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Variation et génétique des populations

Sciences de la Vie et de la Terre · 2ème Bac Sciences Physique-Chimie · 23 exercices

Méthode officielle

Appliquer le modèle de Hardy-Weinberg pour calculer les fréquences alléliques et génotypiques d'une population, et interpréter les écarts (sélection, dérive) à partir de documents.

L'intuition

Imagine un champ d'arganiers près d'Essaouira. Chaque arganier a des caractéristiques différentes : certains donnent beaucoup de fruits, d'autres moins, certains sont plus résistants à la sécheresse. Ces différences sont dues à leurs gènes. Dans ce champ, tous les arganiers forment une "population". La génétique des populations, c'est comme faire l'inventaire de toutes les versions de gènes (les allèles) présentes dans ce champ, et comprendre comment ces versions se transmettent et évoluent au fil des générations.

Si on suppose que rien ne vient perturber ce champ (pas de nouveaux arganiers qui arrivent, pas de maladie qui favorise certains, pas de coupe sélective), alors les proportions des différents types d'arganiers (et de leurs gènes) devraient rester stables. C'est ça, l'idée de l'équilibre de Hardy-Weinberg : un état de stabilité où les fréquences des allèles et des génotypes ne changent pas d'une génération à l'autre. Mais dans la réalité, des choses se passent : la sécheresse peut éliminer les moins résistants (sélection), un agriculteur peut planter de nouveaux types d'arganiers (migration), ou un événement rare peut détruire une partie du champ au hasard (dérive génétique). Ces événements vont "faire bouger" les proportions, et c'est en étudiant ces mouvements qu'on comprend comment les populations évoluent.

Le cours

La génétique des populations étudie la variation génétique au sein des populations et les forces qui la modifient au cours du temps.

I. Définitions fondamentales

  1. Population : Un ensemble d'individus de la même espèce, vivant dans une aire géographique délimitée, capables de se reproduire entre eux et de partager un patrimoine génétique commun.
  2. Pool génique (ou patrimoine génétique) : L'ensemble de tous les allèles de tous les gènes présents chez les individus d'une population à un moment donné.
  3. Fréquence allélique : La proportion d'un allèle donné dans le pool génique d'une population.
  4. Fréquence génotypique : La proportion d'un génotype donné dans une population.
  5. Évolution : La modification des fréquences alléliques et/ou génotypiques au sein d'une population au fil des générations.

II. Le modèle de Hardy-Weinberg

Le modèle de Hardy-Weinberg décrit les conditions sous lesquelles les fréquences alléliques et génotypiques restent stables d'une génération à l'autre dans une population. C'est un modèle théorique, une référence pour comprendre les mécanismes de l'évolution.

A. Conditions d'application du modèle

Pour qu'une population soit à l'équilibre de Hardy-Weinberg, cinq conditions doivent être remplies :

  1. Grande taille de la population : Pour que les effets du hasard (dérive génétique) soient négligeables.
  2. Panmixie (accouplements aléatoires) : Chaque individu a la même probabilité de s'accoupler avec n'importe quel autre individu de la population, indépendamment de son génotype.
  3. Absence de mutation : Aucun nouvel allèle n'apparaît et aucun allèle existant ne se transforme.
  4. Absence de migration : Aucun individu n'entre (immigration) ou ne sort (émigration) de la population.
  5. Absence de sélection naturelle : Tous les génotypes ont la même probabilité de survie et de reproduction.

B. Calcul des fréquences alléliques et génotypiques à l'équilibre

Considérons un gène autosomique à deux allèles :

  • A (allèle dominant)
  • a (allèle récessif)

Les génotypes possibles sont AA, Aa, et aa.

  1. Fréquences alléliques

    • Soit pp la fréquence de l'allèle A.
    • Soit qq la fréquence de l'allèle a.
    • Par définition, la somme des fréquences alléliques est égale à 1 : p+q=1p + q = 1
  2. Fréquences génotypiques Si la population est à l'équilibre de Hardy-Weinberg, les fréquences génotypiques de la génération suivante peuvent être prédites à partir des fréquences alléliques de la génération parentale. Cela est basé sur le développement du binôme (p+q)2(p+q)^2: (p+q)2=p2+2pq+q2=1(p+q)^2 = p^2 + 2pq + q^2 = 1

    Où :

    • f(AA)=p2f(AA) = p^2 : fréquence des homozygotes dominants.
    • f(Aa)=2pqf(Aa) = 2pq : fréquence des hétérozygotes.
    • f(aa)=q2f(aa) = q^2 : fréquence des homozygotes récessifs.

