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Transfert de l'information génétique — génétique humaine

Sciences de la Vie et de la Terre · 2ème Bac Sciences de la Vie et de la Terre · 17 exercices

Méthode officielle

Exploiter échiquiers de croisement, arbres généalogiques et données de groupes sanguins pour déterminer le mode de transmission d'un caractère (dominance, localisation autosomique/gonosomique) et calculer des probabilités, en respectant la démarche génétique.

Le transfert de l'information génétique, en particulier la génétique humaine, est un pilier des SVT au 2ᵉ Bac. Ce chapitre représente environ 18% de la note finale et est enseigné vers décembre. L'objectif est de maîtriser l'analyse d'arbres généalogiques et de données de groupes sanguins pour déduire les modes de transmission et calculer des probabilités.

L'intuition

Imagine que tu cherches à comprendre pourquoi certains membres de ta famille ont les cheveux bouclés et d'autres les cheveux lisses. Tu pourrais dessiner un schéma de ta famille sur plusieurs générations, en notant qui a quel type de cheveux. C'est ce qu'on appelle un arbre généalogique. En observant cet arbre, tu te poserais des questions : est-ce que le fait d'avoir les cheveux bouclés "saute" des générations ? Est-ce que ça touche plus les hommes ou les femmes ? Est-ce que deux parents aux cheveux lisses peuvent avoir un enfant aux cheveux bouclés ?

La génétique humaine, c'est exactement ça : une enquête pour comprendre comment les caractères (comme la couleur des yeux, un groupe sanguin, ou une maladie héréditaire) se transmettent. On utilise des indices (les phénotypes des individus sur l'arbre) pour déduire les règles de transmission (dominance, récessivité, localisation du gène) et même prédire ce qui pourrait arriver aux générations futures. C'est une démarche logique et structurée, comme résoudre une énigme familiale.

Le cours

L'étude de la transmission de l'information génétique chez l'Homme est essentielle pour comprendre l'hérédité des caractères normaux et pathologiques. Elle s'appuie sur l'analyse des arbres généalogiques et, dans certains cas, des groupes sanguins, en respectant la démarche génétique.

I. Rappels sur les lois de Mendel et concepts fondamentaux

Les lois de Mendel, établies initialement pour des organismes végétaux, constituent la base de la génétique.

  1. Terminologie clé

    • Caractère héréditaire : Trait transmissible d'une génération à l'autre (ex: couleur des yeux, groupe sanguin).
    • Gène : Séquence d'ADN codant pour un caractère.
    • Allèle : Version spécifique d'un gène (ex: allèle "yeux bleus", allèle "yeux marrons").
    • Phénotype : Ensemble des caractères observables d'un individu, résultat de l'expression des gènes et de l'environnement. Il est noté entre crochets (ex: [A] pour le groupe sanguin A).
    • Génotype : Ensemble des allèles d'un individu pour un ou plusieurs gènes. Il est noté entre parenthèses ou avec des barres (ex: (A//A)(A//A), (A//a)(A//a), XA//XaX^A//X^a).
    • Homozygote : Individu possédant deux allèles identiques pour un gène donné (ex: A//AA//A ou a//aa//a).
    • Hétérozygote : Individu possédant deux allèles différents pour un gène donné (ex: A//aA//a).
    • Allèle dominant : Allèle qui s'exprime toujours au niveau du phénotype, même en présence d'un allèle récessif. Noté en majuscule (ex: AA).
    • Allèle récessif : Allèle qui ne s'exprime au niveau du phénotype qu'en l'absence d'un allèle dominant (c'est-à-dire à l'état homozygote). Noté en minuscule (ex: aa).
    • Codominance : Situation où deux allèles s'expriment simultanément et entièrement au niveau du phénotype chez l'hétérozygote (ex: groupe sanguin AB).
    • Lignée pure : Ensemble d'individus homozygotes pour les caractères étudiés, qui, par autofécondation ou croisements entre eux, donnent une descendance identique à eux-mêmes.
  2. Lois de Mendel

    • Première loi (Loi d'uniformité des hybrides de F1) : Le croisement de deux lignées pures différant par un ou plusieurs caractères donne une première génération F1 d'individus tous identiques entre eux et au parent dominant (en cas de dominance complète) ou de phénotype intermédiaire (en cas de codominance). Cette loi permet de déduire que les parents sont de lignées pures.
    • Deuxième loi (Loi de ségrégation des allèles) : Lors de la formation des gamètes, les deux allèles d'un gène se séparent (ségrégation) de manière égale, de sorte que chaque gamète ne reçoit qu'un seul allèle.
    • Troisième loi (Loi de ségrégation indépendante des allèles) : Pour deux gènes situés sur des chromosomes différents (gènes indépendants), les allèles de chaque gène se séparent et se combinent indépendamment lors de la formation des gamètes. Cela conduit à une répartition équiprobable des combinaisons d'allèles dans les gamètes d'un double hétérozygote.

II. Étude de la transmission d'un caractère chez l'Homme : Analyse de l'arbre généalogique

L'étude de la génétique humaine ne permet pas de réaliser des croisements expérimentaux. On utilise donc des arbres généalogiques (pedigrees) pour analyser la transmission des caractères.

  1. Symboles conventionnels de l'arbre généalogique

    • Carré : Homme
    • Cercle : Femme
    • Coloré ou hachuré : Individu atteint par le caractère étudié
    • Non coloré : Individu sain
    • Trait horizontal entre un carré et un cercle : Mariage/Union
    • Trait vertical descendant du trait d'union : Descendance
    • Chiffres romains (I, II, III...) : Numérotation des générations
    • Chiffres arabes (1, 2, 3...) : Numérotation des individus au sein d'une génération
    • Un trait diagonal sur un symbole : Individu décédé
    • Un point au centre d'un symbole non coloré : Individu porteur sain (pour un allèle récessif)
  2. Démarche d'analyse d'un arbre généalogique

    • Étape 1 : Déterminer la dominance ou la récessivité de l'allèle responsable du caractère.

