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Statistiques et indices

Économie Générale et Statistiques · 2ème Bac Sciences Économiques · 31 exercices

Méthode officielle

Maîtriser les outils statistiques appliqués à l'économie. Calculer un indice simple = (V/V0)*100 (base 100 à la période de référence). Calculer une variation en % = ((V2-V1)/V1)*100 et distinguer variation absolue / relative. Calculer une moyenne (simple ou pondérée), lire fréquences et pourcentages dans un tableau. Passer d'un indice à un taux de variation et réciproquement. Interpréter une évolution (croissance, base 100).

Chapitre 4 : Statistiques et indices

Bienvenue dans ce chapitre fondamental pour ton examen d'économie générale. Les statistiques et les indices sont des outils essentiels pour comprendre et analyser l'économie. Leur maîtrise est cruciale car ils représentent environ 30% de la note finale de la partie statistique de l'examen et sont utilisés dans toutes les parties de l'épreuve (analyse de documents, calculs, synthèse).

L'intuition

Imagine que tu veux savoir si le prix des tomates au souk a augmenté cette année par rapport à l'année dernière. Tu ne vas pas juste comparer le prix d'un jour à un autre, car ça peut varier énormément. Tu vas plutôt regarder le prix moyen sur une période, ou mieux encore, tu vas calculer un "indice" qui te dira de combien de pourcent le prix a changé par rapport à une année de référence. C'est exactement ce que font les statisticiens et les économistes pour des phénomènes bien plus complexes comme l'inflation, la croissance économique ou le chômage. Ils transforment des données brutes en informations compréhensibles pour prendre des décisions et orienter les politiques économiques.

Le cours

I. Les séries statistiques

Une série statistique est un ensemble de données relatives à une population (par exemple, les habitants du Maroc) ou à un phénomène (par exemple, le PIB du Maroc). Ces données peuvent être de différentes natures :

  • Qualitatives : Non mesurables (ex: couleur des yeux, catégorie socio-professionnelle). Elles décrivent une qualité.
  • Quantitatives : Mesurables (ex: âge, revenu, PIB). Elles s'expriment par des nombres.
    • Discrètes : Prennent des valeurs isolées, souvent des nombres entiers (ex: nombre d'enfants, nombre de voitures). On ne peut pas avoir 2,5 enfants.
    • Continues : Peuvent prendre n'importe quelle valeur dans un intervalle donné (ex: taille, poids, revenu). On peut mesurer 1,75m ou 1,755m.

Une série chronologique (ou temporelle) est une série statistique dont les données sont collectées à des intervalles de temps réguliers (ex: PIB annuel, taux de chômage trimestriel). C'est très courant en économie.

A. Tableaux de fréquences et pourcentages

Pour organiser les données, on utilise des tableaux qui montrent la distribution des observations.

  • Effectif (nin_i) : Le nombre de fois qu'une valeur ou une modalité apparaît.

  • Effectif total (N) : La somme de tous les effectifs. N=niN = \sum n_i.

  • Fréquence (fif_i) : La proportion d'une valeur ou modalité par rapport à l'effectif total. Elle est donnée par la formule : fi=niNf_i = \frac{n_i}{N}

  • Pourcentage (pip_i) : La fréquence exprimée en pourcentage : pi=fi×100p_i = f_i \times 100

Exemple : Si sur 100 élèves (N=100), 30 ont choisi la filière économie (ni=30n_i=30), la fréquence est fi=30/100=0.3f_i = 30/100 = 0.3, et le pourcentage est pi=0.3×100=30%p_i = 0.3 \times 100 = 30\%.

B. Mesures de tendance centrale

Ces mesures résument la position des données et donnent une idée de la valeur "typique" ou "centrale" de la série.

  1. La moyenne arithmétique (Xˉ\bar{X})

    C'est la somme des valeurs divisée par le nombre de valeurs. Elle est très utilisée en économie (revenu moyen, PIB par habitant).

    • Moyenne simple : Pour une série de valeurs x1,x2,...,xNx_1, x_2, ..., x_N : Xˉ=i=1NxiN\bar{X} = \frac{\sum_{i=1}^{N} x_i}{N}

    • Moyenne pondérée : Lorsque les valeurs ont des poids (effectifs ou fréquences). C'est le cas quand tu as un tableau de fréquences. Xˉ=i=1knixiN=i=1kfixi\bar{X} = \frac{\sum_{i=1}^{k} n_i x_i}{N} = \sum_{i=1}^{k} f_i x_i

      xix_i est la valeur, nin_i son effectif, fif_i sa fréquence et kk le nombre de valeurs distinctes.

