bacdyaliCommencer

Génétique Humaine

SVT · 2ème Bac Sciences Maths A · 9 exercices

L'intuition

Imagine que tu es un agriculteur dans la région de Souss-Massa, et tu cultives des arganiers. Chaque arganier a des caractéristiques différentes : certains donnent beaucoup de fruits, d'autres sont plus résistants à la sécheresse, certains ont des épines plus ou moins grandes. Ces caractéristiques, c'est ce qu'on appelle des "caractères".

Maintenant, tu veux comprendre pourquoi certains arganiers transmettent ces bonnes caractéristiques à leurs descendants, et d'autres non. Tu observes que si tu croises deux arganiers qui donnent beaucoup de fruits, leurs "enfants" (les jeunes pousses) ne donnent pas toujours autant de fruits. Par contre, si tu croises un arganier très résistant à la sécheresse avec un autre, tu as de bonnes chances que leurs descendants le soient aussi.

La génétique humaine, c'est un peu la même chose, mais avec les humains. On étudie comment les "caractères" (comme la couleur des yeux, le groupe sanguin, ou même la prédisposition à certaines maladies) sont transmis de génération en génération. Ces caractères sont portés par des "recettes" (les gènes) qui sont rangées dans des "livres de recettes" (les chromosomes) qu'on reçoit de nos parents. Parfois, une recette a plusieurs versions (les allèles), et c'est la combinaison de ces versions qui donne le résultat final. Comprendre ces mécanismes, c'est comprendre comment nous sommes faits et comment les maladies héréditaires se transmettent.

Le cours

La génétique humaine est l'étude de l'hérédité chez l'Homme, c'est-à-dire la transmission des caractères héréditaires et des maladies génétiques d'une génération à l'autre. Elle repose sur les principes établis par Mendel, adaptés à la complexité du génome humain.

I. Rappels de génétique mendélienne

A. Vocabulaire fondamental

  • Gène : Séquence d'ADN localisée à un endroit précis sur un chromosome (locus), qui contient l'information nécessaire à l'expression d'un caractère héréditaire.
  • Allèle : Version spécifique d'un gène. Pour un gène donné, un individu diploïde possède deux allèles, un sur chaque chromosome homologue.
    • Allèle dominant : S'exprime toujours, même en présence d'un allèle récessif. Il est noté par une lettre majuscule (ex: AA).
    • Allèle récessif : Ne s'exprime qu'en l'absence d'un allèle dominant, c'est-à-dire lorsque l'individu possède deux copies de cet allèle. Il est noté par une lettre minuscule (ex: aa).
  • Génotype : Ensemble des allèles possédés par un individu pour un ou plusieurs gènes. Il est représenté par la paire d'allèles (ex: AAAA, AaAa, aaaa).
    • Homozygote : Individu possédant deux allèles identiques pour un gène donné (ex: AAAA ou aaaa).
    • Hétérozygote : Individu possédant deux allèles différents pour un gène donné (ex: AaAa).
  • Phénotype : Ensemble des caractères observables d'un individu, résultant de l'expression de son génotype et de l'influence de l'environnement. Il est noté entre crochets (ex: [A][A] ou [a][a]).
  • Locus : Position fixe d'un gène sur un chromosome.
  • Chromosomes homologues : Paire de chromosomes (un d'origine paternelle, un d'origine maternelle) qui portent les mêmes gènes aux mêmes loci.
  • Autosomes : Chromosomes non sexuels (chez l'Homme, paires 1 à 22).
  • Hétérochromosomes (chromosomes sexuels) : Chromosomes déterminant le sexe (chez l'Homme, XX et YY).