      • Règle clé : Si des parents sains ont un enfant atteint, le caractère est nécessairement récessif. Les parents sont alors hétérozygotes (porteurs sains).
      • Autre indice : Si le caractère apparaît à chaque génération et qu'un individu atteint a au moins un parent atteint, il est probablement dominant. Si deux parents atteints ont un enfant sain, le caractère est dominant (les parents sont hétérozygotes).
      • Notation : On attribue une lettre majuscule à l'allèle dominant et une minuscule à l'allèle récessif (ex: AA pour l'allèle dominant, aa pour l'allèle récessif).
    • Étape 2 : Déterminer la localisation du gène (autosomique ou gonosomique).

      • Gène autosomique : Le gène est situé sur un autosome (chromosome non sexuel). Le caractère touche indifféremment les hommes et les femmes, avec une répartition généralement égale entre les sexes.
      • Gène gonosomique lié à l'X : Le gène est situé sur le chromosome X.
        • Si récessif lié à l'X :
          • Les hommes (XY) sont plus fréquemment atteints que les femmes (XX) car ils n'ont qu'un seul X.
          • Un père atteint ne transmet jamais la maladie à ses fils (il leur donne le Y), mais toutes ses filles seront au moins porteuses (elles reçoivent son X atteint).
          • Une mère porteuse (hétérozygote) peut transmettre la maladie à la moitié de ses fils.
          • Exemple : Hémophilie, daltonisme.
        • Si dominant lié à l'X :
          • Un père atteint transmet la maladie à toutes ses filles.
          • Une mère atteinte transmet la maladie à la moitié de ses enfants, quel que soit leur sexe.
          • Il n'y a pas de "saut de génération" pour les hommes.
      • Gène gonosomique lié à l'Y : Le gène est situé sur le chromosome Y.
        • Seuls les hommes sont atteints.
        • Un père atteint transmet la maladie à tous ses fils.
        • C'est une transmission très rare et facile à identifier.
    • Étape 3 : Établir les génotypes des individus.

      • Une fois le mode de transmission déterminé, on attribue les génotypes à chaque individu en se basant sur son phénotype et celui de sa descendance ou ascendance.
      • Un individu exprimant un caractère récessif a un génotype homozygote récessif (ex: a//aa//a ou Xa//YX^a//Y pour un homme, Xa//XaX^a//X^a pour une femme).
      • Un individu sain dont les parents ont eu un enfant atteint par un caractère récessif est nécessairement hétérozygote (ex: A//aA//a ou XA//XaX^A//X^a).
      • Un individu exprimant un caractère dominant peut être homozygote dominant (A//AA//A ou XA//XAX^A//X^A) ou hétérozygote (A//aA//a ou XA//XaX^A//X^a). Si son ascendance ou descendance permet de le déterminer, on le fait. Sinon, on note (A//_)(A//\_) ou (XA//_)(X^A//\_).
    • Étape 4 : Calculer les probabilités.

      • Pour calculer la probabilité qu'un enfant ait un certain phénotype ou génotype, on utilise un échiquier de croisement (tableau de Punnett).
      • On détermine les gamètes produits par chaque parent et leurs proportions.
      • On remplit l'échiquier pour obtenir les génotypes et phénotypes possibles de la descendance, ainsi que leurs probabilités.

III. Cas particuliers : Groupes sanguins ABO et Rhésus

Les groupes sanguins sont des caractères héréditaires importants, souvent étudiés pour illustrer la codominance et la dominance complète.

  1. Système ABO

    • Le gène responsable est situé sur un autosome.
    • Il existe trois allèles : IAI^A, IBI^B, et ii.
    • Relation de dominance :
      • IAI^A est dominant sur ii.
      • IBI^B est dominant sur ii.
      • IAI^A et IBI^B sont codominants entre eux.
    • Génotypes et phénotypes :
      • Phénotype [A] : Génotypes IA//IAI^A//I^A ou IA//iI^A//i
      • Phénotype [B] : Génotypes IB//IBI^B//I^B ou IB//iI^B//i
      • Phénotype [AB] : Génotype IA//IBI^A//I^B (codominance)
      • Phénotype [O] : Génotype i//ii//i
  2. Système Rhésus (Rh)

    • Le gène est également autosomique.
    • Il existe deux allèles principaux : Rh+Rh^+ (dominant) et RhRh^- (récessif).
    • Génotypes et phénotypes :
      • Phénotype [Rh+][Rh^+] : Génotypes Rh+//Rh+Rh^+//Rh^+ ou Rh+//RhRh^+//Rh^-
      • Phénotype [Rh][Rh^-] : Génotype Rh//RhRh^-//Rh^-

Exemple résolu

Reprenons un extrait d'annale réel pour illustrer la démarche.

Exercice 1 (3 points) : Pour mettre en évidence le mode de transmission d'une maladie héréditaire chez l'Homme... Le document 1 représente l'arbre généalogique d'une famille dont quelques membres sont atteints de cette maladie.

figure

Question : Déterminez le mode de transmission de cette maladie en justifiant votre réponse. Calculez la probabilité pour que le fœtus IV: soit atteint de la maladie de Miyoshi.

