bacdyaliCommencer

Chaîne d'information

Sciences de l'Ingénieur · 2ème Bac Sciences et Technologies Électriques · 40 exercices

Méthode officielle

Identifier les fonctions Acquérir (capteurs TOR/analogiques), Traiter (API, logique combinatoire/séquentielle, table de vérité, équations logiques), Communiquer (IHM, signaux). Choisir un capteur adapté à la grandeur physique, écrire et simplifier les équations logiques.

L'intuition

Imagine que tu conduis une voiture. Pour rouler, tu as besoin d'informations sur la route (virages, obstacles), sur la vitesse, sur le niveau de carburant. Ton cerveau (la fonction Traiter) analyse ces informations et décide d'accélérer, de freiner ou de tourner. Tes yeux, tes oreilles, les capteurs du tableau de bord (la fonction Acquérir) collectent ces informations. Ensuite, tes mains sur le volant, tes pieds sur les pédales (la fonction Communiquer) transmettent les ordres à la voiture. La chaîne d'information, c'est exactement ça pour un système technique : il perçoit, il réfléchit, il agit.

Le cours

La chaîne d'information est une composante essentielle de tout système automatisé. Elle gère le flux des données, depuis leur acquisition dans l'environnement jusqu'à leur utilisation pour commander la chaîne d'énergie ou interagir avec l'utilisateur. Elle se décompose en trois fonctions principales : Acquérir, Traiter et Communiquer.

I. La fonction Acquérir

Cette fonction consiste à prélever des informations de l'environnement physique et à les convertir en signaux électriques exploitables par le système. Elle est assurée par des capteurs.

1. Les capteurs

Un capteur est un dispositif qui transforme une grandeur physique (température, distance, présence, etc.) en un signal électrique. On distingue deux grandes catégories :

  • Capteurs Tout Ou Rien (TOR) : Ils délivrent un signal binaire (0 ou 1, ouvert ou fermé, vrai ou faux) indiquant la présence ou l'absence d'un phénomène.

    • Exemples :
      • Détecteur de fin de course : Détecte la position extrême d'un élément mécanique.
      • Capteur de présence optique : Détecte un objet par interruption ou réflexion d'un faisceau lumineux.
      • Bouton-poussoir : Indique une action manuelle.
    • Signal de sortie : Généralement une tension (0V ou 5V/24V) ou un contact sec.
  • Capteurs Analogiques : Ils délivrent un signal électrique (tension ou courant) dont la valeur est proportionnelle à la grandeur physique mesurée.

    • Exemples :
      • Capteur de distance : Mesure une distance et la convertit en tension ou courant.
      • Capteur de température (CTN, CTP, PT100) : La résistance varie avec la température.
      • Capteur de pression : Mesure une pression.
      • Capteur de force/poids (jauge de contrainte) : Mesure une déformation liée à une force.
    • Signal de sortie : Souvent une tension (ex: 0-10V, 0-5V) ou un courant (ex: 4-20mA). Le courant 4-20mA est souvent utilisé pour de longues distances afin de minimiser les pertes et détecter les ruptures de câble (0mA signifiant une panne).

2. Caractéristiques d'un capteur

  • Étendue de mesure : Plage de valeurs de la grandeur physique que le capteur peut mesurer.
  • Sensibilité : Rapport entre la variation du signal de sortie et la variation de la grandeur physique d'entrée. Exprimée en V/unité ou mA/unité.
  • Précision : Aptitude du capteur à donner des mesures proches de la valeur réelle.
  • Linéarité : Capacité du capteur à produire un signal de sortie directement proportionnel à la grandeur d'entrée.
  • Temps de réponse : Temps nécessaire au capteur pour réagir à une variation de la grandeur mesurée.

II. La fonction Traiter

Cette fonction reçoit les informations des capteurs, les analyse selon une logique prédéfinie et élabore les ordres à transmettre à la chaîne d'énergie ou à la fonction Communiquer. Elle est généralement assurée par un automate programmable industriel (API) ou des circuits logiques.

1. Logique combinatoire

La sortie d'un système combinatoire dépend uniquement de l'état présent de ses entrées. Il n'y a pas de mémoire.

