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Financement de l'économie

Économie Générale et Statistiques · 2ème Bac Sciences Économiques · 36 exercices

Méthode officielle

Distinguer besoin et capacité de financement des agents. Distinguer financement interne (autofinancement) et externe. Dans le financement externe: financement direct (marché financier: actions, obligations) vs financement indirect/intermédié (crédit bancaire). Rôle des banques (création monétaire), de la banque centrale (Bank Al-Maghrib: taux directeur, refinancement) et du marché financier (Bourse de Casablanca). Lire un taux d'intérêt et comprendre son effet sur l'investissement.

L'intuition

Imagine que tu es un agriculteur marocain qui veut acheter un nouveau tracteur pour améliorer sa production. Ce tracteur coûte cher. Si tu as mis de l'argent de côté grâce à tes récoltes précédentes, tu peux l'utiliser pour acheter le tracteur. C'est ce qu'on appelle l'autofinancement.

Mais souvent, tes économies ne suffisent pas. Tu as alors deux grandes options pour trouver l'argent manquant :

  1. Demander à d'autres agriculteurs ou à des investisseurs de t'aider, en leur promettant une part de tes futures récoltes ou un remboursement avec intérêt. C'est le financement direct via le marché financier, où les entreprises émettent des actions ou des obligations.
  2. Aller à la banque locale pour demander un prêt. La banque, elle, collecte l'argent des habitants du village qui ont des excédents (ceux qui ont une "capacité de financement") et te le prête (toi qui as un "besoin de financement"). C'est le financement indirect ou intermédié.

L'économie fonctionne de la même manière. Certains agents ont des projets mais pas assez de fonds (besoin de financement), d'autres ont des fonds excédentaires (capacité de financement). Le système financier (banques, Bourse) est là pour faire le lien et permettre à l'argent de circuler, finançant ainsi les investissements et la croissance.

Le cours

Le financement de l'économie est le processus par lequel les agents économiques se procurent les ressources nécessaires à la réalisation de leurs dépenses et investissements. Il met en relation les agents à capacité de financement et les agents à besoin de financement.

I. Besoins et Capacités de Financement des Agents Économiques

Un agent économique est à capacité de financement lorsque son épargne est supérieure à son investissement. Il dispose d'un excédent de ressources qu'il peut prêter ou placer.

Epargne>Investissement    Capaciteˊ de FinancementEpargne > Investissement \implies Capacité\ de\ Financement

Un agent économique est à besoin de financement lorsque son épargne est inférieure à son investissement. Il doit emprunter ou céder des parts de son capital pour financer ses projets.

Epargne<Investissement    Besoin de FinancementEpargne < Investissement \implies Besoin\ de\ Financement

Traditionnellement, on observe les tendances suivantes au Maroc :

  • Les ménages : sont généralement des agents à capacité de financement. Ils épargnent une partie de leurs revenus.
  • Les entreprises : sont généralement des agents à besoin de financement, car elles investissent pour se développer. Cependant, certaines entreprises matures peuvent générer suffisamment de profits pour s'autofinancer ou même avoir des capacités de financement.
  • L'État : est souvent un agent à besoin de financement, notamment pour couvrir son déficit budgétaire et financer les infrastructures.

II. Les Modes de Financement de l'Économie

Il existe deux grandes catégories de financement : interne et externe.

A. Le Financement Interne (Autofinancement)

L'autofinancement est le financement des investissements d'une entreprise par ses propres ressources, sans recours à des capitaux extérieurs. Il provient principalement :

  • Des bénéfices non distribués (réserves) : la part des profits réinvestie dans l'entreprise.
  • Des amortissements et provisions : sommes mises de côté pour le renouvellement des équipements et la couverture de risques futurs.

Avantages :

  • Indépendance financière.
  • Réduction des charges financières (pas d'intérêts à payer).
  • Flexibilité dans l'utilisation des fonds.