    La somme des fréquences génotypiques est également égale à 1 : f(AA)+f(Aa)+f(aa)=1f(AA) + f(Aa) + f(aa) = 1

C. Relation entre fréquences alléliques et génotypiques

  • À partir des fréquences génotypiques, on peut calculer les fréquences alléliques :

    • p=f(A)=f(AA)+12f(Aa)p = f(A) = f(AA) + \frac{1}{2}f(Aa)
    • q=f(a)=f(aa)+12f(Aa)q = f(a) = f(aa) + \frac{1}{2}f(Aa)
  • Si la population est à l'équilibre de Hardy-Weinberg, on peut également calculer les fréquences génotypiques à partir des fréquences alléliques :

    • f(AA)=p2f(AA) = p^2
    • f(Aa)=2pqf(Aa) = 2pq
    • f(aa)=q2f(aa) = q^2

III. Facteurs de variation des fréquences alléliques et génotypiques (Écarts à l'équilibre)

Lorsque les conditions de Hardy-Weinberg ne sont pas respectées, les fréquences alléliques et génotypiques changent, et la population évolue.

A. La mutation

  • Définition : Modification aléatoire et héréditaire de la séquence d'ADN.
  • Effet : Introduit de nouveaux allèles dans le pool génique ou modifie la fréquence d'allèles existants. C'est la source ultime de toute variation génétique.
  • Impact : Bien que les taux de mutation soient faibles, elles sont essentielles pour l'évolution à long terme.

B. La migration (flux génique)

  • Définition : Échange d'individus (et donc d'allèles) entre populations.
  • Effet : L'arrivée d'immigrants peut introduire de nouveaux allèles ou modifier les fréquences alléliques existantes dans la population réceptrice. Le départ d'émigrants peut avoir l'effet inverse.
  • Impact : Tendance à homogénéiser les fréquences alléliques entre populations.

C. La sélection naturelle

  • Définition : Processus par lequel les individus les mieux adaptés à leur environnement ont une survie et/ou une reproduction supérieures, transmettant ainsi plus fréquemment leurs allèles à la génération suivante.
  • Effet : Augmente la fréquence des allèles favorables et diminue celle des allèles défavorables.
  • Types de sélection :
    • Sélection directionnelle : Favorise un phénotype extrême.
    • Sélection stabilisatrice : Favorise les phénotypes intermédiaires.
    • Sélection divergente (ou disruptive) : Favorise les phénotypes extrêmes aux dépens des intermédiaires.
  • Impact : Force évolutive majeure qui conduit à l'adaptation des populations à leur environnement.

D. La dérive génétique

  • Définition : Variation aléatoire des fréquences alléliques due au hasard, particulièrement significative dans les populations de petite taille.
  • Effet : Peut entraîner la fixation (fréquence de 100%) ou la perte (fréquence de 0%) d'allèles, indépendamment de leur valeur adaptative.
  • Situations favorisant la dérive :
    • Effet fondateur : Une nouvelle population est établie par un petit nombre d'individus qui ne représentent pas la diversité génétique de la population d'origine.
    • Goulot d'étranglement : Une réduction drastique et temporaire de la taille d'une population due à un événement catastrophique, réduisant la diversité génétique.
  • Impact : Réduit la diversité génétique au sein des populations et augmente les différences génétiques entre populations.

E. Les accouplements non aléatoires (non-panmixie)

  • Définition : Les individus ne s'accouplent pas au hasard.
  • Types :
    • Accouplement assortatif positif : Les individus ayant des phénotypes similaires s'accouplent plus souvent (ex: endogamie).
    • Accouplement assortatif négatif : Les individus ayant des phénotypes différents s'accouplent plus souvent.
  • Effet : Modifie les fréquences génotypiques (augmente l'homozygotie en cas d'accouplement assortatif positif) mais ne change pas directement les fréquences alléliques.

Exemple résolu

Exercice (inspiré d'annales) :

Dans une population de drosophiles, la couleur du corps est déterminée par un gène autosomique à deux allèles : l'allèle G (gris, dominant) et l'allèle g (noir, récessif). Sur 1000 drosophiles observées, 90 sont à corps noir.

  1. Calcule les fréquences alléliques des allèles G et g dans cette population.
  2. Calcule les fréquences génotypiques des trois génotypes possibles (GG, Gg, gg).
  3. Vérifie si cette population est à l'équilibre de Hardy-Weinberg.

