{R} e^{-\frac{t}{\tau}}. Le signe négatif indique que le courant circule dans le sens inverse de la charge.

3. Énergie emmagasinée

L'énergie électrique EeE_e (en Joule, J) emmagasinée dans un condensateur est donnée par : Ee=12CuC2=12q2CE_e = \frac{1}{2} C u_C^2 = \frac{1}{2} \frac{q^2}{C}

4. Méthodes graphiques et expérimentales (RC)

  • Détermination de τ\tau :
    • Méthode de la tangente : Tracer la tangente à l'origine de la courbe uC(t)u_C(t) (ou i(t)i(t)). Son intersection avec l'asymptote (pour la charge, uC=Eu_C=E; pour la décharge, uC=0u_C=0) donne τ\tau.
    • Méthode des 63% (charge) / 37% (décharge) : Pour la charge, τ\tau est l'instant où uC(τ)=0,63Eu_C(\tau) = 0,63 E. Pour la décharge, τ\tau est l'instant où uC(τ)=0,37U0u_C(\tau) = 0,37 U_0.
  • Détermination de RR et CC : Une fois τ\tau déterminé, si RR est connu, on peut calculer C=τ/RC = \tau/R. Si CC est connu, on calcule R=τ/CR = \tau/C.

II. Le dipôle RL

Un dipôle RL est constitué d'un conducteur ohmique de résistance RR et d'une bobine d'inductance LL (en Henry, H) et de résistance interne rr. La résistance totale du circuit est Rtot=R+rR_{tot} = R+r.

1. Établissement du courant

Considérons un circuit série composé d'un générateur de tension continue EE, d'un conducteur ohmique de résistance RR, et d'une bobine d'inductance LL et de résistance interne rr. À l'instant t=0t=0, on ferme l'interrupteur.

  • Loi des mailles : E=uR+uLE = u_R + u_L
  • Tension aux bornes du conducteur ohmique : uR=Riu_R = R \cdot i
  • Tension aux bornes de la bobine : uL=Ldidt+riu_L = L \frac{di}{dt} + r \cdot i

En combinant ces relations, on établit l'équation différentielle de l'intensité i(t)i(t) du courant : E=Ri+Ldidt+riE = R \cdot i + L \frac{di}{dt} + r \cdot i Soit : Ldidt+(R+r)i=EL \frac{di}{dt} + (R+r) i = E Ou encore : LR+rdidt+i=ER+r\frac{L}{R+r} \frac{di}{dt} + i = \frac{E}{R+r}

La solution de cette équation différentielle, avec la condition initiale i(0)=0i(0) = 0 (le courant ne peut pas s'établir instantanément dans une bobine), est de la forme : i(t)=I0(1etτ)i(t) = I_0 (1 - e^{-\frac{t}{\tau}}) Avec I0=ER+rI_0 = \frac{E}{R+r} (intensité en régime permanent). La constante de temps τ\tau (en seconde, s) est donnée par : τ=LR+r\tau = \frac{L}{R+r}. Elle caractérise la rapidité de l'établissement du courant. Graphiquement, τ\tau est l'abscisse du point d'intersection de la tangente à l'origine de la courbe i(t)i(t) avec l'asymptote i=I0i = I_0. Elle représente aussi le temps nécessaire pour que l'intensité ii atteigne environ 63% de sa valeur finale I0I_0.

2. Rupture du courant

Lors de la rupture du courant, la bobine s'oppose à la diminution du courant en générant une surtension uL=Ldidtu_L = L \frac{di}{dt}. Pour éviter d'endommager le circuit, on place souvent une diode de roue libre en parallèle avec la bobine.

3. Énergie emmagasinée

L'énergie magnétique EmE_m (en Joule, J) emmagasinée dans une bobine est donnée par : Em=12Li2E_m = \frac{1}{2} L i^2

4. Méthodes graphiques et expérimentales (RL)

  • Détermination de τ\tau :
    • Méthode de la tangente : Tracer la tangente à l'origine de la courbe i(t)i(t). Son intersection avec l'asymptote i=I0i=I_0 donne τ\tau.
    • Méthode des 63% : τ\tau est l'instant où i(τ)=0,63I0i(\tau) = 0,63 I_0.
  • Détermination de LL et rr :
    • En régime permanent (tt \to \infty), i=I0=E/(R+r)i = I_0 = E/(R+r). On peut en déduire R+rR+r.
    • Une fois τ\tau et R+rR+r déterminés, on peut calculer L=τ(R+r)L = \tau (R+r).