B. Lois de Mendel (appliquées à l'Homme)

  1. Monohybridisme (étude d'un seul caractère)

    • Première loi de Mendel (loi d'uniformité des hybrides de F1) : Si on croise deux lignées pures différant par un seul caractère, tous les individus de la première génération (F1F_1) sont identiques entre eux et ressemblent à l'un des parents (si dominance complète).
    • Deuxième loi de Mendel (loi de ségrégation des allèles) : Lors de la formation des gamètes, les deux allèles d'un gène se séparent (ségrégation) de sorte que chaque gamète ne reçoit qu'un seul allèle.
      • Croisement de deux hétérozygotes (F1×F1F_1 \times F_1) : donne une F2F_2 avec des proportions phénotypiques de 3:13:1 (si dominance complète) ou 1:2:11:2:1 (si codominance ou dominance incomplète).
      • Croisement test (test-cross) : Croisement d'un individu de phénotype dominant mais de génotype inconnu avec un individu double homozygote récessif.
        • Si l'individu testé est homozygote dominant (AAAA), tous les descendants sont de phénotype dominant.
        • Si l'individu testé est hétérozygote (AaAa), les descendants présentent des proportions de 1:11:1 pour les phénotypes dominant et récessif.
  2. Dihybridisme (étude de deux caractères)

    • Troisième loi de Mendel (loi de ségrégation indépendante des gènes) : Si deux gènes sont portés par des paires de chromosomes homologues différentes (gènes indépendants), leurs allèles se séparent et se combinent indépendamment lors de la formation des gamètes.
      • Croisement de deux doubles hétérozygotes (F1×F1F_1 \times F_1) : donne une F2F_2 avec des proportions phénotypiques de 9:3:3:19:3:3:1.
      • Croisement test : donne des proportions de 1:1:1:11:1:1:1.
    • Gènes liés : Si deux gènes sont portés par la même paire de chromosomes homologues, ils sont dits liés. Leur transmission n'est pas indépendante. Cependant, le brassage intrachromosomique (crossing-over) pendant la méiose peut entraîner la formation de gamètes recombinés.
      • Fréquence de recombinaison : Pourcentage de gamètes recombinés. Elle est proportionnelle à la distance entre les gènes sur le chromosome. 11\\% \text{ de recombinaison} = 1 \text{ centimorgan (cM)}.
      • Croisement test avec gènes liés : Les phénotypes parentaux sont majoritaires, les phénotypes recombinés sont minoritaires.

C. Modes de transmission des maladies génétiques

  1. Maladies autosomiques (gène porté par un autosome)

    • Dominante : Un seul allèle morbide suffit pour que la maladie s'exprime.
      • Chaque individu atteint a au moins un parent atteint.
      • La maladie apparaît à chaque génération.
      • Les deux sexes sont affectés de manière égale.
      • Un parent hétérozygote atteint a 5050\\% de chances de transmettre la maladie à chaque enfant.
    • Récessive : La maladie ne s'exprime que si l'individu est homozygote pour l'allèle morbide.
      • Les parents d'un individu atteint peuvent être sains (porteurs hétérozygotes).
      • La maladie peut sauter des générations.
      • Les deux sexes sont affectés de manière égale.
      • Deux parents hétérozygotes ont 2525\\% de chances d'avoir un enfant atteint.
  2. Maladies gonosomiques (gène porté par un hétérochromosome)

    • Liée au chromosome X récessive :
      • Affecte principalement les hommes (XY) car ils n'ont qu'un seul chromosome X.
      • Les femmes (XX) sont généralement porteuses saines si hétérozygotes.
      • Un père atteint ne transmet pas la maladie à ses fils, mais toutes ses filles sont porteuses.
      • Une mère porteuse a 5050\\% de chances de transmettre l'allèle à chaque enfant (fils ou fille). Les fils qui reçoivent l'allèle sont malades, les filles sont porteuses.
    • Liée au chromosome X dominante :
      • Affecte les deux sexes, mais souvent plus sévère chez les hommes.
      • Un père atteint transmet la maladie à toutes ses filles, mais à aucun de ses fils.
      • Une mère atteinte transmet la maladie à 5050\\% de ses enfants, quel que soit leur sexe.
    • Liée au chromosome Y :
      • Affecte uniquement les hommes.
      • Transmission de père en fils.