Inconvénients :

  • Peut être insuffisant pour des investissements majeurs.
  • Peut limiter la distribution de dividendes aux actionnaires.

B. Le Financement Externe

Le financement externe fait appel à des ressources extérieures à l'entreprise. Il se divise en deux formes : direct et indirect.

1. Le Financement Direct (Désintermédié)

Il s'effectue directement entre les agents à capacité de financement et les agents à besoin de financement, sans l'intermédiaire d'une institution financière. Il passe par le marché financier.

Le marché financier est un lieu où s'échangent des titres financiers à long terme. Au Maroc, il est principalement représenté par la Bourse de Casablanca. Il comprend :

  • Le marché des actions :
    • Actions : titres de propriété représentant une fraction du capital d'une entreprise. L'acheteur (actionnaire) a droit à une part des bénéfices (dividendes) et un droit de vote.
    • Intérêt pour l'entreprise : apporte des capitaux propres sans endettement, finance des projets à long terme.
    • Intérêt pour l'investisseur : possibilité de plus-value et de dividendes.
  • Le marché des obligations :
    • Obligations : titres de créance représentant un prêt consenti à une entreprise ou à l'État. L'acheteur (obligataire) perçoit des intérêts fixes (coupons) et est remboursé du capital à l'échéance.
    • Intérêt pour l'entreprise/l'État : permet d'obtenir des fonds importants, souvent à un coût compétitif, sans dilution du capital.
    • Intérêt pour l'investisseur : revenu régulier et prévisible.
2. Le Financement Indirect (Intermédié)

Il s'effectue par l'intermédiaire d'institutions financières, principalement les banques commerciales. Celles-ci collectent l'épargne des agents à capacité de financement (dépôts) et l'octroient sous forme de crédits aux agents à besoin de financement.

Rôle des banques commerciales :

  • Collecte de l'épargne : via les dépôts à vue, les comptes d'épargne.
  • Octroi de crédits : aux ménages (crédits à la consommation, immobiliers), aux entreprises (crédits d'investissement, de trésorerie), à l'État.
  • Création monétaire : les banques créent de la monnaie scripturale lorsqu'elles accordent des crédits. Un crédit accordé se traduit par un dépôt sur le compte du bénéficiaire, augmentant ainsi la masse monétaire en circulation.

III. Rôle des Institutions Clés dans le Financement

A. Bank Al-Maghrib (BAM) : La Banque Centrale

BAM est l'autorité monétaire du Maroc. Son rôle principal est d'assurer la stabilité des prix et du système financier. Pour cela, elle dispose de plusieurs outils :

  • Le taux directeur : c'est le taux d'intérêt principal fixé par BAM. Il influence directement les taux d'intérêt auxquels les banques commerciales se prêtent entre elles et, par conséquent, les taux d'intérêt qu'elles proposent à leurs clients (ménages et entreprises).
    • Effet sur l'investissement : Une hausse du taux directeur rend le crédit plus cher, ce qui peut décourager l'investissement. Une baisse rend le crédit moins cher, stimulant potentiellement l'investissement.
  • Le refinancement des banques : BAM prête de la monnaie aux banques commerciales qui en ont besoin, en échange de garanties. Le coût de ce refinancement est lié au taux directeur. C'est un moyen pour BAM de contrôler la liquidité bancaire et, indirectement, la création monétaire.

B. Le Marché Financier : La Bourse de Casablanca

La Bourse de Casablanca est le principal marché financier du Maroc. Son rôle est de :

  • Faciliter le financement direct des entreprises : en permettant aux entreprises d'émettre des actions (pour augmenter leur capital) et des obligations (pour s'endetter).
  • Offrir un lieu d'échange de titres : les actions et obligations déjà émises peuvent être achetées et vendues entre investisseurs, offrant de la liquidité aux placements.
  • Refléter la santé économique : les indices boursiers (comme le MASI) donnent une indication de la performance des entreprises cotées et de la confiance des investisseurs.