III. Le circuit RLC série

Un circuit RLC série est composé d'un conducteur ohmique de résistance RR, d'une bobine d'inductance LL et de résistance interne rr, et d'un condensateur de capacité CC. La résistance totale du circuit est Rtot=R+rR_{tot} = R+r.

1. Oscillations libres amorties

Considérons un condensateur initialement chargé qui se décharge dans un circuit série composé d'une bobine (L, r) et d'un conducteur ohmique (R).

  • Loi des mailles : uC+uR+uL=0u_C + u_R + u_L = 0
  • Relations : uR=Riu_R = R \cdot i, uL=Ldidt+riu_L = L \frac{di}{dt} + r \cdot i, i=CduCdti = C \frac{du_C}{dt}

En combinant ces relations, on établit l'équation différentielle de la tension uC(t)u_C(t) : uC+(R+r)CduCdt+LCd2uCdt2=0u_C + (R+r) C \frac{du_C}{dt} + L C \frac{d^2u_C}{dt^2} = 0 Soit : LCd2uCdt2+(R+r)CduCdt+uC=0LC \frac{d^2u_C}{dt^2} + (R+r) C \frac{du_C}{dt} + u_C = 0

Le comportement du circuit dépend de la valeur de la résistance totale Rtot=R+rR_{tot} = R+r. On distingue trois régimes d'amortissement :

  • Régime pseudo-périodique : Si RtotR_{tot} est faible, les oscillations sont amorties. La tension uC(t)u_C(t) diminue en amplitude au cours du temps. La période des oscillations est appelée pseudo-période TT. figure
  • Régime critique : Pour une valeur spécifique de RtotR_{tot} (résistance critique RcR_c), le système revient à l'équilibre le plus rapidement possible sans osciller.
  • Régime apériodique : Si RtotR_{tot} est grande, le système revient à l'équilibre sans osciller, mais plus lentement qu'en régime critique. figure

2. Oscillations libres non amorties (circuit LC idéal)

Si la résistance totale du circuit est nulle (Rtot=0R_{tot} = 0), l'équation différentielle devient : LCd2uCdt2+uC=0LC \frac{d^2u_C}{dt^2} + u_C = 0 C'est l'équation d'un oscillateur harmonique. La solution est de la forme : uC(t)=Umcos(2πT0t+ϕ)u_C(t) = U_m \cos(\frac{2\pi}{T_0} t + \phi)UmU_m est l'amplitude maximale et ϕ\phi est la phase à l'origine. La période propre T0T_0 (en seconde, s) des oscillations est donnée par la formule de Thomson : T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}

3. Bilan d'énergie dans le circuit RLC

L'énergie totale EtotE_{tot} (en Joule, J) emmagasinée dans le circuit est la somme de l'énergie électrique du condensateur et de l'énergie magnétique de la bobine : Etot=Ee+Em=12CuC2+12Li2E_{tot} = E_e + E_m = \frac{1}{2} C u_C^2 + \frac{1}{2} L i^2

  • Circuit LC idéal (Rtot=0R_{tot}=0) : L'énergie totale se conserve. Il y a un échange permanent entre l'énergie électrique et l'énergie magnétique. dEtotdt=0\frac{dE_{tot}}{dt} = 0
  • Circuit RLC réel (Rtot0R_{tot} \neq 0) : L'énergie totale diminue au cours du temps à cause de la dissipation par effet Joule dans la résistance RtotR_{tot}. dEtotdt=Rtoti2\frac{dE_{tot}}{dt} = -R_{tot} i^2 L'énergie est convertie en chaleur.

4. Méthodes graphiques et expérimentales (RLC)

  • Détermination de T0T_0 (ou TT) : Lecture directe sur la courbe uC(t)u_C(t) ou i(t)i(t) pour plusieurs périodes et calcul de la moyenne.
  • Détermination de LL ou CC : Si T0T_0 et l'une des grandeurs LL ou CC sont connues, l'autre peut être calculée à partir de T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}.

Exemple résolu

Reprenons un extrait d'annale :

Exercice 2 (5 points) : Dipôle RL – Circuit RLC série L'étude du condensateur, de la bobine ou de leur association peut se faire en se basant sur une étude expérimentale. La réponse des dipôles associés à ces composants fournit des informations sur le comportement de chacun, sur la nature des oscillations électriques dans un circuit LC ainsi que sur les aspects et échanges énergétiques à leurs niveaux. Cet exercice vise :

  • la détermination de la capacité d'un condensateur ;
  • la détermination de l'inductance d'une bobine ;
  • l'étude des oscillations électriques dans un circuit RLC série.