II. Analyse d'arbres généalogiques (Pédigrées)

L'arbre généalogique est un outil essentiel pour étudier la transmission des caractères héréditaires et des maladies génétiques dans une famille.

A. Symboles conventionnels

  • Carré : Homme
  • Cercle : Femme
  • Forme pleine : Individu atteint
  • Forme vide : Individu sain
  • Trait horizontal entre deux individus : Mariage/Union
  • Trait vertical descendant : Descendance
  • Trait horizontal au-dessus de la descendance : Fratrie
  • Chiffres romains (I, II, III...) : Générations
  • Chiffres arabes (1, 2, 3...) : Individus au sein d'une génération

B. Étapes d'analyse

  1. Déterminer la dominance/récessivité de l'allèle morbide :

    • Si deux parents sains ont un enfant atteint, la maladie est récessive.
    • Si deux parents atteints ont un enfant sain, la maladie est dominante.
    • Si la maladie apparaît à chaque génération et qu'un parent atteint a des enfants atteints, elle est probablement dominante.
  2. Déterminer si le gène est autosomique ou lié au sexe :

    • Exclusion du chromosome Y : Si une femme est atteinte, le gène n'est pas lié au chromosome Y.
    • Exclusion du chromosome X récessif : Si une fille est atteinte et que son père est sain, le gène n'est pas lié au chromosome X récessif (car la fille aurait dû recevoir un allèle morbide de son père).
    • Exclusion du chromosome X dominant : Si un père atteint a une fille saine, le gène n'est pas lié au chromosome X dominant (car toutes ses filles devraient être atteintes).
    • Si aucune de ces exclusions n'est possible, le gène est autosomique.
  3. Déterminer les génotypes des individus : Une fois le mode de transmission établi, attribue les génotypes en utilisant les symboles appropriés (ex: A/AA/A, A/aA/a, a/aa/a pour autosomique ; XAXAX^A X^A, XAXaX^A X^a, XaXaX^a X^a, XAYX^A Y, XaYX^a Y pour lié à l'X).

III. Génétique des populations (introduction)

La génétique des populations étudie la variation génétique au sein des populations et les forces qui la modifient au cours du temps (sélection naturelle, dérive génétique, migration, mutation).

A. Fréquences alléliques et génotypiques

  • Fréquence allélique : Proportion d'un allèle donné dans une population.
  • Fréquence génotypique : Proportion d'un génotype donné dans une population.

B. Loi de Hardy-Weinberg

Dans une population idéale (grande taille, panmixie, absence de mutation, migration et sélection), les fréquences alléliques et génotypiques restent constantes d'une génération à l'autre. Si pp est la fréquence de l'allèle dominant AA et qq est la fréquence de l'allèle récessif aa, alors :

  • p+q=1p + q = 1
  • Les fréquences génotypiques à l'équilibre sont : p2p^2 (pour AAAA), 2pq2pq (pour AaAa), q2q^2 (pour aaaa).

Les écarts à la loi de Hardy-Weinberg indiquent que la population est soumise à des forces évolutives.

Exemple résolu

Reprenons un extrait d'annale :

"Dans une famille, la mucoviscidose est due à un allèle récessif mm, l’allèle normal étant MM. Deux parents sains ont un enfant atteint. Déduire le génotype des deux parents."

Analyse de l'énoncé :

  • Maladie : Mucoviscidose.
  • Allèle morbide : mm (récessif).
  • Allèle normal : MM (dominant).
  • Parents : Sains.
  • Enfant : Atteint.