  • Table de vérité : Tableau listant toutes les combinaisons possibles des entrées et les états correspondants des sorties.

    • Exemple : Pour une porte logique ET à deux entrées A et B, et une sortie S :
      ABS
      000
      010
      100
      111
  • Équations logiques : Expressions mathématiques utilisant les opérateurs logiques (ET, OU, NON) pour décrire la relation entre les entrées et les sorties.

    • Opérateurs de base :
      • ET (AND) : S=ABS = A \cdot B ou S=A ET BS = A \text{ ET } B
      • OU (OR) : S=A+BS = A + B ou S=A OU BS = A \text{ OU } B
      • NON (NOT) : S=AˉS = \bar{A} ou S= NON AS = \text{ NON } A
    • Simplification des équations : Utilisation des théorèmes de l'algèbre de Boole ou des tableaux de Karnaugh pour réduire la complexité des équations logiques.
      • Théorèmes de base :
        • A0=0A \cdot 0 = 0
        • A+0=AA + 0 = A
        • A1=AA \cdot 1 = A
        • A+1=1A + 1 = 1
        • AA=AA \cdot A = A
        • A+A=AA + A = A
        • AAˉ=0A \cdot \bar{A} = 0
        • A+Aˉ=1A + \bar{A} = 1
        • Aˉ=A\overline{\bar{A}} = A
      • Théorèmes de De Morgan :
        • AB=Aˉ+Bˉ\overline{A \cdot B} = \bar{A} + \bar{B}
        • A+B=AˉBˉ\overline{A + B} = \bar{A} \cdot \bar{B}
      • Distributivité :
        • A(B+C)=AB+ACA \cdot (B + C) = A \cdot B + A \cdot C
        • A+(BC)=(A+B)(A+C)A + (B \cdot C) = (A + B) \cdot (A + C)
      • Absorption :
        • A+AB=AA + A \cdot B = A
        • A(A+B)=AA \cdot (A + B) = A

2. Logique séquentielle

La sortie d'un système séquentiel dépend non seulement de l'état présent de ses entrées, mais aussi de l'historique de ses entrées (état précédent). Il intègre une mémoire. Les grafcets sont un outil graphique pour décrire la logique séquentielle.

3. Automate Programmable Industriel (API)

C'est un micro-ordinateur industriel robuste, conçu pour piloter des processus automatisés. Il exécute un programme (souvent en langage Ladder ou Grafcet) qui gère les entrées/sorties et la logique de commande.

III. La fonction Communiquer

Cette fonction assure l'échange d'informations entre le système automatisé et son environnement externe, notamment l'opérateur humain ou d'autres systèmes.

1. Interfaces Homme-Machine (IHM)

Elles permettent à l'opérateur de :

  • Visualiser l'état du système : Écrans tactiles, voyants lumineux, afficheurs.
  • Saisir des commandes : Boutons, claviers, écrans tactiles.

2. Signaux de sortie

Ce sont les ordres électriques générés par la fonction Traiter et destinés à la chaîne d'énergie (actionneurs) ou à d'autres systèmes.

  • Signaux TOR : Pour commander des actionneurs TOR (moteur ON/OFF, vérin sortie/rentrée).
  • Signaux analogiques : Pour commander des actionneurs à variation continue (variateur de vitesse, vanne proportionnelle).
  • Réseaux de communication : Pour échanger des données avec d'autres équipements (Ethernet, Modbus, AS-i). Les annales montrent souvent des questions sur l'adressage IP ou les trames de communication.

Exemple résolu

Prenons un extrait d'annale sur l'acquisition et le traitement d'un signal analogique.

Extrait d'annale : Le capteur de distance (CD) a une étendue de mesure de 0 à 4800 mm. Il est situé assez loin de l'armoire de commande contenant l'ensemble de l'appareillage ainsi que les cartes électroniques. Pour éliminer l'effet négatif de la chute de tension due à la longueur importante des câbles, on utilise un transmetteur de type « 420 mA4-20 \text{ mA} ». Le schéma de principe du transmetteur est donné ci-dessous.

figure

Question 35 (adaptée) : Déterminer la sensibilité SS du capteur de distance en mA/mm\text{mA/mm}.