Partie 1 : Influence de la résistance sur la réponse d’un dipôle RL Le montage de la figure (1) est constitué :

  • d’un générateur de force électromotrice E=6VE = 6V ;
  • d’une bobine (L=0,1H;r=0L=0,1H ; r =0) ;
  • d’un conducteur ohmique de résistance RR réglable ;
  • d’un interrupteur KK. On règle la résistance sur la valeur R=220ΩR = 220\Omega et on ferme l'interrupteur KK à un instant t0=0t_0 =0.

figure

Question 1.1. Recopier sur votre copie le schéma et représenter les tensions uLu_L aux bornes de la bobine et uRu_R aux bornes du conducteur ohmique en convention récepteur. Indiquer sur le même schéma les branchements de l'oscilloscope pour visualiser la tension uRu_R.

Correction 1.1. Le schéma doit montrer :

  • Le générateur EE avec sa borne positive en haut.
  • L'interrupteur KK.
  • Le conducteur ohmique RR avec la flèche de uRu_R orientée vers le bas (sens opposé au courant).
  • La bobine LL avec la flèche de uLu_L orientée vers le bas (sens opposé au courant).
  • Le courant ii circulant dans le sens horaire (du + vers le -).
  • L'oscilloscope branché : la masse (GND) sur la borne inférieure du conducteur ohmique, et la voie Y1 sur la borne supérieure du conducteur ohmique pour visualiser uRu_R.

Question 1.2. Montrer que l’équation différentielle vérifiée par l’intensité i(t)i(t) du courant s'écrit Ldidt+(R+r)i=EL \frac{di}{dt} + (R+r) i = E.

Correction 1.2. En appliquant la loi des mailles : E=uR+uLE = u_R + u_L. On sait que uR=Riu_R = R \cdot i et uL=Ldidt+riu_L = L \frac{di}{dt} + r \cdot i. En substituant ces expressions dans la loi des mailles : E=Ri+Ldidt+riE = R \cdot i + L \frac{di}{dt} + r \cdot i Regroupant les termes en ii : E=(R+r)i+LdidtE = (R+r) i + L \frac{di}{dt} Ce qui peut être réécrit comme : Ldidt+(R+r)i=EL \frac{di}{dt} + (R+r) i = E.

Question 1.3. La solution de cette équation différentielle est : i(t)=I0(1etτ)i(t) = I_0 (1 - e^{-\frac{t}{\tau}}). En exploitant l'équation différentielle, trouver l’expression et la valeur de : a. la constante de temps τ\tau du circuit. b. l'intensité I0I_0 du courant lorsque le régime permanent est établi.

Correction 1.3. a. Pour trouver l'expression de τ\tau, on peut réécrire l'équation différentielle sous la forme : LR+rdidt+i=ER+r\frac{L}{R+r} \frac{di}{dt} + i = \frac{E}{R+r} En comparant cette forme avec l'équation différentielle normalisée τdidt+i=K\tau \frac{di}{dt} + i = K, on identifie : τ=LR+r\tau = \frac{L}{R+r} Calcul de la valeur de τ\tau : On a L=0,1HL=0,1H, R=220ΩR=220\Omega et r=0Ωr=0\Omega. τ=0,1220+0=0,12204,55×104s\tau = \frac{0,1}{220+0} = \frac{0,1}{220} \approx 4,55 \times 10^{-4} s.

b. En régime permanent, le courant est constant, donc didt=0\frac{di}{dt} = 0. L'équation différentielle devient : L(0)+(R+r)I0=EL \cdot (0) + (R+r) I_0 = E Donc I0=ER+rI_0 = \frac{E}{R+r} Calcul de la valeur de I0I_0 : I0=6220+0=62200,0273A=27,3mAI_0 = \frac{6}{220+0} = \frac{6}{220} \approx 0,0273 A = 27,3 mA.

Question 1.4. Calculer l'énergie magnétique EmE_m emmagasinée par la bobine en régime permanent.