IV. Taux d'Intérêt et Investissement

Le taux d'intérêt est le prix de l'argent emprunté ou prêté. Il est exprimé en pourcentage du capital.

  • Pour l'emprunteur (entreprise qui investit) : le taux d'intérêt représente le coût du financement. Un taux d'intérêt élevé augmente le coût du projet et peut le rendre moins rentable, décourageant ainsi l'investissement.
  • Pour l'épargnant : le taux d'intérêt représente la rémunération de son épargne. Un taux d'intérêt élevé encourage l'épargne.

Effet sur l'investissement : Une hausse des taux d'intérêt :

  • Rend les emprunts plus chers pour les entreprises, réduisant leur rentabilité attendue.
  • Peut inciter les entreprises à reporter ou annuler des projets d'investissement.
  • Peut encourager l'épargne plutôt que la consommation ou l'investissement. Inversement, une baisse des taux d'intérêt :
  • Rend les emprunts moins chers, stimulant l'investissement.
  • Peut décourager l'épargne au profit de la consommation ou de l'investissement.

Exemple résolu

Extrait d'annale : "D'après le Document 2, la bourse des valeurs de Casablanca (BVC) devrait poursuivre sa tendance haussière en février 2015. La place boursière casablancaise devrait anticiper l'amélioration attendue de la masse bénéficiaire des sociétés cotées à l'issue de la publication des résultats annuels 2014, ainsi que les opérations des introductions attendues en bourse de quelques grandes entreprises, telles que Total Maroc et Marsa Maroc."

Question : À partir de cet extrait, explique le rôle de la Bourse de Casablanca dans le financement des entreprises.

Correction pas à pas :

  1. Identifier les mots-clés : "Bourse des valeurs de Casablanca (BVC)", "masse bénéficiaire des sociétés cotées", "introductions attendues en bourse", "grandes entreprises".

  2. Rattacher aux concepts du cours :

    • La BVC est le marché financier marocain.
    • Les "introductions en bourse" sont des émissions d'actions, une forme de financement direct.
    • Les "sociétés cotées" sont des entreprises qui ont fait appel au marché financier.
    • L'amélioration de la "masse bénéficiaire" et les "introductions" sont des facteurs qui attirent les investisseurs, facilitant le financement.
  3. Formuler la réponse en utilisant les termes économiques précis : La Bourse de Casablanca joue un rôle crucial dans le financement direct des entreprises. Elle permet aux grandes entreprises, comme Total Maroc et Marsa Maroc mentionnées dans le document, de réaliser des introductions en bourse. Ces opérations consistent à émettre de nouvelles actions, ce qui leur permet d'augmenter leurs capitaux propres et de financer leurs investissements sans s'endetter. De plus, la perspective d'une amélioration des bénéfices des sociétés cotées attire les investisseurs, ce qui rend le marché boursier plus dynamique et facilite l'accès des entreprises aux capitaux nécessaires à leur développement.

La méthode

Pour réussir les questions sur le financement de l'économie, suis ces étapes :

  1. Lis attentivement la question et le document : Repère les mots-clés (ex: "Bourse", "crédit", "taux directeur", "capacité/besoin de financement").
  2. Identifie le concept économique sous-jacent : Est-ce du financement direct, indirect, interne ? S'agit-il du rôle de BAM ou de la Bourse ?
  3. Définis le concept : Rappelle brièvement la définition pertinente du cours.
  4. Explique le mécanisme : Décris comment le concept fonctionne (ex: comment une action finance une entreprise, comment le taux directeur influence le crédit).
  5. Applique au document : Fais le lien direct entre le concept et les informations spécifiques du document. Utilise des extraits du texte pour justifier ta réponse.
  6. Conclus ou synthétise : Résume l'impact ou la conséquence du mécanisme décrit.