Résolution :

  1. Identifier les données :

    • Étendue de mesure de la distance : Dmin=0 mmD_{min} = 0 \text{ mm} à Dmax=4800 mmD_{max} = 4800 \text{ mm}.
    • Étendue du signal de sortie du transmetteur : Imin=4 mAI_{min} = 4 \text{ mA} à Imax=20 mAI_{max} = 20 \text{ mA}.
  2. Définir la sensibilité : La sensibilité est le rapport entre la variation du signal de sortie et la variation de la grandeur d'entrée. S=ΔIΔDS = \frac{\Delta I}{\Delta D}

  3. Calculer les variations :

    • Variation du courant : ΔI=ImaxImin=20 mA4 mA=16 mA\Delta I = I_{max} - I_{min} = 20 \text{ mA} - 4 \text{ mA} = 16 \text{ mA}.
    • Variation de la distance : ΔD=DmaxDmin=4800 mm0 mm=4800 mm\Delta D = D_{max} - D_{min} = 4800 \text{ mm} - 0 \text{ mm} = 4800 \text{ mm}.
  4. Calculer la sensibilité : S=16 mA4800 mm=1300 mA/mm0,00333 mA/mmS = \frac{16 \text{ mA}}{4800 \text{ mm}} = \frac{1}{300} \text{ mA/mm} \approx 0,00333 \text{ mA/mm}.

Question 36 (adaptée) : Si le capteur est à une distance LL (en mm), exprimer le courant II (en mA) en fonction de LL.

Résolution :

  1. Relation linéaire : Le signal de sortie d'un capteur analogique est généralement linéaire par rapport à la grandeur mesurée. On peut écrire une équation de la forme I=SL+I0I = S \cdot L + I_0, où I0I_0 est le courant pour L=0L=0.

  2. Utiliser la sensibilité calculée : S=1300 mA/mmS = \frac{1}{300} \text{ mA/mm}.

  3. Déterminer I0I_0 : Pour L=0 mmL = 0 \text{ mm}, le courant est Imin=4 mAI_{min} = 4 \text{ mA}. Donc I0=4 mAI_0 = 4 \text{ mA}.

  4. Écrire l'équation : I(L)=1300L+4I(L) = \frac{1}{300} L + 4. On peut aussi vérifier avec L=4800 mmL = 4800 \text{ mm} : I(4800)=13004800+4=16+4=20 mAI(4800) = \frac{1}{300} \cdot 4800 + 4 = 16 + 4 = 20 \text{ mA}, ce qui correspond bien à ImaxI_{max}.

La méthode

Pour aborder les questions sur la chaîne d'information à l'examen, suis ces étapes :

  1. Analyser le système global :

    • Lis attentivement le dossier technique et identifie le rôle du système.
    • Repère les chaînes d'information et d'énergie sur les schémas fonctionnels (FAST, SADT).
    • Identifie les grandeurs physiques à mesurer et les actions à réaliser.
  2. Pour la fonction Acquérir (Capteurs) :

    • Identifier le type de capteur : Est-ce un capteur TOR ou analogique ? La nature du signal de sortie est cruciale.
    • Relever les caractéristiques : Étendue de mesure, plage de sortie (ex: 0-10V, 4-20mA).
    • Calculer la sensibilité : Si le capteur est analogique et linéaire, la sensibilité S=ΔSortieΔEntreˊeS = \frac{\Delta \text{Sortie}}{\Delta \text{Entrée}}.
    • Établir la relation entrée/sortie : Souvent une relation linéaire Y=SX+Y0Y = S \cdot X + Y_0.
    • Choisir un capteur : En fonction de la grandeur à mesurer, de la précision requise, de l'environnement (distance, température, etc.).
  3. Pour la fonction Traiter (Logique) :

    • Identifier le besoin : S'agit-il de logique combinatoire ou séquentielle ?
    • Logique combinatoire :
      • Établir la table de vérité : Liste toutes les combinaisons d'entrées et les sorties correspondantes.
      • Écrire l'équation logique : À partir de la table de vérité ou du cahier des charges.
      • Simplifier l'équation : Utilise les théorèmes de l'algèbre de Boole ou les tableaux de Karnaugh pour obtenir l'expression la plus simple. C'est souvent demandé et valorisé.
    • Logique séquentielle (Grafcet) :
      • Identifier les étapes et les transitions : Définis clairement les actions à chaque étape et les conditions de passage d'une étape à l'autre.
      • Traduire en langage API : Si demandé, cela implique souvent de comprendre comment un grafcet est implémenté dans un automate.
  4. Pour la fonction Communiquer (IHM, Signaux) :