Correction 1.4. L'énergie magnétique emmagasinée dans la bobine est donnée par Em=12Li2E_m = \frac{1}{2} L i^2. En régime permanent, l'intensité du courant est I0I_0. Em=12LI02E_m = \frac{1}{2} L I_0^2 Em=12×0,1×(0,0273)2E_m = \frac{1}{2} \times 0,1 \times (0,0273)^2 Em0,05×0,000745293,726×105JE_m \approx 0,05 \times 0,00074529 \approx 3,726 \times 10^{-5} J.

La méthode

Voici les étapes clés pour aborder les exercices de ce chapitre :

  1. Établir l'équation différentielle :

    • 1.1. Schéma du circuit : Toujours commencer par dessiner le circuit. Représenter les tensions en convention récepteur (flèche opposée au sens du courant) pour les dipôles passifs (résistance, condensateur, bobine) et en convention générateur pour les générateurs. Indiquer le sens du courant.
    • 1.2. Loi des mailles : Appliquer la loi des mailles (somme des tensions dans une maille fermée est nulle, ou somme des tensions réceptrices égale à la tension du générateur).
    • 1.3. Relations caractéristiques des dipôles :
      • Résistance : uR=Riu_R = R \cdot i
      • Condensateur : i=CduCdti = C \frac{du_C}{dt} et uC=qCu_C = \frac{q}{C}
      • Bobine : uL=Ldidt+riu_L = L \frac{di}{dt} + r \cdot i
    • 1.4. Substitution et simplification : Substituer les expressions des tensions dans la loi des mailles pour obtenir une équation différentielle en fonction de la grandeur demandée (souvent uCu_C ou ii).
  2. Exploiter l'équation différentielle et sa solution :

    • 2.1. Détermination des constantes : Si une solution est donnée (ex: A(1et/τ)A(1-e^{-t/\tau})), utiliser les conditions initiales (t=0t=0) et le régime permanent (tt \to \infty) pour trouver les constantes (ex: AA, I0I_0, U0U_0).
    • 2.2. Identification de τ\tau ou T0T_0 : Mettre l'équation différentielle sous une forme standard (ex: τdxdt+x=K\tau \frac{dx}{dt} + x = K ou d2xdt2+ω02x=0\frac{d^2x}{dt^2} + \omega_0^2 x = 0) pour identifier la constante de temps τ\tau ou la pulsation propre ω0=2π/T0\omega_0 = 2\pi/T_0.
  3. Calculer les constantes de temps et périodes propres :

    • 3.1. Constante de temps τ\tau :
      • RC : τ=RC\tau = RC
      • RL : τ=LRtot\tau = \frac{L}{R_{tot}} (avec Rtot=R+rR_{tot} = R+r)
    • 3.2. Période propre T0T_0 (LC) : T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}
  4. Bilan d'énergie :

    • 4.1. Énergie électrique : Ee=12CuC2E_e = \frac{1}{2} C u_C^2
    • 4.2. Énergie magnétique : Em=12Li2E_m = \frac{1}{2} L i^2
    • 4.3. Énergie totale : Etot=Ee+EmE_{tot} = E_e + E_m. Analyser sa conservation ou sa dissipation par effet Joule (PJ=Rtoti2P_J = R_{tot} i^2).
  5. Interpréter les courbes et données expérimentales :

    • 5.1. Détermination graphique de τ\tau : Utiliser la tangente à l'origine ou la lecture à 63% (charge) / 37% (décharge).
    • 5.2. Détermination graphique de T0T_0 ou TT : Mesurer la durée de plusieurs oscillations et diviser par le nombre d'oscillations pour plus de précision.
    • 5.3. Identification des régimes : Reconnaître les régimes pseudo-périodique, apériodique et critique à partir de l'allure des courbes.
    • 5.4. Exploitation des valeurs en régime permanent : Pour un circuit RC chargé, uC()=Eu_C(\infty) = E. Pour un circuit RL, i()=E/Rtoti(\infty) = E/R_{tot}.