Étape 1 : Déterminer le phénotype et le génotype de l'enfant atteint. Puisque la maladie est due à un allèle récessif mm, un individu est atteint s'il est homozygote pour cet allèle. Phénotype de l'enfant : [m][m] Génotype de l'enfant : m//mm//m (ou mmmm)

Étape 2 : Déduire la contribution génétique des parents. L'enfant m//mm//m a reçu un allèle mm de chacun de ses parents. Donc, chaque parent doit posséder au moins un allèle mm.

Étape 3 : Déterminer le phénotype et le génotype des parents. Les parents sont décrits comme "sains". Puisqu'ils possèdent chacun un allèle mm (transmis à l'enfant) et qu'ils sont sains (donc ne manifestent pas la maladie récessive), ils doivent posséder également l'allèle normal MM. Phénotype des parents : [M][M] Génotype des parents : M//mM//m (ou MmMm)

Conclusion : Les deux parents sont hétérozygotes M//mM//m. Ils sont porteurs sains de la maladie.

Interprétation chromosomique (pour visualiser) : Parents : M//m×M//mM//m \times M//m Gamètes produits par chaque parent : 1/2M1/2 M et 1/2m1/2 m

Échiquier de croisement :

Gamètes1/2M1/2 M1/2m1/2 m
1/2M1/2 M1/4M//M1/4 M//M1/4M//m1/4 M//m
1/2m1/2 m1/4M//m1/4 M//m1/4m//m1/4 m//m

Descendance :

  • 1/4M//M1/4 M//M : sain
  • 1/2M//m1/2 M//m : sain (porteur)
  • 1/4m//m1/4 m//m : atteint

Ce résultat confirme que des parents sains (M//mM//m) peuvent avoir un enfant atteint (m//mm//m).

La méthode

Pour réussir les exercices de génétique humaine, suis ces étapes rigoureuses.

1. Lecture attentive de l'énoncé et identification des informations clés

  • Caractère étudié : Maladie ou trait spécifique.
  • Allèles impliqués : Notations (ex: A/aA/a, M/mM/m, XA/XaX^A/X^a).
  • Relation de dominance : Dominant, récessif, codominance.
  • Individus mentionnés : Phénotypes et relations familiales.

2. Analyse de l'arbre généalogique (si fourni)

  • Étape 2.1 : Déterminer la dominance ou récessivité de l'allèle morbide.

    • Règle d'or pour le récessif : Si des parents sains ont un enfant atteint, la maladie est récessive.
    • Règle d'or pour le dominant : Si des parents atteints ont un enfant sain, la maladie est dominante.
    • Si la maladie apparaît à chaque génération et qu'un parent atteint a des enfants atteints, elle est probablement dominante.
  • Étape 2.2 : Déterminer si le gène est autosomique ou lié au sexe.

    • Exclusion du chromosome Y : Si une femme est atteinte, le gène n'est pas lié au chromosome Y.
    • Exclusion du chromosome X récessif : Si une fille est atteinte et que son père est sain, le gène n'est pas lié au chromosome X récessif. (Une fille atteinte XaXaX^aX^a doit recevoir un XaX^a de son père, donc le père serait XaYX^aY et donc atteint).
    • Exclusion du chromosome X dominant : Si un père atteint a une fille saine, le gène n'est pas lié au chromosome X dominant. (Un père atteint XAYX^AY transmet son XAX^A à toutes ses filles, donc toutes ses filles seraient atteintes).
    • Si aucune de ces exclusions n'est possible, le gène est autosomique.
  • Étape 2.3 : Attribuer les génotypes aux individus.

    • Commence par les individus dont le génotype est certain (ex: homozygotes récessifs atteints, ou parents d'enfants atteints/sains).
    • Utilise les notations appropriées (ex: A//AA//A, A//aA//a, a//aa//a pour autosomique ; XAXAX^A X^A, XAXaX^A X^a, XaXaX^a X^a, XAYX^A Y, XaYX^a Y pour lié à l'X).
    • Pour les individus dont le génotype ne peut être déterminé avec certitude, indique les possibilités (ex: A//A//-).