    • Identifier les interfaces : Comment l'opérateur interagit avec le système ? (Boutons, voyants, écran tactile).
    • Identifier les signaux de commande : Quels sont les ordres envoyés aux actionneurs ? (TOR, analogiques).
    • Comprendre les réseaux : Si un réseau de communication est mentionné (Ethernet, AS-i), sois prêt à des questions sur l'adressage (IP) ou le format des données.

Pièges classiques

  1. Confondre capteur TOR et analogique : Un capteur TOR donne une information binaire (présence/absence), un analogique donne une valeur proportionnelle. Ne pas mélanger les types de signaux.

    • Exemple : Un capteur de fin de course ne te donnera pas une distance, juste "atteint" ou "non atteint".
    • Contre-exemple : Un capteur de distance à ultrasons te donnera une tension qui varie avec la distance.
  2. Erreurs dans la simplification des équations logiques : Une erreur de signe ou un théorème mal appliqué peut rendre toute l'équation fausse.

    • Exemple d'erreur : AB=AˉBˉ\overline{A \cdot B} = \bar{A} \cdot \bar{B} (faux, c'est Aˉ+Bˉ\bar{A} + \bar{B}).
    • Contre-exemple : A+B=AˉBˉ\overline{A + B} = \bar{A} \cdot \bar{B} (correct, théorème de De Morgan).
    • Conseil : Vérifie toujours tes simplifications avec quelques combinaisons d'entrées.
  3. Mauvaise interprétation des signaux 4-20mA : Le 0mA n'est pas le minimum de la mesure, mais un défaut de câble. Le minimum de la mesure correspond à 4mA.

    • Exemple d'erreur : Calculer la sensibilité d'un capteur 4-20mA sur une étendue de 0-20mA.
    • Contre-exemple : Pour une étendue de mesure de 0-100 unités, le 0 unité correspond à 4mA et le 100 unités à 20mA.
  4. Oublier les unités ou les conversions : Toujours indiquer les unités dans les calculs et les résultats. Fais attention aux conversions (mm en m, mA en A, etc.).

    • Exemple : Une sensibilité en V/mm si la distance est en mm et la tension en V.

Ce qui tombe à l'examen

Le chapitre "Chaîne d'information" représente environ 20% de la note totale de l'épreuve de Sciences de l'Ingénieur. Les questions sont souvent intégrées dans l'étude d'un système technique réel.

Voici les formats de questions récurrents et leur pondération typique :

  • Analyse fonctionnelle (SADT, FAST) :

    • Identification des fonctions : On te demande de placer les fonctions Acquérir, Traiter, Communiquer sur un schéma fonctionnel (SADT ou FAST) du système. (0.5 à 1 pt par fonction bien placée).
      • Exemple : Compléter un diagramme SADT A-0 ou A-x en identifiant les entrées/sorties et les fonctions.
      • figure
      • figure
  • Capteurs (Acquérir) :

    • Choix de capteur : Justifier le choix d'un type de capteur (TOR/analogique, technologie) en fonction de la grandeur à mesurer et des contraintes (environnement, précision, distance). (0.5 à 1 pt).
    • Calcul de sensibilité/étendue : Déterminer la sensibilité d'un capteur analogique ou calculer la valeur de sortie pour une entrée donnée, ou inversement. (1 à 2 pts).
      • Exemple d'annale : "Le capteur de distance (CD) a une étendue de mesure de 0 à 4800 mm... transmetteur de type « 420 mA4-20 \text{ mA} ». Déterminer la sensibilité en mA/mm."
    • Interprétation de courbes de capteurs : Analyser une caractéristique capteur (linéarité, plage). (0.5 à 1 pt).
  • Traitement de l'information (Traiter) :