Pièges classiques

  • Oubli des conditions initiales : Ne pas tenir compte de l'état initial du condensateur (chargé/déchargé) ou de la bobine (courant nul/non nul) lors de la résolution des équations différentielles. Par exemple, pour la charge d'un condensateur, uC(0)=0u_C(0)=0. Pour l'établissement du courant dans une bobine, i(0)=0i(0)=0.
  • Erreur de signe dans les lois des mailles : Toujours respecter les conventions de signe (convention récepteur pour les dipôles passifs, convention générateur pour les sources).
  • Confusion entre RR et RtotR_{tot} : Pour une bobine avec résistance interne rr dans un circuit avec une résistance externe RR, la résistance totale est Rtot=R+rR_{tot} = R+r. Ne pas oublier rr dans les calculs de τ\tau ou I0I_0.
  • Unités : Ne pas convertir les unités au système international (SI). Par exemple, les capacités en microfarads (μF\mu F) doivent être converties en Farads (F), les inductances en millihenrys (mH) en Henrys (H).
  • Dérivation du courant pour le condensateur : i=CduCdti = C \frac{du_C}{dt} et non uC=Cdidtu_C = C \frac{di}{dt}.
  • Intégration du courant pour la bobine : La tension aux bornes d'une bobine dépend de la dérivée du courant, pas de l'intégrale.
  • Interprétation graphique de τ\tau : Confondre τ\tau avec le temps au bout duquel le régime permanent est atteint (qui est environ 5τ5\tau). τ\tau est le temps pour atteindre 63% de la valeur finale (charge) ou 37% de la valeur initiale (décharge).
  • Période propre vs pseudo-période : La formule T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC} est valable pour un circuit LC idéal (résistance nulle). Dans un circuit RLC réel, on parle de pseudo-période TT, qui est légèrement supérieure à T0T_0 mais souvent assimilée à T0T_0 si l'amortissement est faible.

Ce qui tombe à l'examen

Les exercices d'électricité représentent environ 21% de la note totale de physique-chimie. Ils sont souvent intégrés dans des problèmes plus larges ou des études expérimentales.

Formats de questions réels et barème (basé sur les annales) :

  • Établissement et exploitation de l'équation différentielle (0,75 - 1,25 point) :

    • "Recopier le schéma et représenter les tensions..." (0,5 point)
    • "Montrer que l'équation différentielle vérifiée par i(t)i(t) s'écrit..." (0,75 point)
    • "En exploitant l'équation différentielle, trouver l'expression et la valeur de la constante de temps τ\tau et de l'intensité I0I_0 en régime permanent." (1,25 point : 0,5 pour l'expression de τ\tau, 0,25 pour sa valeur, 0,25 pour l'expression de I0I_0, 0,25 pour sa valeur).
    • "Vérifier que la solution proposée est bien celle de l'équation différentielle." (0,5 - 0,75 point)
  • Calcul de la constante de temps τ\tau ou de la période propre T0T_0 (0,25 - 0,5 point) :

    • "Calculer la constante de temps τ\tau du circuit." (0,25 point)
    • "Calculer la période propre T0T_0 des oscillations." (0,5 point)
  • Bilan d'énergie (0,5 - 0,75 point) :

    • "Calculer l'énergie magnétique EmE_m emmagasinée par la bobine en régime permanent." (0,5 point)
    • "Calculer l'énergie électrique EeE_e emmagasinée par le condensateur à t=0t=0." (0,5 point)
    • "Comment évolue l'énergie totale du circuit ? Justifier." (0,75 point)
  • Interprétation graphique (0,25 - 0,5 point) :

    • "Déterminer graphiquement la valeur de τ\tau." (0,25 point)
    • "Identifier le régime d'amortissement et justifier." (0,25 point)
    • "Déterminer la valeur de la pseudo-période TT à partir de la courbe." (0,25 point)
  • Détermination de grandeurs physiques (0,5 - 0,75 point) :

    • "Déterminer la capacité CC du condensateur." (0,5 point)
    • "Déterminer l'inductance LL de la bobine." (0,75 point)

Conseils pour l'examen :

  • Rigueur : Toujours écrire les expressions littérales avant les applications numériques. Ne pas oublier les unités.
  • Clarté : Les schémas doivent être propres et annotés.
  • Justification : Chaque réponse, surtout les interprétations, doit être justifiée par une loi physique ou une observation graphique.
  • Gestion du temps : Les questions sont souvent courtes et précises. Entraîne-toi à les résoudre rapidement.

Exercices corrigés

Exercice 1·Facile

Un circuit RL série est constitué d'une bobine d'inductance L=50mHL = 50 \, \text{mH} et de résistance négligeable, et d'un résistor de résistance R=20ΩR = 20 \, \Omega, branchés à un générateur de tension continue E=6VE = 6 \, \text{V}. Calculer la constante de temps τ\tau du circuit et l'intensité maximale ImaxI_{max} du courant.