Correction :

  1. Calcul des fréquences alléliques :

    • Le phénotype "corps noir" est récessif, donc les drosophiles à corps noir ont le génotype gg.
    • La fréquence des individus à corps noir est f(gg)=901000=0,09f(gg) = \frac{90}{1000} = 0,09.
    • Selon Hardy-Weinberg, f(gg)=q2f(gg) = q^2.
    • Donc, q2=0,09    q=0,09=0,3q^2 = 0,09 \implies q = \sqrt{0,09} = 0,3.
    • La fréquence de l'allèle g est q=0,3q = 0,3.
    • Nous savons que p+q=1p + q = 1.
    • Donc, p=1q=10,3=0,7p = 1 - q = 1 - 0,3 = 0,7.
    • La fréquence de l'allèle G est p=0,7p = 0,7.
  2. Calcul des fréquences génotypiques :

    • Fréquence des homozygotes dominants (GG) : f(GG)=p2=(0,7)2=0,49f(GG) = p^2 = (0,7)^2 = 0,49.
    • Fréquence des hétérozygotes (Gg) : f(Gg)=2pq=2×0,7×0,3=0,42f(Gg) = 2pq = 2 \times 0,7 \times 0,3 = 0,42.
    • Fréquence des homozygotes récessifs (gg) : f(gg)=q2=(0,3)2=0,09f(gg) = q^2 = (0,3)^2 = 0,09.
    • Vérification : 0,49+0,42+0,09=10,49 + 0,42 + 0,09 = 1.
  3. Vérification de l'équilibre de Hardy-Weinberg : Pour vérifier l'équilibre, nous devons comparer les fréquences génotypiques observées (si elles étaient disponibles) avec les fréquences génotypiques théoriques calculées à partir des fréquences alléliques. Dans cet exercice, nous avons calculé les fréquences alléliques à partir de la fréquence du génotype récessif, puis nous avons utilisé ces fréquences alléliques pour prédire les fréquences génotypiques sous l'hypothèse de Hardy-Weinberg. Si les fréquences génotypiques observées dans la population (si elles étaient données) correspondaient à celles calculées (p2p^2, 2pq2pq, q2q^2), alors la population serait à l'équilibre. Ici, l'énoncé ne nous donne que la fréquence des homozygotes récessifs. Pour les autres génotypes, nous n'avons pas de données "observées" directes pour les comparer à nos prédictions. Cependant, si l'on suppose que la population est à l'équilibre, on peut estimer le nombre d'individus de chaque génotype :

    • Nombre de GG : 0,49×1000=4900,49 \times 1000 = 490 drosophiles.
    • Nombre de Gg : 0,42×1000=4200,42 \times 1000 = 420 drosophiles.
    • Nombre de gg : 0,09×1000=900,09 \times 1000 = 90 drosophiles.

    Pour réellement vérifier l'équilibre, il faudrait avoir des données sur les hétérozygotes (par exemple, par test-cross ou analyse moléculaire) et comparer les fréquences observées aux fréquences théoriques. Conclusion : Sans information sur les fréquences génotypiques observées pour les génotypes GG et Gg, on ne peut pas formellement conclure à l'équilibre ou au déséquilibre. Cependant, le calcul des fréquences alléliques est valide et permet de prédire les fréquences génotypiques si la population était à l'équilibre.

La méthode

Pour résoudre les exercices sur la génétique des populations, suis ces étapes :

  1. Identifier les allèles et leur dominance :

    • Note les allèles (ex: A/a, G/g) et précise lequel est dominant et lequel est récessif.
    • Définis pp comme la fréquence de l'allèle dominant et qq comme la fréquence de l'allèle récessif. Rappelle que p+q=1p+q=1.
  2. Calculer la fréquence de l'allèle récessif (qq) :

    • C'est souvent le point de départ car les individus homozygotes récessifs (aaaa) expriment le phénotype récessif, qui est directement observable.
    • Calcule la fréquence des homozygotes récessifs observée : f(aa)observeˊe=Nombre d’individus aaTaille totale de la populationf(aa)_{\text{observée}} = \frac{\text{Nombre d'individus } aa}{\text{Taille totale de la population}}.
    • Si la population est à l'équilibre de Hardy-Weinberg, alors f(aa)theˊorique=q2f(aa)_{\text{théorique}} = q^2. Donc, q=f(aa)observeˊeq = \sqrt{f(aa)_{\text{observée}}}.
  3. Calculer la fréquence de l'allèle dominant (pp) :

    • Une fois qq connu, utilise la relation p=1qp = 1 - q.
  4. Calculer les fréquences génotypiques théoriques (si la population est à l'équilibre) :

    • f(AA)theˊorique=p2f(AA)_{\text{théorique}} = p^2
    • f(Aa)theˊorique=2pqf(Aa)_{\text{théorique}} = 2pq
    • f(aa)theˊorique=q2f(aa)_{\text{théorique}} = q^2
    • Vérifie que la somme p2+2pq+q2=1p^2 + 2pq + q^2 = 1.
  5. Comparer les fréquences génotypiques observées et théoriques pour vérifier l'équilibre :

