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Électricité (RC, RL, RLC, modulation)

Physique-Chimie · 2ème Bac Sciences Physique-Chimie · 105 exercices

Méthode officielle

Établir et exploiter l'équation différentielle d'un dipôle RC / RL, calculer la constante de temps (tau = RC ou tau = L/R), la période propre des oscillations RLC (T0 = 2.pi.racine(LC)), le bilan d'énergie, et interpréter une modulation d'amplitude (taux m = Um/Uporteuse).

L'intuition

Imagine que tu as un réservoir d'eau. Quand tu l'ouvres, l'eau s'écoule. Si tu le remplis, la pression augmente. Un condensateur, c'est un peu un réservoir de charges électriques. Quand tu le charges, la tension à ses bornes monte, et le courant qui le remplit diminue progressivement. C'est le comportement d'un circuit RC.

Maintenant, pense à un volant d'inertie. Quand tu le lances, il tourne, mais les frottements le ralentissent. Une bobine, c'est comme ça pour le courant : elle s'oppose à son établissement ou à sa disparition. C'est le comportement d'un circuit RL.

Si tu combines le réservoir (condensateur) et le volant (bobine), tu obtiens un circuit RLC. C'est comme un pendule : tu le lances, il oscille. S'il n'y a pas de frottements, il oscille indéfiniment. S'il y en a (la résistance), les oscillations s'amortissent. Pour les maintenir, il faut lui donner de l'énergie, comme pousser le pendule.

Enfin, pour la modulation, imagine que tu veux envoyer un message vocal (le signal modulant) par radio. Ta voix ne porte pas loin. Tu la "montes" sur une onde radio de haute fréquence (la porteuse) qui, elle, peut voyager sur de grandes distances. La modulation d'amplitude consiste à faire varier l'amplitude de cette porteuse en fonction de ton message.

Le cours

I. Dipôle RC : Charge et décharge d'un condensateur

Un dipôle RC est un circuit série composé d'un conducteur ohmique de résistance RR et d'un condensateur de capacité CC.

1. Charge d'un condensateur

On étudie la charge d'un condensateur de capacité CC à travers un conducteur ohmique de résistance RR par un générateur de tension continue EE.

figure

À l'instant t=0t=0, on ferme l'interrupteur KK.

a. Établissement de l'équation différentielle

En appliquant la loi d'additivité des tensions (loi des mailles) : uR+uC=Eu_R + u_C = E

Nous avons les relations suivantes :

  • Tension aux bornes du conducteur ohmique : uR=Riu_R = Ri
  • Relation entre l'intensité du courant et la charge du condensateur : i=dqdti = \frac{dq}{dt}
  • Relation entre la charge et la tension aux bornes du condensateur : q=CuCq = Cu_C

En dérivant la relation q=CuCq = Cu_C par rapport au temps, on obtient : i=CduCdti = C\frac{du_C}{dt}. Substituons uRu_R et ii dans la loi d'additivité des tensions : R(CduCdt)+uC=ER \left( C\frac{du_C}{dt} \right) + u_C = E Soit : RCduCdt+uC=ERC\frac{du_C}{dt} + u_C = E

C'est l'équation différentielle vérifiée par la tension uC(t)u_C(t) aux bornes du condensateur.

b. Solution de l'équation différentielle

La solution générale de cette équation différentielle est de la forme uC(t)=A+Bet/τu_C(t) = A + B e^{-t/\tau}. Pour déterminer AA et τ\tau, on injecte cette solution dans l'équation différentielle : RC(Bτet/τ)+(A+Bet/τ)=ERC \left( -\frac{B}{\tau} e^{-t/\tau} \right) + (A + B e^{-t/\tau}) = E A+B(1RCτ)et/τ=EA + B \left( 1 - \frac{RC}{\tau} \right) e^{-t/\tau} = E

Pour que cette égalité soit vérifiée quel que soit tt :

  • Le terme exponentiel doit être nul : 1RCτ=0    τ=RC1 - \frac{RC}{\tau} = 0 \implies \tau = RC. τ\tau est la constante de temps du circuit RC.
  • Le terme constant doit être égal à EE : A=EA = E.

La solution devient uC(t)=E+Bet/τu_C(t) = E + B e^{-t/\tau}. Pour déterminer BB, on utilise la condition initiale : à t=0t=0, le condensateur est déchargé, donc uC(0)=0u_C(0) = 0. uC(0)=E+Be0=E+B=0    B=Eu_C(0) = E + B e^0 = E + B = 0 \implies B = -E.

Ainsi, la solution de l'équation différentielle est : uC(t)=E(1et/τ)u_C(t) = E(1 - e^{-t/\tau}).

c. Intensité du courant

L'intensité du courant i(t)i(t) est donnée par i=CduCdti = C\frac{du_C}{dt}. i(t)=Cddt(E(1et/τ))=CE(0(1τ)et/τ)=CEτet/τi(t) = C \frac{d}{dt} \left( E(1 - e^{-t/\tau}) \right) = CE \left( 0 - (-\frac{1}{\tau}) e^{-t/\tau} \right) = \frac{CE}{\tau} e^{-t/\tau} En remplaçant τ=RC\tau = RC : i(t)=CERCet/τ=ERet/τi(t) = \frac{CE}{RC} e^{-t/\tau} = \frac{E}{R} e^{-t/\tau}.

d. Interprétation graphique de τ\tau

La constante de temps τ\tau caractérise la rapidité de la charge.