  2. La médiane (Me)

    C'est la valeur qui partage la série ordonnée (du plus petit au plus grand) en deux parties égales : 50% des observations sont inférieures ou égales à la médiane, et 50% sont supérieures ou égales. Elle est moins sensible aux valeurs extrêmes (valeurs aberrantes) que la moyenne.

  3. Le mode (Mo)

    C'est la valeur ou la modalité qui a l'effectif (ou la fréquence) le plus élevé. C'est la valeur la plus fréquente de la série.

II. Les indices

Un indice est un outil statistique qui mesure l'évolution relative d'une grandeur au cours du temps par rapport à une période de référence (appelée période de base). Il permet de comparer des grandeurs hétérogènes ou de suivre l'évolution d'une grandeur complexe.

A. L'indice simple

Il mesure l'évolution d'une seule grandeur.

Formule de l'indice simple (base 100) :

It/0=(VtV0)×100I_{t/0} = \left( \frac{V_t}{V_0} \right) \times 100

Où :

  • It/0I_{t/0} est l'indice à la période tt par rapport à la période de base 00.
  • VtV_t est la valeur de la grandeur à la période tt.
  • V0V_0 est la valeur de la grandeur à la période de base 00.

Interprétation : L'indice est toujours exprimé en points. Si It/0=110I_{t/0} = 110, cela signifie que la grandeur a augmenté de 10% entre la période 00 et la période tt. Si It/0=90I_{t/0} = 90, elle a diminué de 10%. La période de base a toujours un indice de 100.

B. Les variations

  1. Variation absolue

    C'est la différence directe entre deux valeurs : ΔV=V2V1\Delta V = V_2 - V_1

    Elle s'exprime dans l'unité de la grandeur mesurée (ex: DH, tonnes). Elle ne permet pas de comparer des évolutions de grandeurs différentes ou de juger de l'ampleur relative d'un changement.

  2. Variation relative (ou taux de variation)

    Elle exprime la variation en pourcentage par rapport à la valeur initiale. C'est la plus utilisée en économie pour comparer des évolutions et évaluer la dynamique d'un phénomène. T=(V2V1V1)×100T = \left( \frac{V_2 - V_1}{V_1} \right) \times 100

    V1V_1 est la valeur initiale et V2V_2 la valeur finale.

    Lien entre indice et taux de variation :

    • Si tu as un indice It/0I_{t/0}, le taux de variation (en %) entre la période 00 et tt est : T=It/0100T = I_{t/0} - 100

    • Si tu as un taux de variation TT (en %), l'indice est : It/0=100+TI_{t/0} = 100 + T

III. Interprétation des évolutions

  • Croissance : Augmentation d'une grandeur (ex: croissance du PIB). Un taux de variation positif.
  • Décroissance/Récession : Diminution d'une grandeur. Un taux de variation négatif.
  • Stagnation : Absence de variation significative (taux de variation proche de zéro).

L'utilisation d'une base 100 pour les indices permet de visualiser rapidement l'ampleur des changements et de comparer des évolutions de grandeurs différentes sur un même graphique, même si leurs unités de mesure sont différentes.

IV. Ajustement linéaire (Régression linéaire simple)

L'ajustement linéaire est une méthode statistique qui permet de modéliser la relation entre deux variables quantitatives, l'une expliquée (variable dépendante YY) et l'autre explicative (variable indépendante XX), par une droite. En économie, cela sert souvent à prévoir l'évolution d'une variable ou à comprendre l'influence d'un facteur sur un autre.

La droite d'ajustement linéaire a pour équation :

Y=aX+bY = aX + b

Où :

  • YY est la variable à expliquer (ex: consommation).
  • XX est la variable explicative (ex: revenu).
  • aa est la pente de la droite, il représente l'impact de XX sur YY. Si a>0a > 0, YY augmente avec XX. Si a<0a < 0, YY diminue avec XX.
  • bb est l'ordonnée à l'origine, la valeur de YY lorsque X=0X=0.