    • Si l'énoncé fournit les fréquences génotypiques observées pour tous les génotypes (par exemple, par des techniques de génotypage), compare-les aux fréquences théoriques calculées à l'étape 4.
    • Si f(AA)observeˊep2f(AA)_{\text{observée}} \approx p^2, f(Aa)observeˊe2pqf(Aa)_{\text{observée}} \approx 2pq, et f(aa)observeˊeq2f(aa)_{\text{observée}} \approx q^2, alors la population est à l'équilibre de Hardy-Weinberg.
    • Si les fréquences diffèrent significativement, la population n'est pas à l'équilibre, et un ou plusieurs facteurs évolutifs sont à l'œuvre.
  6. Interpréter les écarts à l'équilibre :

    • Si la population n'est pas à l'équilibre, analyse les données ou les informations contextuelles pour identifier les facteurs responsables (sélection, dérive génétique, migration, mutation, accouplements non aléatoires).
    • Par exemple, une diminution de la fréquence des hétérozygotes peut suggérer une sélection contre eux ou une endogamie. Une augmentation d'un allèle donné peut indiquer une sélection en sa faveur.

Pièges classiques

  1. Confondre fréquences alléliques et fréquences génotypiques :

    • Erreur : Utiliser directement le nombre d'individus exprimant le phénotype dominant pour calculer pp. Par exemple, si 910 drosophiles sont grises sur 1000, p0,91p \neq \sqrt{0,91}. Pourquoi ? Parce que les individus gris peuvent être GG ou Gg.
    • Correction : Toujours commencer par la fréquence du génotype récessif (q2q^2) si le phénotype récessif est observable. Si le phénotype dominant est le seul connu, il faut d'abord calculer qq à partir de q2q^2, puis pp.
  2. Oublier la condition p+q=1p+q=1 :

    • Erreur : Calculer pp et qq indépendamment et trouver que leur somme n'est pas 1.
    • Correction : Toujours vérifier que p+q=1p+q=1. Cela assure la cohérence des calculs.
  3. Appliquer Hardy-Weinberg sans vérifier les conditions :

    • Erreur : Supposer que la population est à l'équilibre sans aucune justification ou indication.
    • Correction : Le modèle de Hardy-Weinberg est une hypothèse. Si l'énoncé ne dit pas explicitement que la population est à l'équilibre, tu dois le vérifier en comparant les fréquences observées et théoriques. S'il n'y a pas assez de données pour vérifier, tu peux calculer les fréquences si la population était à l'équilibre.
  4. Interpréter un écart sans justification :

    • Erreur : Affirmer qu'il y a sélection ou dérive sans s'appuyer sur des données ou un raisonnement logique.
    • Correction : Si tu constates un écart, tu dois proposer une explication plausible en te basant sur les informations fournies dans l'exercice (par exemple, "la diminution de la fréquence de l'allèle X suggère une sélection défavorable contre ce dernier").
  5. Erreurs de calcul avec les racines carrées ou les pourcentages :

    • Erreur : 0,90,3\sqrt{0,9} \neq 0,3.
    • Correction : Sois attentif aux calculs. 0,09=9/1000,09 = 9/100, donc 0,09=9/100=3/10=0,3\sqrt{0,09} = \sqrt{9/100} = 3/10 = 0,3.

Ce qui tombe à l'examen

Ce chapitre est crucial et représente une part significative de l'examen (environ 50% de la partie "Évolution / génétique des populations"). Il est évalué sur deux niveaux d'habileté :

I. Restitution des connaissances (~25% de la note totale)

  • Format : QCM, vrai/faux, appariement, définitions courtes.
  • Exemples de questions (inspirés d'annales) :
    • Définissez : Population, pool génique, fréquence allélique, dérive génétique, sélection naturelle. (1 pt)
    • Vrai ou Faux :
      • Une population à l'équilibre de Hardy-Weinberg est soumise à la sélection naturelle. (Faux)
      • La dérive génétique est plus importante dans les grandes populations. (Faux)
      • La mutation est la seule source de nouvelle variation génétique. (Vrai)
    • Citez : Deux conditions de l'équilibre de Hardy-Weinberg. (1 pt)
    • Complétez : L'équation de Hardy-Weinberg est (p+q)2=++=1(p+q)^2 = \dots + \dots + \dots = 1. (p2+2pq+q2p^2 + 2pq + q^2)

II. Raisonnement scientifique + communication écrite/graphique (~75% de la note totale)

  • Format : Exploitation de documents (tableaux de données, graphiques, textes descriptifs) pour analyser des situations concrètes.