  • À t=τt=\tau, uC(τ)=E(1e1)0,63Eu_C(\tau) = E(1 - e^{-1}) \approx 0,63E. La tension atteint environ 63% de sa valeur finale.
  • Graphiquement, τ\tau est l'abscisse du point d'intersection de la tangente à la courbe uC(t)u_C(t) à t=0t=0 avec l'asymptote uC=Eu_C = E.

figure

2. Décharge d'un condensateur

On étudie la décharge d'un condensateur de capacité CC, initialement chargé sous une tension EE, à travers un conducteur ohmique de résistance RR.

a. Établissement de l'équation différentielle

En appliquant la loi d'additivité des tensions (pas de générateur) : uR+uC=0u_R + u_C = 0 Avec uR=Riu_R = Ri et i=CduCdti = C\frac{du_C}{dt}. On obtient : RCduCdt+uC=0RC\frac{du_C}{dt} + u_C = 0.

b. Solution de l'équation différentielle

La solution générale de cette équation est de la forme uC(t)=Aet/τu_C(t) = A e^{-t/\tau}. En injectant dans l'équation différentielle, on trouve τ=RC\tau = RC. La condition initiale est : à t=0t=0, uC(0)=Eu_C(0) = E. uC(0)=Ae0=A=Eu_C(0) = A e^0 = A = E. Donc, la solution est : uC(t)=Eet/τu_C(t) = E e^{-t/\tau}.

c. Intensité du courant

i(t)=CduCdt=Cddt(Eet/τ)=CEτet/τ=ERet/τi(t) = C\frac{du_C}{dt} = C \frac{d}{dt} \left( E e^{-t/\tau} \right) = -\frac{CE}{\tau} e^{-t/\tau} = -\frac{E}{R} e^{-t/\tau}. Le signe négatif indique que le courant circule en sens inverse par rapport à la charge.

II. Dipôle RL : Établissement et rupture du courant

Un dipôle RL est un circuit série composé d'un conducteur ohmique de résistance RR et d'une bobine d'inductance LL et de résistance interne rr. On note Rtot=R+rR_{tot} = R+r la résistance totale du circuit.

1. Établissement du courant

On étudie l'établissement du courant dans une bobine d'inductance LL et de résistance interne rr en série avec un conducteur ohmique de résistance RR par un générateur de tension continue EE.

figure

À l'instant t=0t=0, on ferme l'interrupteur KK.

a. Établissement de l'équation différentielle

En appliquant la loi d'additivité des tensions : uR+uL=Eu_R + u_L = E

Nous avons les relations suivantes :

  • Tension aux bornes du conducteur ohmique : uR=Riu_R = Ri
  • Tension aux bornes de la bobine : uL=Ldidt+riu_L = L\frac{di}{dt} + ri

Substituons uRu_R et uLu_L dans la loi d'additivité des tensions : Ri+Ldidt+ri=ERi + L\frac{di}{dt} + ri = E Soit : Ldidt+(R+r)i=EL\frac{di}{dt} + (R+r)i = E En posant Rtot=R+rR_{tot} = R+r : Ldidt+Rtoti=EL\frac{di}{dt} + R_{tot}i = E.

C'est l'équation différentielle vérifiée par l'intensité du courant i(t)i(t).

b. Solution de l'équation différentielle

La solution générale de cette équation différentielle est de la forme i(t)=A+Bet/τi(t) = A + B e^{-t/\tau}. Pour déterminer AA et τ\tau, on injecte cette solution dans l'équation différentielle : L(Bτet/τ)+Rtot(A+Bet/τ)=EL \left( -\frac{B}{\tau} e^{-t/\tau} \right) + R_{tot} (A + B e^{-t/\tau}) = E RtotA+B(RtotLτ)et/τ=ER_{tot}A + B \left( R_{tot} - \frac{L}{\tau} \right) e^{-t/\tau} = E

Pour que cette égalité soit vérifiée quel que soit tt :

  • Le terme exponentiel doit être nul : RtotLτ=0    τ=LRtotR_{tot} - \frac{L}{\tau} = 0 \implies \tau = \frac{L}{R_{tot}}. τ\tau est la constante de temps du circuit RL.
  • Le terme constant doit être égal à EE : RtotA=E    A=ERtotR_{tot}A = E \implies A = \frac{E}{R_{tot}}.

La solution devient i(t)=ERtot+Bet/τi(t) = \frac{E}{R_{tot}} + B e^{-t/\tau}. Pour déterminer BB, on utilise la condition initiale : à t=0t=0, le courant ne peut pas s'établir instantanément dans une bobine, donc i(0)=0i(0) = 0. i(0)=ERtot+Be0=ERtot+B=0    B=ERtoti(0) = \frac{E}{R_{tot}} + B e^0 = \frac{E}{R_{tot}} + B = 0 \implies B = -\frac{E}{R_{tot}}.

Ainsi, la solution de l'équation différentielle est : i(t)=ERtot(1et/τ)i(t) = \frac{E}{R_{tot}}(1 - e^{-t/\tau}).

c. Interprétation graphique de τ\tau

La constante de temps τ\tau caractérise la rapidité de l'établissement du courant.

  • À t=τt=\tau, i(τ)=ERtot(1e1)0,63ERtoti(\tau) = \frac{E}{R_{tot}}(1 - e^{-1}) \approx 0,63 \frac{E}{R_{tot}}. L'intensité atteint environ 63% de sa valeur finale.
  • Graphiquement, τ\tau est l'abscisse du point d'intersection de la tangente à la courbe i(t)i(t) à t=0t=0 avec l'asymptote i=ERtoti = \frac{E}{R_{tot}}.

2. Rupture du courant

On étudie la rupture du courant dans une bobine d'inductance LL et de résistance interne rr en série avec un conducteur ohmique de résistance RR. Le circuit est initialement parcouru par un courant permanent I0=ERtotI_0 = \frac{E}{R_{tot}}.

a. Établissement de l'équation différentielle

En appliquant la loi d'additivité des tensions (pas de générateur) : uR+uL=0u_R + u_L = 0 Soit : Ldidt+Rtoti=0L\frac{di}{dt} + R_{tot}i = 0.

b. Solution de l'équation différentielle

La solution générale de cette équation est de la forme i(t)=Aet/τi(t) = A e^{-t/\tau}. En injectant dans l'équation différentielle, on trouve τ=LRtot\tau = \frac{L}{R_{tot}}. La condition initiale est : à t=0t=0, le courant est i(0)=I0i(0) = I_0. i(0)=Ae0=A=I0i(0) = A e^0 = A = I_0. Donc, la solution est : i(t)=I0et/τi(t) = I_0 e^{-t/\tau}.

III. Circuit RLC : Oscillations électriques

Un circuit RLC série est composé d'un conducteur ohmique de résistance RR, d'une bobine d'inductance LL et de résistance interne rr, et d'un condensateur de capacité CC. On note Rtot=R+rR_{tot} = R+r.