Les coefficients aa et bb sont calculés par la méthode des moindres carrés, qui minimise la somme des carrés des écarts entre les valeurs observées de YY et les valeurs prédites par la droite.

Utilité en économie : Prévision des ventes en fonction des dépenses publicitaires, modélisation de la consommation en fonction du revenu, etc.

La méthode

Voici les gestes types que tu devras maîtriser pour l'examen. Entraîne-toi à les appliquer sur des données réelles issues de documents.

  1. Lire fréquences et pourcentages dans un tableau :

    • Repère la colonne ou la ligne des fréquences ou pourcentages.
    • Assure-toi de comprendre à quelle modalité ou valeur ils correspondent.
    • Exemple : "Le tableau indique que 30% des ménages marocains ont un revenu inférieur à 5000 DH." (Lecture directe).
  2. Calculer une moyenne (simple ou pondérée) :

    • Simple : Somme toutes les valeurs et divise par le nombre de valeurs.
      • Exemple : Notes : 12, 15, 10. Moyenne = (12+15+10)/3=12.33(12+15+10)/3 = 12.33.
    • Pondérée : Multiplie chaque valeur par son effectif (ou sa fréquence), somme les produits, puis divise par l'effectif total (ou la somme des fréquences).
      • Exemple : Notes et coefficients : (12, coeff 2), (15, coeff 3), (10, coeff 1). Moyenne = ((12×2)+(15×3)+(10×1))/(2+3+1)=(24+45+10)/6=79/613.17((12 \times 2) + (15 \times 3) + (10 \times 1)) / (2+3+1) = (24+45+10)/6 = 79/6 \approx 13.17.
  3. Calculer un indice simple (base 100) :

    • Identifie la valeur à la période de référence (V0V_0) et la valeur à la période courante (VtV_t).
    • Applique la formule : It/0=(Vt/V0)×100I_{t/0} = (V_t / V_0) \times 100.
    • Exemple : PIB en 2020 = 1000 MMDH, PIB en 2022 = 1100 MMDH. Indice 2022 (base 2020=100) = (1100/1000)×100=110(1100/1000) \times 100 = 110.
  4. Calculer une variation en pourcentage (taux de variation) :

    • Identifie la valeur initiale (V1V_1) et la valeur finale (V2V_2).
    • Applique la formule : T=((V2V1)/V1)×100T = ((V_2 - V_1) / V_1) \times 100.
    • Exemple : Prix du litre d'huile : 18 DH en janvier (V1V_1), 20 DH en mars (V2V_2). Taux de variation = ((2018)/18)×100=(2/18)×10011.11%((20-18)/18) \times 100 = (2/18) \times 100 \approx 11.11\%. Le prix a augmenté de 11.11%.
  5. Passer d'un indice à un taux de variation et réciproquement :

    • Indice vers Taux : Si l'indice est II, le taux de variation est T=I100T = I - 100.
      • Exemple : Indice du PIB en 2022 (base 2020=100) est 110. Le taux de croissance du PIB entre 2020 et 2022 est 110100=10%110 - 100 = 10\%.
    • Taux vers Indice : Si le taux de variation est TT, l'indice est I=100+TI = 100 + T.
      • Exemple : Le taux de chômage a diminué de 5% (donc T=5%T = -5\%). L'indice du taux de chômage (base 100) est 100+(5)=95100 + (-5) = 95.
  6. Interpréter une évolution (croissance, base 100) :

    • Avec un taux de variation : Un taux positif indique une croissance, un taux négatif une décroissance. L'ampleur du taux indique la force de l'évolution.
      • Exemple : "Le PIB a augmenté de 4% en 2023" signifie une croissance économique.
    • Avec un indice (base 100) :
      • Si l'indice est supérieur à 100, il y a eu une augmentation par rapport à la période de base. L'augmentation est de (Indice - 100)%.
      • Si l'indice est inférieur à 100, il y a eu une diminution par rapport à la période de base. La diminution est de (100 - Indice)%.
      • Exemple : "L'indice des prix à la consommation est de 105 en 2023 (base 2022=100)" signifie que les prix ont augmenté de 5% entre 2022 et 2023.
  7. Distinguer variation absolue / relative :

    • La variation absolue donne la quantité exacte du changement (ex: "Le PIB a augmenté de 50 milliards de DH"). Elle est utile pour mesurer l'impact direct.
    • La variation relative (taux de variation) donne le pourcentage de changement (ex: "Le PIB a augmenté de 4%"). Elle est essentielle pour comparer des évolutions entre grandeurs différentes ou sur des périodes différentes, car elle relativise le changement par rapport à la valeur initiale.