    • Logique combinatoire :
      • Table de vérité : Établir la table de vérité d'un système à partir d'un cahier des charges. (1 à 2 pts).
      • Équations logiques : Écrire et simplifier des équations logiques (souvent avec 2 ou 3 variables) en utilisant l'algèbre de Boole ou les tableaux de Karnaugh. C'est une compétence clé. (1.5 à 3 pts).
    • Logique séquentielle (Grafcet) :
      • Analyse de Grafcet : Interpréter un Grafcet donné, identifier les étapes, les transitions, les réceptivités et les actions. (1 à 2 pts).
      • Compléter un Grafcet : Ajouter des étapes ou des transitions manquantes. (1 à 2 pts).
    • Programmation API (rarement en détail) : Parfois, des extraits de code (Ladder ou assembleur pour PIC) sont donnés, et il faut en comprendre une partie ou compléter une ligne. (1 à 2 pts).
      • Exemple d'annale : "Configuration des ports B et C... Programme de la partie encadrée de l’organigramme."
  • Communication (Communiquer) :

    • IHM : Identifier les rôles des éléments d'une IHM (voyants, boutons, afficheurs). (0.5 à 1 pt).
    • Réseaux de communication : Questions sur l'adressage IP, les types de réseaux industriels (Ethernet, AS-i, Modbus). (1 à 2 pts).
      • Exemple d'annale : "Étude de l’adressage IP du réseau local... L’adresse IP (4 octets) en notation décimale pointée d’une machine est exprimée par 4 nombres décimaux compris entre 0 et 255 séparés par des points."

La capacité à analyser et modéliser (30%) est testée par l'identification des fonctions et le choix des capteurs. La résolution et le calcul (40%) sont évalués par les calculs de sensibilité, les équations logiques et les interprétations de signaux. La validation et la critique (30%) peuvent apparaître dans des questions où tu dois justifier un choix ou commenter une performance.

Sois précis, rigoureux dans tes calculs et tes justifications. Chaque point compte.

Exercices corrigés

Exercice 1·Facile

SEV 3 : ÉTUDE PARTIELLE DE LA CHAÎNE D'INFORMATION

Le capteur de distance (CD) a une étendue de mesure de 0 à 4800 mm. Il est situé assez loin de l'armoire de commande contenant l'ensemble de l'appareillage ainsi que les cartes électroniques. Pour éliminer l'effet négatif de la chute de tension due à la longueur importante des câbles, on utilise un transmetteur de type « 420 mA4-20 \text{ mA} ». Le schéma de principe du transmetteur est donné ci-dessous.

Le capteur analogique de distance CD, qui mesure la longueur du tube à découper, possède six bornes : deux sorties pour la mesure, deux entrées S et R (S : lancement de la mesure ; R : réinitialisation de la mesure) et deux bornes d'alimentation Vcc et 0 V.

Tâche 1 : Étude du transmetteur Le transmetteur comporte un convertisseur qui génère un courant I analogique, image de la longueur mesurée, qui varie entre 4 mA4 \text{ mA} et 20 mA20 \text{ mA} :

  • I=4 mAI = 4 \text{ mA} pour la première valeur de l'échelle de mesure (L=0 mmL = 0 \text{ mm})
  • I=20 mAI = 20 \text{ mA} pour la dernière valeur de l'échelle de mesure (L=4800 mmL = 4800 \text{ mm})

Le courant I varie entre 44 et 20 mA20 \text{ mA} en fonction de la longueur L suivant la relation : I=aL+bI = aL + b.

Q35. Calculer les valeurs de aa (sous forme d'une fraction) et de bb en précisant leurs unités. Q36. Exprimer VRV_R (en V) en fonction de RR (en Ω\Omega) et LL (en mm). Q37. Calculer les valeurs des tensions VRminV_{Rmin} et VRmaxV_{Rmax} de VRV_R pour R=275 ΩR = 275 \text{ }\Omega.