Pièges classiques

  1. Confondre besoin et capacité de financement :

    • Erreur : Dire qu'une entreprise a une capacité de financement parce qu'elle fait des bénéfices.
    • Correction : Une entreprise peut faire des bénéfices mais avoir un besoin de financement si ses investissements sont supérieurs à son épargne (bénéfices non distribués + amortissements). La capacité/besoin se calcule par rapport à l'investissement.
    • Exemple : Une entreprise qui réalise 10 MDH de bénéfices mais investit 15 MDH a un besoin de financement de 5 MDH.
  2. Mélanger financement direct et indirect :

    • Erreur : Affirmer qu'un crédit bancaire est du financement direct.
    • Correction : Le crédit bancaire est du financement indirect car il passe par un intermédiaire (la banque). Le financement direct se fait sur les marchés financiers (Bourse) sans intermédiaire bancaire entre l'emprunteur et le prêteur final.
    • Contre-exemple : L'émission d'obligations par l'État est du financement direct.
  3. Ne pas comprendre l'effet du taux d'intérêt sur l'investissement :

    • Erreur : Penser qu'une hausse du taux directeur stimule l'investissement.
    • Correction : Une hausse du taux directeur rend le coût de l'emprunt plus élevé pour les entreprises et les ménages, ce qui a tendance à freiner l'investissement et la consommation.
    • Exemple : Si le taux d'intérêt passe de 3% à 5%, le coût d'un prêt de 100 000 DH pour un investissement augmente, rendant le projet moins attractif.
  4. Oublier le rôle de la création monétaire par les banques :

    • Erreur : Croire que les banques ne font que prêter l'argent qu'elles ont collecté.
    • Correction : Les banques commerciales créent de la monnaie scripturale lorsqu'elles accordent des crédits. Elles ne se contentent pas de redistribuer l'épargne existante.

Ce qui tombe à l'examen

Ce chapitre est régulièrement évalué et représente une part significative de la section économie. Les questions se présentent souvent sous forme de dossier documentaire.

Formats de questions réels et barème (selon les annales) :

  • Maîtrise des connaissances (environ 30% du total) :

    • Définir des concepts : Ex: "Définissez l'autofinancement." (1-2 points)
    • Distinguer des notions : Ex: "Distinguez le financement direct du financement indirect." (2-3 points)
    • Identifier des rôles : Ex: "Quel est le rôle de Bank Al-Maghrib dans la régulation monétaire ?" (2-3 points)
    • Vrai/Faux avec justification : Ex: "Les actions sont émises par les sociétés financières et non financières sur le marché des titres de créances négociables (TCN)." (Faux, justification : "Les actions sont émises par les SF et les SNF sur le marché financier.") (0.25 pt V/F + 0.75 pt justification)
  • Compréhension / exploitation de documents (environ 30% du total) :

    • Expliquer un passage : Ex: "Expliquez le passage en gras souligné (relatif à un mécanisme de financement ou l'effet d'un taux d'intérêt)." (3 points)
    • Analyser le rôle d'une institution à partir du document : Ex: "À partir du Document X, expliquez le rôle de la Bourse de Casablanca dans le financement des entreprises." (3-4 points)
    • Caractériser une situation : Ex: "Caractérisez le financement de l'économie marocaine à partir des données du document." (3-4 points)
    • Relever des informations : Ex: "Relevez deux facteurs explicatifs de l'insuffisance de la performance de la BVC." (2 x 0.75 pt)
  • Analyse & calcul statistique (environ 25% du total) :

    • Ce chapitre est moins axé sur le calcul statistique pur. Cependant, tu pourrais être amené à lire ou interpréter un taux d'intérêt ou un pourcentage lié au financement dans un tableau.
    • Exemple de lecture : "Lisez la donnée en gras soulignée : 'Un taux d'épargne supérieur au taux d'investissement implique que l'épargne nationale brute est largement suffisante pour financer l'investissement brut, d'où une capacité de financement de l’économie nationale.'" (1-1.5 point)
  • Synthèse argumentée (environ 15% du total) :

    • Ces questions demandent de mobiliser plusieurs concepts du chapitre pour construire une réponse structurée. Ex: "Dans quelle mesure les politiques monétaires de Bank Al-Maghrib peuvent-elles influencer l'investissement des entreprises au Maroc ?" (5-6 points)
    • Il faut argumenter en utilisant les définitions, les mécanismes (taux directeur, coût du crédit) et les effets sur les agents économiques.