Correction pas à pas :

  1. Détermination de la dominance/récessivité :

    • On observe les individus II-1 et II-2 (parents sains) qui ont une fille atteinte (III-1).
    • Justification : Des parents sains (II-1 et II-2) ont un enfant atteint (III-1). Donc, l'allèle responsable de la maladie est récessif.
    • Notation : Soit DD l'allèle sain (dominant) et dd l'allèle malade (récessif).
  2. Détermination de la localisation du gène (autosomique/gonosomique) :

    • Hypothèse 1 : Lié au chromosome Y ? Non, car des femmes sont atteintes (III-1, IV-3).
    • Hypothèse 2 : Lié au chromosome X ?
      • Si récessif lié à l'X, un père atteint transmettrait son X malade à toutes ses filles, les rendant au moins porteuses. Ici, le père II-1 est sain, mais sa fille III-1 est malade.
      • Plus directement, la fille III-1 est malade (Xd//XdX^d//X^d). Elle a reçu un XdX^d de sa mère II-2 et un XdX^d de son père II-1. Or, le père II-1 est sain. S'il était atteint, il serait Xd//YX^d//Y. S'il était sain, il serait XD//YX^D//Y. Dans ce cas, il ne pourrait pas transmettre XdX^d à sa fille.
      • Autre argument : La fille IV-3 est malade. Son père III-4 est sain. Si la maladie était récessive liée à l'X, le père III-4 devrait être XD//YX^D//Y. Il ne pourrait pas transmettre XdX^d à sa fille IV-3. Or, une fille malade (Xd//XdX^d//X^d) doit recevoir un allèle XdX^d de son père.
      • Conclusion : Le gène n'est pas lié au chromosome X.
    • Conclusion finale : Le gène est situé sur un autosome.
  3. Établissement des génotypes :

    • Allèle sain dominant (DD), allèle malade récessif (dd).
    • Individus atteints : Génotype d//dd//d.
      • III-1 : d//dd//d
      • IV-3 : d//dd//d
    • Individus sains dont les parents ou enfants sont atteints : Génotype D//dD//d.
      • II-1 et II-2 (parents de III-1) : D//dD//d
      • III-2 (frère de III-1) : D//_D//\_. Il est sain, mais ses parents sont D//dD//d. Il a 2/3 de chance d'être D//dD//d et 1/3 d'être D//DD//D.
      • III-3 (mère de IV-3) : D//dD//d (car elle a une fille malade IV-3 (d//dd//d) et est saine).
      • III-4 (père de IV-3) : D//dD//d (car il a une fille malade IV-3 (d//dd//d) et est sain).
  4. Calcul de la probabilité pour le fœtus IV-2 :

    • Le fœtus IV-2 est issu du couple III-2 et III-3.

    • Génotype de III-3 : D//dD//d (établi précédemment).

    • Génotype de III-2 : Il est sain, ses parents sont D//d×D//dD//d \times D//d.

      • L'échiquier de croisement pour D//d×D//dD//d \times D//d donne :
        • 1/41/4 D//DD//D (sain)
        • 1/21/2 D//dD//d (sain, porteur)
        • 1/41/4 d//dd//d (malade)
      • Puisque III-2 est sain, son génotype ne peut pas être d//dd//d. Donc, parmi les individus sains, la probabilité qu'il soit D//DD//D est 1/31/3 et qu'il soit D//dD//d est 2/32/3.
    • Probabilité que le fœtus IV-2 soit atteint :

      • Pour que IV-2 soit atteint (d//dd//d), il faut que III-2 soit D//dD//d ET que III-3 soit D//dD//d, et qu'ils transmettent chacun l'allèle dd.
      • Probabilité que III-2 soit D//d=2/3D//d = 2/3.
      • Probabilité que III-3 soit D//d=1D//d = 1 (certain).
      • Si III-2 est D//dD//d et III-3 est D//dD//d, la probabilité d'avoir un enfant d//dd//d est 1/41/4.
      • Donc, la probabilité pour que IV-2 soit atteint est (2/3)×(1)×(1/4)=2/12=1/6(2/3) \times (1) \times (1/4) = 2/12 = 1/6.
    • Attention : L'annale mentionne "La probabilité pour que le fœtus IV: soit atteint de la maladie de Miyoshi". L'extrait d'annale fourni ne contient pas l'individu IV: mais IV-2. Si l'on se réfère à un autre exercice d'annale (celui du corrigé officiel 2024), le calcul de probabilité est pour le fœtus IV: issu du couple III-2 x III-3. Le corrigé donne 1/4 (25%), ce qui implique que III-2 est considéré comme D//dD//d avec une probabilité de 1, ou que le couple est III-2 x III-3 et que les deux sont D//dD//d. Dans l'exemple donné, le corrigé officiel 2024 pour la maladie de Miyoshi donne pour le fœtus IV: issu du couple III-2 x III-3 (qui sont tous deux D//dD//d), une probabilité de 1/4. Cela signifie que les génotypes de III-2 et III-3 sont considérés comme D//dD//d sans ambiguïté.

    • Reprenons avec l'hypothèse du corrigé (III-2 et III-3 sont D//dD//d) :

      • Parents : III-2 (D//dD//d) ×\times III-3 (D//dD//d)
      • Gamètes de III-2 : 1/2D1/2 D, 1/2d1/2 d
      • Gamètes de III-3 : 1/2D1/2 D, 1/2d1/2 d
      • Échiquier de croisement :
        Gamètes \1/2D1/2 D1/2d1/2 d
        1/2D1/2 D1/4D//D1/4 D//D1/4D//d1/4 D//d
        1/2d1/2 d1/4D//d1/4 D//d1/4d//d1/4 d//d
      • Probabilité d'avoir un enfant atteint (d//dd//d) = 1/41/4 (ou 25%).