Schéma de principe du transmetteur

Voir la correction

Q35. a=20448000=164800=1300 mA/mma = \frac{20-4}{4800-0} = \frac{16}{4800} = \frac{1}{300} \text{ mA/mm}. b=4 mAb = 4 \text{ mA}. Q36. VR=RI=R(aL+b)=R(1300L+4)103 VV_R = R \cdot I = R(aL+b) = R(\frac{1}{300}L + 4) \cdot 10^{-3} \text{ V}. Q37. VRmin=275(13000+4)103=1,1 VV_{Rmin} = 275 \cdot (\frac{1}{300} \cdot 0 + 4) \cdot 10^{-3} = 1,1 \text{ V}. VRmax=275(13004800+4)103=275(16+4)103=27520103=5,5 VV_{Rmax} = 275 \cdot (\frac{1}{300} \cdot 4800 + 4) \cdot 10^{-3} = 275 \cdot (16+4) \cdot 10^{-3} = 275 \cdot 20 \cdot 10^{-3} = 5,5 \text{ V}.

Q35. Les valeurs de aa et bb sont calculées en utilisant les deux points connus de la relation linéaire I=aL+bI = aL + b: (L=0,I=4 mA)(L=0, I=4 \text{ mA}) et (L=4800,I=20 mA)(L=4800, I=20 \text{ mA}). Q36. L'expression de VRV_R est dérivée de la loi d'Ohm (VR=RIV_R = R \cdot I) en substituant II par son expression en fonction de LL. Q37. Les valeurs minimales et maximales de VRV_R sont calculées en substituant les valeurs extrêmes de LL (0 mm et 4800 mm) dans l'expression de VRV_R et en utilisant la valeur donnée de RR.

Exercice 2·Facile

Pour chacune des grandeurs à détecter sur un système de portail, proposer un capteur adapté et préciser son type de signal (TOR ou analogique) : (a) présence d'un véhicule devant le portail, (b) position "portail fermé", (c) température ambiante d'un local technique.

Voir la correction

(a) Présence d'un véhicule : cellule photoélectrique (barrière optique) ou détecteur inductif de boucle au sol. Signal Tout Ou Rien (TOR) : 0 = pas de véhicule, 1 = véhicule présent. (b) Position "portail fermé" : capteur de position = interrupteur de fin de course (contact mécanique) ou détecteur inductif si cible métallique. Signal TOR (fermé = 1). (c) Température ambiante : capteur de température = thermistance CTN ou capteur LM35. Signal analogique (tension proportionnelle à la température), à convertir par un CAN avant traitement par l'API. Règle : une information logique (présence/absence, position) -> capteur TOR ; une grandeur continue (température, pression, distance) -> capteur analogique + conversion analogique-numérique.

Fonction ACQUÉRIR : associer grandeur physique -> capteur -> nature du signal (TOR / analogique).

Exercice 3·Moyen

Une lampe L d'un couloir est commandée par deux boutons a et b : la lampe change d'état à chaque appui (montage va-et-vient logique). Donner l'équation logique de L en fonction de a et b, l'identifier (fonction usuelle) et donner sa table de vérité.

Voir la correction

La lampe est allumée si un seul des deux boutons est à 1 : c'est la fonction OU EXCLUSIF (XOR). Équation logique : L = a XOR b = a.b̄ + ā.b (a barre = complément de a). Table de vérité : a b | L 0 0 | 0 0 1 | 1 1 0 | 1 1 1 | 0 Schéma logique : une porte OU EXCLUSIF à deux entrées a et b, sortie L. C'est l'équivalent logique du montage va-et-vient électrique (deux interrupteurs inverseurs). Généralisation à 3 points de commande : fonction va-et-vient + télérupteur (L = a XOR b XOR c).

Fonction TRAITER : reconnaître une fonction logique usuelle (OU exclusif), écrire équation canonique et table de vérité.

Exercice 4·Moyen

D- Réseau local Ethernet de supervision Tâche 6 : Étude de l’adressage IP du réseau local La supervision de la machine de découpage de marbre est effectuée par un logiciel installé sur un poste de travail (ordinateur) relié à un réseau local Ethernet selon la topologie ci-dessous.