Pièges classiques

  • Confondre variation absolue et variation relative : Une augmentation de 1000 DH n'a pas le même sens si le revenu initial était de 2000 DH (50% d'augmentation) ou de 100 000 DH (1% d'augmentation).
  • Oublier la période de référence pour les indices : Un indice n'a de sens que si sa base (100) est clairement identifiée (ex: "Indice du PIB, base 2015=100").
  • Interpréter un indice comme un pourcentage direct : Un indice de 115 ne signifie pas une valeur de 115%, mais une augmentation de 15% par rapport à la base 100.
  • Erreur de calcul dans les moyennes pondérées : Bien s'assurer de multiplier chaque valeur par son poids (effectif ou fréquence) avant de sommer.
  • Ne pas ordonner la série pour trouver la médiane : La médiane doit être calculée sur une série de données classées par ordre croissant ou décroissant.
  • Ne pas utiliser les documents fournis : L'examen attend que tu exploites les tableaux et graphiques pour tes calculs et interprétations. Ne te contente pas de réciter le cours.

Ce qui tombe à l'examen

L'examen valorise l'application des outils statistiques à des situations économiques concrètes. Attends-toi à :

  • Des QCM sur les définitions et concepts : Comprendre la différence entre population active et population active occupée, la définition du chômage, l'inflation sous-jacente, etc.
  • Des calculs précis : Calcul d'indices simples, de taux de variation, de moyennes (souvent pondérées), parfois de la FBCF (Formation Brute du Capital Fixe) ou d'autres agrégats économiques à partir de données brutes. Ces calculs sont souvent des étapes pour répondre à des questions d'analyse.
  • L'exploitation de documents : Tu auras des tableaux de données (PIB, inflation, chômage, etc.) ou des graphiques. Il faudra savoir lire les données, calculer des évolutions, et interpréter les résultats dans le contexte économique donné. Par exemple, calculer un taux de croissance du PIB sur plusieurs années et en déduire une tendance.
  • L'interprétation économique des résultats : Après un calcul, il est crucial de donner du sens au chiffre. "Le PIB a augmenté de 4%" est un calcul. "Cette croissance du PIB de 4% indique une bonne dynamique économique, potentiellement liée à une augmentation de la consommation des ménages et des investissements des entreprises, comme le suggère le document X" est une interprétation économique qui exploite le document.
  • La distinction entre variation absolue et relative : Les questions peuvent te demander de calculer les deux et d'expliquer leur pertinence respective.
  • L'analyse de séries chronologiques : Comprendre l'évolution d'une variable sur plusieurs années grâce aux indices et taux de variation.
  • Des questions sur l'ajustement linéaire : Comprendre son utilité pour la prévision et l'analyse de relations entre variables, et potentiellement interpréter les coefficients aa et bb d'une droite de régression donnée.

Conseil : Chaque calcul doit être accompagné de sa formule, de l'application numérique et de son interprétation économique. C'est ce que les correcteurs attendent pour la 'justesse des concepts économiques' et l''exactitude des calculs statistiques'. Pour la 'compréhension / exploitation de documents', utilise toujours les données des annexes pour justifier tes réponses. Pour la 'synthèse argumentée', les chiffres et leurs interprétations seront tes meilleurs arguments.

Exercices corrigés

Exercice 1·Facile

Exercice QCM : Définitions et concepts statistiques

Cochez la bonne réponse parmi les propositions suivantes :

6. Le taux de chômage exprime :

  • La part des chômeurs dans la population active totale
  • La part des chômeurs dans la population active occupée totale
  • La part des chômeurs dans la population active inoccupée totale
  • La part des chômeurs dans la population totale

7. L'inflation sous-jacente exprime la hausse du :

  • Niveau général des prix des produits alimentaires
  • Niveau général des prix des produits non alimentaires
  • Niveau général des prix sans prendre en compte les produits à prix volatils et ceux à prix réglementés
  • Niveau général des prix à la production