  • Compétences évaluées :

    • Calcul des fréquences alléliques et génotypiques : À partir de données numériques (nombre d'individus, fréquences phénotypiques).
    • Vérification de l'équilibre de Hardy-Weinberg : Comparaison entre fréquences observées et théoriques.
    • Interprétation des écarts à l'équilibre : Identifier les facteurs évolutifs (sélection, dérive, migration, etc.) à partir de l'analyse des documents.
    • Analyse de graphiques et tableaux : Décrire les tendances, les variations, les corrélations.
    • Formulation d'hypothèses et de conclusions : Proposer des explications aux phénomènes observés.
    • Communication : Utilisation d'un vocabulaire scientifique précis, rédaction claire et structurée.
  • Exemple de scénario d'examen : On te donne un document présentant les fréquences d'un certain phénotype dans une population sur plusieurs générations, ou dans différentes populations.

    1. Calculer les fréquences alléliques et génotypiques de la population à la génération initiale. (2-3 pts)
    2. Vérifier si la population est à l'équilibre de Hardy-Weinberg à cette génération. (1-2 pts)
    3. Analyser l'évolution des fréquences alléliques/génotypiques au fil des générations (à partir d'un graphique ou tableau). (2-3 pts)
    4. Interpréter les variations observées en identifiant le facteur évolutif probable (sélection, dérive, etc.) et en justifiant ta réponse à partir des documents. (3-4 pts)
    5. Proposer une explication aux mécanismes de ce facteur évolutif. (2-3 pts)

    Les figures peuvent inclure des graphiques montrant l'évolution des fréquences, des cartes de répartition d'allèles, ou des schémas illustrant des phénomènes comme l'effet fondateur.

    figure Exemple de graphique montrant l'évolution des fréquences alléliques sous l'effet de la sélection.

    figure Exemple de graphique montrant l'effet de la dérive génétique sur la fréquence allélique dans de petites populations.

    Conseil : Entraîne-toi à lire et interpréter les documents, à extraire les informations pertinentes et à les utiliser pour construire un raisonnement logique et argumenté. La rigueur dans les calculs et la précision du vocabulaire sont essentielles.

Exercices corrigés

Exercice 1·Facile

Partie I : Restitution des connaissances (5 pts)

I. Répondez sur votre feuille de production aux questions suivantes :

  1. Définissez ce qui suit en biométrie : (1 pt) a. Fréquence. b. Variation continue.
  2. Citez : (1 pt) a. deux exemples de la variation discontinue. b. deux paramètres de position en biométrie.

II. Pour chacune des données numérotées de 1 à 4, il y a une seule suggestion correcte. Recopiez sur votre feuille de production les couples (1,...), (2,...), (3,...), (4,...) et adressez à chaque numéro la lettre qui correspond à la suggestion correcte. (2 pts)

  1. Chez des populations statistiques homogènes ayant la même moyenne arithmétique, le même écart type et des modes différents on trouve : a. la même dispersion et des intervalles de confiance différents ; b. la même dispersion et le même intervalle de confiance ; c. des dispersions différentes et le même intervalle de confiance ; d. des dispersions différentes et des intervalles de confiance différents.

  2. En biométrie, la représentation graphique de la distribution des fréquences d'une variation continue se fait par : a. la courbe, le diagramme en bâtons et le polygone ; b. la courbe, l'histogramme et le polygone ; c. le diagramme en bâtons, l'histogramme et le polygone ; d. le diagramme en bâtons, la courbe et l'histogramme.

  3. Une première sélection artificielle dans une population statistique (P) homogène est : a. efficace lorsqu'elle donne une population fille à distribution bimodale ; b. efficace lorsqu'elle donne une population fille à distribution du même mode que la population P ; c. inefficace lorsqu'elle donne une population fille à distribution différente de la population P ; d. inefficace lorsqu'elle donne une population fille à distribution du même mode que la population P.

  4. L'intervalle de confiance d'une population statistique est calculé à partir de : a. la moyenne arithmétique et l'écart type, il traduit l'étendue de la variation ; b. le mode et l'écart type, il traduit l'étendue de la variation ; c. la moyenne arithmétique et l'écart type, il traduit la fiabilité d'une variation ; d. le mode et l'écart type, il traduit la fiabilité d'une variation.

III. Recopiez, sur votre feuille de production, la lettre correspondante à chaque proposition parmi les propositions suivantes, puis écrivez devant chaque lettre « Vrai » ou « Faux ». (1pt) a. Le mode est la plus grande fréquence dans une distribution statistique. b. La teneur en amidon dans les graines de blé est une variable discontinue. c. L'écart type est le carré de la variance. d. La valeur de la variance diminue avec l'augmentation de l'homogénéité de la population statistique.