Voir la correction

τ=2.5ms\tau = 2.5 \, \text{ms}, Imax=0.30AI_{max} = 0.30 \, \text{A}

  1. Convertir les unités si nécessaire. 2. Calculer τ=L/R\tau = L/R. 3. Calculer Imax=E/RI_{max} = E/R.
Exercice 2·Facile

Un circuit RC série est constitué d'un résistor de résistance R=10kΩR = 10 \, \text{k}\Omega et d'un condensateur de capacité C=220nFC = 220 \, \text{nF} branchés à un générateur de tension continue E=12VE = 12 \, \text{V}. Calculer la constante de temps τ\tau du circuit et la charge maximale QmaxQ_{max} accumulée par le condensateur.

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τ=2.2ms\tau = 2.2 \, \text{ms}, Qmax=2.64μCQ_{max} = 2.64 \, \mu\text{C}

  1. Convertir les unités si nécessaire. 2. Calculer τ=RC\tau = RC. 3. Calculer Qmax=C×EQ_{max} = C \times E.
Exercice 3·Facile

Un circuit LC idéal est composé d'une bobine d'inductance L=200mHL = 200 \, \text{mH} et d'un condensateur de capacité C=10μFC = 10 \, \mu\text{F}. Calculer la période propre T0T_0 et la fréquence propre f0f_0 des oscillations électriques libres non amorties.

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T08.89msT_0 \approx 8.89 \, \text{ms}, f0113Hzf_0 \approx 113 \, \text{Hz}

  1. Convertir les unités si nécessaire. 2. Calculer T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}. 3. Calculer f0=1/T0f_0 = 1/T_0.
Exercice 4·Moyen

Un condensateur de capacité C=10μFC = 10 \, \mu F, initialement déchargé, se charge à travers R=2.0kΩR = 2.0 \, k\Omega sous E=6.0VE = 6.0 \, V. Donner la constante de temps τ\tau, la valeur de uCu_{C} à t=τt = \tau, et la charge finale QQ du condensateur.

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tau = R.C = 2.0x103x10^3 x 10x10^-6 = 2.0x10^-2 s = 20 ms. uCu_C(tau) = E.(1 - e^-1) = 6.0 x 0.63 = 3.8 V. Charge finale (régime permanent) : Q = C.E = 10x10^-6 x 6.0 = 6.0x10^-5 C = 60 uC.

tau = RC (unités SI) ; à t = tau, uCu_C atteint 63 % de E ; en régime permanent uCu_C = E donc Q = C.E.

Exercice 5·Moyen

Un circuit LC idéal comporte L=0.10L = 0.10 H et C=2.5C = 2.5 uF. Calculer la période propre T0T_0 des oscillations et l'énergie totale sachant que la tension maximale aux bornes du condensateur est Um=8.0U_m = 8.0 V.

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T0 = 2.pi.racine(L.C) = 2.pi.racine(0.10 x 2.5x10^-6) = 2.pi.racine(2.5x10^-7) = 2.pi x 5.0x10^-4 = 3.1x10^-3 s. Énergie totale = énergie du condensateur au maximum : E = 1/2 . C . Um2Um^2 = 0.5 x 2.5x10^-6 x 8.0^2 = 8.0x10^-5 J = 80 uJ.

T0 = 2.pi.racine(LC) ; dans un LC idéal l'énergie se conserve, EtotaleE_totale = 1/2.C.Um2Um^2 (= 1/2.L.Imax2Imax^2).

Exercice 6·Moyen

Exercice 3 (6,5 points) : Décharge d'un condensateur à travers différents dipôles La bobine et le condensateur sont deux composants d'une importance capitale dans les circuits électriques. Le fonctionnement de tels circuits dépend du branchement de ces composants, ce qui engendre l'apparition de phénomènes différents. On se propose d'étudier la charge et la décharge d'un condensateur, de l'établissement ou la rupture du courant, des oscillations électriques libres et des échanges énergétiques dans ces circuits. Cet exercice vise l'étude de la décharge d'un condensateur à travers un conducteur ohmique, puis à travers une bobine. On considère le circuit électrique schématisé dans la figure (1), comportant :