1. Oscillations libres non amorties (Circuit LC idéal)

C'est le cas où la résistance totale du circuit est négligeable (Rtot0R_{tot} \approx 0).

a. Établissement de l'équation différentielle

Considérons un condensateur initialement chargé et une bobine idéale (r=0r=0) en série. En appliquant la loi d'additivité des tensions : uL+uC=0u_L + u_C = 0 Avec uL=Ldidtu_L = L\frac{di}{dt} et i=CduCdti = C\frac{du_C}{dt}. Donc uL=Lddt(CduCdt)=LCd2uCdt2u_L = L\frac{d}{dt}\left(C\frac{du_C}{dt}\right) = LC\frac{d^2u_C}{dt^2}. L'équation différentielle devient : LCd2uCdt2+uC=0LC\frac{d^2u_C}{dt^2} + u_C = 0. Soit : d2uCdt2+1LCuC=0\frac{d^2u_C}{dt^2} + \frac{1}{LC}u_C = 0.

b. Solution et période propre

Cette équation est celle d'un oscillateur harmonique. Sa solution est de la forme : uC(t)=UCmaxcos(2πT0t+ϕ)u_C(t) = U_{C_{max}} \cos\left(\frac{2\pi}{T_0}t + \phi\right)UCmaxU_{C_{max}} est l'amplitude maximale de la tension et ϕ\phi est la phase à l'origine. La période propre T0T_0 des oscillations est donnée par : T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC} La fréquence propre N0=1T0=12πLCN_0 = \frac{1}{T_0} = \frac{1}{2\pi\sqrt{LC}}.

c. Bilan d'énergie

Dans un circuit LC idéal, l'énergie totale est conservée. Elle oscille entre l'énergie électrique emmagasinée dans le condensateur (Ee=12CuC2E_e = \frac{1}{2}Cu_C^2) et l'énergie magnétique emmagasinée dans la bobine (Em=12Li2E_m = \frac{1}{2}Li^2). L'énergie totale Etot=Ee+Em=12CuC2+12Li2=constanteE_{tot} = E_e + E_m = \frac{1}{2}Cu_C^2 + \frac{1}{2}Li^2 = \text{constante}.

2. Oscillations libres amorties (Circuit RLC réel)

C'est le cas où la résistance totale du circuit RtotR_{tot} n'est pas négligeable.

a. Établissement de l'équation différentielle

Considérons un condensateur initialement chargé, une bobine d'inductance LL et de résistance interne rr, et un conducteur ohmique de résistance RR en série. En appliquant la loi d'additivité des tensions : uR+uL+uC=0u_R + u_L + u_C = 0 Avec uR=Riu_R = Ri, uL=Ldidt+riu_L = L\frac{di}{dt} + ri, et i=CduCdti = C\frac{du_C}{dt}. Donc uR=RCduCdtu_R = RC\frac{du_C}{dt} et uL=LCd2uCdt2+rCduCdtu_L = LC\frac{d^2u_C}{dt^2} + rC\frac{du_C}{dt}. L'équation différentielle devient : RCduCdt+LCd2uCdt2+rCduCdt+uC=0RC\frac{du_C}{dt} + LC\frac{d^2u_C}{dt^2} + rC\frac{du_C}{dt} + u_C = 0 Soit : LCd2uCdt2+(R+r)CduCdt+uC=0LC\frac{d^2u_C}{dt^2} + (R+r)C\frac{du_C}{dt} + u_C = 0 En posant Rtot=R+rR_{tot} = R+r : d2uCdt2+RtotLduCdt+1LCuC=0\frac{d^2u_C}{dt^2} + \frac{R_{tot}}{L}\frac{du_C}{dt} + \frac{1}{LC}u_C = 0.

b. Régimes d'oscillations

La présence de la résistance RtotR_{tot} provoque un amortissement des oscillations dû à l'effet Joule. On distingue trois régimes :

  • Régime pseudo-périodique : Si RtotR_{tot} est faible, la tension uC(t)u_C(t) oscille avec une amplitude décroissante. La période TT de ces oscillations est légèrement supérieure à T0T_0.
  • Régime critique : Si RtotR_{tot} atteint une valeur critique, le système revient à l'équilibre le plus rapidement possible sans osciller.
  • Régime apériodique : Si RtotR_{tot} est élevée, le système revient à l'équilibre lentement sans osciller.

c. Bilan d'énergie

Dans un circuit RLC réel, l'énergie totale n'est pas conservée. L'énergie est dissipée par effet Joule dans la résistance RtotR_{tot}. dEtotdt=Rtoti2<0\frac{dE_{tot}}{dt} = -R_{tot}i^2 < 0. L'énergie totale diminue au cours du temps.

3. Entretien des oscillations

Pour compenser la dissipation d'énergie par effet Joule et maintenir des oscillations non amorties (sinusoïdales) dans un circuit RLC réel, on utilise un dispositif d'entretien. Ce dispositif fournit de l'énergie au circuit à chaque période, généralement sous forme d'une tension proportionnelle à l'intensité du courant ou à sa dérivée.

Rôle énergétique : L'appareil d'entretien compense les pertes d'énergie par effet Joule (Rtoti2R_{tot}i^2) en injectant une énergie égale et opposée dans le circuit.

4. Oscillations forcées et résonance

Un circuit RLC est soumis à des oscillations forcées lorsqu'il est alimenté par un générateur de tension alternative sinusoïdale. Lorsque la fréquence NN du générateur est égale ou proche de la fréquence propre N0N_0 du circuit RLC, on observe le phénomène de résonance.

  • Résonance d'intensité : L'intensité du courant dans le circuit atteint une valeur maximale.
  • Résonance de tension : La tension aux bornes du condensateur ou de la bobine peut atteindre une valeur maximale.

IV. Modulation d'amplitude

La modulation d'amplitude est un procédé qui consiste à faire varier l'amplitude d'une onde porteuse de haute fréquence en fonction d'un signal modulant de basse fréquence.

1. Signal modulant et porteuse

  • Signal modulant (ou signal d'information) : um(t)=Umcos(2πfmt)u_m(t) = U_m \cos(2\pi f_m t). C'est le signal à transmettre, de basse fréquence fmf_m.
  • Onde porteuse : up(t)=Upcos(2πfpt)u_p(t) = U_p \cos(2\pi f_p t). C'est une onde sinusoïdale de haute fréquence fpf_p. On doit avoir fpfmf_p \gg f_m.