8. L'indice de Paasche prix exprime :

  • L'évolution des prix de l'année courante pondérés par les quantités de l'année de base
  • L'évolution des prix de l'année courante pondérés par les quantités de l'année courante
  • L'évolution des quantités de l'année courante pondérées par les prix de l'année de base
  • L'évolution des quantités de l'année courante pondérées par les prix de l'année courante
Voir la correction

6. ☑ La part des chômeurs dans la population active totale

7. ☑ Le niveau général des prix sans prendre en compte les produits à prix volatils et ceux à prix réglementés

8. ☑ L'évolution des prix de l'année courante pondérés par les quantités de l'année courante

  1. Question 6 - Taux de chômage :

    • Formule : Taux choˆmage=Nombre choˆmeursPopulation active×100\text{Taux chômage} = \frac{\text{Nombre chômeurs}}{\text{Population active}} \times 100
    • Population active = occupés + chômeurs
    • Réponse : part dans population active totale
  2. Question 7 - Inflation sous-jacente :

    • Inflation sous-jacente = inflation épurée
    • Exclut les éléments à prix très volatiles (produits alimentaires, énergie) et prix réglementés (services publics)
    • Mesure l'inflation sous-jacente de la demande
    • Réponse : sans produits volatils et réglementés
  3. Question 8 - Indice de Paasche prix :

    • Formule de Paasche = p1q1p0q1×100\frac{\sum p_1 q_1}{\sum p_0 q_1} \times 100
    • Utilise les quantités de l'année courante (q1q_1) comme pondération
    • Compare les prix : année courante (p1p_1) vs année de base (p0p_0)
    • Réponse : prix courants pondérés par quantités courantes
Exercice 2·Facile

Marché de pomme au Maroc - Analyse d'offre, demande et prix

On dispose des informations suivantes sur le marché de pomme au Maroc en 2017 :

  • Production nationale de pomme 2017 : 1 447 000 tonnes
  • Baisse de production 2017 par rapport à la moyenne 2012-2016 : 5 %
  • À partir de mi-mai, les températures élevées freinent la demande intérieure
  • Prix en 2017 : dépassent la moyenne 2012-2016 de 3 %
  • Disparités des prix selon les variétés : Golden 3%-3\%, Gala stable, autres +9%+9\%

Questions :

a) Caractérisez le marché de pomme au Maroc selon ses trois composantes (offre, demande, prix) en donnant une caractéristique précise pour chacune.

b) Montrez si la condition d'homogénéité du produit est vérifiée sur le marché de pomme au Maroc.

Voir la correction

a) Caractérisation du marché :

  • Offre : Faible et en baisse. La production nationale est en recul de 5 % par rapport à la moyenne 2012-2016 (1 447 000 tonnes en 2017), affectée par des vagues de froid en avril.

  • Demande : Freinée à partir de mi-mai. Les températures élevées détournent la demande intérieure vers les fruits d'été.

  • Prix : Élevés et différenciés selon les variétés. Les prix moyens dépassent la moyenne 2012-2016 de 3 %, avec des disparités : Golden 3%-3\%, Gala stable, autres +9%+9\%.

b) Homogénéité du produit :

La condition d'homogénéité du produit n'est pas vérifiée sur ce marché. En effet, il existe plusieurs variétés de pommes (Golden, Gala, autres) avec des prix différents, ce qui montre une différenciation du produit. Le marché n'est donc pas constitué d'un produit homogène et indifférencié, mais de produits substituables avec des prix distincts.

Étape 1 : Analyse de l'offre

  • Extraire du document 1 les informations sur la production : volume (1 447 000 tonnes) et évolution (5%-5\% par rapport à 2012-2016)
  • Identifier le facteur explicatif : vagues de froid en avril → production faible

Étape 2 : Analyse de la demande

  • Identifier le moment critique : à partir de mi-mai
  • Identifier le facteur explicatif : températures élevées → détournement vers fruits d'été
  • Conclusion : demande freinée/en baisse

Étape 3 : Analyse des prix

  • Prix moyen : +3%+3\% par rapport à 2012-2016
  • Identifier la différenciation : trois variétés avec trois prix différents (3%-3\%, stable, +9%+9\%)

Étape 4 : Vérification de l'homogénéité

  • Définition : un marché homogène contient un produit identique, indifférencié
  • Observation : existence de variétés distinctes → produits différenciés
  • Conclusion : conditions de concurrence pure et parfaite non satisfaites (hétérogénéité)
Exercice 3·Facile

Le prix d'un produit passe de 40 DH en 2018 (année de base) à 46 DH en 2021. a) Calculer l'indice du prix en 2021 (base 100 en 2018). b) Calculer le taux de variation du prix entre 2018 et 2021.