La méthode

Pour réussir l'analyse génétique à l'examen, suis cette démarche rigoureuse :

  1. Identifier le caractère étudié et les individus atteints/sains :

    • Lis attentivement l'énoncé.
    • Repère les symboles de l'arbre généalogique.
  2. Déterminer la dominance ou la récessivité de l'allèle :

    • Règle d'or : Cherche un couple de parents sains ayant un enfant atteint. Si tu en trouves un, le caractère est récessif. (Les parents sont alors hétérozygotes).
    • Si cette situation n'existe pas, cherche un couple de parents atteints ayant un enfant sain. Si tu en trouves un, le caractère est dominant. (Les parents sont alors hétérozygotes).
    • Si aucune de ces situations n'est présente, le caractère est probablement dominant s'il apparaît à chaque génération et qu'un individu atteint a toujours au moins un parent atteint.
    • Notation : Allèle dominant en majuscule (ex: AA), allèle récessif en minuscule (ex: aa).
  3. Déterminer la localisation du gène (autosomique ou gonosomique) :

    • Élimine le chromosome Y : Si des femmes sont atteintes, le gène n'est pas lié au chromosome Y.
    • Teste le chromosome X (si récessif) :
      • Un père atteint ne peut pas transmettre la maladie à ses fils.
      • Une fille malade doit avoir un père atteint. Si une fille malade a un père sain, le gène n'est pas récessif lié à l'X.
    • Teste le chromosome X (si dominant) :
      • Un père atteint transmet la maladie à toutes ses filles. Si un père atteint a une fille saine, le gène n'est pas dominant lié à l'X.
    • Si toutes les hypothèses gonosomiques sont réfutées, le gène est autosomique.
  4. Établir les génotypes des individus clés :

    • Commence par les individus dont le génotype est certain (ex: un individu atteint par un caractère récessif est a//aa//a).
    • Déduis les génotypes des parents ou de la descendance en fonction des règles de transmission.
    • Utilise des notations claires (ex: A//AA//A, A//aA//a, XA//XAX^A//X^A, XA//YX^A//Y). Pour les allèles sur les chromosomes sexuels, n'oublie pas le chromosome (ex: XA//XaX^A//X^a).
  5. Calculer les probabilités (si demandé) :

    • Identifie les parents concernés et leurs génotypes.
    • Détermine les types et proportions de gamètes produits par chaque parent.
    • Construis un échiquier de croisement (tableau de Punnett) pour visualiser toutes les combinaisons possibles de génotypes et phénotypes de la descendance.
    • Calcule la probabilité demandée à partir de l'échiquier.
  6. Rédiger la réponse de manière structurée :

    • Commence par l'identification de la dominance/récessivité avec justification.
    • Puis, la localisation du gène avec justification.
    • Ensuite, les génotypes des individus demandés.
    • Enfin, le calcul de probabilité avec l'échiquier de croisement.
    • Utilise un vocabulaire précis et des notations correctes.

Pièges classiques

  • Confondre dominance et fréquence : Un caractère dominant n'est pas forcément le plus fréquent dans la population.
  • Oublier la justification : Chaque étape de déduction (dominance, localisation) doit être justifiée par un exemple précis de l'arbre généalogique. "Des parents sains ont un enfant malade" est une justification correcte.
  • Erreur dans la notation des génotypes :
    • Ne pas utiliser les barres de séparation des chromosomes (ex: AaAa au lieu de A//aA//a).
    • Oublier le chromosome X ou Y pour les gènes gonosomiques (ex: A//aA//a au lieu de XA//XaX^A//X^a ou XA//YX^A//Y).
    • Ne pas distinguer les allèles dominants et récessifs par la taille de la lettre.
  • Mauvaise interprétation des porteurs sains : Pour un caractère récessif, les parents sains d'un enfant malade sont obligatoirement hétérozygotes (porteurs sains).
  • Erreur dans le calcul des probabilités :
    • Ne pas prendre en compte le fait qu'un individu sain, issu de parents hétérozygotes pour un caractère récessif, a une probabilité de 2/32/3 d'être porteur sain (A//aA//a) et 1/31/3 d'être homozygote dominant (A//AA//A).
    • Ne pas faire d'échiquier de croisement ou le remplir incorrectement.
  • Ne pas vérifier toutes les hypothèses : Pour la localisation du gène, il faut systématiquement éliminer les possibilités (lié à Y, lié à X récessif, lié à X dominant) avant de conclure à une transmission autosomique.

Ce qui tombe à l'examen

Les questions de génétique humaine sont presque systématiquement présentes et suivent un format prévisible, souvent intégré dans la partie "Raisonnement scientifique et communication écrite et graphique" (75% de la note).

  • Analyse d'arbre généalogique (3 à 4 points) :

    • Déterminer le mode de transmission (dominance/récessivité et localisation autosomique/gonosomique) : C'est la question la plus fréquente. Tu dois justifier chaque étape de ta déduction en citant des individus précis de l'arbre.
      • Exemple de question : "À partir de l'arbre généalogique, déterminez le mode de transmission de la maladie en justifiant vos réponses."
      • Barème typique : 0.5 pt pour la dominance/récessivité + 0.5 pt pour la justification ; 0.5 pt pour la localisation + 0.5 pt pour la justification.
    • Établir les génotypes : On te demandera les génotypes de certains individus clés de l'arbre.
      • Exemple de question : "Donnez les génotypes possibles des individus II-1, II-2 et III-1."
      • Barème typique : 0.25 pt par génotype correct.
    • Calculer des probabilités : On te demandera la probabilité qu'un futur enfant ait un certain phénotype ou génotype. Cela implique souvent de déterminer d'abord les génotypes des parents concernés.
      • Exemple de question : "Calculez la probabilité pour que le fœtus IV-2 soit atteint de la maladie."
      • Barème typique : 0.25 pt pour les génotypes des parents, 0.25 pt pour les gamètes, 0.5 pt pour l'échiquier de croisement, 0.25 pt pour la probabilité finale.
  • Questions sur les groupes sanguins (parfois intégrées) :