2. Signal modulé en amplitude

Le signal modulé en amplitude uS(t)u_S(t) est de la forme : uS(t)=K[U0+um(t)]up(t)u_S(t) = K[U_0 + u_m(t)] u_p(t)KK est une constante et U0U_0 est une tension continue (composante continue) ajoutée au signal modulant pour éviter la surmodulation. En substituant um(t)u_m(t) et up(t)u_p(t) : uS(t)=K[U0+Umcos(2πfmt)]Upcos(2πfpt)u_S(t) = K[U_0 + U_m \cos(2\pi f_m t)] U_p \cos(2\pi f_p t) uS(t)=KUpU0[1+UmU0cos(2πfmt)]cos(2πfpt)u_S(t) = K U_p U_0 \left[ 1 + \frac{U_m}{U_0} \cos(2\pi f_m t) \right] \cos(2\pi f_p t) On pose A=KUpU0A = K U_p U_0 et m=UmU0m = \frac{U_m}{U_0}. Alors : uS(t)=A[1+mcos(2πfmt)]cos(2πfpt)u_S(t) = A [1 + m \cos(2\pi f_m t)] \cos(2\pi f_p t).

a. Taux de modulation mm

Le taux de modulation mm est défini par : m=UmU0m = \frac{U_m}{U_0}. Il peut aussi être déterminé graphiquement à partir de l'enveloppe du signal modulé : m=UmaxUminUmax+Uminm = \frac{U_{max} - U_{min}}{U_{max} + U_{min}}UmaxU_{max} et UminU_{min} sont les amplitudes maximale et minimale de l'enveloppe du signal modulé.

b. Qualité de la modulation

  • Bonne modulation : m<1m < 1. L'enveloppe du signal modulé reproduit fidèlement le signal modulant.
  • Modulation parfaite : m=1m = 1.
  • Surmodulation : m>1m > 1. L'enveloppe est déformée, ce qui entraîne une perte d'information.

figure

3. Démodulation d'amplitude

La démodulation est l'opération inverse de la modulation, elle permet de récupérer le signal modulant à partir du signal modulé. Elle se fait en deux étapes :

  • Détection d'enveloppe : Un circuit composé d'une diode et d'un filtre RC permet de récupérer l'enveloppe du signal modulé. Pour une bonne détection, la constante de temps τRC\tau_{RC} du filtre doit vérifier : 1fpτRC1fm\frac{1}{f_p} \ll \tau_{RC} \ll \frac{1}{f_m}.
  • Élimination de la composante continue : Un condensateur de liaison (filtre passe-haut) élimine la composante continue U0U_0 pour ne garder que le signal modulant.

Exemple résolu

Extrait d'annale réelle : Partie 2- modulation d'amplitude On utilise un circuit électronique pour réaliser une modulation d’amplitude. La tension modulée uS(t)u_S(t) est donnée par l’expression : uS(t)=K[U0+Umcos(2πf1t)]cos(2πf2t)u_S(t) = K[U_0 + U_m \cos(2\pi f_1 t)] \cos(2\pi f_2 t) Avec K=0,1V1K = 0,1 V^{-1}, Um=0,6VU_m = 0,6 V, U0=0,8VU_0 = 0,8 V, f1=104Hzf_1 = 10^4 Hz et f2=3.105Hzf_2 = 3.10^5 Hz.

  1. Déterminer la fréquence de la porteuse FpF_p et la fréquence du signal modulant fmf_m. (0,5pt)
  2. Calculer le taux de modulation mm. (0,5pt)
  3. Étudier la qualité de la modulation. (0,5pt)

Solution :

  1. Détermination des fréquences : L'expression générale du signal modulé est uS(t)=A[1+mcos(2πfmt)]cos(2πfpt)u_S(t) = A [1 + m \cos(2\pi f_m t)] \cos(2\pi f_p t). En comparant avec l'expression donnée uS(t)=K[U0+Umcos(2πf1t)]cos(2πf2t)u_S(t) = K[U_0 + U_m \cos(2\pi f_1 t)] \cos(2\pi f_2 t), on identifie :

    • La fréquence du signal modulant fmf_m est associée à f1f_1. Donc, fm=f1=104 Hzf_m = f_1 = 10^4 \text{ Hz}.
    • La fréquence de la porteuse fpf_p est associée à f2f_2. Donc, fp=f2=3×105 Hzf_p = f_2 = 3 \times 10^5 \text{ Hz}.
    • Vérification de la condition fpfmf_p \gg f_m : 3×105 Hz104 Hz3 \times 10^5 \text{ Hz} \gg 10^4 \text{ Hz}, la condition est bien respectée.
  2. Calcul du taux de modulation mm : Le taux de modulation est donné par la relation m=UmU0m = \frac{U_m}{U_0}. On nous donne Um=0,6 VU_m = 0,6 \text{ V} et U0=0,8 VU_0 = 0,8 \text{ V}. m=0,60,8=0,75m = \frac{0,6}{0,8} = 0,75.

  3. Étude de la qualité de la modulation : Nous avons calculé m=0,75m = 0,75. Puisque m<1m < 1 (0,75<10,75 < 1), la modulation est de bonne qualité. Il n'y a pas de surmodulation, et le signal modulant est fidèlement reproduit par l'enveloppe.

La méthode

Voici les gestes types attendus à l'examen pour ce chapitre :

  1. Établir l'équation différentielle d'un dipôle RC ou RL :

    • Dessine le circuit et indique le sens conventionnel du courant et des tensions.
    • Applique la loi d'additivité des tensions (loi des mailles).
    • Exprime chaque tension (uRu_R, uCu_C, uLu_L) en fonction de ii, qq, uCu_C ou de leurs dérivées.
    • Substitue ces expressions dans la loi des mailles pour obtenir l'équation différentielle (souvent en uC(t)u_C(t) pour RC, ou en i(t)i(t) pour RL).
  2. Vérifier une solution d'équation différentielle :

    • On te donne une solution (par exemple uC(t)=E(1et/τ)u_C(t) = E(1 - e^{-t/\tau})).
    • Calcule la dérivée première (et seconde si nécessaire) de cette solution.
    • Substitue la solution et ses dérivées dans l'équation différentielle établie précédemment.
    • Simplifie l'expression pour montrer qu'elle est égale au second membre de l'équation différentielle.
    • Utilise les conditions initiales (uC(0)u_C(0) ou i(0)i(0)) pour déterminer les constantes d'intégration.
  3. Calculer la constante de temps τ\tau (RC ou RL) :