Exercices corrigés

Exercice 1·Facile

Document 2 : La bourse des valeurs de Casablanca (BVC) : Les chantiers pour 2012

Après une année 2011 qui n'a pas tenu ses promesses (4 introductions en Bourse, au lieu de 7 prévues -sur 77 entreprises cotées au total-, la nouvelle réglementation du marché des capitaux n'est toujours pas entrée en vigueur), 2012 sera probablement une année de lancement de plusieurs chantiers pour relancer le secteur financier, à commencer par la réglementation du marché boursier qui fait toujours défaut.

Malgré la promulgation de plusieurs textes en 2011 (indépendance du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières, ouverture du capital de la Bourse, la création de Casablanca Finance City….), le plus gros du travail reste à faire. Les lois relatives à la création des compartiments «devises» et des «Petites et Moyennes Entreprises» à la BVC seront également au centre des débats cette année.

Questions :

a) Identifiez deux faiblesses du marché boursier au Maroc selon ce document.

b) Quels sont deux effets de ces faiblesses sur le financement de l'économie marocaine ?

Voir la correction

a) Deux faiblesses du marché boursier au Maroc :

  • Faiblesse des introductions de sociétés en bourse (4 au lieu de 7 prévues en 2011)
  • Faiblesse du nombre de sociétés cotées (77 entreprises cotées au total) et absence de réglementation du marché boursier
  • Manque d'indépendance du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières

b) Deux effets sur le financement :

  • Financement limité des entreprises via le marché boursier ; dépendance accrue au financement indirect (banques)
  • Limitation de la mobilisation de l'épargne par le circuit du marché des capitaux
  • Faible impact sur la culture financière et le développement d'une culture boursière
  • Limite de ressources non-inflationnistes pour financer l'économie
  1. Pour la question a) : Relire le document pour identifier les problèmes explicitement mentionnés du marché boursier marocain (nombre insuffisant d'introductions, réglementation manquante, faiblesse du nombre d'entreprises cotées).

  2. Pour la question b) : Analyser les conséquences logiques de ces faiblesses sur le financement :

    • Si peu de sociétés accèdent à la bourse, les entreprises se tournent vers le financement bancaire
    • L'épargne ne s'oriente pas vers le marché financier
    • Les ressources d'investissement sont limitées et peuvent créer des pressions inflationnistes
  3. Formulation : Utiliser des termes économiques précis (financement direct/indirect, mobilisation de l'épargne, marché des capitaux).

Exercice 2·Facile

Performance de la Bourse des valeurs de Casablanca (BVC)

Au mois de novembre 2011, la Bourse des valeurs de Casablanca enregistre des pertes : le MASI baisse de 3,52% et le MADEX de 3,46%.

Selon Hassan El Hajjaji, gestionnaire de portefeuille, deux facteurs affectent la performance du marché boursier marocain :

  • Crise en Europe : L'Europe est le premier partenaire commercial du Maroc. La récession économique européenne provoque une baisse des exportations marocaines, une réduction des investissements étrangers directs (IDE) et un ralentissement du tourisme, ce qui affecte la croissance et les revenus des sociétés cotées.

  • Assèchement des liquidités bancaires : Le resserrement de la liquidité réduit les disponibilités monétaires des intervenants locaux et baisse le volume échangé sur la place casablancaise.