    • Ces questions testent ta connaissance des relations de dominance et codominance des allèles IAI^A, IBI^B, ii et Rh+Rh^+, RhRh^-.
    • Exemple de question : "Un couple de groupes sanguins [A Rh+] et [B Rh-] a un enfant de groupe sanguin [O Rh-]. Donnez les génotypes des parents et de l'enfant."
  • Restitution des connaissances (QCM, vrai/faux, définitions - 5 points de la partie I) :

    • Des définitions de termes comme "allèle", "génotype", "phénotype", "lignée pure", "hétérozygote", "homozygote".
    • Des questions sur les lois de Mendel ou les symboles des arbres généalogiques.

Conseils pour l'examen :

  • Pratique : Fais un maximum d'exercices d'arbres généalogiques. C'est en forgeant qu'on devient forgeron.
  • Rigueur : Respecte scrupuleusement la démarche et les notations.
  • Justification : Chaque affirmation doit être étayée par un argument tiré de l'arbre.
  • Clarté : Tes échiquiers de croisement doivent être lisibles et tes réponses bien structurées.

Exercices corrigés

Exercice 1·Facile

Restitution : définir les termes suivants : allèle dominant, individu homozygote, phénotype.

Voir la correction

Allèle dominant : allèle qui s'exprime dans le phénotype même à l'état hétérozygote (il masque l'allèle récessif). Individu homozygote : individu possédant deux allèles identiques du même gène pour le caractère considéré (par exemple AA ou aa). Phénotype : ensemble des caractères observables d'un individu, résultant de l'expression du génotype dans un milieu donné.

Restitution des connaissances : donner des définitions exactes et complètes du vocabulaire génétique (points attribués par définition juste).

Exercice 2·Moyen

Exercice 3 (3 points)

Dans le cadre de l’étude du mode de transmission des caractères héréditaires chez la tomate : la couleur des feuilles et l’aspect de la peau des fruits, on propose les croisements suivants :

• Premier croisement : entre des plantes à feuilles de couleur verte unie et fruits à peau lisse, et des plantes à feuilles vertes tachetées et fruits à peau veloutée. Tous les individus de la génération F1_1 présentent des feuilles vertes unies et fruits à peau lisse.

  1. En vous basant sur les résultats du premier croisement, déterminez le mode de transmission des deux caractères héréditaires étudiés. (1 pt)

• Deuxième croisement : entre des plantes de la génération F1_1 et des plantes à feuilles vertes tachetées et fruits à peau veloutée. On obtient dans la génération F’2_2 les phénotypes suivants :

Plantes à feuilles vertes tachetées et fruits à peau veloutée.Plantes à feuilles vertes unies et fruits à peau lisse.
41,3% plantes à feuilles vertes tachetées et fruits à peau veloutée.42,7% plantes à feuilles vertes unies et fruits à peau lisse.
8,5% plantes à feuilles vertes unies et fruits à peau veloutée.7,5% plantes à feuilles vertes tachetées et fruits à peau lisse.

Pour déterminer l’emplacement des gènes sur les chromosomes, on propose l’hypothèse suivante : les deux gènes étudiés sont indépendants et obéissent à la 3eˋme^{ème} loi de Mendel.

  1. En utilisant un échiquier de croisement, donnez les pourcentages attendus des différents phénotypes en F’2_2. (0,75 pts) NB : Utilisez les symboles suivants : (T, t) pour les allèles du gène responsable de la couleur des feuilles, et (L, \ell) pour les allèles du gène responsable de l’aspect de la peau des fruits. Sachant que les résultats expérimentaux du deuxième croisement sont les suivants :

  2. En vous basant sur ces résultats, déduisez si les deux gènes étudiés sont liés ou indépendants, puis vérifiez l’hypothèse déjà formulée. (0,5 pts)

  3. Représentez schématiquement les étapes du phénomène, qui a eu lieu chez les individus de F1_1 responsable des phénotypes obtenus en F’2_2. (0,75 pt)

Figure

Voir la correction
  1. Mode de transmission des caractères relatifs à la couleur des feuilles et la forme de la peau des fruits :
  • Cas du dihybridisme.
  • La descendance F1_1 est homogène, selon la 1eˋre^{ère} loi de Mendel les parents sont de races pures.
  • L'apparition du caractère parental « feuilles vertes unies » montre que l’allèle responsable du caractère couleur verte unie est dominant noté (T) et l’allèle responsable du caractère couleur verte tachetée est récessif noté (t).
  • L'apparition du caractère parental « peau lisse » montre que l’allèle responsable du caractère aspect lisse est dominant noté (L) et l’allèle responsable du caractère aspect velouté est récessif noté (\ell).
  1. Résultats attendus du deuxième croisement : Parents : F1_1 x P2_2 Phénotypes : [TL] x [t\ell] Génotypes : T//t L//\ell ; t//t \ell//\ell Gamètes : (1/4 T/L ; 1/4 T/\ell ; 1/4 t/L ; 1/4 t/\ell) ; (100% t/\ell) Échiquier de croisement : | | 1/4 T/L | 1/4 T/\ell | 1/4 t/L | 1/4 t/\ell | |---|---|---|---|---| | 100% t/\ell | 1/4 T//t L//\ell | 1/4 T//t \ell//\ell | 1/4 t//t L//\ell | 1/4 t//t \ell//\ell | Phénotypes : 25% [T,L] ; 25% [T,\ell] ; 25% [t,L] ; 25% [t,\ell]

  2. Déduction : Les résultats expérimentaux (41,3%, 42,7%, 8,5%, 7,5%) sont différents des résultats théoriques (25%, 25%, 25%, 25%). Cela indique que les gènes étudiés sont liés relativement (présence de crossing-over), la troisième loi de Mendel n’est pas vérifiée. Vérification de l’hypothèse : L'hypothèse n’est pas vérifiée ou l’hypothèse est fausse.