L’adresse IP (4 octets) en notation décimale pointée d’une machine est exprimée par 4 nombres décimaux compris entre 0 et 255 séparés par des points. Elle est de la forme x.x.x.x par exemple : 192.168.75.8

| Plage d’adresses IP | |---|---| | Adresse mini | Adresse max | | 0.0.0.0 | 127.255.255.255 | | 128.0.0.0 | 191.255.255.255 | | 192.0.0.0 | 223.255.255.255 |

Q45) Compléter le tableau par la topologie physique, la classe, le masque de sous réseau, l’adresse du réseau correspondant et le nombre de machines adressables dans ce réseau. On veut diviser ce réseau en quatre sous réseaux, pour cela on emprunte les deux premiers bits de poids fort de l’identifiant machine, ainsi l’identifiant réseau est sur 26 bits et l’identifiant machine sur 6 bits comme le montre le tableau ci-dessous.

1er1^{er} Octet2eˋme2^{ème} Octet3eˋme3^{ème} Octet4eˋme4^{ème} Octet
xxxx.xxxxxxxx.xxxxxxxx.xxxxxx
2 Bits empruntés

Q46) Compléter le tableau en donnant le nouveau masque du sous réseau et cocher les adresses des machines qui appartiennent au sous réseau d’adresse IP : 192.168.75.64.

Topologie du réseau local Ethernet de supervision

Voir la correction

Q45) Caractéristiques du réseau local.

Topologie du réseauAdresse IPClasseMasque du sous réseauAdresse du réseauNombre de machines adressables du réseau
Étoile192.168.75.8C255.255.255.0192.168.75.0254
Q46) Division du réseau en sous réseaux.
Puisque on a emprunté les deux premiers bits dans le 4ème octet, alors celui-là sera : (11000000) = (192)10 et les 3 autres octets prennent leurs valeurs par défaut (255).
Nouveau masque de sous réseau crééAdresses IP des machinesMachines qui appartiennent au sous réseau d’adresse IP : 192.168.75.64
---------
255.255.255.192Adresse de l'API 192.168.75.88\square
Adresse de l’ordinateur 1 192.168.75.125\square
Adresse de l’ordinateur 2 192.168.75.129\square
Adresse de l’ordinateur 3 192.168.75.194\square
NB- On effectue l’opération ET logique bit à bit entre l’adresse IP machine et le masque de sous réseau (le résultat en cas de confirmation est 192.168.75.64).

Q45) Déterminer la topologie physique à partir du schéma. Identifier la classe de l'adresse IP donnée (192.168.75.8). En déduire le masque de sous-réseau par défaut, l'adresse du réseau et le nombre de machines adressables (2^n - 2, où n est le nombre de bits pour les hôtes). Q46) Calculer le nouveau masque de sous-réseau en empruntant 2 bits du 4ème octet. Pour chaque adresse IP de machine, effectuer une opération ET logique bit à bit avec le nouveau masque de sous-réseau pour déterminer si elle appartient au sous-réseau 192.168.75.64.

Exercice 5·Moyen

Un moteur M ne doit démarrer que si le bouton marche mm est actionné ET que la porte de sécurité est fermée (capteur p=1p = 1) ET qu'il n'y a pas d'arrêt d'urgence (au=1au = 1 au repos). Écrire l'équation logique de la sortie MM, dresser sa table de vérité et proposer le logigramme.

Voir la correction

Variables logiques : m (bouton marche), p (porte fermée = 1), au (arrêt d'urgence, contact NF : au = 1 tant qu'on n'appuie pas). Sortie M (marche moteur). Équation logique : M = m . p . au (fonction ET à 3 entrées). Table de vérité (M = 1 uniquement si m=1 ET p=1 ET au=1) : m p au | M 0 x x | 0 1 0 x | 0 1 1 0 | 0 1 1 1 | 1 Logigramme : une porte ET à 3 entrées (m, p, au) dont la sortie commande M. En logique câblée : trois contacts en série (m fermé par appui, p et au fermés au repos) alimentant la bobine du contacteur KM. Commentaire sécurité : au est câblé en contact normalement fermé (NF) pour être à sécurité positive (une coupure de fil arrête le moteur).

Fonction TRAITER (logique combinatoire) : traduire un cahier des charges en équation ET/OU, table de vérité, logigramme.