Questions :

  1. Identifiez le type de marché.

  2. a) Quel est le constat sur les performances de la BVC en novembre 2011 ?

b) Expliquez les deux raisons principales de cette performance.

Voir la correction

1) Type de marché : Marché financier (ou marché des capitaux / Bourse des valeurs).

2) a) Constat : Les deux principaux indicateurs de performance enregistrent une baisse mensuelle en novembre 2011 : MASI en baisse de 3,52% et MADEX en baisse de 3,46%.

b) Explications :

  • Crise en Europe : La récession européenne affecte l'économie marocaine par la baisse des exportations, la réduction des IDE et le ralentissement du tourisme, ce qui diminue la croissance économique et les revenus des sociétés cotées à la BVC.

  • Assèchement des liquidités : La rareté des liquidités bancaires réduit les disponibilités monétaires des intervenants locaux, ce qui provoque une baisse du volume échangé sur la place casablancaise.

Pour identifier le type de marché : Observer les actifs échangés : ici, valorisation d'entreprises (MASI, MADEX), caractéristique du marché financier.

Pour constater la performance : Lire les indicateurs fournis (MASI, MADEX) et leurs variations (négatives).

Pour expliquer la performance : Établir la chaîne causale documentée :

  1. Crise européenne → baisse exports/IDE/tourisme → baisse croissance → baisse revenus sociétés cotées → baisse bourse
  2. Sous-liquidité bancaire → réduction disponibilités monétaires → baisse volumes échangés → baisse indices
Exercice 3·Facile

Dossier 1 — Question 2 : La bourse des valeurs de Casablanca

D'après le Document 2, la bourse des valeurs de Casablanca (BVC) devrait poursuivre sa tendance haussière en février 2015. La place boursière casablancaise devrait anticiper l'amélioration attendue de la masse bénéficiaire des sociétés cotées à l'issue de la publication des résultats annuels 2014, ainsi que les opérations des introductions attendues en bourse de quelques grandes entreprises, telles que Total Maroc et Marsa Maroc. Ces opérations devraient ranimer la place, qui a clôturé 2014 en vert avec une progression de 5,5%. La tendance s'est poursuivie en janvier 2015. Et pour la première semaine de février, le MASI a atteint une performance annuelle de 7,62%.

Questions :

a) Illustrez par deux éléments du document que la bourse de Casablanca affiche une tendance haussière.

b) Identifiez les deux facteurs expliquant cette tendance haussière.

c) Qu'est-ce que le MASI ? Justifiez votre réponse en expliquant son rôle.

Voir la correction

a) Deux éléments illustrant la tendance haussière :

  • La bourse a clôturé 2014 en vert avec une progression de 5,5%
  • Le MASI a atteint une performance annuelle de 7,62% à la première semaine de février 2015

b) Les deux facteurs expliquant la tendance haussière sont :

  • L'amélioration attendue de la masse bénéficiaire des sociétés cotées
  • L'introduction prévue de grandes entreprises (Total Maroc et Marsa Maroc)

c) Le MASI (Moroccan All Shares Index) est un indice synthétique. Il décrit l'évolution moyenne des cours de l'ensemble des actions cotées sur la place boursière de Casablanca.

Pour la question a) : Extraire du document trois éléments qui témoignent d'une évolution positive du marché boursier :

  • Clôture 2014 en vert avec progression de 5,5%
  • Continuation de cette tendance en janvier 2015
  • Performance du MASI de 7,62% début février 2015

En sélectionner deux distincts.

Pour la question b) : Identifier les deux causes explicites mentionnées dans le texte :

  1. L'amélioration de la masse bénéficiaire (résultats annuels positifs attendus)
  2. Les introductions en bourse de grandes entreprises (Total Maroc, Marsa Maroc)

Ces deux facteurs "devraient ranimer la place" selon le document.