Voir la correction

I. 1. a. Fréquence : le nombre d’individus qui ont le même phénotype du caractère quantitatif mesuré dans un échantillon. b. Variation continue : variation quantitative où la variable peut prendre n'importe quelle valeur de son intervalle de variation. 2. a. Exemples de variation discontinue : Nombre de graines par épi de maïs ; Nombre d’œufs pondus par une poule par mois. b. Paramètres de position en biométrie : Le mode ; La moyenne arithmétique. II. (1:b) ; (2:b) ; (3:d) ; (4:c). III. (a: faux) ; (b: faux) ; (c: faux) ; (d: vrai).

I. 1. Définir la fréquence comme le nombre d'individus ayant le même phénotype pour un caractère quantitatif mesuré dans un échantillon. Définir la variation continue comme une variation quantitative où la variable peut prendre n'importe quelle valeur de son intervalle de variation. 2. Citer deux exemples de variation discontinue (ex: nombre de graines par épi de maïs, nombre d'œufs pondus par une poule par mois) et deux paramètres de position en biométrie (ex: le mode, la moyenne arithmétique). II. Pour chaque question, identifier la bonne réponse parmi les propositions données. Pour la question 1, la bonne réponse est b. Pour la question 2, la bonne réponse est b. Pour la question 3, la bonne réponse est d. Pour la question 4, la bonne réponse est c. III. Pour chaque proposition, déterminer si elle est vraie ou fausse. La proposition a est fausse, la proposition b est fausse, la proposition c est fausse, la proposition d est vraie.

Exercice 2·Facile

Partie I : Restitution des connaissances (5 points)

I. Répondez, sur votre feuille de rédaction, aux questions suivantes :

  1. Définissez : Variable quantitative – Caractère héréditaire quantitatif à variation continue. (1 pt)
  2. Citez le rôle : a. des paramètres de position. (0.5 pt) b. de l’intervalle de confiance [Xσ,X+σ][X - \sigma , X + \sigma ] . (0.5 pt)

II. Pour chacune des données numérotées de 1 à 4, il y a une seule suggestion correcte. Recopiez, sur votre feuille de rédaction, les couples ci-dessous et adressez à chaque numéro la lettre qui correspond à la suggestion correcte. (2 pts) (1,…), (2,…), (3,…), (4,…)

1- Dans l’étude quantitative de la variation continue, l’histogramme de fréquence est représenté par des rectangles disposés : a. côte à côte de même largeur et dont les hauteurs sont proportionnelles aux fréquences des classes ; b. côte à côte de même hauteur et dont les largeurs sont proportionnelles aux fréquences des classes ; c. les uns sur les autres de même largeur et dont les hauteurs sont proportionnelles aux fréquences des classes ; d. les uns sur les autres de même hauteur et dont les largeurs sont proportionnelles aux fréquences des classes.

2- Plus l’écart-type est faible, plus : a. les valeurs de la distribution sont proches les unes des autres ; b. les valeurs de la distribution sont éloignées les unes des autres ; c. la dispersion est grande ; d. la distribution est hétérogène.

3- Dans l’étude quantitative de la variation, le mode représente : a. la dispersion des valeurs d’une variable continue d’un caractère héréditaire autour d’une moyenne arithmétique ; b. la valeur de la variable qui correspond à la plus grande fréquence dans la distribution d’un caractère héréditaire ; c. la valeur de la fréquence qui correspond à la plus grande valeur de la variable dans la distribution d’un caractère héréditaire ; d. le résultat de la division de la somme des valeurs d’une variable sur le nombre des individus d’un échantillon d’une population.

4- La sélection artificielle d’un caractère quantitatif est réalisée par : a. des croisements d’hybridation ; b. croisement entre les individus des deux extrémités de la distribution ; c. croisement entre les individus correspondant aux plus grands effectifs ; d. croisement entre les individus d’une extrémité de la distribution.

Voir la correction
  1. Variable quantitative : est une variable dont les valeurs sont exprimées par des nombres. Caractère héréditaire quantitatif à variation continue : caractère mesurable (qu’on peut représenter par des nombres) qui accepte des nombres illimités à l’intérieur du domaine de variation.
  2. a. Paramètres de position : ils permettent le positionnement des valeurs moyennes de la variable autour desquelles se répartissent les autres valeurs. b. L’intervalle de confiance [Xσ,X+σ][X - \sigma , X + \sigma ] : il indique que 68% de l’échantillon des individus sont centrés autour de la moyenne plus ou moins l’écart-type.
  3. (1; a); (2; a); (3; b); (4; d).
  4. (a, faux) - (b, faux) - (c, vrai) - (d, faux).
  1. Définitions directes des termes.
  2. a. Rôle des paramètres de position. b. Rôle de l'intervalle de confiance.
  3. Association des numéros aux lettres correspondantes pour les définitions.
  4. Identification des affirmations vraies ou fausses.
Exercice 3·Facile

Restitution : énoncer les conditions d'application de la loi de Hardy-Weinberg (population idéale).