    • Pour un dipôle RC : τ=RC\tau = RC. Assure-toi que RR est la résistance totale du circuit et CC la capacité du condensateur.
    • Pour un dipôle RL : τ=LRtot\tau = \frac{L}{R_{tot}}. Assure-toi que LL est l'inductance de la bobine et RtotR_{tot} la résistance totale du circuit (résistance du conducteur ohmique + résistance interne de la bobine).
  4. Exploiter une courbe pour déterminer τ\tau :

    • Méthode 1 (tangente à l'origine) : Trace la tangente à la courbe à t=0t=0. L'abscisse de son intersection avec l'asymptote horizontale (valeur finale de uCu_C ou ii) donne τ\tau.
    • Méthode 2 (valeur à τ\tau) : Calcule 63% de la valeur finale de la grandeur (uCu_C ou ii). Reporte cette valeur sur l'axe vertical, puis trouve l'abscisse correspondante sur la courbe. Cette abscisse est τ\tau.
  5. Calculer la période propre T0T_0 des oscillations RLC :

    • Utilise la formule de Thomson : T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}. Assure-toi d'utiliser les bonnes unités (L en Henry, C en Farad).
  6. Interpréter un bilan d'énergie dans un circuit RLC :

    • Circuit LC idéal : L'énergie totale est conservée. L'énergie électrique du condensateur et l'énergie magnétique de la bobine s'échangent.
    • Circuit RLC réel : L'énergie totale diminue au cours du temps à cause de la dissipation par effet Joule dans la résistance.
    • Circuit RLC avec entretien : L'appareil d'entretien compense les pertes par effet Joule, maintenant l'énergie totale constante.
  7. Interpréter une modulation d'amplitude (calculer mm, étudier la qualité) :

    • Fréquences : Identifie fmf_m (basse fréquence) et fpf_p (haute fréquence) dans l'expression du signal modulé ou sur un spectre. Vérifie fpfmf_p \gg f_m.
    • Taux de modulation mm : Calcule m=UmU0m = \frac{U_m}{U_0} si les tensions sont données, ou m=UmaxUminUmax+Uminm = \frac{U_{max} - U_{min}}{U_{max} + U_{min}} si tu as une courbe de l'enveloppe.
    • Qualité : Compare mm à 1. Si m<1m < 1, bonne modulation. Si m=1m = 1, modulation parfaite. Si m>1m > 1, surmodulation (mauvaise qualité).

Pièges classiques

  • Unités : Toujours vérifier les unités ! RR en Ohms (Ω\Omega), CC en Farads (F), LL en Henrys (H), tt en secondes (s). Des milli-Farads (mF), micro-Farads (μ\muF), nano-Farads (nF), pico-Farads (pF) sont souvent donnés. Convertis-les en Farads. Idem pour les milli-Henrys (mH).
  • Résistance totale RtotR_{tot} : Pour les circuits RL et RLC, ne pas oublier la résistance interne rr de la bobine si elle est mentionnée. Rtot=R+rR_{tot} = R + r.
  • Conditions initiales : Elles sont cruciales pour déterminer les constantes d'intégration.
    • Pour un condensateur : uC(0)=0u_C(0)=0 si déchargé, uC(0)=Eu_C(0)=E si chargé. La tension uCu_C est continue.
    • Pour une bobine : i(0)=0i(0)=0 si le courant s'établit, i(0)=I0i(0)=I_0 si le courant s'interrompt. L'intensité ii est continue.
  • Signe de l'intensité : Lors de la décharge d'un condensateur, l'intensité est négative si le sens positif est celui de la charge. Fais attention aux conventions.
  • Lecture graphique de τ\tau : Ne pas confondre la tangente à l'origine avec la courbe elle-même. La tangente est une droite.
  • Modulation d'amplitude :
    • Ne pas inverser fmf_m et fpf_p. La porteuse a toujours la fréquence la plus élevée.
    • Ne pas oublier la composante continue U0U_0 dans le calcul de mm. Si U0U_0 est trop faible, on risque la surmodulation.

Ce qui tombe à l'examen

Le chapitre Électricité représente environ 21% de la note totale de l'épreuve de Physique-Chimie. Les questions sont souvent intégrées dans un exercice thématique de 4 à 5 points.

Formats de questions réels et barème typique :

  • Établissement d'équation différentielle : (0,5 à 0,75 pt)

    • "Établir l'équation différentielle vérifiée par uC(t)u_C(t) (ou i(t)i(t))."
    • "Vérifier que uC(t)=A(1et/τ)u_C(t) = A(1 - e^{-t/\tau}) est solution de l'équation différentielle en déterminant AA et τ\tau."
    • Attendu : Application correcte des lois (mailles, Ohm, condensateur/bobine), dérivations exactes, identification des constantes.
  • Calcul de constante de temps ou période propre : (0,25 à 0,5 pt)

    • "Calculer la constante de temps τ\tau du dipôle RC."
    • "Déterminer la période propre T0T_0 des oscillations du circuit RLC."
    • Attendu : Utilisation des formules τ=RC\tau=RC, τ=L/Rtot\tau=L/R_{tot}, T0=2πLCT_0=2\pi\sqrt{LC} avec les bonnes unités.
  • Exploitation graphique : (0,5 à 0,75 pt)

    • "À partir de la courbe uC(t)u_C(t), déterminer graphiquement la constante de temps τ\tau."
    • "Déterminer la valeur de EE (ou ImaxI_{max}) à partir de la courbe."
    • Attendu : Tracé de tangente ou lecture précise de points sur la courbe, justification de la méthode.
  • Bilan d'énergie : (0,5 pt)

    • "Quel est le rôle de l'appareil d'entretien des oscillations du point de vue énergétique ?"
    • "Calculer l'énergie emmagasinée dans le condensateur à t=0t=0."
    • Attendu : Compréhension des transferts et dissipations d'énergie, application des formules Ee=12CuC2E_e = \frac{1}{2}Cu_C^2 et Em=12Li2E_m = \frac{1}{2}Li^2.
  • Modulation d'amplitude : (0,5 à 1 pt)

    • "Déterminer la fréquence de la porteuse fpf_p et du signal modulant fmf_m."
    • "Calculer le taux de modulation mm."
    • "Étudier la qualité de la modulation."
    • Attendu : Identification des fréquences, calcul de m=Um/U0m = U_m/U_0 ou m=(UmaxUmin)/(Umax+Umin)m = (U_{max}-U_{min})/(U_{max}+U_{min}), comparaison de mm à 1.
  • Applications (souvent RLC) : (0,5 à 1 pt)

    • "En se basant sur le tableau des fréquences des notes, déterminer la note musicale émise par le haut-parleur (fréquence N0N_0)."
    • Attendu : Calcul de N0N_0 et comparaison avec les données fournies.