  3. Schémas expliquant les étapes du phénomène qui a lieu chez les individus F1_1 : (Voir figure dans le corrigé officiel, représentant le dédoublement des chromosomes, le crossing-over entre les chromatides sœurs, et la formation des gamètes recombinés et parentaux après la méiose).

  1. Analyser les résultats du premier croisement (F1_1 homogène) pour déduire la pureté des lignées parentales et la dominance/récessivité des allèles pour chaque caractère.
  2. Réaliser un échiquier de croisement pour le deuxième croisement (F1_1 x P2_2) en supposant que les gènes sont indépendants (hypothèse de la 3ème loi de Mendel) et calculer les pourcentages phénotypiques attendus.
  3. Comparer les pourcentages phénotypiques expérimentaux avec les pourcentages théoriques calculés. Si les résultats sont différents, conclure que les gènes sont liés et que l'hypothèse d'indépendance est fausse.
  4. Représenter schématiquement les étapes de la méiose chez un individu F1_1 hétérozygote pour deux gènes liés, en incluant le phénomène de crossing-over qui conduit à la formation de gamètes recombinés.
Exercice 3·Moyen

Raisonnement (échiquier de croisement) : chez la drosophile, le caractère couleur du corps est gouverné par un gène à deux allèles ; le croisement de drosophiles de lignées pures corps gris × corps noir donne une F1 100% grise. On croise ensuite une femelle F1 avec un mâle à corps noir (test-cross). Établir les génotypes, réaliser l'échiquier de croisement et donner les proportions phénotypiques de la descendance.

Voir la correction

La F1 étant 100% grise à partir de deux lignées pures, l'allèle gris (G) est dominant et l'allèle noir (n) récessif ; la F1 est hétérozygote (G//n). Le mâle noir est homozygote récessif (n//n). Échiquier du test-cross F1 (G//n) × mâle (n//n) : la femelle produit deux types de gamètes G et n (1/2 chacun) ; le mâle ne produit qu'un type de gamète n. Descendance : 1/2 (G//n) corps gris + 1/2 (n//n) corps noir. Proportions phénotypiques : 50% corps gris, 50% corps noir. Ce résultat 1:1 confirme que la F1 est hétérozygote.

Démarche génétique : déduire dominance/récessivité de la F1, écrire les génotypes avec la notation des allèles, dresser l'échiquier des gamètes et conclure sur les proportions (le test-cross révèle les gamètes).

Exercice 4·Moyen

Exercice 1: (3 points)

Pour mettre en évidence le mode de transmission d'une maladie héréditaire chez l'Homme et expliquer les conséquences d'une anomalie chromosomique sur le phénotype, on propose ce qui suit.

• Le diabète de type 1 ou diabète insulinodépendant représente 5 à 10% de tous les cas de diabète. Cette maladie apparaît le plus souvent au cours de l'enfance ou de l'adolescence.

Le document 1 représente l'arbre généalogique d'une famille dont quelques membres sont atteints de cette maladie.

Document 1

1- a- Démontrer en justifiant votre réponse que l'allèle responsable de la maladie est récessif. (0.5 pt) b- Montrez si le gène est porté par un autosome ou un chromosome sexuel. (0.5 pt)

2- Déterminez le génotype des individus I1_1, II2_2 et IV1_1. (1 pt) NB : Utilisez le symbole (N) ou (n) pour l'allèle responsable du phénotype normal et le symbole (D) ou (d) pour l'allèle responsable de la maladie.

• Des proches de la famille représentée dans le document 1 ont eu un bébé atteint d'une maladie héréditaire. Le couple (IV1_1, IV2_2) non atteint de cette maladie attend un nouveau-né. Un médecin lui a conseillé de faire un diagnostic prénatal, en réalisant des caryotypes des individus de la famille.

Le document 2 représente les paires de chromosomes homologues 5 et 12 chez les trois membres de cette famille.

Document 2

Remarque: Les autres paires de chromosomes homologues chez ces individus sont normales.

3- En vous basant sur le document 2 et vos connaissances : a- Dégagez en justifiant votre réponse les individus porteurs d'une anomalie chromosomique. (0.5 pt) b- Établissez la relation entre chaque anomalie chromosomique observée et le phénotype des individus qui la portent. (0.5 pt)