Pour la question c) : Donner la signification de l'acronyme MASI et expliquer sa fonction d'indice synthétique :

  • C'est un indice représentatif de l'ensemble des actions cotées
  • Il mesure l'évolution moyenne des cours
  • Il reflète la performance globale de la bourse
Exercice 4·Facile

DOCUMENT 1 : Le secteur de la confiserie ne connaît pas la crise

Après plusieurs années difficiles, le marché de la confiserie a renoué avec la croissance et réalise de bonnes performances aussi bien sur le marché local qu'à l'export. Estimé à 800 millions de dhs par an, le chiffre d'affaires de cette branche a enregistré une progression annuelle moyenne de 6 à 10% depuis 2007 grâce à l'amélioration de la compétitivité des produits marocains. Celle-ci s'attribue à la stabilité du prix du sucre au niveau local, à l'innovation et à la diversification des gammes de produits. Par ailleurs, le marché de la confiserie, actuellement structuré autour d'une douzaine d'entreprises, est dominé par cinq grands producteurs.

La consommation marocaine de confiseries est estimée à 42 000 tonnes annuellement, soit 1,4 kg par habitant. Une consommation faible mais qui progresse régulièrement en volume, beaucoup moins en valeur. Ce qui est significatif d'une orientation du marché vers des produits à bas prix : les prix au kilogramme sont compris dans une fourchette de 40 à 120 dhs.

Questions :

2.a) Quel régime de marché caractérise le secteur de la confiserie ? Justifiez votre réponse.

2.b) Présentez les caractéristiques de l'offre, de la demande et des prix sur le marché de la confiserie (une seule caractéristique par composante est suffisante).

2.c) Énumérez les facteurs qui ont favorisé la compétitivité des entreprises du secteur.

Voir la correction

2.a) Le régime du marché de la confiserie est un oligopole. Il se caractérise par la présence de quelques offreurs (une douzaine d'entreprises dont cinq dominent le marché) face à plusieurs demandeurs.

2.b)

  • Offre :

    • Émane d'une douzaine d'entreprises dont cinq dominent le marché
    • Progression annuelle moyenne du chiffre d'affaires comprise entre 6% et 10% depuis 2007
    • Offre diversifiée avec innovation et diversification des gammes
    • Les ventes (chiffre d'affaires) atteignent 800 millions de dhs par an
  • Demande :

    • La consommation marocaine de confiserie est estimée à 42 000 tonnes annuellement
    • 1,4 kg par habitant et par an
    • Consommation faible mais qui progresse régulièrement en volume, beaucoup moins en valeur
    • Demande orientée vers des produits à bas prix
  • Prix :

    • Accessibles
    • Varient entre 40 et 120 dhs le kilogramme

2.c) Les facteurs ayant favorisé la compétitivité des entreprises sont :

  • La stabilité des prix du sucre au niveau local
  • L'innovation
  • La diversification des gammes de produits

Pour la question 2.a) :

  • Identifier le régime de marché : compter le nombre d'entreprises (douzaine) et leur concentration (5 dominent)
  • Classification :
    • Concurrence pure et parfaite : très nombreux offreurs
    • Oligopole : quelques grands offreurs (ici 5 dominants parmi 12)
    • Monopole : un seul offreur
    • Donc : oligopole
  • Justifier : mentionner que 12 entreprises constituent « quelques offreurs » et que 5 dominent le marché

Pour la question 2.b) :

  • Analyser l'offre :

    • Structure : une douzaine d'entreprises avec domination des 5 plus grandes
    • Dynamique : croissance de 6 à 10% par an
    • Diversité : gammes variées et innovantes
    • Valeur : 800 millions de dhs
    • (Choisir au minimum une caractéristique)
  • Analyser la demande :

    • Volume : 42 000 tonnes/an soit 1,4 kg/hab/an
    • Évolution : croissance faible en volume, plus faible en valeur
    • Préférences : orientation vers les bas prix
    • (Choisir au minimum une caractéristique)
  • Analyser les prix :