Exercice 6·Moyen

SEV2 : Étude de l'acquisition et du traitement de l'information Principe de régulation de charge Quand un générateur photovoltaïque (GPV) est connecté à une charge (Rc), le point de fonctionnement est imposé par cette dernière. Dans les figures ci-dessous, on remarque que la charge RcR_c correspond à un point de fonctionnement particulier du GPV, où la puissance fournie par ce dernier est maximale (MPP: Maximum Power Point). On appelle ROPTR_{OPT} (Résistance optimale) la valeur de cette résistance de charge pour ce point : ROPT=VMPPIMPPR_{OPT} = \frac{V_{MPP}}{I_{MPP}} Mais en pratique, cette valeur ROPTR_{OPT} est rarement rencontrée. D'où l'idée d'un système de régulation de charge qui agit de telle sorte que le GPV connecté à sa charge fonctionne au point MPP. Il fournit alors, à tout moment, sa puissance maximale. Un tel système est généralement basé sur un hacheur (convertisseur DC/DC) qui est commandé par un microcontrôleur (μC\mu C). La résistance vue par le GPV a pour expression : RCPV=VI=Rc1α2R_{CPV} = \frac{V}{I} = R_c \frac{1}{\alpha^2} (α\alpha rapport cyclique du hacheur). Le μC\mu C exécute alors un algorithme nommé MPPT (Maximum Power Point Tracking), ayant pour but la poursuite continue du point MPP, en agissant sur le rapport cyclique α\alpha du signal de commande du hacheur. Ceci permet alors en agissant sur α\alpha de régler la charge du GPV à ROPTR_{OPT} afin d'optimiser le rendement d'une installation photovoltaïque. Tâche 1 : Régulation de la puissance maximale délivrée par le GPV On considère la courbe de puissance P(V), où pour le point MPP, P est maximale. Pour une installation photovoltaïque, il est d'une grande importance de récupérer à tout moment la puissance maximale d'un GPV, ce qui est le rôle du système de commande de l'installation. A cet effet, il existe plusieurs algorithmes de poursuite du point maximal MPPT. Dans cette épreuve, il s'agit de l'algorithme dit à « Conductance incrémentale ». L'idée de base d'un tel algorithme est qu'au point MPP, la dérivée de P(V) est nulle : P(V)=dPdV=0P'(V) = \frac{dP}{dV} = 0. P(V)=VIP(V) = V \cdot I et P(V)=dPdV=I+VdIdVP'(V) = \frac{dP}{dV} = I + V \frac{dI}{dV} Question : 23. Montrer que pour le point MPP : dIdV=IV\frac{dI}{dV} = -\frac{I}{V}. [2 Pts] Question : 24. En se référant à la courbe P(V) ci-dessus, compléter le tableau, en indiquant l'action du régulateur sur α\alpha, par : « Action sur α\alpha » ou « Pas d'action sur α\alpha ». [2 Pts]

Courbe I-V du GPV

Courbe P-V du GPV

Courbe P-V et sa dérivée

Voir la correction

Question 23: Pour le point MPP, P(V)=0P'(V) = 0. On a P(V)=I+VdIdVP'(V) = I + V \frac{dI}{dV}. Donc I+VdIdV=0I + V \frac{dI}{dV} = 0, ce qui implique VdIdV=IV \frac{dI}{dV} = -I, et finalement dIdV=IV\frac{dI}{dV} = -\frac{I}{V}. Question 24:

dPdV\frac{dP}{dV}>0>0<0<0=0=0
ActionAugmenter α\alphaDiminuer α\alphaPas d'action

Question 23: Démontrer la relation en partant de la condition P(V)=0P'(V) = 0 au MPP et de l'expression de P(V)P'(V). Question 24: Analyser la courbe P(V)P(V) et sa dérivée pour déterminer l'action du régulateur sur α\alpha en fonction du signe de dPdV\frac{dP}{dV}. Si dPdV>0\frac{dP}{dV} > 0, la puissance augmente avec V, donc il faut augmenter V (augmenter α\alpha). Si dPdV<0\frac{dP}{dV} < 0, la puissance diminue avec V, donc il faut diminuer V (diminuer α\alpha). Si dPdV=0\frac{dP}{dV} = 0, on est au MPP, pas d'action.

34 autres exercices sur ce chapitre.

Avec correction pas à pas, et un entraînement qui s'adapte à ce que tu rates.

Créer un compte gratuit

Autres chapitres — Sciences de l'Ingénieur