Voir la correction

a) Indice 2021 = (V/V0)*100 = (46/40)*100 = 115. L'indice du prix en 2021 est de 115 (base 100 en 2018). b) Taux de variation = ((V2-V1)/V1)*100 = ((46-40)/40)*100 = (6/40)*100 = 15%. Le prix a augmenté de 15% entre 2018 et 2021. Vérification: indice 115 = base 100 + 15, cohérent avec une hausse de 15%.

Indice = (valeur / valeur de base)*100. Taux de variation = ((V2-V1)/V1)*100. Contrôle: indice - 100 = taux de variation en % depuis la base.

Exercice 4·Facile

Exercice 1 : Calcul de la Formation Brute du Capital Fixe

On dispose des données de la comptabilité nationale marocaine en millions de DH (prix courants) pour 2015 :

  • Produit intérieur brut (PIB) : 953 854
  • Dépenses de consommation finale (DCF) : 758 416
  • Exportations des biens et services (X) : 323 605
  • Variation des stocks (ΔS) : 32 530
  • Importations des biens et services (M) : 447 602

Questions :

a) Calculez la Formation Brute du Capital Fixe (FBCF) en 2015.

b) Donnez une lecture économique du résultat obtenu.

Voir la correction

a) Calcul de la FBCF :

FBCF = PIB + M − (DCF + ΔS + X)

FBCF₂₀₁₅ = 953 854 + 447 602 − (758 416 + 32 530 + 323 605)

FBCF₂₀₁₅ = 1 401 456 − 1 114 551 = 286 905 millions de dirhams

b) Lecture : Au Maroc, l'investissement brut en biens de production durables prévu pour 2015 s'élèvera à 286 905 millions de dirhams.

Étape 1 : Identifier la formule de l'équilibre comptable

L'équilibre comptable national s'écrit :

PIB+M=DCF+FBCF+ΔS+X\text{PIB} + \text{M} = \text{DCF} + \text{FBCF} + \Delta S + \text{X}

où :

  • PIB + M = ressources totales (production nationale + importations)
  • DCF + FBCF + ΔS + X = emplois totaux (consommation + investissement + variation des stocks + exportations)

Étape 2 : Isoler la FBCF

FBCF=PIB+M(DCF+ΔS+X)\text{FBCF} = \text{PIB} + \text{M} - (\text{DCF} + \Delta S + \text{X})

Étape 3 : Substituer les valeurs numériques

  • Numérateur : 953 854 + 447 602 = 1 401 456
  • Dénominateur : 758 416 + 32 530 + 323 605 = 1 114 551
  • FBCF = 1 401 456 − 1 114 551 = 286 905

Étape 4 : Interpréter le résultat

La FBCF représente les dépenses totales d'investissement en capital fixe (machines, bâtiments, infrastructures). Ce montant constitue la capacité d'accumulation du capital productif pour l'économie marocaine.

Exercice 5·Facile

ANNEXE N°2 : (Référence: Document 1) a- Lisez la donnée en gras soulignée; (0,25 pt) 1 402: b- Calculez et lisez pour 2017; (1,5 pt) Élément Formule Application numérique Résultat Lecture Le produit intérieur brut (PIB) Les dépenses de consommation finale (DCF) L'indice d'évolution de la FBC (base 100 en 2016) c- Interprétez l'évolution du PIB entre 2015 et 2018; (0,25 pt) d- Relevez deux causes explicatives du ralentissement prévu de la croissance économique au Maroc en 2018. (0,25 pt)

Voir la correction

a- En 2017, les ressources (R) et les emplois (E) en biens et services aux prix constants s'élèvent à 1402 milliards de DH. b- Calculs pour 2017:

  • PIB = Ressources - Importations = 1402 - 456 = 946 MMDH. Lecture: En 2017, le Produit Intérieur Brut (PIB) s'élève à 946 milliards de DH.
  • DCF = Emplois - FBC - Exportations = 1402 - 354 - 341 = 707 MMDH. Lecture: En 2017, les dépenses de consommation finale (DCF) s'élèvent à 707 milliards de DH.
  • Indice d'évolution de la FBC (base 100 en 2016) = (FBC 2017 / FBC 2016) * 100 = (354 / 327) * 100 = 108,26. Lecture: En 2017, la Formation Brute du Capital (FBC) a augmenté de 8,26% par rapport à 2016. c- Le PIB a connu une croissance de 4,5% en 2015, puis a fortement ralenti à 1,1% en 2016, avant de rebondir à 4,1% en 2017. Le document 1 indique un recul à 3% en 2018. d- Deux causes explicatives du ralentissement prévu de la croissance économique au Maroc en 2018 sont:
  • Le recul du secteur primaire.
  • La reprise toujours lente du secteur non agricole.
  1. Lire et interpréter la donnée en gras soulignée.
  2. Utiliser les formules données et les données du tableau pour calculer le PIB, la DCF et l'indice de la FBC pour 2017, puis interpréter les résultats.
  3. Analyser la ligne "Variation en % du PIB" du tableau et les informations du document 1 pour interpréter l'évolution du PIB.
  4. Identifier les causes du ralentissement de la croissance économique pour 2018 mentionnées dans le document 1.
Exercice 6·Facile

ANNEXE N°1 : Vrai ou Faux avec justification

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquez si elle est vraie ou fausse et justifiez votre réponse.

  1. Sur le marché de concurrence pure et parfaite (CPP), l'équilibre du producteur est atteint quand le coût moyen et le coût marginal sont égaux.

  2. La stagflation est une situation économique qui se caractérise par un taux d'inflation faible et un taux de chômage très élevé.

  3. La désinflation désigne une hausse du taux d'inflation entre deux périodes.

  4. Selon Keynes, le chômage s'explique par le coût élevé du travail.

  5. La baisse du taux directeur est l'action monétaire de lutte contre l'inflation.

  6. Dans le cadre d'une politique budgétaire de relance, l'effet d'éviction désigne une aggravation du déficit commercial du pays.

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  1. FAUX – Sur le marché de CPP, l'équilibre du producteur est atteint quand le coût marginal est égal au prix du marché (ou à la recette marginale), non quand le coût moyen égale le coût marginal.

  2. FAUX – La stagflation est une situation caractérisée par un taux d'inflation élevé accompagné d'un taux de chômage très élevé, non par une inflation faible.

  3. FAUX – La désinflation désigne une baisse du taux d'inflation entre deux périodes, non une hausse.

  4. FAUX – Selon Keynes, le chômage s'explique par l'insuffisance de la demande globale sur le marché de biens et de services, non par le coût élevé du travail.

  5. FAUX – C'est la hausse du taux directeur qui permet de lutter contre l'inflation, non la baisse.

  6. FAUX – L'effet d'éviction désigne l'orientation de l'épargne nationale vers l'État pour financer son déficit budgétaire, ce qui prive le secteur privé des moyens de financement. Ce n'est pas une aggravation du déficit commercial.

Pour chaque affirmation, vérifier la définition économique exacte :

  1. Équilibre du producteur en CPP : L'équilibre est déterminé par Cm=Prix du marcheˊ\text{Cm} = \text{Prix du marché} (ou Cm=Rm\text{Cm} = \text{Rm}), car le producteur maximise son profit. Le coût moyen n'intervient que pour déterminer le seuil de fermeture ou de rentabilité.

  2. Stagflation : Définition par combinaison de deux maux : inflation élevée + chômage élevé. L'inverse (inflation faible + chômage élevé) serait plutôt une récession ou dépression.

  3. Désinflation vs inflation : Désinflation = baisse du taux d'inflation (IPC↓). Inflation = hausse du niveau général des prix (IPC↑).

  4. Chômage selon Keynes : Explication par demande insuffisante (approche macroéconomique), contrairement à l'approche néoclassique (coût du travail trop élevé).

  5. Taux directeur et inflation : Hausse des taux → coût du crédit augmente → consommation et investissement baissent → demande baisse → inflation modérée. Baisse des taux → effet inverse (relance de l'inflation).

  6. Effet d'éviction : Phénomène monétaire/financier : l'État emprunte massivement → taux d'intérêt augmente → crowding out du secteur privé. Pas un phénomène commercial.

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