3. Rédaction de l'interprétation chromosomique des croisements

  • Étape 3.1 : Énoncer les phénotypes des parents.
  • Étape 3.2 : Énoncer les génotypes des parents.
  • Étape 3.3 : Déterminer les gamètes produits par chaque parent (avec leurs proportions).
    • N'oublie pas le brassage interchromosomique (gènes indépendants) et le brassage intrachromosomique (gènes liés, avec crossing-over).
  • Étape 3.4 : Réaliser l'échiquier de croisement (tableau de Punnett).
  • Étape 3.5 : Déduire les génotypes et phénotypes de la descendance (avec leurs proportions).
  • Étape 3.6 : Comparer les résultats théoriques avec les données expérimentales (si fournies) pour valider ton interprétation.

4. Calcul de distances génétiques (si gènes liés)

  • La distance entre deux gènes liés est égale au pourcentage de descendants recombinés obtenus lors d'un croisement test.
  • Distance(cM)=Nombre d’individus recombineˊsNombre total d’individus×100Distance \\ (cM) = \frac{\text{Nombre d'individus recombinés}}{\text{Nombre total d'individus}} \times 100

5. Vocabulaire et schémas

  • Utilise un vocabulaire précis et exact.
  • Les schémas (méiose, caryotype, échiquier de croisement) doivent être clairs, légendés et conformes aux conventions.

Pièges classiques

Fais attention à ces erreurs fréquentes qui peuvent te coûter des points précieux.

  1. Confusion entre gène et allèle : Un gène est l'information pour un caractère (ex: couleur des yeux), un allèle est une version de cette information (ex: allèle "bleu" ou allèle "marron").
  2. Erreur dans la notation des génotypes et phénotypes :
    • Phénotype : toujours entre crochets (ex: [A][A]).
    • Génotype : allèles séparés par un double slash (ex: A//aA//a) ou par un simple slash s'ils sont sur le même chromosome et que tu veux montrer le linkage (ex: AB//abAB//ab).
    • Ne mélange pas les notations.
  3. Oubli des proportions des gamètes : Surtout en dihybridisme. Si les gènes sont indépendants, chaque type de gamète est à 1/41/4. Si les gènes sont liés, les gamètes parentaux sont majoritaires et les recombinés minoritaires (avec des proportions calculées à partir de la distance).
  4. Mauvaise interprétation de l'arbre généalogique :
    • Maladie récessive : Des parents sains peuvent avoir un enfant malade. C'est la preuve la plus solide. Si tu vois ça, c'est récessif.
    • Maladie dominante : Des parents atteints peuvent avoir un enfant sain. C'est la preuve la plus solide. Si tu vois ça, c'est dominant.
    • Lié à l'X récessif : Une fille malade avec un père sain est impossible. Si tu vois ça, ce n'est PAS lié à l'X récessif.
    • Lié à l'X dominant : Un père malade avec une fille saine est impossible. Si tu vois ça, ce n'est PAS lié à l'X dominant.
  5. Confondre brassage inter et intra-chromosomique :
    • Interchromosomique : Gènes indépendants (sur des chromosomes différents). Se produit en anaphase I de méiose.
    • Intrachromosomique (crossing-over) : Gènes liés (sur le même chromosome). Se produit en prophase I de méiose.
  6. Calcul incorrect des fréquences de recombinaison : La fréquence de recombinaison est le pourcentage de descendants recombinés dans un croisement test. Ne pas inclure les phénotypes parentaux dans le numérateur.
  7. Manque de justification : Chaque déduction (dominance, localisation du gène, génotype) doit être justifiée par une observation précise de l'arbre généalogique ou des résultats de croisements. "C'est évident" n'est pas une justification.
  8. Schémas imprécis ou non légendés : Un schéma sans légende ou avec des erreurs (ex: chromosomes monochromatidiens en métaphase I) est pénalisant.