Document 1

Document 2

Voir la correction
  1. a. Les parents I1_1 et I2_2 sont sains et ont eu deux enfants malades (II3_3 et II4_4), donc l'allèle responsable de la maladie est récessif. b. Le gène responsable de la maladie n'est pas porté par le chromosome Y : II4_4 est une fille malade. Le gène responsable de la maladie n'est pas porté par le chromosome X : II4_4 est une fille malade alors que son père I1_1 est sain. Le gène responsable de cette maladie est porté par un autosome.
  2. Génotype des individus: I1_1: N//d, femme saine mais a eu deux enfants malades. II2_2: Femme ayant un phénotype normal, sa mère est porteuse de la maladie et n'ayant pas encore d'enfants, elle a 50% de chance d'être de génotype N//N et 50% de chance d'être de génotype N//d. IV1_1: individu malade, homozygote : d//d.
  3. a. Les individus porteurs d'une anomalie chromosomique :
  • Le père (I1_1): déplacement d'un fragment du chromosome 5 qui se place sur un chromosome 12 (translocation équilibrée).
  • Le fœtus: caryotype portant un fragment du chromosome 5 en plus fixé sur un chromosome 12 (translocation non équilibrée). b. - Le père porte une anomalie chromosomique et de caryotype normal, son phénotype est normal.
  • Le fœtus porte une anomalie chromosomique et de caryotype anormal, son phénotype sera anormal (malade).
  1. a. Déduction du caractère récessif de l'allèle en se basant sur l'arbre généalogique (parents sains ayant des enfants malades). b. Déduction de la localisation autosomique du gène en éliminant les chromosomes sexuels (Y puis X) par l'analyse des cas dans l'arbre généalogique.
  2. Détermination des génotypes en utilisant les symboles donnés et en tenant compte du mode de transmission de la maladie.
  3. a. Identification des anomalies chromosomiques chez le père et le fœtus à partir du document 2 et des connaissances sur les translocations. b. Établissement de la corrélation entre le type de translocation (équilibrée ou non) et le phénotype (normal ou anormal).
Exercice 5·Moyen

Exercice 3 (3.5 pts)

Le maïs est une plante qui présente un intérêt agro-alimentaire capital. Parmi les caractères héréditaires étudiés chez cette plante, la couleur et la forme des graines. Le maïs à graines noires est connu pour sa croissance vigoureuse et son adaptation aux régions froides. Les graines lisses du maïs sont plus riches en sucres complexes qui leur permettent de résister à la déshydratation.

Dans un laboratoire de recherche agronomique, on dispose de deux lignées de maïs P1 et P2 qui diffèrent par deux caractères : la couleur (noire ou jaune) et la forme des graines (lisse ou ridée).

Pour déterminer le mode de transmission des deux caractères étudiés (la couleur et la forme des graines), les chercheurs ont réalisé les croisements suivants :

  • Premier croisement : entre des plantes de la lignée P1 et des plantes de la lignée P2. Ce croisement a donné une génération F1 constituée de graines noires et lisses.

  • Deuxième croisement : entre des plantes d'une lignée à graines jaunes et ridées et les plantes de la génération F1. Ce croisement a donné une génération F2 composée de :

  • 804 graines noires et ridées.

  • 796 graines jaunes et lisses.

  • 202 graines jaunes et ridées.

  • 198 graines noires et lisses.

  1. A partir du premier croisement, déterminer en justifiant la réponse, l'allèle dominant et l'allèle récessif pour chacun des deux caractères. (0.5pt)

  2. En se basant sur les résultats du deuxième croisement, montrer que les deux gènes étudiés sont liés et déduire la distance qui les sépare. (0.75pt)

  3. En se basant sur les deux croisements, déduire les génotypes des plantes P1, P2 et F1 puis interpréter les résultats du deuxième croisement en utilisant l'échiquier de croisement. (1.75pt)

Les chercheurs désirent produire des plantes de lignée pure P3 à graines noires et lisses, à partir des croisements entre les descendants du deuxième croisement.

  1. Proposer, en justifiant la réponse, le croisement qui permet l'obtention de plantes de la lignée P3 (Sans interprétation chromosomique du croisement). (0.5 pt)

Utiliser les symboles suivants :

  • N et n pour les allèles responsables de la couleur de la graine.
  • L et l pour les allèles responsables de la forme de la graine.

Epi de maïs

Voir la correction
  1. Détermination des allèles dominants et récessifs :
  • Toutes les graines de F1 sont noires et lisses, donc :
  • L’allèle responsable de la couleur noire des graines est dominant (N) et l’allèle responsable de la couleur jaune des graines est récessif (n).
  • L’allèle responsable de la forme lisse des graines est dominant (L) et l’allèle responsable de la forme ridée des graines est récessif (l).
  1. Liaison des gènes et distance :
  • Le deuxième croisement est un test-cross qui a donné quatre phénotypes différents non équiprobables :
  • deux phénotypes parentaux [N, l] et [n, L] majoritaires (80%).
  • deux phénotypes recombinés [N, L] et [n, l] minoritaires (20%).
  • Donc les deux gènes sont liés (Liaison partielle).
  • Déduction : La distance entre les deux gènes est 20 cM (pourcentage de recombinés).
  1. Génotypes et interprétation chromosomique du croisement 2 :
  • Génotypes : P1 : N//N l//l (noires et ridées) P2 : n//n L//L (jaunes et lisses) F1 : N//n L//l (noires et lisses)
  • Interprétation chromosomique des résultats du croisement 2 : Phénotypes des parents : [N, l] x [n, L] Génotypes : (N l // n L) x (n l // n l) Gamètes de F1 : N l (40%), n L (39.8%), N L (9.9%), n l (10.1%) Gamètes du parent test-cross : n l (100%) Échiquier de croisement : | Gamètes | N l (40%) | n L (39.8%) | N L (9.9%) | n l (10.1%) | |---|---|---|---|---| | n l (100%) | N l // n l [N, l] (40%) | n L // n l [n, L] (39.8%) | N L // n l [N, L] (9.9%) | n l // n l [n, l] (10.1%) | Les pourcentages des phénotypes obtenus correspondent aux pourcentages des gamètes de F1, confirmant la liaison partielle et la distance de 20 cM.
  1. Croisement pour l'obtention de la lignée P3 :
  • Pour obtenir des plantes de lignée pure P3 à graines noires et lisses (Phénotype dominant), les parents doivent avoir aussi un phénotype dominant pour les deux caractères. Donc on va croiser les plantes [N, L] ayant le génotype N L // N L entre elles.
  1. Analyser les résultats du premier croisement (F1 homogène) pour déterminer la dominance des allèles.
  2. Analyser les proportions des phénotypes de la F2 du deuxième croisement (test-cross) pour déterminer si les gènes sont liés ou indépendants. Si liés, calculer la distance en cM.
  3. Déduire les génotypes des parents P1, P2 et F1. Réaliser l'interprétation chromosomique du deuxième croisement en construisant un échiquier de croisement, en tenant compte de la liaison des gènes et des pourcentages de gamètes recombinés.
  4. Proposer un croisement pour obtenir une lignée pure avec les caractères dominants, en justifiant le choix des parents.
Exercice 6·Moyen