Les questions sont souvent directes et nécessitent une application rigoureuse des formules et des méthodes. La clarté de la rédaction, la présence des unités et la précision des calculs sont systématiquement évaluées.

Exercices corrigés

Exercice 1·Facile

Partie 2- modulation d'amplitude

On utilise un circuit électronique pour réaliser une modulation d’amplitude. La tension modulée uS(t)u_S(t) est donnée par l’expression : uS(t)=K[U0+Umcos(2πf1t)]cos(2πf2t)u_S(t) = K[U_0 + U_m \cos(2\pi f_1 t)] \cos(2\pi f_2 t) Avec K=0,1V1K = 0,1 V^{-1}, Um=0,6VU_m = 0,6 V, U0=0,8VU_0 = 0,8 V, f1=104Hzf_1 = 10^4 Hz et f2=3.105Hzf_2 = 3.10^5 Hz.

  1. Déterminer la fréquence de la porteuse FpF_p et la fréquence du signal modulant fmf_m. (0,5pt)
  2. Calculer le taux de modulation mm. (0,5pt)
  3. Étudier la qualité de la modulation. (0,5pt)
Voir la correction
  1. Fréquence de la porteuse Fp=3.105HzF_p = 3.10^5 Hz. Fréquence du signal modulant fm=104Hzf_m = 10^4 Hz.
  2. Taux de modulation m=0,75m = 0,75.
  3. La modulation est bonne.
  1. La tension modulée est de la forme uS(t)=K[U0+Umcos(2πfmt)]cos(2πFpt)u_S(t) = K[U_0 + U_m \cos(2\pi f_m t)] \cos(2\pi F_p t). En comparant avec l'expression donnée uS(t)=0,1[0,8+0,6cos(2π104t)]cos(2π3.105t)u_S(t) = 0,1[0,8 + 0,6 \cos(2\pi 10^4 t)] \cos(2\pi 3.10^5 t), on identifie Fp=f2=3.105HzF_p = f_2 = 3.10^5 Hz et fm=f1=104Hzf_m = f_1 = 10^4 Hz.
  2. Le taux de modulation est m=UmU0m = \frac{U_m}{U_0}. m=0,6V0,8V=0,75m = \frac{0,6 V}{0,8 V} = 0,75.
  3. Pour une bonne modulation, deux conditions doivent être vérifiées : m<1m < 1 et Fp>10fmF_p > 10 f_m.
  • m=0,75<1m = 0,75 < 1. La première condition est vérifiée.
  • Fp=3.105HzF_p = 3.10^5 Hz. 10fm=10×104Hz=105Hz10 f_m = 10 \times 10^4 Hz = 10^5 Hz. Puisque 3.105Hz>105Hz3.10^5 Hz > 10^5 Hz, la deuxième condition est vérifiée. Les deux conditions étant vérifiées, la modulation est bonne.
Exercice 2·Facile

Électricité (05 points) Le piano génère un ensemble de notes musicales classées selon une échelle musicale constituée de sept notes musicales essentielles. Le tableau suivant donne les fréquences correspondantes aux notes musicales essentielles:

NoteDoMiFaSolLaSi
Fréquence262294330349392440494

Le but de cet exercice est d'ajuster une note musicale de fréquence déterminée en utilisant un circuit RLC série. Pour ajuster la note souhaitée, un groupe d'élèves a réalisé une expérience sur deux étapes.

  • Première phase : Détermination de la capacité C d'un condensateur à l'aide d'un montage convenable ;
  • Deuxième phase : Ajustement de la fréquence de la note à l'aide d'un circuit RLC série.

1- Détermination de la capacité d'un condensateur : A l'instant t=0t = 0, les élèves commencent la décharge d'un condensateur de capacité C, initialement chargé, à travers un conducteur ohmique de résistance R = 200 Ω\Omega. La courbe de la figure 1, traduit les variations de la tension uC(t)u_C(t) aux bornes du condensateur. 1-1- Représenter le schéma du dispositif expérimental permettant d'obtenir cette courbe.

Figure 1

Voir la correction

1-1- Schéma du dispositif expérimental pour la décharge d'un condensateur à travers une résistance: Le schéma doit inclure un condensateur, une résistance, et un interrupteur permettant de charger puis de décharger le condensateur. Pour la décharge, le condensateur est connecté en série avec la résistance. Un voltmètre (ou un oscilloscope) est branché en parallèle aux bornes du condensateur pour mesurer uC(t)u_C(t).

[Le corrigé officiel ne fournit pas de schéma, mais décrit le montage. Voici une description textuelle du schéma attendu]: Un condensateur de capacité C est connecté en série avec une résistance R. Un interrupteur à deux positions est utilisé: une position pour charger le condensateur (par exemple, via un générateur de tension continue) et une autre position pour le décharger à travers la résistance R. Un oscilloscope est branché en parallèle aux bornes du condensateur pour visualiser la tension uC(t)u_C(t).

1-1- Dessiner un circuit électrique simple composé d'un condensateur, d'une résistance et d'un interrupteur. L'interrupteur doit permettre de passer d'un état de charge (non représenté pour la décharge) à un état de décharge où le condensateur est connecté uniquement à la résistance. Indiquer la mesure de la tension uC(t)u_C(t) aux bornes du condensateur.

Exercice 3·Facile

3- Les élèves ont ajouté au montage RLC' précédent, un appareil d'entretien des oscillations, et ils ont relié le circuit à un haut-parleur qui transforme l'onde électrique de fréquence N0N_0 en une onde sonore de même fréquence. 3-1- Quel est le rôle de l'appareil d'entretien de point de vue énergétique. 3-2- En se basant sur le tableau des fréquences des notes déterminer la note musicale émise par le haut-parleur.