Voir la correction

La loi de Hardy-Weinberg s'applique à une population idéale vérifiant les conditions suivantes : population de très grand effectif (pas de dérive génétique), reproduction par panmixie (croisements au hasard), absence de migration (ni immigration ni émigration), absence de mutation, et absence de sélection naturelle (tous les génotypes ont la même valeur sélective). Dans ces conditions, les fréquences alléliques et génotypiques restent stables d'une génération à l'autre.

Restitution des connaissances : citer l'ensemble des conditions (grand effectif, panmixie, pas de migration/mutation/sélection) — barème par condition.

Exercice 4·Facile

Partie I : Restitution des connaissances (5 points)

I - Répondez, sur votre feuille de rédaction, aux questions suivantes :

1 - Définissez: La sélection artificielle – la race pure. (1 pt) 2 - Citez deux importances de la sélection artificielle dans la variation génétique. (1 pt)

II - Pour chacune des données numérotées de 1 à 4, il y a une seule suggestion correcte. Recopiez, sur votre feuille de production, les couples ci-dessous et adressez à chaque numéro la lettre qui correspond à la suggestion correcte. (2 pts)

(1,….), (2,….), (3,….), (4, ….)

1- Dans l’étude quantitative de la variation d’un caractère héréditaire suite à une sélection efficace, la courbe des fréquences unimodale signifie que la population obtenue : a- est constituée d’une seule race pure pour ce caractère ; b- est constituée de plus d’une race pure pour ce caractère ; c- renferme plusieurs phénotypes pour ce caractère ; d- renferme plusieurs génotypes pour ce caractère.

2- La représentation graphique de la variation continue d’un caractère héréditaire se réalise à l’aide : a- d’un diagramme en bâtonnets et sa conversion en une courbe de fréquences ; b- d’un diagramme en bâtonnets et sa conversion en un polygone de fréquences ; c- d’un histogramme de fréquences et sa conversion en une courbe de fréquences ; d- d’un diagramme en bâtonnets et sa conversion en un histogramme de fréquences.

3- Dans l’étude quantitative de la variation, le mode est une constante qui représente : a- la dispersion des valeurs d’une variable continue, d’un caractère héréditaire, autour d’une moyenne arithmétique ; b- la valeur de la variable qui correspond à la plus grande fréquence dans la distribution d’un caractère héréditaire ; c- le rapport de la somme des carrés des écarts de la variable à la moyenne arithmétique sur le nombre des individus d’un échantillon d’une population ; d- le résultat de la division de la somme des valeurs d’une variable, sur le nombre des individus d’un échantillon d’une population.

4- Pour un caractère héréditaire donné, l’étude quantitative de la variation permet : a- de sélectionner des races hybrides de rendement meilleur ; b- de sélectionner des races pures de rendement meilleur ; c- de poursuivre la transmission des caractères héréditaires qualitatifs, d’une génération à l’autre ; d- de déterminer le mode de transmission des caractères héréditaires qualitatifs.

III- Recopiez sur votre feuille de production la lettre correspondante à chaque proposition parmi les propositions suivantes (a, b, c et d), puis écrivez devant chaque lettre « vrai » ou « faux ». (1pt)

a- Le phénotype des individus d’une population, résultant d’une modification génétique au niveau des cellules somatiques se transmet d’une génération à l’autre. b- La variation génétique au niveau du génotype entraîne un changement au niveau du phénotype des individus d’une population. c- Dans la variation discontinue des caractères héréditaires quantitatifs, le caractère prend toutes les valeurs au sein du domaine de la variation. d- Dans la variation continue des caractères héréditaires quantitatifs, le caractère prend un nombre limité de valeurs au sein du domaine de la variation.

Voir la correction

I - 1. La sélection artificielle : Procédé qui consiste à croiser volontairement des organismes qui disposent de caractères que l’on désire perpétuer. Ou Procédé qui consiste à sélectionner des races pures au sein d’une population hétérogène. La race pure : Groupe d’individus qui ont un même génotype homozygote pour un caractère héréditaire (ou plus), qualitatif ou quantitatif. Ou Population au sein de laquelle la sélection est inefficace. 2. Deux importances de la sélection artificielle : sélection de races pures animales ou végétales ; amélioration de la productivité qualitative et quantitative chez les animaux et les végétaux ; création de différentes races utiles dans plusieurs domaines à partir d’espèces sauvages.