Exercice 3 (3 points)

Dans le cadre de l’étude de la transmission de certains caractères héréditaires non liés au sexe chez les souris, on propose les croisements suivants :

• Premier croisement : Entre des souris à pelage gris et lisse et des souris à pelage blanc et crépu, ce croisement a donné une génération F1 composée de souris à pelage gris et lisse.

  1. En vous basant sur les résultats de ce croisement, déterminez le mode de transmission de ces deux caractères, puis donnez les génotypes possibles des individus de la génération F1. (1pt)

NB : Utilisez les symboles suivants : G et g pour les allèles du gène responsable de la couleur du pelage. L et \ell pour les allèles du gène responsable de la forme du pelage.

Afin de préciser la position des gènes étudiés sur les chromosomes, on propose l’hypothèse suivante : Les deux gènes étudiés sont complètement liés avec absence de crossing-over lors de la formation des gamètes chez les individus F1 (linkage absolu).

  1. A l’aide d’un échiquier de croisement, donnez les proportions phénotypiques attendues en F2 lors du croisement des hybrides F1 entre eux. (1pt)

Afin de vérifier l’hypothèse on réalise un deuxième croisement :

• Deuxième croisement : Entre un individu de la génération F1 et un individu double homozygote à pelage blanc et crépu, ce croisement a donné une génération F’2 composée de :

• 48.29% des souris à pelage gris et lisse. • 48.71% des souris à pelage blanc et crépu. • 1.29% des souris à pelage gris et crépu. • 1.71% des souris à pelage blanc et lisse.

  1. En vous basant sur les résultats du deuxième croisement et en justifiant votre réponse, vérifiez l’hypothèse déjà proposée. (1pt)
Voir la correction
  1. Mode de transmission des deux caractères et génotypes de F1 :
  • F1 homogène \rightarrow Les parents sont de races pures selon la 1ère loi de Mendel.
  • L’allèle responsable du pelage gris (G) est dominant par rapport à celui responsable du pelage blanc (g) récessif.
  • L’allèle responsable du pelage lisse (L) est dominant par rapport à celui responsable du pelage crépu (\ell) récessif.
  • Les génotypes possibles des individus de F1 :
    • Si les deux gènes sont indépendants : G//g L//\ell
    • Si les deux gènes sont liés : GLg\frac{GL}{g\ell}
  1. Interprétation chromosomique et proportions phénotypiques attendues en F2 (selon l'hypothèse de linkage absolu) :
  • Parents : F1 x F1
  • Phénotypes : [G, L] x [G, L]
  • Génotypes : GLg\frac{GL}{g\ell} x GLg\frac{GL}{g\ell}
  • Gamètes : 1/2 GL ; 1/2 g\ell pour chaque parent (en cas de linkage absolu)
  • Échiquier de croisement :
    1/2 GL1/2 g\ell
    1/2 GL1/4 GL/GL [G,L]1/4 GL/g\ell [G,L]
    1/2 g\ell1/4 GL/g\ell [G,L]1/4 g\ell/g\ell [g,\ell]
  • Les proportions phénotypiques attendues en F2 lors du croisement des hybrides sont : 3/4 [G, L] et 1/4 [g, \ell].
  1. Vérification de l’hypothèse :
  • Le deuxième croisement est un test-cross entre un individu double hétérozygote (F1) et un double récessif, qui a donné en F’2 :
    • Deux phénotypes parentaux [G, L] et [g, \ell] avec des pourcentages élevés et presque égaux (48.29% + 48.71% \approx 97%).
    • Deux phénotypes recombinés [g, L] et [G, \ell] avec des pourcentages faibles et presque égaux (1.29% + 1.71% \approx 3%).
  • Les deux gènes sont liés et la présence des phénotypes recombinés indique qu’il s’agit d’un linkage relatif (linkage avec crossing-over).
  • L'hypothèse proposée (linkage absolu) est réfutée (non vérifiée).
  1. Analyser le premier croisement (parents de races pures, F1 homogène) pour déterminer la dominance/récessivité des allèles et en déduire les génotypes possibles de F1.
  2. En se basant sur l'hypothèse de linkage absolu, établir les génotypes des parents F1, les gamètes produits et construire un échiquier de croisement pour prédire les proportions phénotypiques en F2.
  3. Comparer les résultats du deuxième croisement (test-cross) avec les prédictions d'un linkage absolu. La présence de phénotypes recombinés, même en faibles pourcentages, permet de réfuter l'hypothèse de linkage absolu et de conclure à un linkage relatif.

11 autres exercices sur ce chapitre.

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