Ce qui tombe à l'examen

Le chapitre de génétique humaine est un pilier de l'examen de SVT, avec une pondération significative (~50% du domaine "Transmission de l'information génétique"). Les questions sont conçues pour évaluer à la fois ta capacité à restituer des connaissances et ton aptitude au raisonnement scientifique.

I. Restitution des connaissances (~25% de la note du chapitre)

Ces questions sont souvent courtes et directes. Elles visent à vérifier ta maîtrise du vocabulaire et des principes fondamentaux.

  • Définitions : Tu devras définir des termes clés comme gène, allèle, génotype, phénotype, homozygote, hétérozygote, locus, crossing-over, etc. (Voir les flashcards pour des exemples).
    • Exemple d'annale : "Définir les termes suivants : gène, allèle, génotype."
  • QCM ou Vrai/Faux : Identifier des affirmations correctes ou incorrectes concernant les lois de Mendel, les modes de transmission, ou les étapes de la méiose.
  • Appariement : Relier des termes à leurs définitions ou des symboles à leur signification.
  • Questions courtes : Donner des exemples de maladies génétiques, citer les caractéristiques d'un mode de transmission, etc.

II. Raisonnement scientifique et communication écrite/graphique (~75% de la note du chapitre)

C'est la partie la plus importante. Tu seras confronté à des documents (arbres généalogiques, résultats de croisements, données statistiques, schémas de méiose) que tu devras analyser et interpréter.

A. Analyse d'arbres généalogiques (Pédigrées)

  • Déterminer le mode de transmission : C'est la question la plus fréquente. Tu devras justifier si la maladie est autosomique ou liée au sexe, et si l'allèle est dominant ou récessif, en t'appuyant sur des observations précises de l'arbre.
    • Exemple d'annale : "Dans une famille, l’hémophilie est étudiée comme une maladie récessive liée au chromosome X. Une femme saine a deux fils : l’un est hémophile et l’autre est sain. Montrer que la mère est hétérozygote."
  • Déduire les génotypes : Attribuer les génotypes aux individus de l'arbre, en justifiant tes choix.
  • Calculer des probabilités : Déterminer la probabilité qu'un individu ait un certain génotype ou phénotype, ou qu'un couple ait un enfant atteint.

B. Interprétation de croisements

  • Analyse de résultats de croisements : À partir de phénotypes et de proportions de descendants, tu devras déduire les génotypes des parents, la relation de dominance entre les allèles, et si les gènes sont liés ou indépendants.
  • Interprétation chromosomique : Réaliser un échiquier de croisement complet, en détaillant les phénotypes/génotypes des parents, les gamètes produits (avec proportions), et la descendance (génotypes, phénotypes, proportions).
  • Mise en évidence du brassage génétique : Expliquer le brassage interchromosomique (gènes indépendants) et intrachromosomique (crossing-over pour gènes liés), souvent par des schémas.
  • Établissement de cartes factorielles : Calculer les distances entre gènes liés à partir des fréquences de recombinaison et construire une carte.

C. Étude de cas et problèmes de génétique des populations

  • Application de la loi de Hardy-Weinberg : Calculer des fréquences alléliques ou génotypiques dans une population, et analyser si la population est à l'équilibre.
  • Analyse de l'évolution des fréquences : Interpréter des données sur la variation des fréquences alléliques ou phénotypiques au cours du temps ou entre populations, et identifier les facteurs évolutifs (sélection naturelle, dérive génétique).

Barème et attendus

  • Exactitude du vocabulaire : Utilise les termes scientifiques corrects.
  • Logique du raisonnement : Chaque étape de ton raisonnement doit être claire, justifiée et cohérente.
  • Qualité des schémas : Les schémas doivent être précis, clairs, légendés et respecter les conventions.
  • Clarté de la communication : Tes réponses doivent être bien structurées et faciles à comprendre.