  • un générateur idéal de force électromotrice E=6 VE = 6 \ V ;
  • un condensateur de capacité CC initialement non chargé ;
  • un interrupteur KK à double position ;
  • un dipôle DD.
  1. À l'instant t0=0t_0 = 0, on place l'interrupteur KK en position (1). La charge maximale du condensateur est Q0=3 μCQ_0 = 3 \ \mu C. Montrer que C=0,5 μFC = 0,5 \ \mu F.
  2. On réalise trois expériences (1), (2) et (3) en utilisant le dipôle DD, qui peut être :
  • un conducteur ohmique de résistance RR (expérience 1\textcircled{1}) ;
  • une bobine b1(L1;r1=0)b_1(L_1 ; r_1 = 0) (expérience 2\textcircled{2}) ;
  • une bobine b2(L2;r2=10 Ω)b_2(L_2 ; r_2 = 10 \ \Omega) (expérience 3\textcircled{3}). Pour chaque expérience, on charge totalement le condensateur, puis on le décharge en plaçant l'interrupteur en position (2) à t0=0t_0 = 0. À l'aide d'un système d'acquisition convenable, on obtient les variations de la tension uC(t)u_C(t) aux bornes du condensateur dans le cas des trois expériences (figure 2). 2.1. Associer chaque courbe à l'expérience qui lui correspond. Justifier. 2.2. Dans le cas de l'expérience 1\textcircled{1}, déterminer la valeur de la constante de temps τ\tau du circuit. Déduire la valeur de RR. 2.3. Dans le cas de l'expérience 3\textcircled{3} : a. Nommer le régime d'oscillations mis en évidence. b. Expliquer de point de vue énergétique l'allure de la courbe obtenue. c. Déterminer la valeur de la pseudo-période TT.
  1. Dans le cas de l'expérience 2\textcircled{2} : 3.1. Déterminer la valeur de la période propre T0T_0. 3.2. Déterminer la valeur de L1L_1. 3.3. Montrer que l'équation différentielle vérifiée par la charge q(t)q(t) du condensateur s'écrit : d2qdt2+1L1Cq=0\frac{d^2q}{dt^2} + \frac{1}{L_1C}q = 0. 3.4. La solution de l'équation différentielle s'écrit : q(t)=Qm.cos(2πT0t+φ)q(t) = Q_m.\cos(\frac{2\pi}{T_0}t + \varphi). Recopier, sur votre copie, le numéro de la question et écrire la lettre correspondante à la proposition vraie. a. L'expression numérique de la charge qq en coulomb est :
ABCD
q(t)=3.106.cos(500.π.t)q(t) = 3.10^{-6}.\cos(500.\pi.t)q(t)=0,5.106.cos(500.π.t)q(t) = 0,5.10^{-6}.\cos(500.\pi.t)q(t)=6.106.cos(500.π.t+π2)q(t) = 6.10^{-6}.\cos(500.\pi.t + \frac{\pi}{2})q(t)=3.106.cos(500.π.t)q(t) = 3.10^{-6}.\cos(500.\pi.t)

b. La valeur de l'intensité maximale ImaxI_{max} du courant électrique qui traverse le circuit est :

ABCD
Imax=7,33 mAI_{max} = 7,33 \ mAImax=6,85 mAI_{max} = 6,85 \ mAImax=5,22 mAI_{max} = 5,22 \ mAImax=4,71 mAI_{max} = 4,71 \ mA

3.5. L'énergie totale EtotE_{tot} du circuit se conserve. Expliquer pourquoi. 3.6. Calculer la valeur de l'énergie totale EtotE_{tot} du circuit. 3.7. Calculer la valeur absolue q|q| de la charge q(t)q(t) du condensateur dans le cas où l'énergie électrique EeE_e emmagasinée dans le condensateur est égale à l'énergie magnétique EmE_m emmagasinée dans la bobine.

Figure (1)

Figure (2)