II - 1-b, 2-c, 3-b, 4-b.

III - a- Faux, b-Vrai, c-Faux, d-Faux.

I - 1. Définir la sélection artificielle comme un procédé de croisement volontaire pour perpétuer des caractères désirés ou de sélection de races pures. Définir la race pure comme un groupe d'individus homozygotes pour un caractère héréditaire ou une population où la sélection est inefficace. 2. Citer deux des importances suivantes : sélection de races pures, amélioration de la productivité, création de races utiles.

II - Pour chaque question, choisir la proposition correcte parmi les options données.

III - Pour chaque proposition, déterminer si elle est vraie ou fausse en se basant sur les connaissances en génétique des populations.

Exercice 5·Facile

Partie I : Restitution des connaissances (5 points)

I - Définissez ce qui suit : le mode (M) – la moyenne arithmétique (Xˉ\bar{X}). (1 pt)

II - Recopiez, sur votre feuille de production, la lettre correspondante à chaque proposition parmi les propositions suivantes, puis écrivez devant chaque lettre « Vrai » ou « Faux ». (2 pts) a- Une lignée pure est un ensemble d’individus homozygotes pour les gènes étudiés. b- Une population hétérogène est une population qui émane après sélection plus d’une lignée pure. c- La biométrie constitue un moyen d’étude de la variation des caractères héréditaires quantitatifs. d- La courbe de fréquence plurimodale indique que la population est hétérogène pour le caractère étudié.

III - Pour chacune des données numérotées de 1 à 4, il y a une seule suggestion correcte. Recopiez, sur votre feuille de production, les couples ci-dessous et adressez à chaque numéro la lettre qui correspond à la suggestion correcte. (2 pts)

  1. Les paramètres de position sont : (1,....) – (2,....) – (3,....) – (4,....)

  2. Les paramètres de position sont : a - le mode, la moyenne arithmétique et la variance ; b - le mode et la variance ; c - la moyenne arithmétique et le mode ; d - la moyenne arithmétique et la variance.

  3. L’écart - type : a - représente la valeur de la variable la plus fréquente ; b - est utilisé avec le mode pour calculer l’intervalle de confiance ; c - est l’un des paramètres de dispersion ; d - est l’un des paramètres de position.

  4. La sélection artificielle : a - est efficace chez les populations homogènes ; b - constitue un résultat de l’effet du milieu sur un caractère héréditaire donné ; c - permet d’obtenir des lignées qui ont les caractères désirés ; d - est efficace lorsqu’il s’agit de populations de faible variabilité génétique.

  5. La variation continue est une variation : a - où les variables prennent toutes les valeurs de l’intervalle de variation ; b - où les variables prennent les valeurs en nombres entiers naturels ; c - qui permet de déterminer le mode de la transmission des caractères héréditaires ; d - qui permet de mesurer la variation des caractères héréditaires qualitatifs.

Voir la correction

I. Le mode est la valeur de la variable du caractère qui a la plus grande fréquence. La moyenne arithmétique est la somme des valeurs d’une distribution d’un caractère quantitatif divisé par l'effectif. II. a-Vrai, b-Vrai, c-Vrai, d-Vrai. III. 1-c, 2-c, 3-c, 4-a.

I. Définitions directes des termes statistiques. II. Évaluation de la véracité de chaque proposition concernant la génétique des populations et la biométrie. III. Association de chaque concept (paramètres de position, écart-type, sélection artificielle, variation continue) à sa description correcte.

Exercice 6·Moyen

Raisonnement : dans une population en équilibre de Hardy-Weinberg, une maladie récessive autosomique touche 4% des individus (génotype aa). Calculer la fréquence de l'allèle récessif a, celle de l'allèle dominant A, puis la fréquence des individus hétérozygotes porteurs sains.

Voir la correction

La fréquence des malades aa est q2q^2 = 0,04, donc q = fréquence de a = racine(0,04) = 0,2 (20%). La fréquence de l'allèle dominant est p = 1 - q = 1 - 0,2 = 0,8 (80%). La fréquence des hétérozygotes A//a est 2pq = 2 × 0,8 × 0,2 = 0,32, soit 32% de porteurs sains. (Vérification : p2p^2 + 2pq + q2q^2 = 0,64 + 0,32 + 0,04 = 1.)

Exploitation de la relation de Hardy-Weinberg : partir de q2q^2 pour un caractère récessif, calculer q puis p = 1 - q, puis 2pq pour les hétérozygotes ; vérifier que la somme fait 1.

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