Prépare-toi à manipuler des données, à faire des calculs de proportions et à justifier toutes tes affirmations avec des arguments solides tirés des documents fournis.

Exercices corrigés

Exercice 1·Facile

On appelle allèle normal de la drépanocytose HbA et allèle muté HbS. Définir les termes suivants : gène, allèle, génotype.

Voir la correction
  • Gène : portion d’ADN portant une information héréditaire déterminant un caractère.
  • Allèle : version d’un même gène, située au même locus sur des chromosomes homologues.
  • Génotype : ensemble des allèles possédés par un individu pour un gène donné ou pour plusieurs gènes.

Rappeler directement les définitions du cours en utilisant un vocabulaire génétique exact.

Exercice 2·Facile

Chez l'Homme, l'allèle responsable des cheveux bruns (B) est dominant sur l'allèle responsable des cheveux blonds (b). Quel est le phénotype d'un individu dont le génotype est (bb) ?

Voir la correction

Cheveux blonds.

  1. Identifier l'allèle dominant et l'allèle récessif.
  2. Déduire le phénotype correspondant au génotype homozygote récessif.
Exercice 3·Facile

Un caryotype humain révèle la présence de 22 paires d'autosomes et d'une paire de chromosomes sexuels XX.

  1. Quel est le sexe de cet individu ?
  2. Quel est le nombre total de chromosomes dans chacune de ses cellules somatiques ?
Voir la correction
  1. Le sexe de cet individu est féminin.
  2. Le nombre total de chromosomes est 46.
  1. Identifier les chromosomes sexuels pour déterminer le sexe.
  2. Calculer le nombre total de chromosomes (autosomes + chromosomes sexuels).
Exercice 4·Facile

Définissez brièvement les termes suivants :

  1. Un gène
  2. Un allèle
  3. Un phénotype
Voir la correction
  1. Un gène est une séquence d'ADN qui contient l'information nécessaire à la synthèse d'une protéine ou d'une molécule d'ARN, déterminant un caractère héréditaire.
  2. Un allèle est une version spécifique d'un gène.
  3. Un phénotype est l'ensemble des caractères observables d'un individu, résultant de l'expression de son génotype et de l'influence de l'environnement.
  1. Rappeler la définition d'un gène.
  2. Rappeler la définition d'un allèle.
  3. Rappeler la définition d'un phénotype.
Exercice 5·Facile

Dans une famille, la mucoviscidose est due à un allèle récessif mm, l’allèle normal étant MM. Deux parents sains ont un enfant atteint. Déduire le génotype des deux parents.

Voir la correction

Comme l’enfant atteint est mmmm, chaque parent lui a transmis l’allèle mm. Or les parents sont sains, donc ils ne sont pas mmmm. Ainsi les deux parents sont hétérozygotes : MmMm et MmMm.

Un enfant atteint d’une maladie récessive est homozygote récessif. En déduire que chaque parent apporte l’allèle muté, puis utiliser leur phénotype sain pour conclure qu’ils sont hétérozygotes.

Exercice 6·Facile

Dans une famille, l’hémophilie est étudiée comme une maladie récessive liée au chromosome X. Une femme saine a deux fils : l’un est hémophile et l’autre est sain. Montrer que la mère est hétérozygote.

Voir la correction

Un fils reçoit le chromosome Y de son père et son unique chromosome X de sa mère. Le fils hémophile a donc reçu de sa mère l’allèle muté. Le fils sain a reçu de sa mère l’allèle normal. La mère possède donc les deux allèles : son génotype est XHXhX^HX^h. Elle est hétérozygote.

Exploiter le fait qu’un garçon reçoit son chromosome X uniquement de sa mère et comparer les phénotypes des deux fils.

3 autres exercices sur ce chapitre.

Avec correction pas à pas, et un entraînement qui s'adapte à ce que tu rates.

Créer un compte gratuit

Autres chapitres — SVT