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  1. C=Q0/E=3.106/6=0,5.106 F=0,5 μFC = Q_0/E = 3.10^{-6} / 6 = 0,5.10^{-6} \ F = 0,5 \ \mu F. 2.1. Expérience (1) — courbe (b) (décharge dans un conducteur ohmique, tension diminue exponentiellement). Expérience (2) — courbe (c) (décharge dans une bobine de résistance nulle, oscillations libres non amorties). Expérience (3) — courbe (a) (décharge dans une bobine de résistance non nulle, oscillations libres amorties). 2.2. Graphiquement (courbe (b)), τ=0,5 ms\tau = 0,5 \ ms. R=τ/C=0,5.103/0,5.106=1000 ΩR = \tau/C = 0,5.10^{-3} / 0,5.10^{-6} = 1000 \ \Omega. 2.3.a. Régime pseudopériodique. 2.3.b. L'énergie totale du circuit décroît en fonction du temps et les oscillations sont amorties à cause de la perte d'énergie par effet Joule au niveau de la résistance de la bobine 2. 2.3.c. Graphiquement (courbe (a)), T=2 msT = 2 \ ms. 3.1. Graphiquement (courbe (c)), T0=4 msT_0 = 4 \ ms. 3.2. L1=T02/(4π2C)=(4.103)2/(4π20,5.106)0,81 HL_1 = T_0^2 / (4\pi^2 C) = (4.10^{-3})^2 / (4\pi^2 \cdot 0,5.10^{-6}) \approx 0,81 \ H. 3.3. D'après la loi d'additivité des tensions : uL+uC=0u_L + u_C = 0. Avec uL=L1didtu_L = L_1 \frac{di}{dt} et i=dqdti = \frac{dq}{dt}, uC=qCu_C = \frac{q}{C}. On obtient L1d2qdt2+qC=0L_1 \frac{d^2q}{dt^2} + \frac{q}{C} = 0, soit d2qdt2+1L1Cq=0\frac{d^2q}{dt^2} + \frac{1}{L_1C}q = 0. 3.4.a. D: q(t)=3.106.cos(500.π.t)q(t) = 3.10^{-6}.\cos(500.\pi.t). 3.4.b. D: Imax=4,71 mAI_{max} = 4,71 \ mA. 3.5. La transformation d'énergie électrique en énergie magnétique et inversement se fait sans dissipation d'énergie par effet Joule. L'énergie totale du circuit se conserve (car la résistance est nulle). 3.6. L'énergie totale du circuit LC est égale à l'énergie initiale emmagasinée dans le condensateur. Etot=Ee=12CE2=120,5.10662=9.106 JE_{tot} = E_e = \frac{1}{2} C E^2 = \frac{1}{2} \cdot 0,5.10^{-6} \cdot 6^2 = 9.10^{-6} \ J. 3.7. q=2,12.106 C|q| = 2,12.10^{-6} \ C.
  1. Utiliser la relation Q0=CEQ_0 = C \cdot E pour calculer CC. 2.1. Analyser l'allure des courbes : exponentielle décroissante pour RC, sinusoïdale non amortie pour LC idéal, sinusoïdale amortie pour RLC. 2.2. Pour la courbe (b), déterminer τ\tau graphiquement (temps pour que la tension atteigne E/eE/e). Calculer R=τ/CR = \tau/C. 2.3.a. Nommer le régime d'oscillations (pseudopériodique). 2.3.b. Expliquer l'amortissement par la dissipation d'énergie par effet Joule due à la résistance de la bobine. 2.3.c. Lire la pseudo-période TT sur la courbe (a). 3.1. Lire la période propre T0T_0 sur la courbe (c). 3.2. Utiliser la formule de la période propre T0=2πL1CT_0 = 2\pi\sqrt{L_1C} pour calculer L1L_1. 3.3. Appliquer la loi d'additivité des tensions (uL+uC=0u_L + u_C = 0) et les relations uL=L1didtu_L = L_1 \frac{di}{dt}, i=dqdti = \frac{dq}{dt}, uC=qCu_C = \frac{q}{C} pour dériver l'équation différentielle. 3.4.a. Déterminer QmQ_m (charge maximale) et ω=2π/T0\omega = 2\pi/T_0. L'expression de q(t)q(t) est Qmcos(ωt+φ)Q_m \cos(\omega t + \varphi). À t=0t=0, q(0)=Qmq(0)=Q_m, donc φ=0\varphi=0. 3.4.b. Calculer i(t)=dq/dti(t) = dq/dt et en déduire ImaxI_{max}. 3.5. Expliquer la conservation de l'énergie totale dans un circuit LC idéal par l'absence de dissipation d'énergie (résistance nulle). 3.6. Calculer l'énergie totale Etot=12CE2E_{tot} = \frac{1}{2} C E^2 (énergie initiale du condensateur). 3.7. Quand Ee=EmE_e = E_m, on a 12q2C=12Li2\frac{1}{2} \frac{q^2}{C} = \frac{1}{2} L i^2. Utiliser la conservation de l'énergie Etot=Ee+Em=2Ee=2EmE_{tot} = E_e + E_m = 2E_e = 2E_m. Donc Ee=Etot/2E_e = E_{tot}/2. Calculer q=2CEe|q| = \sqrt{2 C E_e}.

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