    • Niveau : accessible (fourchette 40-120 dhs/kg)
    • Compétitifs : favorisent l'accès au marché
    • (Choisir au minimum une caractéristique)

Pour la question 2.c) :

  • Relever les trois facteurs mentionnés :
    1. Stabilité du prix du sucre (coût de production stable)
    2. Innovation (amélioration des produits)
    3. Diversification des gammes (adaptation à la demande)
  • Analyser l'impact de chacun sur la compétitivité :
    • Prix stable du sucre = maîtrise des coûts = prix compétitifs
    • Innovation = produits de meilleure qualité = avantage concurrentiel
    • Diversification = adaptation aux goûts = meilleure pénétration du marché
Exercice 5·Facile

Distinguer le financement direct du financement indirect de l'économie. Donner un exemple d'agent ou d'institution pour chacun.

Voir la correction

Le financement direct: les agents à besoin de financement (entreprises, État) se procurent des fonds directement auprès des agents à capacité de financement, sans intermédiaire, en émettant des titres sur le marché financier (actions, obligations). Exemple: une entreprise qui émet des actions à la Bourse de Casablanca. Le financement indirect (ou intermédié): un intermédiaire financier (la banque) collecte l'épargne des uns et accorde des crédits aux autres; le prêteur et l'emprunteur ne sont pas en relation directe. Exemple: une banque commerciale qui accorde un crédit d'investissement à une entreprise.

Opposer direct (marché de titres, sans intermédiaire) et indirect (intermédiation bancaire). Illustrer chacun par un exemple concret (Bourse / banque).

Exercice 6·Facile

Exercice 3 : Analyse des liquidités bancaires et de l'épargne nationale

Le document suivant présente la situation des liquidités des banques marocaines et son impact sur l'économie :

« Le déficit de liquidité a plus que doublé, atteignant plus de 73 milliards de DH en 2012 contre seulement 35 milliards de DH une année plus tôt. Ce déficit s'explique par la dégradation des avoirs extérieurs nets en 2012, notamment du recul de 4 % des transferts des Marocains résidant à l'étranger (MRE). Autre indicateur au rouge : l'épargne nationale est passée de 27,9 % du revenu national brut disponible (RNBD) en 2011 à 26,1 % en 2012. »

Questions :

a) Relevez deux causes du déficit de liquidité en 2012.

b) Montrez l'impact éventuel de la sous-liquidité sur l'économie nationale.

Voir la correction

a) Deux causes du déficit de liquidité en 2012 :

  • Dégradation des avoirs extérieurs nets ;
  • Recul de 4 % des transferts des Marocains résidant à l'étranger (MRE).

b) Impact de la sous-liquidité sur l'économie nationale : La sous-liquidité réduit la capacité des banques à financer l'investissement et la consommation. Elle pénalise la croissance économique et limite l'accès au crédit pour les entreprises. En parallèle, la baisse de l'épargne nationale (27,9 % à 26,1 %) signifie moins de ressources internes pour l'investissement, amplifiant ainsi les contraintes de financement de l'économie.

Étape 1 : Identification des causes Relever directement du texte les raisons expliquant le doublement du déficit de liquidité (de 35 à 73 milliards DH) :

  • « dégradation des avoirs extérieurs nets »
  • « recul de 4 % des transferts des MRE »

Étape 2 : Analyse de l'impact économique Comprendre que :

  • Les liquidités bancaires permettent le financement de l'économie (crédit, investissement)
  • Un déficit de liquidité restreint cette capacité
  • La baisse parallèle de l'épargne (27,9 % → 26,1 %) amplifie l'insuffisance de financement
  • Les conséquences : ralentissement de la consommation, de l'investissement, de la croissance

Formuler synthétiquement : la sous-liquidité crée un goulot d'étranglement du financement, dégradant les conditions macroéconomiques.

30 autres exercices sur ce chapitre.

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