Voir la correction

3-1- Rôle de l'appareil d'entretien: Dans un circuit RLC réel, l'énergie est dissipée par effet Joule dans la résistance R. L'appareil d'entretien des oscillations a pour rôle de compenser cette énergie dissipée, afin de maintenir des oscillations sinusoïdales non amorties (entretenir les oscillations) et de fournir l'énergie nécessaire au haut-parleur.

3-2- Détermination de la note musicale: La fréquence des oscillations entretenues est N0=1T0N_0 = \frac{1}{T_0}. On a T0=3T_0 = 3 ms =3×103= 3 \times 10^{-3} s (d'après la question 2-2). Donc N0=13×103=10003333,3N_0 = \frac{1}{3 \times 10^{-3}} = \frac{1000}{3} \approx 333,3 Hz. En comparant cette fréquence au tableau des fréquences des notes musicales:

NoteDoMiFaSolLaSi
Fréquence262294330349392440494

La fréquence N0333,3N_0 \approx 333,3 Hz est la plus proche de 330 Hz, qui correspond à la note Mi. La note musicale émise par le haut-parleur est Mi.

3-1- Expliquer le rôle d'un appareil d'entretien des oscillations dans un circuit RLC, en se référant à la compensation des pertes d'énergie. 3-2- Calculer la fréquence N0N_0 à partir de la pseudopériode T (ou période propre T0T_0) déterminée précédemment (N0=1/T0N_0 = 1/T_0). Comparer cette fréquence avec les valeurs du tableau pour identifier la note musicale correspondante.

Exercice 4·Moyen

Partie II : Etude de la qualité d'une modulation d'amplitude La modulation d'amplitude est obtenue en utilisant un circuit intégré multiplieur. On applique à l'entrée E1\text{E}_1 du circuit intégré multiplieur une tension p(t)\text{p}(\text{t}) qui correspond au signal porteur, et à l'entrée E2\text{E}_2 la tension s(t)+U0\text{s}(\text{t}) + \text{U}_0 avec s(t)\text{s}(\text{t}) la tension correspondant au signal modulant à transmettre et U0\text{U}_0 la composante continue (figure 4). On obtient à la sortie S\text{S} du circuit la tension u(t)\text{u}(\text{t}) correspondant au signal modulé en amplitude. L'expression de cette tension est : u(t)=k.p(t).(s(t)+U0)\text{u}(\text{t}) = \text{k}.\text{p}(\text{t}).(\text{s}(\text{t}) + \text{U}_0)s(t)=Sm.cos(2πfst)\text{s}(\text{t}) = \text{S}_{\text{m}}.\text{cos}(2\pi \text{f}_{\text{s}} \text{t}) et p(t)=Pm.cos(2πfpt)\text{p}(\text{t}) = \text{P}_{\text{m}}.\text{cos}(2\pi \text{f}_{\text{p}} \text{t}) et k\text{k} une constante qui caractérise le circuit intégré multiplieur. 1- La tension modulée en amplitude peut s'écrire sous la forme : u(t)=A[m.cos(2πfst)+1].cos(2πfpt)\text{u}(\text{t}) = \text{A}[\text{m}.\text{cos}(2\pi \text{f}_{\text{s}} \text{t}) + 1].\text{cos}(2\pi \text{f}_{\text{p}} \text{t}) avec A=k.Pm.U0\text{A} = \text{k}.\text{P}_{\text{m}}.\text{U}_0 et m=Sm/U0\text{m} = \text{S}_{\text{m}} / \text{U}_0 le taux de modulation. Trouver l'expression du taux de modulation m\text{m} en fonction de Umax\text{U}_{\text{max}} et Umin\text{U}_{\text{min}}, avec Umax\text{U}_{\text{max}} la valeur maximale de l'amplitude de u(t)\text{u}(\text{t}) et Umin\text{U}_{\text{min}} la valeur minimale de son amplitude. 2- Quand aucune tension n'est appliquée sur l'oscilloscope, les traces du spot sont confondues avec l'axe médian horizontal de l'écran. On visualise la tension u(t)\text{u}(\text{t}) et on obtient l'oscillogramme de la figure 5.

  • Sensibilité horizontale 20μs.div120 \mu \text{s.div}^{-1}.
  • Sensibilité verticale 1 V.div11 \text{ V.div}^{-1}. Déterminer fp\text{f}_{\text{p}}, fs\text{f}_{\text{s}} et m\text{m}. Que peut-on en déduire à propos de la qualité de la modulation ?

Figure 4

Figure 5

Voir la correction

1- L'expression du taux de modulation m\text{m} en fonction de Umax\text{U}_{\text{max}} et Umin\text{U}_{\text{min}} est m=(UmaxUmin)/(Umax+Umin)\text{m} = (\text{U}_{\text{max}} - \text{U}_{\text{min}}) / (\text{U}_{\text{max}} + \text{U}_{\text{min}}). 2- D'après le graphe de la figure 5 :

  • La fréquence de la porteuse est fp=160 kHz\text{f}_{\text{p}} = 160 \text{ kHz}.
  • La fréquence du signal modulant est fs=10 kHz\text{f}_{\text{s}} = 10 \text{ kHz}.
  • Le taux de modulation est m=0,5\text{m} = 0,5. Conclusion : Les deux conditions pour une bonne modulation sont remplies : m=0,5<1\text{m} = 0,5 < 1 et fs=10 kHzfp=160 kHz\text{f}_{\text{s}} = 10 \text{ kHz} \ll \text{f}_{\text{p}} = 160 \text{ kHz}. La modulation d'amplitude est donc bonne.

1- L'amplitude de la tension modulée est U(t)=A(m.cos(2πfst)+1)\text{U}(\text{t}) = \text{A}(\text{m}.\text{cos}(2\pi \text{f}_{\text{s}} \text{t}) + 1). Umax\text{U}_{\text{max}} est obtenue quand cos(2πfst)=1\text{cos}(2\pi \text{f}_{\text{s}} \text{t}) = 1, soit Umax=A(m+1)\text{U}_{\text{max}} = \text{A}(\text{m} + 1). Umin\text{U}_{\text{min}} est obtenue quand cos(2πfst)=1\text{cos}(2\pi \text{f}_{\text{s}} \text{t}) = -1, soit Umin=A(m+1)\text{U}_{\text{min}} = \text{A}(-\text{m} + 1). Résoudre ce système d'équations pour trouver m\text{m}. 2- Lire sur le graphe de la figure 5 : la période de la porteuse Tp\text{T}_{\text{p}} et la période du signal modulant Ts\text{T}_{\text{s}} en utilisant la sensibilité horizontale. Calculer fp=1/Tp\text{f}_{\text{p}} = 1/\text{T}_{\text{p}} et fs=1/Ts\text{f}_{\text{s}} = 1/\text{T}_{\text{s}}. Lire Umax\text{U}_{\text{max}} et Umin\text{U}_{\text{min}} en utilisant la sensibilité verticale. Calculer m\text{m} avec la formule trouvée en 1. Comparer m\text{m} à 1 et fs\text{f}_{\text{s}} à fp\text{f}_{\text{p}} pour évaluer la qualité de la modulation.

Exercice 5·Moyen

Un condensateur de capacité C=10μFC = 10 \, \mu F, initialement déchargé, se charge à travers R=2.0kΩR = 2.0 \, k\Omega sous E=6.0VE = 6.0 \, V. Donner la constante de temps τ\tau, la valeur de uCu_C à t=τt = \tau, et la charge finale QQ du condensateur.

Voir la correction

tau = R.C = 2.0x103x10^3 x 10x10^-6 = 2.0x10^-2 s = 20 ms. uCu_C(tau) = E.(1 - e^-1) = 6.0 x 0.63 = 3.8 V. Charge finale (régime permanent) : Q = C.E = 10x10^-6 x 6.0 = 6.0x10^-5 C = 60 uC.

tau = RC (unités SI) ; à t = tau, uCu_C atteint 63 % de E ; en régime permanent uCu_C = E donc Q = C.E.

Exercice 6·Moyen

Exercice 2 : L'électricité (5,25 points) Le condensateur, le conducteur ohmique et la bobine sont des dipôles utilisés dans les circuits de divers appareils électriques tels les amplificateurs, les postes radio et téléviseurs ... Cet exercice a pour objectif l'étude :

  • de la réponse d'un dipôle RL à un échelon de tension ;
  • de la décharge d'un condensateur dans un dipôle RL ;
  • des oscillations forcées dans un circuit RLC série.

1-Réponse d'un dipôle RL à un échelon de tension On réalise le montage électrique représenté sur la figure 1, qui contient :

  • un générateur de tension de force électromotrice E et de résistance interne négligeable ;
  • deux conducteurs ohmiques de résistance R0=45ΩR_0 = 45 \Omega et r ;
  • une bobine (b) d'inductance L0L_0 et de résistance r0r_0 ;
  • un interrupteur K On ferme l'interrupteur K à un instant choisi comme origine des dates (t = 0). Un système de saisie informatique approprié permet de tracer la courbe (C1) représentant la tension uAM(t)u_{AM}(t) et la courbe (C2) représentant la tension uBM(t)u_{BM}(t) (figure 2). 1-1-Etablir l'équation différentielle vérifiée par l'intensité i(t) du courant . 1-2-Trouver la valeur de E. 1-3- Déterminer la valeur de r et montrer que r0=5Ωr_0 = 5 \Omega. 1-4- La droite (T) représente la tangente à la courbe (C2) à l'instant de date t = 0 (figure 2). Vérifier que L0=0,18HL_0 = 0,18 H.

2-Décharge d'un condensateur dans le dipôle RL On monte en série à un instant de date t=0 un condensateur de capacité C=14μFC = 14 \mu F, totalement chargé, avec la bobine précédente (b) et un conducteur ohmique de résistance R=20ΩR = 20 \Omega (figure 3). Un système de saisie informatique approprié permet de tracer la courbe représentant la tension uC(t)u_C(t) aux bornes du condensateur et la courbe représentant la tension uR(t)u_R(t) aux bornes du conducteur ohmique (figure 4, page 6/8). 2-1-Quel est parmi les trois régimes d'oscillations, celui qui correspond aux courbes obtenues sur la figure 4 ? 2-2-Etablir l'équation différentielle vérifiée par la tension uC(t)u_C(t). 2-3-Trouver l'énergie EJ|E_J| dissipée par effet joule dans le circuit entre les deux instants t1=0t_1 = 0 et t2=14mst_2 = 14 ms.

Voir la correction

1-1 Equation différentielle: L0didt+(R0+r0+r)i=EL_0 \frac{di}{dt} + (R_0 + r_0 + r)i = E. 1-2 E=12VE = 12 V. 1-3 r=10Ωr = 10 \Omega. r0=5Ωr_0 = 5 \Omega. 1-4 Vérification de la valeur de L0=0,18HL_0 = 0,18 H. 2-1 Régime pseudopériodique. 2-2 Établir l'équation différentielle: L0Cd2uCdt2+(r0+R)CduCdt+uC=0L_0C \frac{d^2u_C}{dt^2} + (r_0+R)C \frac{du_C}{dt} + u_C = 0. 2-3 EJ=Etot(t1)Etot(t2)E_J = E_{tot}(t_1) - E_{tot}(t_2). EJ=2,887×103JE_J = 2,887 \times 10^{-3} J.

1-1 Appliquer la loi des mailles au circuit RL pour établir l'équation différentielle vérifiée par i(t). 1-2 Déterminer E à partir du régime permanent (i=E/(R0+r0+r)i = E/(R_0+r_0+r)) et des courbes. 1-3 Déterminer r et r0r_0 à partir des valeurs de tension en régime permanent et des caractéristiques de la bobine. 1-4 Utiliser la tangente à la courbe (C2) à t=0 pour déterminer L0L_0 (pente de la tangente). 2-1 Définir et reconnaître le régime pseudopériodique à partir de la figure 4. 2-2 Appliquer la loi des mailles au circuit RLC et les relations caractéristiques des dipôles pour établir l'équation différentielle vérifiée par uC(t)u_C(t). 2-3 Calculer l'énergie totale du circuit à t1t_1 et t2t_2 (Etot=12CuC2+12Li2E_{tot} = \frac{1}{2}Cu_C^2 + \frac{1}{2}Li^2). L'énergie dissipée par effet Joule est la différence d'énergie totale.

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